Et nous y voilà, le deuxième chapitre de La Bête Têtue. Un grand merci à ma petite soeur, Sei ', Cam, Lalaiths et Shannon pour leurs commentaires. J'avoue que c'est très encourageant de lire vos impressions!

Et si vous me le permettez, je tiens encore à vous inviter lire le calendrier de l'avant de ma grande amie Hawkeye59! C'est chaque jour une régale de lire ses petites fictions Royai et aussi les écrits de Hachiko-Tan surtout Burlesque que je surkiff particulièrement. Je ne suis pas à jour dans tout mais je vais tâcher de poursuivre mes écrits et de continuer mes lectures pour vous en faire partager au maximum!

Bonne lecture à tous.


Cela faisait presque 3 mois que Rebecca et Jean se voyaient mais le sujet était toujours survolé auprès de Riza. Elle avait vu les propositions de son amie pour sortir diminuées, ce qui l'arrangeait bien. Le vendredi soir, quand elle rentrait à son appartement, elle continuait à travailler. Il y avait toujours des enquêtes non élucidées dans lesquelles se replonger. De nombreuses pages, des dossiers qu'elle relisait encore et encore dans l'espoir de trouver un élément qui pourrait faire avancer les choses.

Certains dataient de plusieurs années et c'était sans nul doute les plus douloureuses pour elle. Sa rigueur et son efficacité fonctionnaient plus à prouver qu'elle était un officier de qualité sur le terrain comme dans l'administratif mais passer à des missions alors que d'autres restaient en suspend était insoutenable. Ses supérieurs appréciaient son sérieux et sa fidélité. Elle sacrifiait sa vie pour le bien de la population. Et malgré les faibles revenus que l'état lui versait, son travail ne pâlissait pas. C'était l'un de plus prometteurs partisans qu'il avait été donné, engagé pour le bien de sa patrie. Mais pourquoi gâcher tout ce talent à servir le pays sous des ordres politiques avec un salaire inférieur à celui proposé par l'armée?

Des rumeurs circulaient sur le refus de postes haut-gradés qui lui avaient été proposés. L'uniforme militaire, était un rêve pour la plupart des policiers. Beaucoup d'entre eux s'étaient tournés vers la police après l'échec aux tests de l'Armée, mais alors pourquoi quand celle-ci venait inlassablement vers elle, Riza rejetait toutes les propositions manuscrites des généraux?

Seuls quelques uns de ces collègues savaient pourquoi, sans vraiment comprendre le choix de la blonde. Et c'était bien évidemment ce qui la rendait aussi respectable et admirable. Elle était si mystérieuse. C'était donc naturellement tout à son honneur de se sacrifier ainsi mais affiché utilisé sa place et son titre, cela n'annonçait généralement rien de bon. Cet après-là, elle prit trop de risques et elle le paya de sa personne. Un prix d'otages était annoncé à la banque générale de la ville.

Elle était de patrouille non loin du bâtiment et fit donc la première arrivée sur les lieux. Elle prit alors une liberté qu'elle allait fortement regretter. En communication avec les criminels, elle venait de leur dévoiler son plus grand secret pour libérer une partie des otages.

Il n'y avait pas de temps à perdre, chaque seconde était cruciale dans ce genre d'attentat. Il y avait des écoliers en visite ce jour-ci. La classe de vingts enfants d'âge à peine dix ans venait d'être relâchée contre la petite-fille du Führer Grumman, Élisabeth Hawkeye Grumman de son vrai nom. Elle avait pleinement conscience que c'était peut-être sa dernière mission et qu'il y avait des chances pour qu'elle soit de nouveau torturé mais jamais elle ne laisserai une seconde de plus, des enfants vivre cet enfer.

Tous sortaient les uns après les autres en larmes, terrorisés par ce à quoi ils venaient d'assister. Le Capitaine venait alors d'entrée dans le hall et se vit assaillir par deux hommes lourdement armée qui venaient la fouiller et lui ôter ses armes. Attachée et menacée depuis près d'une heure. Le leader de l'attaque venait de soumettre ses conditions pour s'évader avec ses acolytes.

