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Browston
Chapitre 41
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Mercredi 25 août.
Lorsque Clint se réveilla, il sourit en voyant son petit ami à ses côtés, chez eux, et sans Scott . Il n'était pas en avance aujourd'hui, il devait rejoindre les bureaux de la criminelle mais il prit le temps de contempler le visage de son sokovien. Pietro se sentit épier et ouvrit un oeil.
« Tu me regardes dormir?
- T'es tellement beau. »
Le jeune sourit seulement et attira Clint contre lui.
« Il faut que j'aille me doucher.
- Reste avec moi, dis que t'es malade.
- Je peux pas.
- Mais si tu le peux, ronchonna le jeune homme.
- Je t'ai pas dis, je dois prêter main forte à la criminelle.
- Ah bon? Comment ça se fait?
- Ils ont une piste sur une planque d'un narco trafiquants, et comme c'est moi qui les ai conduits à cette piste, je suis appelé à les aider, lui apprit Clint.
- Toi? T'as trouvé la planque d'un narco trafiquant ? douta le sokovien.
- On a pas trouvé la planque, on a juste un indice.
- Tu me caches quelque chose? demanda tout de même Pietro septique. »
Clint hocha négativement de la tête, mais le jeune insista.
« Clint, tu me ments.
- Je t'expliquerai en rentrant, d'accord? Là, il faut absolument que je passe sous la douche, même pas sûre d'avoir le temps de boire un café, fit Clint en grimaçant.
- Va te laver, je vais faire le café.
- Merci, t'es un ange. »
Clint passa sous la douche, puis attrappa le café que Pietro lui tendait. Il regarda l'heure, puis se tourna vers son petit ami.
« Je les ai dirigé vers une piste, sur l'enquête de Remington, avoua Clint.
- D'accord. Pourquoi tu voulais pas me le dire?
- J'en sais rien.
- Bon, allez, va au taf, ce soir, c'est moi qui cuisine. »
Clint ricana.
« Ne ris pas, Clint.
- D'accord, j'y vais, à ce soir.
- À ce soir. »
Clint fila au commissariat, il passa par l'accueil afin de prendre un café pour son coéquipier, il rejoignit tout d'abord son bureau, puis fila rejoindre la criminelle.
« Brigadier chef Barton, salut le chef de la brigade.
- Lieutenant Wallace, salut à son tour Clint en lui serrant la main.
- Les gars, je vous présente le brigadier chef Barton, il était le directeur d'enquête sur l'affaire Kaplan lors du guet apen. Brogadier, je vous présente, le lieutenant Carrington et le lieutenant stagiaire Donovan, présenta t-il ensuite.
- Echanté, fit Donovan. .
- Moi de même, répondit Clint.
- Bienvenu, dit Carrington
- Bon, on en était où ? Que vous a dit Hill? demanda aussitôt Wallace.
- Pas grand chose, seulement que vous aviez une piste, déclara Clint.
- On est allé dans le bar à Mealstreet, et on est tombé sur Kyle Davon annonça le chef de brigade.
- Le petite frère de Carl Davon, on avait rien sur lui, ajouta Clint.
- Oui, il est innocent, enfin du moins, il en a tout l'air, confirma Carrington.
- Il a jamais voulu être mêlé aux magouilles de Kaplan, le défendit Clint.
- Il nous a balancé que Kaplan devait réunir ses sympathisants, ajouta Wallace.
- Vous pensez que l'assassin de Remington y sera? demanda Clint.
- Sans doute, répondit Donovan.
- Oui, c'est fort probable, Kaplan est quelqu'un de fidèle, il a toujours travaillé avec les même personnes, ça m'étonnerait fortement que ça change, confirma cependant Clint.
- C'est ce que notre informateur nous a dit également, ajouta Carrington.
- Votre informateur?
- La stup a été appelé par l'un de ses informateurs, le nom de Kaplan est sorti. Un certain Mike Anderson.
- Je connais paz, dit Clint.
- Non, mais lui, connaît une certaine Mélissa qui est la petite amie de Carl Davon, lui apprit Donovan.
- D'accord, l'étau se resserre, marmonna Clint
- La stup nous a obtenu un entretien, annonça Wallace.
- Cette après midi, précisa Carrington.
- D'accord.
- Parlez-nous de Kaplan, Barton, vous avez longuement étudié son profil. »
Clint leur dit tout ce qu'il savait sur Kaplan, ses habitudes, ses vices. Il décrivit aussi bien son profil criminel que sa personnalité. Les trois hommes écoutaient attentivement Barton. Cela dura toute la matinée.
À midi, Clint rejoignit Lang afin de déjeuner avec lui puis rejoignit les bureaux de la criminelle.
Les hommes allèrent à la rencontre de ce fameux informateur, puis l'emmena au poste de police afin de l'interroger.
« Dites-nous tout monsieur Anderson, commença Wallace
- Lundi dernier j'étais dans ce bar près de Mealstreet, et y'avait ce type, Carl Davon. Il se disputait avec une fille, je l'ai pas reconnue tout de suite, mais on allé a l'école ensemble. Elle pleurait. Je l'ai invité à boire un verre. Elle m'a dit qu'elle se disputait parce qu'elle en avait marre que son petit ami faisait passer son cousin avant elle. Alors que c'est une raclure!
