Salut, salut, me voilà avec une nouvelle fanfiction ! J'ai cette idée qui me trotte dans la tête depuis un moment maintenant, alors je me suis lancée, j'étais inspirée :).
Cette histoire est assez légère, mais se focalise surtout les difficultés scolaires. On en parle énormément dans le système scolaire ordinaire, et je me suis imaginé ce que cela pouvait donner dans le monde d'Harry Potter. J'ai choisi de situer cette histoire en 2099 pour aucune raison précise, mais par conséquent tous les OC m'appartiennent, et l'univers d'HP à JK Rowling évidemment.
Le résumé n'est pas top, j'ai eu énormément de difficultés à l'écrire, mais j'espère que certains courageux auront cliqué sur cette histoire ! Le titre est un peu étrange, mais je trouvais qu'il collait bien.
Je m'excuse d'avance pour les fautes, j'ai essayé de corriger au maximum.
N'hésitez pas à laisser un petit commentaire pour me dire ce que vous en avez pensé, ce premier chapitre introduit principalement les personnages principaux, dans le prochain on rentrera doucement dans la vie de nos étudiants !
Bonne lecture ! :)
Chapitre 1 : Maudits gamins
Harry Viridian affichait une moue blasée, il jeta un coup d'œil sur sa montre. 8h39. Par Merlin, son cauchemar n'avait commencé que depuis neuf longues, très longues, minutes. C'était de la torture.
Assis derrière son bureau, le professeur de métamorphose posa une paire de lunettes de soleil sur son nez, avant de se caler plus confortablement sur sa chaise, dans l'optique de faire une petite sieste pour passer le temps et récupérer le sommeil perdu.
Il détestait son travail, la directrice, mais surtout, surtout, ces maudits élèves du cours de soutien.
Il était chargé depuis maintenant deux ans, du groupe de soutien de la promotion entrée en 2093 à Poudlard. Ils étaient à présent en sixième année. Il devait donc chaque samedi matin surveiller un groupe de huit étudiants et ce pendant trois heures. De 8h30 à 11h30. On était le premier samedi de l'année scolaire 2099-2100 et il en avait déjà marre.
Paraîtrait que ce type de pratique fonctionnait merveilleusement bien dans le monde moldu, selon les dires de leur chère directrice, Olivia Gourdinière. A cette pensée il eut un rictus dédaigneux. Cette bonne femme était d'un humanisme écœurant et d'une naïveté exaspérante avec ses idées révolutionnaires sur l'enseignement à la con.
Il y avait un groupe de soutien par promotion, le nombre d'élèves dépendaient du besoin. Ces petits groupes, dit de renforcement, commençaient en quatrième année. Il entendait encore le discours de leur directrice à la réunion de pré-rentrée alors qu'il avait exprimé son mécontentement de s'occuper du groupe de soutien de cette promotion, pour la troisième fois consécutive. Il l'entendait encore avec son discours sur l'inclusion de tous à la réunion de pré-rentrée, lui vanter les mérites de son programme de soutien : « Il faut donner une chance à tous les élèves Harry » « Ils n'ont pas tous le même fonctionnement d'apprentissage Harry » « Il faut être tolérant Harry ».
A son humble avis, ce groupe était composé d'un ramassis d'incompétents et de débiles profond. Il n'avait aucune envie d'être ici, et les élèves en face de lui l'avaient toujours ressenti. Et ils le lui rendaient bien. Il venait de leur donner une dissertation débile à faire sur les enseignements qu'ils avaient travaillé pendant les vacances scolaires, et il profitait actuellement de ce temps calme pour essayer de rattraper son sommeil injustement perdu.
Un grincement régulier lui fit ouvrir un œil. Il se redressa et chercha le coupable derrière ses lunettes de soleil. Il eut une moue agacée en reconnaissant le coupable qui avait osé le déranger pendant sa tentative de sieste.
Gordon North, se balançait tranquillement sur chaise tout en construisant un avion en papier avec le bout de parchemin sur lequel il devait réaliser l'exercice demandé. Evidemment aucun de ces crétins n'avaient pris la peine de le faire, il en était sûr et certain. C'était au-delà de leurs capacités intellectuelles.
