Bonjour ! Et voici la suite !

Information importante : Alfred et Matthew ont six mois au lieu de quatre. J'ai changé l'âge dans le chapitre 1. C'est important pour leur alimentation (et leur survie au passage...).

J'espère que je ne dis pas trop de bêtises sur l'alimentation d'un bébé et la diversification... J'étais restée sur du 4 mois en écrivant ce deuxième chapitre. Et finalement, en me renseignant un peu plus, j'ai changé leur âge dans le chapitre 1. Même si ce sont des nations, ce sont des bébés.

Ensuite, je poste assez vite ce deuxième chapitre.

J'ai déjà un plan, tout ça, tout ça, donc ça va plus vite pour écrire cette histoire, mais surtout mes autres fanfictions auront leurs prochains chapitres uniquement sur AO3. Celui de rêverie grecque n'est pas encore écrit en plus. Donc, c'est pour vous donner un petit quelque chose pour ce week-end.

Bonne lecture !


Alfred se mit à pleurer, ce qui réveilla son jumeau. Francis regarda Arthur, attendant ses instructions. Arthur semblait vraiment exténué par ses nuits courtes et débordé par les besoins primaires de ses enfants. Francis savait comment gérer un bébé, parce qu'il avait souvent été là pour les enfants de sa royauté.

« Je m'en occupe, dit Francis.

- Alfred a faim et Matthew aura peut-être envie de manger aussi. Il y a des yaourts dans la cave. En descendant, tu as la cuisine. Au fond de cette pièce, il y a un escalier et c'est là. Je te descends Alfred. »

Francis se dépêcha d'aller chercher les yaourts des petits. La fraîcheur de la cave permettait de conserver le yaourt à une bonne température. Mais c'était loin d'être idéal dans la bouche d'un bébé !

Arthur n'avait déjà pas de notion de survie élémentaire pour lui-même, alors pour des bébés, n'en parlons pas.

Francis remonta en chauffant les yaourts entre ses mains. S'il pouvait faire un bain marie, il réchaufferait un petit peu le repas des bébés.

« Tu t'es perdu, Francis ?

- Non, râla Francis. Tu ne peux pas leur faire avaler le yaourt comme ça.

- Je sais. Amène-les. »

Quand il retrouva Arthur dans le salon, Francis sursauta. Arthur avait envoyé des étincelles de magie sur les pots de yaourt. C'était tout chaud dans ses mains.

« Voilà. Maintenant, c'est tiède, lui affirma Arthur. Occupe-toi d'Alfred. Je vais chercher Matthew.

- Hé ! C'est pas un dangereux de faire de la magie comme ça ! »

Arthur lui mit Alfred dans les bras et répondit.

« Je suis à mon plein potentiel magique. Et j'ai que deux bras pour deux bébés.

- Hé ! Je suis là, maintenant. Et tu aurais pu embaucher une nourrice pour les allaiter. Ils en ont encore besoin.

- Ils ont surtout besoin de grandir dans le secret le plus total. »

Sur ce, Arthur remonta à l'étage, lui laissant un bébé pleurant à plein poumon dans les bras. Pour une fois, Arthur ne faisait pas preuve de logique. Et ça l'inquiétait vraiment beaucoup. On ne confiait pas ses bébés de six mois à son pire ennemi, alors qu'on voulait garder secret leur naissance.

« Bon. Alfred, c'est ça, dit Francis en s'asseyant dans le canapé. Tu vas ouvrir grand la bouche et manger correctement. »

Ce ne devait pas être la première fois qu'Alfred mangeait du yaourt. Il semblait vraiment apprécier la texture et le goût. Il était même un peu glouton sur les bords et n'en laissait pas une miette. Francis fut très étonné, quand Alfred attrapa la cuillère et la tordit facilement.

Arthur aurait pu le prévenir qu'Alfred avait une force démesurée pour un bébé nation. Il devait faire attention à ne pas se prendre un coup ou se faire tordre un doigt.

Alfred lui jeta un regard ébahi à la dernière cuillère.

« Et oui, c'est fini. »

Alfred tourna la tête vers l'autre yaourt.

« C'est pour ton frère. »

Alfred lui fit des yeux de bébé martyrisé prêt à pleurer. Francis ignorait si Alfred était habitué à manger plus, et surtout autre chose que du lait maternel. Qu'est-ce que faisait Arthur ? Il aurait déjà dû redescendre Matthew.

« Arthur ?

- Je change Matthew ! J'ai presque fini ! »

Francis prit Alfred contre lui pour le faire roter. A ce moment-là, il sentit une odeur nauséabonde s'échapper de la couche du bébé. Oh ! Non ! Il était parti pour le changer. Francis remonta à l'étage pour trouver la table à langer.

Dès qu'Arthur le vit, ils firent un échange de bébé.

« Je crois qu'il n'a pas assez mangé.

