Avertissement : Cette histoire ne m'appartient pas. Je ne fais que traduire "A Brother to Basilisks" de Lomonaaeren. Tout le mérite de cette histoire lui revient. Je la/le remercie d'ailleurs de me permettre de traduire son histoire.


Titre : Un frère des Basilics

Auteur : Lomonaaeren

Traductrice : Ciriaisel

Avertissement : J. K. Rowling possède les personnages. Cette histoire est écrite pour le plaisir et non pour le profit.

Jumelages : Eventuel Harry/Drago et Ron/Hermione

Mise en garde : Angoisse, violence, un peu de sang, UA à partir de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban

Evaluation : M

Résumé : UA à partir du tome 3. Harry se réveille pendant la nuit en entendant une voix qui l'appelle quelque part dans le château, et quand il la suit, tout change.

Note de l'auteur (original) : Il s'agit d'un UA à divergence de canon après le chapitre 7 de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban. Il durera probablement jusqu'au milieu de Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé. C'est une longue histoire.

Le titre est basé sur une citation du livre de Job : « Je suis frère des dragons et compagnons des hiboux ».


« Paroles »

« Fourchelang »

Pensées


Un frère des Basilics

Chapitre 1 – Actions irréfléchies


Harry se retourna dans son lit et une fois de plus défit ses couvertures. Il fait trop chaud, pensa-t-il. Il était trop fatigué. Il voulait dormir mais il ne pouvait pas. Son cerveau ne semblait pas vouloir coopérer.

Pourquoi Lupin ne l'a-t-il pas laissé combattre l'épouvantard ?

Harry avait beau essayer de penser à autre chose, mais il en revenait toujours à ça. Lupin pensait peut-être qu'il était faible, tout cela parce qu'Harry s'était évanoui dans le train. Ou alors, il avait écouté ce con de Rogue et ce qu'il racontait toujours sur Harry, même s'il n'avait pas semblé avoir écouté ce que Rogue disait sur Neville. Ou bien, il pensait simplement que Harry pourrait être désastreux, parce que le professeur McGonagall lui avait raconté certaines de ses mésaventures.

Ce n'est pas comme si je voulais avoir des ennuis. Les ennuis viennent à moi !

Mais quelque chose dérangea les oreilles d'Harry avant qu'il ne puisse continuer sa tirade pour obtenir une réponse à son problème. Il entendit quelqu'un l'appeler. Au secours, au secours, au secours, un son régulier qui était loin mais assez proche pour que Harry puisse le percevoir. Il regarda fixement autour de lui et se demanda pourquoi personne d'autre ne l'entendait.

Ils étaient tous endormis. Ron ronflait, tout comme Neville, qui ne dormait pas bien si souvent.

Pour une fois, Harry hésita, l'image de Lupin et la façon dont il s'était tenu devant l'épouvantard pour que Harry n'ait pas à se battre restait dans son esprit. Ils pensent tous que je suis une sorte de fauteur de troubles. Je leur donnerais probablement raison si je me mêlais de ça, non ? Je devrais rester au lit, tirer les rideaux autour de moi et faire comme si de rien n'était.

Mais la voix continuait de l'appeler, c'était si étrange, elle ne prononçait pas son nom, mais répétait simplement l'appel à l'aide, encore et encore. Harry était en conflit avec lui-même alors qu'il se glissait hors de son lit, mettait ses lunettes et s'assurait qu'il avait sa baguette. Et si c'était un piège ? Mais, si cela était dirigé exclusivement contre lui, pourquoi la voix ne disait-t-elle pas simplement son nom ? Elle essaierait de l'attirer vers elle. Au lieu de cela, elle ne faisait que se répéter, et n'importe qui aurait pu l'entendre.

Il avait le sentiment que Lupin ne serait pas convaincu par cet argument s'il l'entendait, mais Harry n'était pas très impressionné par lui en ce moment.

Il prit sa cape d'invisibilité et l'enroula autour de lui. Cela éloignerait Sirius Black.


Suivre les plaintes fut frustrant.