Il se racla bruyamment la gorge et le Poufsouffle releva un regard insolent vers lui. Il arrêta cependant de se balancer sur sa chaise.
Sûrement un des plus insupportables du groupe. Il était dans le groupe depuis la quatrième année. Ce gosse avait de sérieux problèmes psychologiques selon lui. Incapable de se concentrer, toujours en mouvement et à interrompre le cours. Il posait constamment des questions plus connes les unes que les autres, ce garçon avait le mérite de le surprendre chaque jour un peu plus par sa stupidité. Rien que tout à l'heure, alors qu'il était en train de leur expliquer les consignes, il l'avait coupé, et de sa voix nasillarde, avec un grand sourire insolent en prime, il lui avait demandé : « À l'encre ou au stylo ? Avec un plan détaillé ? Thèse ? Antithèse ? », simplement pour l'emmerder. Une vraie plaie, et sûrement le plus difficile de tous à supporter.
A sa droite, son acolyte de toujours, Jill Baker. Une Gryffondor. Cette fille avait de sérieux problèmes de comportements : colérique, vulgaire, inattentive... Elle ne participait jamais en cours, et détenait un record d'absentéisme impressionnant. Si Harry avait été directeur il l'aurait exclu définitivement de l'école. Mais ce n'était pas dans la philosophie de leur super (notez l'ironie) directrice, cette chère Olivia Gourdinière. Conneries. Il lui en foutrait lui de la tolérance, ce n'est pas elle qui devait se coltiner un groupe de crétins depuis deux ans et maintenant bientôt trois. Parce que oui, il avait l'énorme chance, de se retrouver chaque année avec le même groupe. Et tous les enseignants étaient d'accord sur un point. Cette promotion était la pire de tout Poudlard : perturbateurs, insolents, vulgaires, flemmards. Une vraie bande de futur criminel sur pattes, avec les hormones en ébullition de surcroît.
Il n'y avait qu'à regarder Hunter Williams, Serpentard. Il avait fini en retenues des dizaines de fois pour les motifs suivant : nudisme dans les couloirs de l'école et ce dans un état d'ébriété avancé, envois de messages à caractères sexuels ou insultants pendant les cours, un jour il avait été pris en flagrant délit de dégradation des murs de l'école. Il avait peint sur la porte de la grande salle un énorme pénis. Hunter était plus intéressé par découvrir le sexe opposé que par ses cours de métamorphose.
- Monsieur ! Monsieur ! Eh Monsieur !
Et cette voix insupportable. Merde, il leur avait donné du travail. Il ne pouvait pas avoir une heure de tranquillité.
- Oui, Johnson, l'interrogea Harry en relevant la tête d'un air morne vers son élève, il ne prit même pas la peine de retirer ses lunettes de soleil.
Rafi Johnson, un Poufsouffle, ce qui lui correspondait comme un gant, un véritable blaireau. Aussi insupportable que son ami Gordon North. Littéralement, il lui sortait sa science à tout bout de champ. Alors qu'honnêtement s'il était dans ce cour, c'était qu'il ne brillait pas par son intelligence. Bon après il n'avait jamais été vérifier, il était tellement dégouté de gâcher ses samedis matin pour s'occuper des cancres de Poudlard, qu'il ne les faisait pas travailler. Il leur faisait écrire des dissertations tirées au hasard dans le programme, ou alors il leur donnait un document à lire, pour qu'il le laisse en paix. Et il ne prenait jamais la peine de les corriger. Quel était l'intérêt ? Ils étaient irrécupérables.
- Vous saviez qu'en 1880, soit il y a deux siècles, la définition d'un cancre désignait des crabes, lui dit son élève avec un sourire moqueur en jouant avec sa plume.
- Ça veut dire qu'on est des crabes depuis le début ! hurla Gordon North en se retournant dramatiquement sur sa chaise sous les rires de ses camarades.
Le seul à ne pas rire fut le deuxième Serpentard de la pièce, Nathaniel Peakes, qui lança un regard dédaigneux à son camarade.
