Bonjour ! Je sais que ça fait un bout de temps que cette fanfic n'avait pas de suite. J'ai vraiment eu du mal à m'y mettre. Mais maintenant, c'est chose faite et j'ai même le chapitre suivant !
Merci pour les reviews.
Francis regardait le plafond, depuis son lit, en se demandant comment tout ceci était arrivé.
Il était père de jumeaux avec Arthur. Cette satanée foutue Angleterre qu'il ne pouvait pas blairer ! Qu'est-ce qui lui avait pris de répondre au défi d'Arthur quelques années plus tôt ! Francis avait été totalement inconscient des conséquences. Ce qui le rassurait, c'était qu'il en était de même pour Arthur.
Francis se souvenait bien de ce moment où tout avait basculé. Il avait été capturé par Arthur. Son navire avait été coulé. Arthur avait fait le fier en disant qu'il pourrait faire de lui tout ce qu'il voulait. Francis était son prisonnier.
Evidemment, Francis s'était rebellé. Il rappela à quel point les relations diplomatiques entre leurs deux pays risquaient de s'envenimer après un tel affront. Et c'est là qu'Arthur l'avait provoqué. Il l'avait traité de trouillard devant tous ses hommes. Comme si Arthur pouvait ne lui faire que du mal. Il pouvait aussi lui faire beaucoup de bien. Si Francis perdait une bataille navale, Arthur pouvait disposer de lui dans sa couche. Et ce, immédiatement.
Francis avait évidemment négocié. Comme il n'était pas au courant des enjeux, cette fois-là ne comptait pas. Et si Arthur subissait une défaite navale, c'était Francis qui disposerait de son corps. Francis avait toujours trouvé attirant Arthur. Du moins, physiquement. Tout ce qu'il fallait faire, c'était gagner ces fichus batailles navales. Et il en était capable avec un tel enjeu. Du moins, Francis le pensait à ce moment-là.
De plus, Francis pensait qu'Arthur ne prendrait pas le risque de perdre. Monsieur Angleterre ne pouvait pas gagner à tous les coups. Francis pensait connaître suffisamment Arthur pour qu'il refuse un tel pari. Et bien non ! Le pirate lui avait souri et lui avait fait un clin d'œil coquin en acceptant les termes de leur arrangement.
Arthur le relâcha d'ailleurs très rapidement pour le combattre au plus vite. Il avait hâte de coucher avec lui.
Francis ne disposa que d'une semaine avant de croiser à nouveau le navire d'Arthur. Il n'était pas prêt à l'affronter à nouveau et, évidemment, il perdit. Francis avait eu très peur qu'Arthur soit violent avec lui et le prenne de force. A sa grande surprise, Arthur l'avait invité à diner avec lui et avait tout fait pour détendre l'atmosphère entre eux jusqu'au moment fatidique. Pendant tout le repas, ils avaient été bercés par une tension sexuelle intense. Quand Arthur le fit lever de table et l'embrassa passionnément, Francis était aussi excité qu'anxieux. Arthur le rassura très rapidement avec ses caresses douces et ses gestes tendres.
Ils avaient des années d'attirance à rattraper. Et pourtant, Arthur ne brusqua rien et fut très patient avec Francis. C'était leur première fois. Francis était persuadé qu'Arthur n'avait couché avec personne avant lui. Et lui était vierge. Les baisers s'étaient enchaînés jusqu'à ce qu'ils arrivent jusqu'au lit. Francis fut pris d'un sursaut d'appréhension. Arthur le vit et s'arrêta tout de suite. Arthur lui avait dit qu'ils pouvaient arrêter cette folie. Il comprenait tout à fait que Francis ne voulait pas plus avec lui. Francis n'avait qu'à l'assommer et partir pour préserver les apparences.
Tout ceci avait été très tentant. Seulement, Francis était porté par son désir. Et malgré sa peur, il voulait Arthur à ce moment-là.