Peu importe le nombre de marches, de couloirs ou de coins qu'Harry parcourut, il ne parvenait pas à les atteindre et n'avait jamais l'impression qu'elles se rapprochaient. Elles appelaient simplement, la même chose, encore et encore. Harry commençait à se demander si ce n'était pas un des fantômes qui avait besoin d'aide. Cela ne ressemblait pas vraiment à une voix humaine.

Peut-être que Sirius Black est tombé dans un piège que Dumbledore lui a tendu, et maintenant, il m'appelle, et je suis le seul à pouvoir l'entendre.

Harry serra sa baguette. Il ne savait pas exactement ce qui pourrait lui arriver, mais dans le monde sorcier, beaucoup de chose sont possibles. Comme l'existence du journal de Tom Jedusor, les Détraqueurs qui sont du côté du bien, ou encore Rogue qui est un bon professeur.

Il s'arrêta finalement au milieu d'un couloir et ferma les yeux. Il décida de marcher ainsi jusqu'à ce qu'il trouve la voix. Peut-être qu'en ne pouvant pas voir, il laisserait simplement ses autres sens le guider. Il ne pensait pas tomber sur Miss Teigne ou Rusard. Il était trop tard.

Au secours, au secours, au secours, au secours, au secours, au secours...

Harry entra dans quelque chose de carré au niveau de sa taille. Il ouvrit les yeux et s'étrangla. Il se tenait dans les toilettes des filles. Il s'était vraiment détaché de son environnement en écoutant la voix, sinon, il aurait remarqué le carrelage froid sous ses pieds et le bruit de l'eau qui fuyait. Il avait percuté un lavabo.

Puis, il réalisa vraiment où il se trouvait et ne prit pas la peine de retenir un gémissement. C'étaient les toilettes de Mimi Geignarde.

Il regarda autour de lui avec suspicion. Peut-être que Mimi avait des ennuis, mais il était aussi probable qu'elle faisait une farce. Et maintenant, elle allait probablement le dénoncer à un professeur, quelque chose comme ça.

Mais il réalisa alors qu'il entendait beaucoup mieux la voix maintenant, et qu'elle lui semblait grave pour une raison quelconque. Elle venait de devant lui. Il se retourna et regarda l'évier.

Un instant plus tard, il reconnut le serpent sculpté sur le robinet.

« Oh, non » dit Harry à voix haute. Et il le prononça probablement en Fourchelang, puisqu'il regardait directement le serpent.

Mais la voix continuait d'appeler, et il n'y avait plus aucun doute maintenant. Elle venait de la Chambre des Secrets.

Harry s'éloigna de l'évier tout en réfléchissant rapidement. Comment quelqu'un avait-il pu descendre ? Dumbledore ne lui aurait-il pas dit s'il n'avait pas complètement détruit le journal de Tom Jedusor ? Ou bien, il aurait possédé quelqu'un d'autre, et Harry chercha alors les signes de possession. Il ne semblait pas possible que quelqu'un puisse entrer dans la Chambre à moins d'être Fourchelang ou d'être possédé par le fantôme de Voldemort.

Mais cela a fait se demander à Harry qui était là, impuissant, tout comme Ginny. Peut-être que quelqu'un avait réussi à se libérer de la possession et était en train d'appeler à l'aide. Quoi qu'il en soit, Harry ne pensait pas que c'était un piège. Il pensait maintenant savoir pourquoi il était le seul à entendre l'appel. C'était en Fourchelang.

Sa décision était prise, il se pencha en avant et siffla au serpent gravé sur l'évier : « Ouvre-toi ».

Pendant un long moment, l'évier resta immobile et Harry se demanda s'il n'avait pas perdu son talent, même si la voix qu'il entendait au loin lui suggérait le contraire. Puis il vit l'évier coulisser dans le sol, et le tunnel dans lequel il avait glissé auparavant se trouva devant lui.

