Salut! Et voici le chapitre 4. Nous sommes à deux pas des fêtes donc je vous souhaite d'avance profiter de vos proches et pour celles et ceux qui restent seuls, sachez que vous ne devez pas vous sacrifier. Profitez-en pour prendre du temps et vous accorder ce dont vous méritez. Je vais tâcher à ma façon de vous offrir un petit présent, j'espère que ça vous plaira.
En cette froide période de fin d'année, une rumeur glaçait le sang de tout officier au vue des fêtes qui approchaient. Il était que cette fois-ci, la tendance était de s'offrir une jeune femme pour répondre à diverses de ses besoins. Les plus gros mafieux avaient eu vent de cette vague de demandes suite à l'invasion sur les terres voisines de sociétés qui poussaient comme des petits pains. De nombreux hommes d'affaires étaient venus s'installer dans la région pour le prix des terrains mais surtout de la main d'œuvre. Certains d'entre eux étaient déjà connus pour leurs investissements dans divers secteurs mais visiblement insatiables, ne comptaient pas s'arrêter là. Ils occupaient pour la plupart de vieux manoirs et autres villas reculées dans les campagnes avoisinantes. Les quelques entreprises dans le bâtiment s'étaient vu remplir leurs carnets par les rénovations et les extensions que tous leurs commandaient. De ce point de vue, c'était une aubaine car les embauches fleurissaient continuellement et avec ça, l'espoir de centaine de familles de pouvoir enfin se sortir de situations financières précaires.
Seulement, tout ces PDG se divertir le temps des travaux et cherchaient à acheter de nombreuses âmes égarées. Les filles de Chrismas n'y ont pas d'exception. Mais alors que les emplois du temps de bien des hommes se griffonnaient par les différents travaux d'ici et là. Les clients étaient de plus en plus rares, du moins les «habitués». Donc pour compenser, des parties de poker mises en place dans une salle attenante au bar. Plus tranquille, Christina avait fait là un rendez-vous à ne pas manquer pour le poids lourd de l'industrie. Et c'est ainsi qu'une routine s'installa, les recevant une fois le mardi et également le vendredi.
Roy qui était alors un amateur, eu des échos de ces réunions d'hommes importants et s'était vu offrir une place le mardi qui suivait par la tenancière des lieux. En toute discrétions, celui-ci se présente et fit connaissances avec quelques uns de ces adversaires. Il en connaissait un ou deux de vue mais ne s'attardait pas pour se préserver un minimum. Lorsque Monsieur Francis entra, tous se turent. Il était accompagné d'une sublime blonde et d'une jolie brune aux origines orientales.
Roy resta planté sur place alors qu'il détaillait les tenues plus qu'alléchantes des deux demoiselles. Mais quand il découvrit le visage de l'une d'elle, ce fut le coup de massue. Le célèbre capitaine des forces de police était sous couverture de toute évidence. Vêtue comme personne ne l'aurait imaginé et maquillée à l'extrême, personne ne pouvait la reconnaître sauf notre expert en gente féminine.
Tous s'installèrent et commencèrent à jouer. Les manches se suivaient et les filles restaient alors près de leur Mac en guise de porte-bonheur. Lorsque celle-ci demande à la blonde d'aller chercher les rafraîchissements, elle s'éxecuta et se déhancha faisant remonter sa petite et très moulante robe noire le long de ses cuisses. Bien-sûre le spectacle n'avait pas échappé à aucun des hommes de la table et l'un d'entre eux demanda au dernier-où il s'était trouvé cette sublime créature et pour combien s'en séparerait-il. Sa réponse ne se fit pas attendre:
- Voyez-vous très cher, j'aime les produits de luxe, j'ai pour habitude de m'en compléter pleinement avant de m'en séparer. Cette divinité comme vous l'avez remarqué est une de mes dernières pépites et je ne la lâcherai pas de si tôt! Mais lorsque je m'en séparerai, je vous ferais part des enchères, n'ayez craintes.
Lili revint alors avec un plateau et se mit à servir le whisky. Comme pour déclencher le haut départ d'un cours, elle regarda le militaire qu'elle avait immédiatement reconnu lors de son arrivée. Elle propose l'alcool à tout les hommes de la table donnant à chacun une attention particulière.
- Monsieur?
- Appelez-moi Rénald. Bien volontiers je vous remercie!
- Dites-moi, que faites-vous dans la vie, cher Rénald. Elle roula le 'R' d'une façon si sensuelle que celui-ci élargi son sourire.
- Je suis chirurgien! Et vous avez une délicieuse façon de m'appeler, vous pouvez recommencer autant qu'il vous plaira.
