Bonjour !
Voici un nouveau chapitre de Trêve. J'espère qu'il vous plaira.
Je l'ai déjà annoncé dans ma compilation de drabbles. Je vais changer de fandom principal. Il y a de fortes chances que Trêve soit ma dernière fanfiction longue sur Hétalia. Rêverie grecque sera certainement fini avant Trêve.
Il y a une fanfiction Naruto que je veux faire depuis longtemps. C'est un peu l'occasion de s'y mettre et de retourner à mon premier fandom.
Bonne lecture !
Francis était très contrarié.
Il ne pouvait pas s'enfuir.
Une semaine était passée depuis sa première tentative pour faire tomber Arthur dans ses bras. Oui. Il avait encore essayé de coucher avec lui. Il avait tout tenté. Il s'était promené torse nu dans la maison. Il avait murmuré sensuellement à Arthur tout ce qu'ils pourraient faire ensemble. Il avait embrassé et un peu caressé Arthur à travers ses vêtements et s'était récolté une gifle.
Lors de ses tentatives suivantes, Arthur lui avait dit qu'il ne supporterait pas longtemps son harcèlement sexuel de pervers.
Francis avait arrêté d'insister quand Arthur lui avait crié qu'il était en deuil de la mère des petits.
Le timing n'était vraiment pas le bon.
Seulement, Francis devait s'évader de cet endroit et vite. Il n'avait pas envie de s'en prendre violemment à Arthur. Il fallait l'assommer pour un petit bout de temps, s'il voulait avoir une chance de s'éclipser avec les petits. Ce n'était pas gagné. Francis n'était pas sûr d'avoir le dessus sur Arthur. Ils risquaient de se chamailler et de se battre pendant des heures. L'ambiance entre eux était déjà tendue. Francis n'avait pas envie qu'elle devienne à couteaux tirés avec les bébés dans les pattes.
En parlant des bébés, Francis avait du mal à comprendre quelque chose. Arthur s'arrangeait toujours pour séparer Alfred et Matthew au moment du repas. Francis s'occupait de l'un d'eux pendant qu'Arthur changeait la couche de l'autre. N'allez pas lui dire que les petits étaient réglés comme des horloges pour manger et se faire changer.
Une petite main de bébé le tira de ses réflexions. Matthew cherchait à attraper la cuillère que Francis avait laissé dans le vide.
« Allez ! Ouvre grand la bouche ! C'est une cuillère pour faire plaisir à papa ! »
Francis avait l'impression que Matthew était plus réceptif à sa cuisine et à la langue française qu'Alfred. C'était donc l'occasion ou jamais.
« Matthew. Si tu es sage, je te donnerai un petit peu plus de carottes. Tu ne pleures pas, tu restes tranquille. On va aller voir ce que fabrique ton daddy. Il faut toujours savoir ce qu'il mijote dans son coin. Toujours. »
Francis attrapa délicatement Matthew. Silencieusement, il rejoignit l'étage avec Matthew dans les bras. Arthur avait laissé la porte ouverte. Quelle aubaine ! En entrant par surprise, Francis ne s'attendait pas du tout à trouver Arthur et Alfred ainsi.
« Qu'est-ce que tu fabriques ! », s'écria Francis.
Francis ne rêvait pas ! Il ne rêvait pas ! Alfred avait la tête contre le torse d'Arthur comme s'il tétait. Et Arthur le fusillait du regard.
« Pose Matthew dans le berceau. Je vais t'expliquer. »
Francis se dépêcha de mettre Matthew en sécurité. Ils allaient se disputer et violemment. Francis le sentait jusqu'au plus profond de son âme.
Arthur coucha aussi Alfred. Et ils sortirent de la chambre, même si les bébés pleuraient de ne pas avoir fini leur repas. Francis s'attarda sur la poitrine mise à nue d'Arthur. Elle était peu développée. Et un peu de lait perlait du téton. Gêné, Arthur réajusta les bandages autour de son torse et évita son regard.
« Alors, je comprends maintenant l'absence de nourrice, grogna Francis. Ce sont tes enfants ! Mais évite de faire des trucs magiques pas naturels ! Je suis traumatisé maintenant !
- J'aurais préféré que tu le découvres autrement, dit Arthur en se dirigeant vers le salon en bas des escaliers.
- Oh ! Voyons ! Arthur. Tu avais toute une semaine pour m'en parler et éviter nos disputes à propos de la nourrice, râla Francis en le suivant.
- Ça te gêne que je les allaite, comprit Arthur en s'asseyant dans le canapé.
- Je suis très surpris ! Et je préfère ne pas savoir comment tu as eu cette idée stupide… »
Francis s'était installé en face d'Arthur. Le regard d'Arthur était vraiment intense, comme avant l'une de leurs disputes mémorables. Francis n'aimait pas la magie, même s'il reconnaissait son existence. Arthur s'était bien assez souvent joué de lui avec cette force surnaturelle. Francis n'avait pas envie qu'il arrive quelque chose aux bébés. A cause de leur hérédité, ils pouvaient déjà développer des talents magiques. S'ils étaient nourris à l'aide de la magie, qu'est-ce que ce serait ?
« Je te dois la vérité. Je suis désolé de ne pas t'en avoir parlé plus tôt. J'étais débordé entre les enfants, tes tentatives de séduction, ton envie de t'évader et nos disputes.
- Tu ne voulais pas que je te dénude entièrement. J'aurais découvert ton petit secret », le taquina Francis pour essayer de détendre l'atmosphère.