Harry se mordit la lèvre. Cette fois, il n'avait pas de phénix pour le faire sortir, et bien qu'il ait voulu aller aider la personne qui l'appelait, il ne voulait vraiment pas se retrouver coincé en bas et devoir attendre que les adultes viennent le chercher. Une fois de plus, ils le gronderaient et lui diraient qu'il prenait des risques.

« Montre-moi un moyen de descendre », siffla-t-il à l'évier, sans être sûr que cela fonctionne.

C'est le tunnel lui-même qui réagit, coulant et remontant comme le dos d'un serpent. Harry fixa les choses brillantes, aussi glissantes que les écailles du basilic. Elles étaient d'un noir violet et semblaient difficiles à pratiquer, mais il savait aussi qu'il avait probablement de la chance d'en avoir eu autant.

« D'accord », dit-il, sans être sûr que c'était en Fourchelang, puis il s'avança et monta le premier escalier.

Ce n'était si pas mal, pensa-t-il, tant qu'il gardait sa baguette allumée avec le charme Lumos, le plus lumineux de sa connaissance, et qu'il ne regardait pas en bas. De toute façon, c'était difficile de regarder en bas. L'obscurité était trop profonde à côté des marches. Il ne pouvait voir que celle sur laquelle il se tenait, celle devant lui, et un peu de la spirale du tunnel.

Il s'arrêta finalement à ce qui semblait être le fond, en vacillant un peu. Il pouvait sentir quelque chose de puissant et de sombre, et il toussa, puis se figea. Il espérait qu'il n'y avait personne ici-bas, comme un autre Tom Jedusor, qui serait alors averti de son arrivée.

Silence, cependant. L'obscurité ne fit rien d'autre qu'attendre. Harry avala et avança prudemment, dans la direction de l'appel.


Plus tard, il arriva à un coin, non loin des portes, et soudain l'appel était si clair que Harry haleta et se retourna pour pointer sa baguette vers le mur.

Au début, il ne voyait rien, puis il fit une autre découverte, une petite sculpture ronde qui était peut-être censée être un serpent enroulé, bien qu'il n'ait ni de tête ni d'yeux. « Ouvre-toi ? » lui demanda Harry.

Le serpent se souleva et ondula le long de la pierre ; c'était comme regarder une partie du mur s'animer, ou un insecte ramper. C'était un peu effrayant à regarder, vraiment. Harry reculait avec inquiétude, serrant sa baguette et ne quittant jamais des yeux le petit serpent sculpté qui rampait vers le bas jusqu'à une fine ligne sur le mur.

Lorsque la sculpture toucha la ligne, elle s'y engouffra, et soudain, la ligne s'agrandit. Le bord d'une porte ! pensa Harry, avec une petite poussée d'excitation dont il se sentait un peu coupable - car Hermione, sinon Ron, désapprouverait sa présence ici - et il tendit la main et attrapa le bord, le soulevant.

Le bruit de grincement était incroyablement fort, la pierre traînant sur la pierre, et fit à nouveau tressaillir Harry. Mais en quelques secondes, elle était immobile et Harry regardait un toboggan incliné qui semblait pouvoir ramper le long de la pierre au lieu de tomber, comme il l'avait fait l'année dernière.

La voix était maintenant beaucoup plus claire, appelant au secours si régulièrement qu'Harry secoua la tête. Il était vraiment surpris que personne ne l'ait entendue, même s'ils n'entendaient que des sifflements et alors que la voix était si claire pour les sens de Harry.

Sa baguette toujours allumée et levée, il se fraya un chemin dans le toboggan. Contrairement au tunnel qu'il avait parcouru, celui-ci était exempt d'os de rat, de bave ou de tout autre élément que Harry avait tendance à associer à la Chambre des Secrets. Il était poussiéreux, en fait, comme si personne n'avait été là depuis longtemps, et Harry éternua plusieurs fois en se dirigeant vers la voix.

Cette voix qui n'a jamais changé. Harry commençait à se demander qui pouvait appeler si régulièrement, même à cause de Tom Jedusor. On pourrait penser qu'ils auraient quand même besoin de respirer à un moment donné.