- D'accord, et donc que vous a t-elle dit au juste? demanda encore Wallace.
- Elle m'a dit qu'elle lui a donné un ultimatum, qu'il devait faire un truc pour lui, pour Kaplan, ajouta ce Anderson
- J'ai du mal à suivre, marmonna Clint.
- Attendez, j'ai pas fini. Elle m'a dit que Kaplan et ses hommes se réunissaient, qu'ils avaient un truc à faire. Un truc dément, mais qu'elle avait peur que Carl se fasse se choper. Apparamment, il lui a promit que c'est son dernier gros coup, ajouta t-il.
- Continuez, fit Wallace.
- Donc, elle a accepté que son petit ami y participe. Ce jour là, quand je l'ai croisé, ils revenaient d'une planque. Elle m'a dit qu'elle sentait pas ce truc, qu'ils allaient finir dernière les barreaux, dit l'homme.
- Et cette planque où est-elle? demanda Carrington.
- Elle m'a pas donné d'adresse. Elle m'a juste dit que c'était un bâtiment vide, à Stony, près d'un chemin de fer, j'en sais pas plus. Ça pu cette histoire, pesta t-il.
- Comment contacter cette Mélissa? demanda Donovan.
- J'en sais rien, ça faisait des années que je l'avais pas vu, répondit Anderson.
- Un bâtiments vide à Stony près d'un train... marmonna Wallace.
- On va devoir se débrouiller avec ça, marmonna Carrington. »
Donovan emmena l'informateur à la sortie puis remonta à la criminelle et aida ses collègues scanner tous les endroits de la ville.
Des bâtiments désaffectés à Stony, il y en avait pas mal, ils ne pouvaient pas tous les fouiller. Ils réussirent à réduire la liste grâce au chemin de fer, mais la liste était tout de même encore longue et il était déjà l'heure de rentrer chez soi. Ce fut au détour d'un couloir, que Barton croisa Erik Lensherrs.
« Tiens donc mon fils ne vient pas te chercher au boulot aujourd'hui ? lança le lieutenant à la retraite.
- Erik... soupira Clint.
- Comment tu peux me faire ça?! Pietro me snoble complétement à cause de toi!
- Comment ça, il te snobe? C'est pas son style de faire ça! rétorqua seulement Clint.
- Il m'a complètement ignoré hier quand je l'ai croisé, pesta encore Erik en colère.
- Je ne savais même pas qu'il t'avait vu, se défendit Clint.
- Mais biensure, allez salut, abrégea Erik en partant. »
Clint soupira puis rejoignit sa voiture.
En rentrant chez lui, il était heureux de retrouver son conjoint, le jeune se jetta dans ses bras, Clint l'enveloppa également
« Mon amour...
- Mon chéri...
- Alors... Vous avez du nouveau sur l'enquête ?
- Oui, on a un informateur qui nous a balancé plein de truc, on n'est sur une piste, au fait, t'as croisé ton père hier au poste?
- Ouais, répondit seulement le jeune.
- Je peux savoir pourquoi tu l'ignores ?
- Pourquoi ? Il te dénigre, je vais pas allez le prendre dans mes bras, voilà pourquoi ! s'emporta le jeune homme en se détachant de son bien aimé.
- Tu pourrais au moins le saluer. Pietro...
- Non Clint, s'il ne respecte pas mes choix, si il te respecte pas, c'est plus la peine qu'il m'adresse la parole! »
Clint soupira seulement, dans un sens, il comprenait Pietro. Il grimaça ensuite mais Pietro lui attrapa la main
« Bon, tu viens, j'ai fais couler le bain. »
Clint céda et suivi son partenaire, le bain était relaxant, c'était la première fois qu'il en prenaient un ensemble. Le couple resta plus d'une heure dans le bain, puis ils commencèrent à faire le repas. Bien qu'au départ, Pietro lui avait qu'il le ferait seul, Clint l'aida tout de même. Le repas avait été prit sur la table du salon, puis les hommes avaient déplié le canapé et profitaient de la soirée.
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Mercredi 25 août.
À son réveil, Pietro était déjà parti, il bossait ce matin. Clint soupira longuement, c'était répartit pour deux jours seul, sans Pietro, il espérait qu'il n'allait pas trop boire ce soir. Les soirées sans Pietro commençait à le peser. Pas le temps de réfléchir à ça, Clint prit une douche puis fila qui boulot.
Dans le bureau de la brigade criminelle en charge de l'enquête, les investigations se poursuivirent, chacun des membres de la criminelle cherchaient où pourrait se trouver la planque. Clint profita que Stanford, Matthews et Lang étaient sortis pour aller dans son bureau, seul, il se concentra d'avantage. Il éplucha chaque usines. Chaque coins de Stony. Chaque chemins de fer. Il relu la déclaration d'Anderson, puis tilta sur une information. Il entoura deux usines une au Nord-Est de la ville et l'autre un peu plus à l'Est, deux usines, complètement isolées, mais avec un point commun. Il rejoignit les bureaux de la criminelle.