Devant le manque d'efficacité et de collaboration des forces de police, il affiche sur l'écran publicitaire les menaces qu'il avait faites par téléphone quelques minutes avant ça. Et ce fut donc sous les yeux horrifiés de Rebecca, de tout ses collègues et depuis peu de l'équipe de Mustang appelé en urgence pour collaborer, que Riza déjà en sal état, se fit tirer dessus à bout portant.

L'image se coupa juste avant qu'on puisse l'entendre dans toute l'avenue, le son d'un corps tombant sur le sol. Un vent de panique souffla sur tout les hommes et les femmes en uniformes. Jean vit le visage de Rebecca se figer et sombrer dans le vide. Stan vint alors vers elle lui demander de nouveau, les plans du bâtiment pour pouvoir les positionner et mettre en place un plan d'action. Celle-ci ne lui répond pas, encore sous le choc. Il la secoua d'un geste brusque et lui rappela de qui il était question.

- Pense-tu vraiment que c'est une petite balle qui va la tuer? C'est Riza qui est à l'intérieur! Le Capitaine Hawkeye, celle qui n'a peur de rien! Rebecca, si elle s'est mise en première ligne, c'est uniquement pour le bien de l'opération et pour nous donner la chance de faire nos preuves. On doit lui prouver qu'on est entièrement capable de mener à bien cette mission de sauvetage. Nous avons besoin de toi, maintenant! Elle a besoin de toi! Est-ce que tu es avec moi?

Ces mots résonnaient avec un écho qui ramena le lieutenant Catalina à elle. Et sans plus de détails, elle prit les plan sous les yeux de son homme qui accompagnée de son équipe se tenait prêt à agir. Stan était le bras droit du Capitaine et savait comment motiver ses troupes. Rebecca quant à elle devint méconnaissable, en l'espace de quelques secondes, elle était passé d'un regard plein de douleur à un regard bien décidé à faire payer ces malfrats.

Roy et ses hommes avaient été envoyés pour secourir la petite fille de leur "grand patron", le Führer Grumman. Ne sachant qui à quoi elle ressemblait et qui était réellement. Il s'imaginèrent simplement qu'elle faisait partie des enfants relâché grâce au Capitaine. Bien-sûre ils ne pouvaient pas l'appeler sur tout les toits car la discrétion était de rigueur. Fuery et Falman étaient envoyés pour porter assistances aux bénédictions et gérer au mieux les otages libérés. Le Colonel Mustang et l'officier Havoc restaient alors auprès des forces de police pour les seconder.

À l'intérieur de l'établissement, la chanson s'était accélérée. Riza venait de se prendre une balle dans l'épaule. Le choc la fit tomber à la renverse alors qu'elle avait été tenue debout contre un mur. Le directeur d'agence avait reçu des premières minutes de l'assaut de nombreux coups mais rien à voir face à ceux portés vers la jeune femme.

Elle avait un œil au beurre noir, les lèvres coupées et gonflées plus que de raisons et malgré son uniforme, on devinait à sa façon de se tenir, qu'elle avait été rouée de coups. Son corps devait être recouvert d'hématomes. Les deux secrétaires plaquées au sol ont assisté à l'acharnement des bandits sur celle qui s'était alors sacrifiée pour les enfants. Il devrait avoir une dent contre les services de sécurité pour se lâcher ainsi. Le Capitaine alors pointé d'une arme ne pouvait se défendre, elle avait encaissé les coups comme quelqu'un qui écoutait une discussion. Se punissait-elle en faisant cela?

Le spectacle était un supplice pour tout mais lorsque la détente résonna, le temps de figea. Le corps de l'officier tomba lourdement sur le sol et elle sombra quelques secondes dans le néant avant de revenir à elle sous les cris du leader, décidément prit de panique devant le corps.

- T'as pas d'intérêt à crever ma jolie! T'es notre ticket de sortie et j'hésiterai pas à recommencer si mon hélico n'arrive pas dans les minutes qui suivent!