Le toboggan se termina brusquement, sur une large lèvre qui obligeait Harry à sauter sur le sol. Il fit une grimace. Il était encore l'un des enfants les plus petits de son année, et il détestait qu'on le lui rappelle.

Il se retourna lentement, observant la pièce vide où le toboggan l'avait amené. Elle n'était même pas poussiéreuse. C'était simplement sec. Il n'y avait rien ici. Il n'y avait pas d'eau. Pas de tuyaux. Harry secoua la tête, déconcerté. D'où venaient les cris ? En fait, ils semblaient plus étouffés maintenant qu'il était plus près de la source.

À moins que ce ne soit un piège de Voldemort depuis le début, et que je suis stupidement tombé dedans.

Eh bien, Hermione penserait probablement qu'il était stupide, de toute façon. Cela rendait Harry encore plus perversement déterminé à lui prouver qu'elle avait tort. Il leva sa baguette jusqu'à ce qu'elle éclaire vraiment la pièce d'une lumière concentrée, et se dirigea vers le mur du fond, où la voix semblait encore relativement claire.

Il y avait là un autre serpent sculpté, celui-ci se dressant et plus reconnaissable, et une petite saillie dépassant du mur où se trouvait la bouche. Harry était presque sûr que cela représentait des crocs. Il hésita, en écoutant la voix.

« Ouvre-toi ? » demanda-t-il à nouveau en Fourchelang.

Cette fois, le mur ne fit rien. Mais le rythme des cris augmentait, comme si celui qui était là avait entendu quelqu'un et compris qu'il y avait peut-être un moyen de sortir.

Harry jura, et tante Pétunia lui aurait sûrement lavé la bouche avec du savon si elle l'avait entendu, puis se pencha en avant et fit ce qui lui semblait être une évidence à ce moment-là (bien que lorsqu'il a essayé de l'expliquer plus tard, d'une certaine manière, l'évidence et la raison pour laquelle elle était raisonnable avaient disparu). Il leva un doigt et l'appuya contre le croc.

Le serpent rougit de son sang, et ouvrit ses yeux sculptés pour le regarder. Harry s'attendait à ce que les yeux étaient de petits bijoux ou quelque chose comme ça, mais ce n'étaient que des trous vides dans la pierre. Pendant une seconde, la queue du serpent vacilla d'avant en arrière, agitant la pierre du mur, et Harry fit un pas en arrière avec précaution et leva sa baguette. La dernière chose dont il avait besoin était une attaque de la chose à laquelle il avait donné son sang.

Mais au lieu de l'attaquer, le serpent se retourna et se glissa dans le mur. Le mur s'effondra rapidement, la pierre creusant un tunnel, et Harry s'éloigna de la poussière et des morceaux de roche qui tombaient. Ils tombèrent simplement au sol, au lieu de le toucher.

Harry pensait que c'était la première chose qui avait vraiment fonctionné depuis qu'il était arrivé ici. Eh bien, peut-être ça et les escaliers qui lui avaient permis de ne pas tomber dans la Chambre des Secrets.

« Il y a quelqu'un ? » appela-t-il, dans le tunnel sombre.

Au secours ! S'il vous plaît, à l'aide !

Le mot « s'il vous plaît » le galvanisa. Harry se précipita dans le tunnel, en l'éclairant de son Lumos quand il en avait besoin pour ne pas trébucher sur le sol. Puis il tourna au coin de la rue, et vit de la lumière qui ne venait pas de sa baguette : la lumière d'un grand feu, flottant au-dessus du sol en une boule deux fois plus grosse qu'Harry. Harry resta bouche bée, penchant sa tête vers l'arrière pour pouvoir en distinguer la source. Était-ce un lustre ?

Mais il ne semblait pas y avoir de source. C'était juste du feu, qui planait dans l'air et rendait la pièce si chaude que Harry voulait déjà enlever ses robes. Mais il ne pouvait pas le faire avant d'être sûr qu'il n'y avait rien de dangereux, alors il regarda avec précaution autour de lui.