Francis avait donc embrassé Arthur avec beaucoup de fougue. Et il avait laissé Arthur le déshabiller. Arthur avait fait en sorte que leurs érections se touchent et se frottent ensemble. Ils jouirent très vite sous l'effet de ce plaisir inconnu et de l'excitation. Tout ceci avait plu à Francis. Arthur y était allé doucement avec lui. Le fait qu'Arthur lui ait laissé une porte de sortie l'avait énormément rassuré. Ils se désiraient depuis très longtemps. C'était un fait indéniable. En pleine force de la jeunesse, il n'était pas étonnant qu'ils succombent à leurs hormones. Quand était venu son tour de gagner, Francis avait été des plus tendres avec Arthur. Il voulait lui rendre la pareille de sa première fois et qu'Arthur s'en souvienne pour toujours.
Qu'est-ce que Francis s'était fourvoyé ! Ils étaient jeunes, complètement inconscients des conséquences et très attirés physiquement l'un par l'autre. Et Francis avait bien peur qu'Arthur soit toujours amoureux de lui. C'était très possible. Arthur mentait comme il respirait. Francis aurait dû plus se méfier de lui.
Apparemment, c'était son destin de tomber dans les pièges d'Angleterre pour mieux les déjouer.
Maintenant qu'il savait la vérité, Francis ne pouvait pas s'enfuir avec les enfants et, encore moins, jouer à les mettre de son côté. Quand ce n'était que les enfants d'Arthur, il se sentait tout permis. Maintenant, c'était aussi les siens. Et il refusait de leur faire du mal et de les entraîner dans son opposition perpétuelle avec Arthur.
Alfred et Matthew feraient leurs choix politiques une fois adultes. Pour l'instant, ils avaient besoin de leurs deux parents. Ils n'auraient pas deux parents équilibrés et amoureux, mais ils pourraient avoir au moins deux adultes responsables sur qui compter.
Arthur était bourré de défauts, mais avait quand même quelques qualités, et savait se montrer responsable et attentionné envers les enfants. Il était très protecteur envers les jumeaux, ce qui était compréhensible quand on connaissait son passé. Arthur avait été martyrisé par ses frères. Et il n'avait certainement pas envie que sa fratrie s'en prenne à ses bébés.
De plus, Francis savait bien comment pouvait se comporter des nations adultes avec des enfants nations sans défenses. Il avait bien vu à quel point les jumeaux italiens avaient été convoités. Et lui-même avait fait partie des candidats à leur tutorat. Il aurait vraiment préféré s'occuper d'eux. Antonio ne savait pas s'y prendre avec les enfants. Et Francis doutait fortement que Feli soit une fille, comme l'avait annoncé Elizabeta.
Pauvres gosses.
Francis n'avait pas envie que ses enfants soient récupérés par des inconscients et des incompétents. Il préférait faire ses propres erreurs avec Arthur et les assumer.
Alfred et Matthew étaient ses enfants. Et ils méritaient de grandir dans l'anonymat, entourés de leurs deux parents.
Francis sursauta quand on frappa à la porte de sa chambre. Il fermait toujours à clef pour ne pas être dérangé par Arthur.
« Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il faut qu'on parle ! Tu es resté enfermé très longtemps !
- C'est urgent ?
- Assez. »
Sur le pas de la porte, Arthur lui annonça qu'il n'avait plus assez de lait pour nourrir les petits.
« J'avais dit qu'il leur fallait une nourrice, le taquina Francis.
- Est-ce que tu pourrais aller en chercher une dans le patelin le plus proche, s'il te plaît ?
- Et pourquoi ce ne serait pas toi !
- Ça pourrait prendre plusieurs jours. Et je peux encore les allaiter. Tu te feras passer pour leur père devant la nourrice et moi pour l'un de tes amis. »
Francis ricana :
« ça va être compliqué de lui faire croire qu'on est amis. »
Francis ne regretta même pas d'avoir mis les larmes aux yeux à Arthur. Il ne voulait pas qu'Arthur se fasse des illusions sur eux, parce qu'ils avaient des enfants ensemble.
