Bonjour !

On part sur une nouvelle fanfiction sur France et Angleterre. J'espère qu'elle vous plaira.

Je sais, j'ai pas fini mes fanfictions en cours et j'en commence une nouvelle. L'inspiration était au rendez-vous.

Et cette fois-ci, j'ai un plan. (ça fait très arthurien, cette phrase). 13 chapitres sont prévus. Et j'ai fait un plan pour Rêverie Grecque aussi (12 chapitres). J'y verrai ainsi plus clair et je ne ferai pas n'importe quoi avec le scénario de ces deux fanfictions.

Disclaimers : Hetalia appartient à Hidekaz Himaruya.


Francis chevauchait à toute vitesse dans la campagne américaine de nuit. Armé d'une torche, il distinguait à peine son environnement et faisait appel à ses sens aiguisés de nation en terrain conquis pour avancer.

Il craignait de courir tout droit dans un piège tordu de son ennemi séculaire.

Arthur n'avait pas montré signe de vie durant une année entière. Au début, Francis pensait qu'Arthur boudait. Le français l'avait enfin vaincu sur les mers et, selon leur accord, il avait pu profiter du corps d'Arthur comme il l'entendait. Pour une fois, ce n'était pas Francis qui se retrouvait soumis au bon vouloir d'Arthur après une défaite cuisante.

Après plusieurs mois sans l'esquisse d'une revanche, Francis s'était évidemment inquiété de cette absence anglaise. Et il enrageait de ne pas l'avoir retrouvé avant cette nuit. Durant ce laps de temps, Arthur avait pu monter trois ou quatre plans différents pour conquérir la France et le monde. Qu'est-ce qu'Arthur pouvait être rancunier !

Francis devait lui mettre des bâtons dans les roues à tout prix.

C'était pour raison qu'il avait accepté le rendez-vous mystérieux d'Arthur.

Francis était très en colère contre Arthur, en plus. Ce fumier d'anglais avait trouvé sa résidence personnelle sur le vieux continent et lui avait glissé une lettre en français sous la porte pour une rencontre le soir-même. Déjà, Arthur savait où, mais aussi quand le trouver ! Francis détestait se sentir menacé, surtout par Angleterre.

Pour en rajouter encore plus, Arthur lui avait demandé de venir seul et avait fait appel aux secrets entre nations. Francis ne devait parler de cette lettre et de ce rendez-vous à absolument personne.

Oui, ça puait le piège.

Arthur était encore dans une phase de pirate sans foi ni loi. Francis espérait vraiment qu'Arthur respectait encore la charte des nations. Quand une nation mettait sur la table le secret des nations, c'était considéré comme un cessez-le-feu immédiat. C'était généralement utilisé pour parler de préoccupations propres aux nations.

C'était donc assez rare.

Arthur n'en avait jamais fait usage avec Francis. Et Arthur aurait pu au moins le consulter pour leur mariage arrangé durant la guerre de Cent Ans. Francis frissonna à ce souvenir. Il avait eu de la chance d'avoir pu s'échapper des geôles d'Arthur.

Cette nuit, Francis espérait ne pas avoir fait une erreur en accordant sa confiance à Arthur. Il n'avait rien dit. Il n'avait averti personne. Francis se sentait bête de se reposer entièrement sur le secret des nations.

Il s'agissait de ce fourbe d'Arthur ! Bon sang !

Francis n'avait pas eu le temps de réfléchir à ce que pourrait bien lui vouloir Arthur après autant de temps sous silence radio. Il n'en avait pas la moindre idée ! Francis aperçut enfin une lumière dans la nuit et se dirigea droit sur elle.

Il arriva à une maison modeste isolée du reste du monde. Il n'y avait pas un seul domestique présent pour l'accueillir et amener son cheval à l'écurie.

Francis soupçonna immédiatement Arthur de vivre là, quand il séjournait en Amérique. C'était pas bon, tout ça. Arthur ne lui aurait jamais révélé une information aussi capitale sur lui en temps normal. Que se passait-il ?

Francis descendit de cheval, l'attacha à l'arbre le plus proche et éteignit sa torche. Sur ses gardes, Francis se retourna immédiatement quand il entendit la porte d'entrée grincer.

Arthur se tenait sur le pas de la porte avec une lampe à huile allumée.

« Bonsoir ! Ce n'est pas trop tôt. Tu en as mis du temps », râla Arthur dans un français impeccable.

Francis ignorait encore ce que lui voulait Arthur, mais ce devait être important s'il faisait l'effort de lui parler en français. En s'approchant, Francis s'aperçut d'un détail qui avait une grande importance. Arthur n'était pas habillé comme un pirate tape à l'œil. Non, il avait revêtu des habits de simple fermier. Et c'était une très mauvaise nouvelle !

Arthur avait quitté ses fonctions de nation en devenant un pirate. Et n'allez pas lui faire croire qu'il devenait un homme bien sous tous rapport juste pour travailler les champs américains. Il redevenait la toute puissante Angleterre.