- Ôh! Quel heureux hasard! Je voudrais juste faire quelques retouches, à commencer par mes seins. Elle s'assit sur les genoux de son interlocuteur qui pour se faire servir et mieux la déshabiller du regard, s'était reculé de la table. Prenant à pleines mains sa poitrine, celui-ci ne pu décrocher son regard du décolleté plus que plongeant de la jeune femme. Je sais que les hommes aiment les poitrines généreuses et je voudrais prendre davantage de volume, qu'en dites-vous?
- Vous êtes sublime et même si oui, nous aimons les formes que vous semblez déjà possédez, le naturel est le plus beau trésor qui nous plaira de déguster.
- Ôh, comme c'est gentil! Elle lui toucha le bout du nez et se redresser. Et vous faites les fesses? Car les miennes ne me plaisent pas du tout! Tout en lui tournant le dos, elle offrir à la table d'admirer les courbes de sa taille et ses hanches marquées par ses mains qu'elle y avait posé, invitant le médecin à évaluer son fessier.
Sans se faire prier davantage, il poursuivit;
- Permettez-moi mais vous êtes parfaite. Ce serait dommage de vous charcuter, excusez-moi du terme. Vous avez tout ce qu'il faut où il faut! Messieurs, vous n'êtes pas de mon avis?
Il s'était adressé aux 4 hommes de la table qui étaient jusque là rester sans dire un mot. Bien-sûre, tous approuvèrent et poursuivit sa mission.
- Et vous mon jeune monsieur, un verre de Whisky? Et dites-nous en plus sur vous!
- Avec joie ma jolie. Lui tendant son verre. Et bien je suis dans les services de secours! Je suis depuis près de 10 ans maintenant, pompier à l'ouest et depuis peu, responsable de ma caserne.
- Mais non! Vous allez pouvoir m'aider alors, j'ai une légère douleur au genou! Avec une voix et une intonation de blonde comme on l'imagine, elle leva la jambe droite pour poser son pied entre les cuisse de celui-ci. Roy juste en face se délectait de pouvoir ainsi admirer ses dessous, la dentelle qu'ornait ses bas était un véritable délice pour lui mais lorsque le pompier glissa sa main sous la jambe de Riza et glissa sur le haut de ses abs son regard changea du tout au tout. De quel droit se le permettait-il?
Après avoir déposé un baiser sur le genou dit douloureux de l'escorte, il la regarda avec envie et lui souffla que si elle désirait un soin spécifique, il saurait le lui offrir.
Le troisième homme avait l'air patient et amusé de la voir jouer ainsi.
- Laissez-moi me présenter, je suis votre futur propriétaire, Monsieur Davidson, Directeur général de Glass Industrie.
- Ravie de pouvoir mettre un visage sur l'heureux propriétaire de la magnifique Rolls Royce Phantom 8 garée à côté de nous! Et tout en le servant par la droite d'une main, elle glissait la seconde sur la partie gauche de son torse et lui murmurant à l'oreille qu'elle adorait les grosses voitures.
- Vous pourrez en profiter pleinement quand je vous posséderais.
Roy croisa son regard mais devait encore attendre, son tour n'était pas venu. L'homme qui les séparait était banquier et tout aussi désireux de la faire sienne.
- Vous m'accorderiez un crédit, avec mon amie ici présente, désignant la brune jusque là en retrait. Nous avons toutes deux eu un réel coup de coeur sur une montre en vitrine de la bijouterie de l'angle. On la verrait parfaitement au poignet de Monsieur Francis. Et ça ne serait que grâce tant à la reconnaissance ainsi que sa générosité dont il nous honneur chaque jour.
- Ôh mais n'hésitez pas à vous présenter à l'accueil et demandez à vous entretenir à moi, je saurais répondre au mieux à vos attentes!
Et pour terminer son tour elle servit Roy qui n'échappa aux présentations.
- Je suis le Colonel Roy Mustang, ravie de vous rencontrer.
- Un militaire! Et bien je suis gâtée! Moi qui adore les hommes en uniformes! Elle avait penché vers lui avec le même comportement aguicheur que les précédents. Tout était mûrement établi pour les distraire et éveiller leurs désirs.
S'asseyant de nouveau sur les genoux, cette fois de l'alchimiste, elle ajouta en se mordant les lèvres;
- Et si on pimentait le jeu?
Monsieur Francis qui jubilait de la savoir sous ses ordres, la laisse poursuivre tant il était joueur.
- J'offrirai au gagnant une séance de massage toute la nuit s'il le faut! Vous devez être très tendu! Vous évoluez chacun dans un domaine qui demande de la rigueur, alors permettez-moi de compenser à votre bien-être.
A aucun moment elle n'avait décroché son regard du beau brun qu'elle enroulait désormais de ses bras
Derrière chaque geste et chaque mot qu'elle soignait de dire le plus clairement, il avait déjà noté dans un coin de sa tête que le chirurgien devait être soupçonné de pédophilie à cause du contact qu'elle avait eu avec son index quand elle lui avait touché le nez. Elle s'était adressée à lui comme on parle à un enfant.