« Je crois que j'ai trouvé quelque chose. »
Wallace et Donovan se retournèrent regardant au part avant le plan de la ville, tandis que le lieutenant Carrington leva la tête de la déposition de Anderson.
« Un chemin de fer, ça ne veut pas dire qu'ils soit toujours en activité. À la place de Kaplan, je prendrais pas le risque de faire ça dans un lieu où il y a du passage, où je pourrais être vu, précisa Clint en regardant ses collègues. »
Il se tourna vers la carte affichée sur le mur.
« L'ancienne ligne de chemin de fer qui reliait Stony à Kingstill n'a pas été entièrement retiré, il reste des portions, elle va du secteur Nord-Est, derrière Northumberland street et va jusque à l'Est près de Winchester avenue. Il y a justement deux usines désaffectées. Kaplan est malin, et son secteur de prédilection a toujours été aux abords de Browston, conclut Clint en se tournant à nouveau vers eux.
- Ça colle, marmonna Carrington.
- On devrait d'aller voir ces deux bâtiments en priorité, concéda Wallace.
- Je vais essayer de contacter les proprios, déclara Donovan.
- Je vais voir s'il y a eut du passage récemment, dit aussitôt Carrington en enfilant sa veste.
- Je vais chercher un mandat, déclara Wallace souriant.
- Je continu a chercher, on sait jamais, ajouta Clint, pas sûre a cent pour cent qu'il ait raison.
- D'accord, on fait ça cet après midi, on se rejoint tous ici à 14h... Bon travail Barton. »
Clint rejoignit son bureau le trio était revenu, il invita Lang et Matthews à déjeuner, Stanford refusa.
À 14h, Clint rejoignit la criminelle. Et chercha tout de même s'il n'y aurait pas d'autre usines. Il commençait a s'endormir sur ses plans de la ville et autres documents lorsque Carrington revint.
« Nord-Est, le proprio est un certain Antonio Bandas.
- Et donc? fit Wallace.
- Antonio Bandas? Sérieusement, Comme Antonio Banderas? J'ai fais une recherche, j'ai rien trouvé sur ce type, il n'existe même pas! se défendit Carrington en riant.
- Contact Donovan et demande lui où il en est, ordonna le chef.
- L'étau se resserre de plus en plus, lança Clint.
- On va chopé Kaplan. On va le chopper et il va nous balancer qui vous a tiré dessus Barton, je le sens. »
Clint sourit seulement et attendu que Carrington revienne. Celui-ci revint la bouche en coeur.
« Il y a eut du passage récemment, des grosses cylindrées.
- Bingo! Bon, c'est un peu tard pour aujourd'hui, demain, on trouvera une stratégie d'attaque. Allez vous reposer. »
Tous les hommes acquiescerent puis Clint rejoignit Lang, mais le trio n'était pas là, il profita tout de même pour étudier le bâtiment en attendant qu'il soit l'heure qu'il aille voir son psy.
Lorsque Clint était rentré dans le bureau, il souriait, il s'assit, puis lança.
« On a trouvé la planque de Kaplan.
- Kaplan, qui est-ce? demanda le docteur Chô.
- Le chef du conard qui a tué Jonathan.
- D'accord.
- Il y a de fortes chances qu'on trouve le criminel, ajouta Clint confiant.
- Et s'il n'est pas, là ? Et si vous n'arrivez pas à l'appréhender? questionna t-elle.
- Kaplan le balancera, il paiera jamais pour un crime qu'il n'a pas commis. Il nous balancera le nom de ce gars.
- Clint, soupira la femme. Et s'il ne vous dis rien, si vous n'arriverez jamais à l'appréhender, que ferez-vous?
- J'en sais rien, avoua t-il seulement.
- Il va falloir que vous y réfléchissez. Vous n'allez pas rester dans cet état émotionnel toute votre vie. À un moment donné, il va falloir que vous vous avouez vaincu, et que vous passez à autre chose, déclara le médecin. »
Clint passa la langue entre ses lèvres. Il ne s'était jamais posé la question. Si la criminelle n'arrivait pas à appréhender le suspect, personne ne le pourrait, que fera t-il s'ils echouaient?
« Pensez à votre petit ami. Mettez-vous à sa place. Son compagnon ne va pas bien car il se sent coupable, à tort, d'être responsable de la mort d'un de vos collègues, masculin, précisa t-elle, Comme si avait de l'importance.
- Il n'y a jamais rien eut avec Jonathan, se défendit simplement Clint.
- Je sais bien, mais mettez-vous à la place de votre compagnon.
- Je vais aller jusqu'au bout de mon enquête et après je verrais, dit seulement Clint, ne trouvant pas d'autre réponse à lui donner pour le moment.
- D'accord, je vous fais confiance. Tenez-moi informer de l'enquête, et si ça ne va pas, n'hésitez pas à m'appeler. »
La séance close, Clint rentra chez lui, il se fit réchauffer le reste des spaghettis de la veille, puis se mit directement au pieu pour éviter de cogiter d'avantage.