À une courte distance de lui se trouvait ce qui ressemblait à plusieurs grosses pierres. Elles étaient rouges et grises. Puis l'une d'elles bougea, et l'appel au secours en sortit, et Harry crut comprendre.

C'étaient des œufs.

Harry les fixa pendant une seconde, puis il secoua la tête et s'approcha. Il semblait que celui qui avait appelé à l'aide fût un serpent.

C'était si étrange qu'il ne sût pas vraiment quoi ressentir. Il s'arrêta devant l'œuf et se tint debout en le fixant, même quand il bascula et appela « Au secours » à nouveau.

Quel genre de serpent était-ce ? Ce serait probablement quelque chose de dangereux si Serpentard l'avait laissé ici. Harry jeta un autre regard sur l'énorme feu. Peut-être que cette chose n'avait pas été là depuis l'époque de Serpentard, mais il en doutait un peu.

C'est à ce moment qu'il souhaita que Hermione soit présente. Elle aurait au moins pu lui dire si c'était dans L'Histoire de Poudlard.

Et si ce n'est pas le cas ? Que feras-tu alors ?

L'œuf bougea encore une fois. Harry s'agenouilla devant lui et le fixa du regard. De si près, il pouvait distinguer ce qui ressemblait à une ombre enroulée à l'intérieur, sombre contre la coquille translucide. Elle ressemblait beaucoup au serpent sculpté qu'il avait trouvé dans le tunnel original qui menait à la Chambre, et maintenant, il pensait savoir pourquoi. C'était l'illustration d'un serpent prêt à éclore, bien que, pour une raison quelconque, celui qui l'avait fabriqué n'avait pas sculpté l'œuf.

Quel genre de serpent ? Harry pensa d'abord aux Serpencendres, mais il savait qu'ils ne vivaient pas très longtemps, en fait, c'est tout ce qu'il savait d'eux. Il déplaça son poids et continua à regarder.

Mais depuis le début, il savait ce qu'il allait faire. C'était stupide de venir jusqu'ici et d'avoir ensuite trop peur pour faire autre chose.

Finalement, il tendit sa main, posa sa baguette sur l'œuf et murmura : « Diffindo ».

L'œuf scintilla pendant une seconde, comme s'il était éclairé de l'intérieur. Puis la coquille craqua grâce au sortilège de découpe, et un tas de choses en sortirent. Harry sauta en arrière, le nez plissé. Il supposa que c'était du jaune d'œuf, mais c'était encore pire que la bave qui se trouvait dans le tunnel menant à la Chambre durant sa deuxième année. Il y en avait sur ses bottes et sur sa manche, et c'était d'un jaune rougeâtre, un peu comme le feu, et ça sentait. Ça sentait les œufs pourris.

C'est logique. Mais cela ne le rendait pas moins dégoûtant.

Harry fixa la fissure dans l'œuf, conscient que les plaintes en Fourchelang avaient cessé. Le silence dura pendant une très, très longue seconde. Harry se mordit la lèvre. Il espérait qu'il n'avait pas coupé le côté du serpent qui essayait d'appeler à l'aide avec son sortilège de découpe.

Mais il y eut un mouvement, et le serpent sortit de l'œuf en glissant et se déplia lentement, avec un long étirement tremblant qui rappela à Harry comment lui-même se réveillerait après une sieste.

Harry fixa ses écailles vert foncé, aperçut ses yeux jaunes et se retourna aussitôt en glapissant.

Environ seize choses lui ont traversé l'esprit en une seconde - c'est un bébé basilic ! Je croyais que les œufs de Basilic étaient issus d'un œuf de poule couvé par un crapaud, et pourquoi ne suis-je pas mort en ce moment ? Qu'est-ce que ça fait ici ? Pourquoi suis-je encore en vie ?

Les pensées se bousculaient dans sa tête jusqu'à ce que la dernière devienne la plus importante. Harry se leva et fixa le sol, essayant de regarder le basilic du coin de l'œil.

Mais il se passait autre chose. Quelque chose surgissait au coin de son esprit, ondulant avec ses pensées, le chatouillant presque.