C'était sûr. Arthur avait un plan infaillible pour devenir le maître du monde. Et convoquer Francis était certainement la première étape de son plan. Bon. Francis ne voyait pas pourquoi il aiderait Arthur en quoi que ce soit. Qu'est-ce qu'Arthur s'imaginait ?

« Ne fais pas trop de bruit, s'il te plaît.

- Tu n'es pas seul, en déduisit Francis. Ce n'était pas dans notre accord. »

Sur la défensive, Francis était prêt à se battre et même à foutre le camp.

« Tu ne crains rien, ce soir. Le secret des nations nous protège tous les deux. Viens. Tu veux du thé ?

- Il ne manquerait plus que tu m'empoisonnes.

- J'ai quand même une parole et de l'honneur, Francis. On est en cessez-le-feu », râla Arthur.

Francis garda ses bottes et même son chapeau au cas où il devrait vite fait s'enfuir de cet endroit. Arthur le guida vers un salon éclairé à l'aide de bougies et s'assit dans un canapé. Prudent, Francis prit place aussi loin que possible d'Arthur.

Le seul élément qui réjouissait Francis était la mine fatiguée d'Arthur. Oh ! Ce sale bâtard ne dormait pas bien. Tant mieux.

« Avant qu'on parle, il faut que tu signes ce manuscrit. »

Francis prit la feuille que lui tendit Arthur. Il y avait déjà la signature d'Arthur dessus. Francis lut rapidement le document tout en surveillant Arthur. Ce document récapitulait le secret des nations et rappelait que le secret était de mise.

« Nous sommes sous le secret des nations. Nous ne dirons rien de ce qui va se dire cette nuit. Pourquoi veux-tu me faire signer ce papier en plus ?

- Il est magique. Ainsi, on ne pourra rien dire de ce que nous déciderons aujourd'hui.

- Et on peut rompre ce sortilège d'un commun accord.

- Exactement.

- J'avais l'intention de ne rien dire, Arthur.

- C'est une précaution. »

Francis signa le papier et regarda Arthur droit dans les yeux. Arthur voulait vraiment discuter de quelque chose d'important. Ce n'était pas un piège. Francis ne se sentait pas pour autant soulagé. Il était bien la dernière personne à vouloir aider Arthur.

« C'est une décision qui a été difficile à prendre pour moi, commença Arthur.

- Ne tourne pas autour du pot, Arthur.

- J'ai besoin de ton aide.

- Je m'en doutais, fanfaronna Francis.

- Ne fais pas de bruit. Tu vas les réveiller, murmura Arthur.

- Et qui donc ? »

Arthur prit une grande inspiration et se pinça l'arête du nez. On aurait dit qu'il allait déjà regretter ses paroles.

« Des bébés nations. »

Perplexe, Francis attendit plus d'explications. Ce n'était pas la première colonie en bas âge que Francis ou Arthur trouvait. Généralement, il les confiait à des tuteurs et ne s'en occupait pas tellement plus. Seulement, Arthur avait employé le terme : « bébé ». Le plus souvent, les colonies avaient au minimum cinq ans physique.

« Bébés comment ?, s'en amusa Francis.

- Six mois, tout au plus. »

Stupéfait, Francis ne put retenir une exclamation de surprise.

« Et tu les as arrachés à leur maman ? Qu'est-ce que tu as fait, Arthur, bon sang !

- Ne crie pas. Ils dorment pour une fois, se plaint Arthur.

- Ça fait combien de temps que tu les as avec toi ? »

Arthur eut les yeux fuyants. Apparemment, il n'était pas très fier de ce qu'il avait pu se passer avec ces bébés.

« Je suis leur père. C'est tout ce que tu as à savoir. »

Francis blêmit à toute vitesse. Il avait toujours pensé qu'Arthur était homosexuel et avait été très amoureux de lui en plus. C'était vraiment étonnant. Francis savait qu'en d'autres circonstances, il serait lui aussi tombé amoureux d'Arthur. Seulement, ils étaient ennemis et l'Histoire n'avait pas joué en leur faveur. Mais là n'était pas le plus important. Francis était vraiment perdu. Arthur lui montrait sa plus grande faiblesse : ses enfants. Arthur avait complètement perdu la tête ! Ce n'était pas possible autrement. Qu'est-ce qui pourrait le pousser à lui révéler l'existence de ses enfants ?

Arthur savait certainement que Francis aurait des scrupules à menacer des bébés nations d'extinction, mais quand même, c'était prendre un grand risque.

« Je pense avant tout à leur avenir. Tu as autant intérêt que moi à en faire tes alliés.

- Des bébés fragiles.

- Ils vont être aussi puissants que nous, voire plus.

- Je demande à voir, s'en amusa Francis. Il n'y a déjà pas assez de place pour deux superpuissances dans le monde…

- Quand Rome nous a rencontré pour la première fois, il a dû penser la même chose. Et tu sais bien ce qu'il lui est arrivé. »

Francis retrouva son sérieux. Evidemment, il se souvenait du destin de son père et s'inquiétait de disparaître à son tour un jour ou l'autre. Il avait toujours tout fait pour rester en vie. Et là, les enfants d'Arthur allaient modifier la donne.