- T'en a pas marre de sortir des conneries plus grosses que toi ? Ce que t'es con.
Ce gosse lui ôtait les mots de la bouche, pensa Harry en retenant un ricanement moqueur. Il se força à garder une posture professionnelle. Après tout, il était leur professeur, il ne pouvait pas se permettre de rire lorsqu'ils s'insultaient les uns et les autres. Même si Peakes avait entièrement raison. North était un con fini. Ses parents avaient dû le bercer trop près du mur lorsqu'il était petit.
Gordon lui répondit par un doigt d'honneur accompagné d'un énorme sourire hypocrite.
- Si c'est pour vous entendre déblatérer des stupidités Johnson, je vous prierai de vous abstenir, commenta finalement Harry d'un ton sec avant d'ordonner le silence dans la salle.
Ils mirent quelques secondes à se taire, puis le silence se fit de nouveau dans la salle.
Nathaniel Peakes était nouveau cette année. Harry savait qu'il n'était pas un élève particulièrement régulier, mais il s'était tellement planté aux BUSEs que la directrice avait décidé que le groupe de soutient lui ferait le plus grand bien. Ça voulait dire encore un autre crétin à surveiller.
Il n'était pas le seul nouveau dans le groupe de soutien cette année. Il y avait une nouvelle élève qui était arrivé à Poudlard à la rentrée, une américaine. Tessa Hamilton, elle avait été répartie à Gryffondor, et une nouvelle fois la directrice avait décrété que les cours de soutien, enfin de « renforcement », lui ferait le plus grand bien pour s'adapter à Poudlard. Honnêtement Harry ne savait absolument rien d'elle, et il n'en avait rien à faire de ses élèves, alors s'intéresser à une nouvelle élève, pas question. Il n'était pas dans le social, merde !
Pour compléter le groupe, il y avait encore deux autres élèves.
Lauren Cooper, une Serdaigle. Oui, oui, une Serdaigle. Harry en avait encore honte, parce qu'évidemment il était directeur de la maison Serdaigle. Alors qu'un de ses élèves finissent au milieu des ratés scolaires de Poudlard, c'était un comble. Serdaigle était la maison de l'intelligence, qu'on se le dise. Cooper était une élève intéressée, mais tête en l'air, constamment ailleurs. Elle est dyslexique. Harry ne s'était pas particulièrement intéressé à ce que ça voulait dire, et il ne comptait pas l'aider.
Et pour compléter le lot, Finn Bradford, Gryffondor. Il avait réussi l'exploit de redoubler sa deuxième année à Poudlard. Il aurait dû être en septième année. En quasiment vingt ans de carrière, Harry n'avait jamais vu un tel je-m'en-foutisme chez un élève. Aussi peu intéressé par autre chose que sa petite personne, il avait d'énorme problèmes d'agressivité. Plusieurs tables avaient déjà volé lors de certains cours, des chaudrons aussi, il avait un penchant pour se battre à la moldue. Question de survie, il valait mieux se placer loin de lui. C'était un conseil.
Deux heures plus tard, Harry profitait de sa liberté. Il avait libéré les monstres dans le château, les laissant vaguer à leurs occupations, aussi stupides étaient-elles.
Puis ce fut le drame.
Il sifflotait doucement, un air joyeux sur le visage, se voyant déjà se rendre à Pré-au-lard avec ses collègues prendre une petite bière dans un des bars du village. Et peut-être même qu'il allait enfin oser draguer la jolie serveuse des Trois Balais.
Pris dans ses pensées joyeuses il ne regarda pas où il marchait. Il ne vit pas les escaliers changer de sens. Son pied se posa dans le vide. Il y eu un moment de flottement où il se sentit partir, il dégringola dans les escaliers. Tout se passa tellement vite, qu'il n'eut pas le temps de comprendre ce qu'il s'était passé, il était déjà trois mètres plus bas, étalé sur le sol. Il ne sentait plus son corps, et puis ce fut le noir complet. Il perdit connaissance.
Avant de perdre connaissance une pensée lui échappa : Maudit gamins.
