Alisha Horiraito : Ravie que tu aimes toujours mon style (de toute façon, tu n'as plus trop le choix). Vive les soirées Netflix (et tous les autres sites), parce que se sont les meilleures soirées au monde. Eeeeeeet voilà un autre chapitre que tu n'as pas encore lu.


Disclaimer : Fairy Tail ne m'appartient pas.


Rating : T


Gâteau de mariage


La fête est finie.

Le parquet est jonché de confettis mélangés aux petites boulettes provenant des sarbacanes. Les guirlandes, autrefois accrochées au plafond, ont dégringolé.

Son pied frappe négligemment un énième ballon blanc ; il y en a partout, de ça aussi, et ça s'accroche parfois à son pantalon. Glissant une main dans ses cheveux, coiffés spécialement en arrière pour cette occasion, Gerald décide de les ébouriffer ; plus besoin d'être sur un trente-et-un impeccable, plus personne ne va prendre des photos.

À cette pensée, il regarde celui chargé de cette tâche ; Freed dort, avachi sur une chaise dans un coin, loin des lumières des spots qui tournoient encore. Les musiques sont presque inaudibles, tant le son est bas. Ce n'est pas plus mal. Il n'y a vraiment plus personne sur cette piste de danse.

Gerald sourit un peu puis pars vers l'extérieur, ses doigts jouant tranquillement avec le briquet dans sa poche. Quand il est sous le auvent, à l'abri de la fine pluie, il allume une cigarette. La flamme illumine temporairement son visage et lèche avidement le tabac qui s'embrase. Il inspire doucement, le faisant se consumer, et expire.

Une fumée s'échappe, se dissipe, puis disparaît pour de bon. Sa main gauche retourne dans la chaleur de son pantalon pendant que les doigts de la droite tiennent la roulée. Il fume tranquillement, absorbé par cette nuit devenue calme.

Dur de croire qu'avant, des gens étaient là en train de se déhancher, comme déconnectés du monde. Le mariage de son collègue, en plus d'être son meilleur ami, a été une incroyable réussit ; Luxus, ce gros tas de muscles, est casé pour de bon avec la superbe Mirajane Strauss.

Ça aussi, ça a été difficile à envisager.

Le blond, avec son caractère infernal, n'est pas toujours un cadeau. Il met rarement sa fierté de côté, tellement qu'admettre certaines erreurs est un exercice infecte à ses yeux. Mais, tout le monde change, pas vrai ? Il faut évoluer, s'adapter, et le blond l'a très bien fait.

La preuve, ce bougre est marié !

Avec un sourire aux penchants moqueurs, Gerald termine sa cigarette qu'il jette dans le cendrier ; peut-être qu'il va perdre cette habitude, un jour. C'est en marchant vers sa chambre, tout en défaisant lentement sa cravate, qu'il tombe sur une autre invitée. Le couloir est petit, donc l'ignorer serait vraiment stupide de sa part.

Et puis il n'en a pas envie, même s'ils se sont disputés avant les festivités. Il ne compte pas passer pour le petit-ami borné, idiot, qui gâche ses relations à cause de son égo.

« Erza ? »

Cette dernière sursaute, comme s'il venait de la prendre en flagrant délit.

« Qu'est-ce que tu fais encore debout ?
- Je... suis somnambule. »

Il hausse un sourcil et continue son avancée vers la demoiselle. Elle est toujours de dos par rapport à lui.

« Alors, c'est quoi la vraie raison ?, demande-t-il en étant enfin à côté d'elle, bien en face d'elle.
- Je visitais les lieux ?
- Qu'est-ce que tu as à cacher ?, rit le garçon.
- Rien ! »

Remarquant un détail, il lève la main et prend délicatement son menton entre ses doigts. Il lui fait doucement tourner la tête avant de sourire, quand il remarque cette façon qu'elle a de rougir.

« Tu avais une petite faim ? »

La chantilly et les miettes de gâteau, au coin de ses lèvres, sont assez éloquentes pour la dénoncer. Elle donne une petite tape sur sa main pour lui intimer de lâcher sa prise, ce que Gerald fait sans broncher.

« Il restait quelques parts de la pièce montée..., marmonne la rouquine.
- Comment résister, hein.
- Tu sais bien que j'ai la dent sucrée, sourit-elle, et je suis humaine ; les petites douceurs sont un appel au vice. »

Encore profondément plongé dans les yeux caramel de la demoiselle d'honneur, il craque à une autre tentative ; son pouce essuie la commissure de sa bouche, pouce qu'il glisse entre ses propres lèvres pour y regoûter à son tour.

Et, effectivement, ce gâteau est une vraie tuerie.

« Tu as tout mangé ou il y en a encore ?
- Je ne pouvais pas tout manger, j'aurais éveillé les soupçons ! »

Avec un lent hochement de tête, Gerald observe tout autour d'eux ; il n'y a vraiment plus personne. L'occasion est bonne.

« Je pourrais être ton complice. J'ai un petit creux.
- Toi aussi ?
- Je te suis jusqu'à la source. »

Les lèvres rouges, pulpeuses, s'étirent en un sourire conquis et amusé ; l'instant qui suit, ils se sont faufilés dans la cuisine déserte. Erza lâche un petit gloussement d'excitation en sortant les dernières parts de l'ancien gâteau, d'une taille relativement monstrueuse.

Et puis, très vite, ils attaquent avec envie la pâtisserie. Ils rient, se taquinent, pour qu'ensuite, lentement mais sûrement, leurs lèvres soient collées. Leurs baisers sont doux mais insistants, passionnés. Les fourchettes sont tombées par terre dans un tintement qu'ils préfèrent ignorer.

Gerald a pris la peine d'allumer une seule lumière, donnant une ambiance toute particulière à la pièce. Sa main droite tâtonne, jusqu'à trouver la surface lisse du comptoir où il pose la femme qui partage sa vie depuis quatre belles années.

Après quelques secondes encore, il recule doucement son visage et appuie son front contre le sien. Elle caresse tendrement son visage, le regard rempli de tant d'amour que ça lui tord le ventre. Son cœur fait un bon dans sa poitrine.

« Je suis désolé, murmure-t-il, je n'aurai pas dû autant m'emporter.
- Peut-être que je vais envisager de t'excuser si notre gâteau de mariage est aussi grandiose. »

Narquois, mais aussi charmé et totalement chamboulé par ses mots, il la regarde un peu plus intensément.

« Tu parles de mariage ? Avec moi ? »

Erza rit doucement, ses mains se posant désormais sur sa nuque. Il la sent jouer avec ses cheveux.

« Oui. J'en ai envie. C'est avec toi que je veux avancer. Pour le meilleur et pour le pire.
- C'est une demande ? »

Elle rit davantage et lui vole un baiser. Sa respiration est rapide, la surprise coule toujours dans ses veines.

« Je te laisse t'occuper de ça, chuchote la rouquine, mais ne traîne pas trop, je suis très pressée d'avoir ce gâteau. »