- Je le change et on verra après. Matthew a faim maintenant. »

Francis s'occupa de Matthew qui mangea plus lentement que son frère. Il eut l'air bien plus rassasié. Ses yeux tombaient de fatigue, alors Francis alla le coucher en lui chantant une berceuse en français. Oui. Il fallait commencer dès à présent à saper l'autorité d'Arthur. Son ennemi avait déjà quatre mois d'avance pour leur enseigner l'anglais. Il fallait absolument que les bébés soient bilingues. C'était le minimum à faire subir à Arthur.

Quand Francis réussit à coucher Matthew, Arthur était revenu avec un Alfred endormi dans les bras. Une fois qu'Alfred eut rejoint son berceau, Arthur lui fit signe de ne pas faire de bruit. Ils sortirent de la pièce et se rendirent dans le salon.

« Je veux bien t'aider à élever tes enfants, dit tout bas Francis. Seulement, ils ont besoin d'une nourrice.

- C'est hors de question. Ils peuvent déjà manger du yaourt et… tu pourrais essayer de leur donner des légumes cuits. »

Francis avait senti qu'il devrait faire la popote.

« Les bébés ne survivent pas longtemps sans lait maternel. Il vaut mieux engager une nourrice, la payer gracieusement et la loger ici sans interruption…

- Et tu crois que tuer la nourrice, une fois qu'ils auront trois ans, ne va pas les traumatiser à vie. »

Francis papillonna des yeux, n'en croyant pas ses oreilles.

« Tu as des méthodes expéditives, s'indigna Francis.

- Je n'ai pas confiance en de simples humains.

- Mais en moi, si. Arthur, c'est illogique.

- Tu me prends déjà la tête, râla Arthur. On en discutera demain… quand ils nous réveilleront.

- Je n'ai pas été particulièrement discret pour partir de chez moi. J'ai laissé des traces pour qu'on me retrouve au cas où. Si je disparais du jour au lendemain, on va me chercher.

- Cet endroit est protégé par la magie. On ne peut le trouver qu'avec une autorisation magique. Tu es bien venu avec ma lettre ?

- Oui. J'ai suivi tes instructions.

- Donc, tes traces ont été effacées et personne d'autre n'a l'autorisation de venir ici. On est tranquille. Je t'ai préparé une chambre d'ami. »

Francis nota dans un coin de son esprit qu'Arthur pouvait facilement le piéger à l'aide d'une simple lettre. Il ferait plus attention à son courrier à présent. Heureusement, il avait pris assez d'argent sur lui pour tenir quelques temps. Et il fallait vraiment convaincre Arthur de prendre une nourrice pour les petits. Comme Arthur avait vraiment besoin de lui, Francis n'eut aucun mal à trouver le sommeil.

Francis fut réveillé aux aurores par les pleurs des bébés. Voulant laisser Arthur dormir, il se dépêcha de se lever pour s'occuper d'Alfred et Matthew. Il fallait à nouveau les changer et leur donner à manger. Francis réussit à les changer assez vite. Arthur avait tout préparé dans la chambre pour les couches et les habits.

Francis alla chercher encore du yaourt pour les nourrir, puis revint dans la chambre pour les transporter dans le salon à l'aide d'un couffin. Il croisa Arthur à peine réveillé et lui dit de se recoucher. Il s'occupait de tout. Arthur le suivit quand même dans le salon pour réchauffer les yaourts à l'aide de la magie et repartit dormir.

Très bien. Francis était seul avec les bébés. Ils étaient habillés et, bientôt, ils auraient mangé. C'était l'occasion idéale pour se barrer avec eux, leur trouver une nourrice et les élever correctement. Seulement, Arthur lui en voudrait énormément. Ce pourrait même déclencher une guerre terrible sur le territoire des petits.

Ils étaient beaucoup trop jeunes pour vivre de telles expériences. Ce pourrait les tuer. Et Francis avait bien l'intention de les garder en vie.

Francis prit Alfred dans ses bras et commença à le nourrir. Maintenant qu'il faisait jour, il voyait mieux les bébés. Alfred ressemblait beaucoup à Arthur petit, sauf qu'il avait des yeux aussi bleus que les siens. Quant à Matthew, ses yeux bleus tirant légèrement sur la violine lui rappelaient de lointains souvenirs. Oui. Matthew ressemblait à sa mère Gaule. Il y avait un petit quelque chose de familier dans son visage.

Francis secoua la tête. Il se faisait des idées. Il ne connaissait pas la mère des petits. Ils lui ressemblaient peut-être énormément. Et c'était juste une coïncidence. Et puis, ils étaient bien trop petits pour qu'on puisse remarquer ce genre de choses.

En tout cas, ça lui donna une idée lumineuse pour emmerder Arthur.

« Et cette cuillère-là, c'est pour papa. »

Les deux bébés le regardèrent avec surprise. Même s'ils étaient petits, il était possible qu'en tant que nations ils comprennent deux-trois notions importantes. Et Francis n'allait pas se gêner pour rendre la vie d'Arthur impossible et sa relation avec ses enfants difficile.