Ensuite, la caresse du pompier ne laissait aucun doute tant aux agressions sexuelles qu'il devait infliger aux femmes qu'il sauvait.
L'homme d'affaire lui était vendu tout seul avec le terme qu'il avait employé, seul un homme qui trempait dans le trafic d'êtres humains pouvait parler de possession, ce qui confirmait son pressentiment quand Riza avait tâtonné la poche de sa veste au niveau de la poitrine, là où les hommes ont leur porte-feuille.
Et enfin le banquier qui devait également cacher un placard bien sombre, s'il les honorait de sa présence un soir en pleine semaine.
Lors de l'invitation, Roy avait décelé dans le regard de sa tante qu'elle craignait pour la suite. Ses filles se plaignaient de plus en plus du comportement et de propositions malsaines de certains clients. Elle a réussi donc envoyé dans l'arène pour jauger cette clientèle.
Paola, la jeune espagnole était bien plus discrète et alors que Riza profitait de la lumière qu'elle avait provoquée, un regard fit comprendre à Roy qu'il fallait la sauver et rapidement. Il avait bien vu le gène et le tremblement de celle-ci quand Monsieur Francis lui caressait la cuisse. Il fallait agir et vite, mais le charme de la blonde jouait de toute évidence sur sa détermination. Lorsqu'elle lui écrasa le pied pour le ramener à la réalité tant il était absorbé la broderie de son soutien-gorge, il posa délicatement la main sur sa hanche et ajouta une telle opportunité ne se refusait pas. Une façon voilée de dire qu'il se chargerait-là, de sa requête.
Certes, ils ne s'étaient pas croisés que quelques fois mais elle avait sût déceler chez le jeune homme une perspicacité et un dévouement profond pour la communauté. Durant sa convalescence, il était un venu une ou deux fois pour assurer son rétablissement mais également avec Jean et Rebecca qui ignoraient ses autres visites. Ils avaient surtout échangé sur la mission mais il savait qu'elle était craintive envers l'armée et ne voulaient pas non plus l'épier de trop. Seulement, il se souciait d'elle comme un camarade en quelque sorte, voilà-tout.
Le propriétaire des jeunes femmes tira une mine boudeuse mais en tant que grand joueur, acquiesça. Les manches se succédaient et Roy se vit expulsé du jeu en premier. Non loin derrière en suivit le banquier et le chirurgien. Au bord de la finale Monsieur Francis fit un coup de bluff qui lui coûte sa recrue. Elle serait alors pour la nuit soit au pompier ou à l'homme d'affaire et aucune de ces deux possibilités n'enchantait Roy, toujours présent. Les deux autres hommes s'en allaient rapidement après leur défaite. Mais la curiosité du militaire pour cette première grande partie avait été appréciée. Les 3 hommes restants se lançaient des regards et alors Mustang y comprit qu'ils n'en étaient pas là, à leur première rencontre.
Et s'il trempaient tout les 3 dans ce trafique de prostitution? Qu'allait-t-il devenir de Riza? En se levant pour aller se reprendre un dernier verre, il s'arrêta face à Riza qui lui tendait la carafe. Un regard les emporta en quelques secondes dans un monde parallèle. Il était inquiet pour elle et se voulait rassurant, elle avait bien compris mais ce qui comptait en premier lieu, c'était sa camarade. Elle tenait à peine de bout, déjà près de 3 heures à resté planter-là, sur des escarpins, serres aiguilles qui de toutes évidences étaient trop petits pour elle.
Cette dernière manche tirait sur chacun présent et Chris attendait la fin de la partie pour fermer l'établissement. Les deux hommes se seraient tirés dessus pour une soirée avec la douce mais ce fut le pompier qui se montra plus en veine. Riza eu un frisson qui n'échappa pas à Roy et comme pour faire diversion se présenta à lui et lui dit:
- On dirait bien que c'est moi qui vais vous sauvez cette nuit, monsieur le preux chevalier!
Il l'attira contre lui et tout en l'embrassant dans le cou, lança un regard vers l'espagnole. Tous quittèrent les lieux et une fois sur le parking, Roy pensa à allumer un feu pour que le vainqueur soit obliger d'intervenir. Après tout, si lui pouvait provoquer un incendie en un claquement de doigts. Produire des flammes que même l'enfer lui enviait, le pompier-lui se devait de tout faire pour les éteindre.
Mais il prit alors congé et laissa les 3 hommes ainsi que les deux jeunes femmes derrière lui, non sans les surveiller du coin de la rue. Tous repartirent et à sa grande surprise, Riza monta avec les deux personnes avec qui elle était arrivée.
Une chose est sûre, quelque chose se tramait et ça n'annonçait rien de bon.