Riza prix d'un coup de lucidité expliqua les différentes possibilités qu'avait l'équipe de criminels et ce qu'ils encouraient. Elle leur fit part de tout les scénarios qui s'offraient à eux d'une voix claire et monotone ce qui se déplaisait fortement à la tête pensante de l'attentat. Et comme pour la faire taire, il lui tira une seconde fois dessus, visant sa cuisse.

Il avait avancé vers elle lui répétant de se taire et qu'il ne pouvait pas réfléchir sous la pression qu'elle s'acharnait à lui porter. Son coup porté ces fruits car cette dernière roula sur le côté pour appuyer la plaie contre un meuble.

- Ne vous faites pas Capitaine, je n'ai tiré qu'à quelques millimètres de l'artère. Vous n'allez pas mourir tout de suite, mais ça risque de vous piquer légèrement. Bien-sûre, vous allez vous vider de votre sang. C'est une zone bien plus tendre que l'épaule, je le crains.

- Vous pensez? Riza souffrait le martyre mais restait stoïque malgré le brouillard qui l'emportait. Vous êtes médecin?

- Je l'étais, mais il m'ont retiré mon doctorat suite à une erreur de rien du tout. Ils m'ont tout prit et aujourd'hui, je tiens ma revanche.

Il lui porta un ultime coup à la tête qui lui fit perdre connaissance.

Lorsqu'elle revint enfin à elle. Elle était liée avec une corde à deux appliques luminaires fixés au mur. Pour la garder en vie, des points de compression lui avaient été faits avec un tissu pour bouchon l'hémorragie. Elle était alors tel le Christ sur sa croix, une jeune femme ensanglanté retenue contre le mur de la banque. Combien de temps était-elle resté inconsciente? Elle aurait su dire mais devant elle se tenait toute l'équipe du crime et plus que quelque uns des responsables de l'établissement encore allongé sur le sol.

Des otages supplémentaires avaient été libérés et devant les hommes masqués, des sacs étaient remplis de liasses tous plus lourds les uns que les autres. Il semblaient jusque là, satisfaits de leur coup.

- La Belle au Bois Dormant nous fait le plaisir de revenir parmi nous! C'est-y pas magnifique! Juste à temps! Notre hélico vient de se poser sur le toit. Nous allons devoir se séparer, comme je suis triste! Tu nous a bien aidé ma Jolie, voici un présent qui j'espère que laissera un souvenir de ma personne.

Sur ces quelques mots, l'individu lui tira une fois de plus dessus, visant son abdomen. Et à cette détente, l'assaut alors jusque là repoussée à cause de la libération des otages s'annonça dans les bâtiments. Les hommes en tenue avançaient tour à tour sécurisant les lieux et offrant une bouffée d'air frais aux derniers prisonniers de cette mascarade.

Roy accourait déjà vers Riza quand il grilla d'un claquement de doigts les 4 hommes. Devant cette vague de chaleur, la sacrifiée sombra alors dans un profond coma qui lui tirait la peau depuis déjà trop longtemps.

L'affaire fit les gros titres sans plus de détails. Les témoignages étaient tous sans exceptions reconnaissant envers leur héroïne qui mettait aux yeux de tous bien trop de temps à se réveiller.

Ce n'est qu'une semaine plus tard que le Capitaine ouvra les yeux dans l'hôpital où lui avait été administré les meilleurs soins. De nombreux professionnels lui chantaient qu'elle était un véritable miracle et qu'elle avait eu beaucoup de chance. Mais ceux-ci déchantèrent rapidement quand elle leur fit par que c'était un de leurs collègues qui lui avait fait tout cela.
Elle portait encore de lourdes cicatrises sur le visage et n'allait certainement pas sortir de si tôt mais pour elle, le temps pressait. Les criminels ne dormaient pas et même si ceux-là avaient été mis hors d'état de nuire. D'autres seraient présents pour lui rappeler son rôle dans cette société.