Harry secoua la tête. Il devait garder un œil sur le basilic, il devait sortir de là et il devait comprendre ce qui se passait dans sa tête, mais il ne savait pas comment faire tout cela à la fois.

Mais le basilic se remit à remuer, tout en gardant sa tête soigneusement dirigée loin de lui, et Harry entendit une voix ravie dans sa tête.

Mien ? Mien !

Harry le regarda fixement, la bouche ouverte. Le basilic tourna lentement la tête vers lui, d'épaisses paupières claires pressées sur les yeux. Harry se rendit compte qu'il pouvait encore voir une faible lueur jaune sous ces paupières, mais pas le réel regard meurtrier, et le basilic pouvait apparemment le voir aussi.

Mon lié, dit le basilic. Il mesurait environ 1,50 m de long. Non, il mesurait 1,50 m, comprit Harry brusquement. Il y avait une ligne rouge au centre de sa tête, qui aurait pu être un panache écrasé encore maintenu à plat par la bave du jaune. Le basilic se tortilla énergiquement vers Harry et s'enroula autour de ses jambes. Mien ! Tu m'as aidé. Alors tu es à moi.

Harry le regarda encore un peu, puis dit, impuissant, « Tu viens d'éclore. Comment peux-tu savoir quelque chose à ce sujet ? Comment t'appelles-tu ?"

Tu t'appelles Harry ! C'est à moi.

Pendant une seconde, Harry crut qu'il parlait à nouveau de la chose mystérieuse qu'il avait déjà mentionnée, mais des images ont alors commencé à lui traverser l'esprit, et il les a comprises de la même manière qu'il avait compris que le basilic était un mâle. Les images montraient des choses à quatre pattes, des objets volant, des araignées qui détalaient, des humains qui couraient, et un basilic qui les suit aussi vite que ce jeune homme. La dignité concernait les serpents plus âgés. D'autres serpents, peut-être.

Tu t'appelles… Run ? risqua Harry lentement. Mais cela sonnait très mal. Le basilic envoya une autre image de lui se courbant et se retournant comme de l'eau vive sur lui-même, et Harry comprit cette fois.

Tu t'appelles Dash ?

Le basilic avait l'air aussi ravi qu'avant. C'est le bon mot humain ! J'aime ton nom. Et ta langue. J'aimerais pouvoir le parler. Mais au moins, vous pouvez aussi me parler à haute voix dans ma langue. Et nous pouvons communiquer en pensant !

C'est ce que devaient être le chatouillement et la voix dans la tête de Harry, cette communication à travers ses pensées. Mais Harry secoua quand même la tête et ne comprenant pas. Je ne suis pas l'héritier de Serpentard. Comment puis-je te contrôler ?

Personne ne contrôle à personne ! dit Dash à travers le lien, comme un coup de queue contre le dos d'Harry. Il s'enroulait maintenant lentement le long du corps de Harry, incroyablement lourd, bien qu'il ait continué à déplacer ses bobines pour mieux s'équilibrer et que Harry puisse mieux supporter le poids. Peut-être que le fait d'être dans la tête d'Harry lui permettait de savoir comment il devait faire cela. Tu es mon humain. Je suis ton basilic. Nous sommes liés. C'est comme ça.

Harry ne comprenait toujours pas ce qui se passait, comment il avait atterri ici, ou comment il pouvait y avoir un œuf de basilic ici - ou plutôt une couvée de basilics - sans que quelqu'un n'ait à faire éclore un œuf de poule sous un crapaud pour donne vie au basilic. Mais il comprit une chose.

Je suis vraiment dans le pétrin.

Alors amène-moi à eux, et je les mordrai, offrit immédiatement Dash. Ensuite, je les mangerai. J'ai faim au fait. Où est le petit-déjeuner ?


En ce qui concerne le nom du basilic, j'ai préféré garder le mot anglais « Dash » plutôt que de le traduire en français. Je trouve que cela sonne beaucoup mieux comme ça. Mais si quelqu'un a une autre idée, n'hésitez pas à le dire, je pourrais peut-être l'utiliser si elle me plaît. :)