Francis savait qu'Arthur lui cachait autre chose. Il le sentait dans sa façon de lui parler et dans son attitude. Arthur était vraiment sur ses gardes. Et lui aussi. Francis s'attendait à tout, sauf à ce qui allait suivre.
« Crois-le ou non, mais les allaiter me paraît très naturel…
- C'est un point de vue de magicien louche.
- … parce que je les ai portés pendant neuf mois. »
Francis cligna des yeux plusieurs fois, n'arrivant pas à assimiler l'information.
« Je suis un peu comme leur « mère », insista Arthur.
- Aux dernières nouvelles, tu es un homme, contra Francis. Donc, c'est impossible… Et… ce n'est pas possible ! Tu te fous de moi !
- Quand j'ai découvert que j'étais enceint, je n'y croyais pas non plus.
- Tu ne m'as pas habitué à ce genre de blague… Et… Comment ce serait possible ?
- Apparemment, les nations magiciennes masculines peuvent porter des enfants. Si tu veux, je te passe le grimoire qui en parle en long et en large. »
Francis tenta de se calmer et de digérer l'information. Seulement, c'était très difficile de concevoir qu'Arthur avait porté les jumeaux dans son ventre.
« J'aurais préféré le voir de mes yeux vus. J'ai du mal à le croire.
- Si je t'avais contacté durant ma grossesse, ça se serait mal passé. Tu te serais enfui avec les jumeaux le jour de l'accouchement. Et je n'aurais pas pu te courir après. J'ai attendu d'avoir assez de force pour te supporter toute la journée et contrer toutes tes tentatives débiles d'évasion. Je sais bien que tu veux partir avec les bébés, haussa le ton Arthur.
- Et tu t'attendais à quoi en me faisant venir ici et en m'agitant deux petites puissances mondiales sous le nez ?, s'énerva Francis.
- A tout. Je suis vraiment déçu que tu veuilles autant me blesser. Tu voulais quand même m'enlever mes enfants !
- Je pensais qu'il leur fallait une nourrice de toute urgence, tenta de se défendre Francis.
- Et tu voulais aussi te les approprier. Comment crois-tu que j'aurais réagi ? »
Francis et Arthur se fusillèrent du regard. Evidemment, Francis savait qu'Arthur l'aurait pourchassé, aurait même pu déclencher une guerre ou utilisé tout un tas de sorts magiques pour retrouver ses enfants chéris.
« Si tu savais que j'allais tout faire pour t'enlever tes bébés, pourquoi m'avoir fait venir ici ?
- T'es vraiment long à la détente, râla Arthur. Mes enfants ont bien un père. »
Francis blêmit à toute vitesse, en comprenant ce qu'insinuait Arthur.
« Je croyais que tu avais plein de partenaires…
- Je t'ai menti. Il n'y a eu que toi », rougit Arthur.
La surprise passée, Francis commençait à sentir la colère monter et monter jusqu'à exploser.
« Et ce n'est que maintenant que tu me le dis !, s'écria Francis.
- Je te l'aurais crié entre deux disputes, c'est ce que tu aurais voulu !
- Je ne sais pas. Tu aurais pu m'envoyer un faire-part de naissance au moins !
- J'ai attendu que je sois capable de me défendre physiquement face à toi ! Tu t'en fous de moi et de ce que je peux ressentir ! Tu aurais pris les bébés et tu serais parti !, cria Arthur.
- J'ai autant de droits que toi sur ces enfants !
- Tâche de ne pas l'oublier. On est à égalité pour une fois !
- Ça ne te ressemble pas ! Normalement, tu ne m'aurais rien dit ! Tu aurais gardé les bébés pour toi seul !
- Contrairement à ce que tu penses, je me soucie de toi !, lui asséna Arthur. Tu m'en aurais voulu pendant des siècles, si je t'avais caché l'existence des petits. Tu m'en aurais voulu de ne pas les avoir vu grandir ! Alors, que ça te plaise ou non, tu es prisonnier de cet endroit ! Tu ne partiras pas avec nos bébés ! »
Furieux, Francis tenta de remettre de l'ordre dans ses pensées. Arthur n'avait pas vraiment tort. Francis comprenait ce qui avait poussé Arthur à lui en parler que maintenant. Seulement, quelque chose le tracassait.
« Tu savais que tu pouvais porter un enfant !
- Je ne le savais pas, lui assura Arthur. Je n'aurais jamais voulu de toi comme père. En tout cas, pas dans notre situation actuelle.
- Tu mens comme tu respires. Tu as toujours été attiré par moi. Alors, comment veux-tu que je te croie ?
- Ça, c'est ton problème !
- Est-ce que tu veux m'attendrir avec les petits pour que je mette avec toi ?
- Ton attitude des derniers jours a été exécrable. Tu as encore des accusations débiles à me jeter à la figure ? Non. Très bien. Il faut qu'on s'occupe des petits. »
Arthur avait sciemment éludé la question et terminé la dispute, ce qui énerva beaucoup Francis. Néanmoins, il suivit Arthur à l'étage en ruminant tout ce qu'il avait sur le cœur. Francis donna ce qu'il avait promis à Matthew, tout en réfléchissant à ce qu'il venait d'apprendre. Le cœur de Francis était vraiment malmené. Il était le père des deux petits bouts de choux. Il n'était pas préparé à se retrouver dans cette situation du jour au lendemain.
Ce qui le déroutait et l'enrageait le plus, c'était qu'Arthur était leur « mère ».
Merci d'avoir lu. N'oubliez pas de mettre un commentaire. Je ne pense pas vous avoir surpris avec ce chapitre. J'ai fait beaucoup de mpreg depuis le temps. Mais bon, la fanfic n'est pas encore finie.