« Arthur, ce sont tes enfants. Donc, il y a de grandes chances qu'ils restent tes alliés à moins que tu les élèves n'importe comment… »

Là, il y eut un grand blanc. Francis remarqua à quel point Arthur semblait fatigué et sur les nerfs. Il n'y avait pas un seul domestique dans la maison. Seulement, Arthur et les bébés. Comment avaient-ils fait pour survivre jusque-là ? Arthur était une catastrophe ambulante dès qu'il touchait aux fourneaux.

« Hum… tu as besoin d'aide ?, le taquina Francis.

- Leur mère est morte. Et je ne sais pas quoi faire ! Je suis complètement dépassé ! »

Francis fronça les sourcils. Arthur ne comptait quand même pas sur lui pour garder le secret et faire des petits pots à ses bébés !

« Tu m'en demandes beaucoup trop. Engage une nourrice et des domestiques pour t'aider.

- Je ne veux pas qu'on apprenne leur naissance. Et surtout pas ce foutu Antonio ! Ils sont trop jeunes pour tomber dans les mains de n'importe qui.

- Je ne te le fais pas dire. Je te rappelle que je suis ton ennemi mortel, Arthur. »

Arthur le fusilla du regard, furieux. Francis ne fut pas intimidé pour autant. C'était son devoir de rappeler à Arthur quelques petites choses nécessaires à la survie de ses enfants. Et voilà, Francis tombait dans le panneau. Il avait déjà envie d'aider ces pauvres petits êtres.

« Je sais bien, Francis, dit prudemment Arthur. Seulement, j'ai mes raisons. Tu as colonisé une partie du territoire de mes enfants. Et moi aussi. Et peut-être un petit peu Antonio aussi. Mais j'ai pas confiance en Antonio pour s'occuper d'un enfant. On sait tous que Lovino en a bavé.

- Oui. J'ai aussi reçu une lettre de Lovino expliquant à quel point Antonio avait été exécrable avec lui. Donc, tu ne veux pas qu'Antonio s'en mêle.

- Et je ne peux pas le voir en peinture, en plus.

- Parce que moi, oui.

- Là n'est pas la question, éluda Arthur. On ne sait pas comment la situation va évoluer sur leurs territoires. Est-ce que je vais prendre l'avantage ? Est-ce que ce sera toi ?

- Je vois. Tu veux que quelqu'un de fiable s'occupe de tes enfants si tu ne peux pas le faire toi-même. Mais qu'est-ce que j'y gagne ? »

Francis se maudit intérieurement. Il était parti pour négocier. Arthur savait vraiment le prendre par les sentiments. Ces pauvres petits ne survivraient pas longtemps avec un père comme Arthur.

« Des alliés. S'ils s'attachent à toi, je pense que tu pourras compter sur eux à l'avenir. Et bon, te connaissant, je sais bien que tu vas tout tenter pour garder ces colonies pour toi.

- Arthur, tu ne peux pas prendre de tels engagements pour tes enfants. Je sais que tu vois loin, généralement, mais rien ne nous garantit qu'ils resteront nos alliés. Regarde-nous. Nous étions amis avant de devenir ennemis.

- Est-ce que tu te serais retourné contre ton père ? »

Francis grinça des dents. Arthur n'avait pas l'air de comprendre que les liens familiaux ne protégeaient pas d'une trahison.

« Mon peuple a assiégé Rome. Ne te crois pas protégé d'une quelconque attaque de leur part parce que tu es leur père.

- Tu étais en colère contre Rome parce qu'il a tué ta mère. On n'est pas dans ce cas de figure. Et j'ai bien l'intention de les élever correctement. Je ne les laisserai pas à des inconnus.

- Mon père était très présent… Et bon d'accord, tous les enfants latins étaient en colère contre lui pour la disparition de leurs mères.

- Mais tu es attaché à lui.

- Oui. Il me manque. »

Francis réfléchit intensément. Arthur essayait de l'avoir avec un argument de poids. Oui. Francis pourrait monter les enfants contre leur père et s'accaparer leurs territoires. Ce serait facile. Arthur avait énormément de défauts. Francis voulait voir les enfants pour prendre une décision. Etaient-ils vraiment aussi puissants qu'Arthur le disait ?

Si c'était le cas, il valait mieux avoir un œil sur eux et leur développement.

« Je veux les voir.

- Ne fais pas de bruit. »

Arthur l'amena dans une pièce attenante. Francis s'approcha prudemment des deux berceaux. Dans le premier, un bébé dormait profondément. Il avait une bouille adorable, des cheveux blonds légèrement bouclés, et un petit ours en peluche contre lui. Francis pouvait sentir qu'il deviendrait une puissance mondiale, rien qu'en le regardant. Mais ce qui l'inquiétait le plus était l'aura de puissance de son jumeau.

« C'est Matthew. Et là, c'est Alfred. Oh ! Il s'est réveillé. »

Francis plongea dans les yeux bleus d'Alfred et comprit que cet enfant les dépasserait en un rien de temps. Arthur ne mentait pas. Ils avaient l'avenir devant eux.