Bonjour !
Je publie pour avoir des reviews... oh, ça fait bizarre, dis comme ça... Mais aussi, c'est un peu le but au départ de partager ce qu'on écrit et d'avoir un retour. Je reformule. Je publie aujourd'hui pour me donner un petit coup de motivation pour la suite. Et si j'ai des reviews, ça va m'aider, j'en suis sûre.
Et ça y est, je dévie légèrement de mon plan de scénario et je rallonge... Et je savais d'avance que je risquais de faire ça.
Voilà, les premiers jours avec la nourrice.
Francis avait trouvé une nourrice au bout de trois jours. En faisant tous les patelins environnants, il avait fini par tomber sur une mère qui venait de perdre son enfant et qui ne savait pas quoi faire de son lait. Il avait tout fait pour préserver son anonymat. Il avait caché ses cheveux blonds sous un chapeau et avait donné un faux nom.
Il était très improbable de croiser une autre nation dans des petits villages. Seulement, Francis était certainement recherché par ses autorités et par les autres nations. Tout comme Arthur. Il valait mieux ne pas attirer l'attention.
La jeune nourrice accepta de le suivre, contre rémunération. Francis attirait facilement les gens autour de lui et réussissait à obtenir leur confiance. Au contraire d'Arthur.
Elle s'appelait Emma.
Elle fut tout de suite conquise par la grande maison d'Arthur et demanda à voir les petits immédiatement. Francis se fit passer pour leur père et Arthur pour un ami.
Arthur avait même parfait leur rôle en creusant une fausse tombe dans le jardin. Les petits avaient bien une mère. Elle était décédée, peu de temps auparavant. Il ne fallait pas que la nourrice se pose des questions existentielles et nourrissent les petits.
Les premiers jours se passèrent plutôt bien.
Francis et Arthur avaient un peu de mal à se faire passer pour des personnes d'une vingtaine d'années. Tout d'abord, ils étaient un plus jeune physiquement. A peine. Ils n'étaient pas sûrs que ça se voyait. Et puis, ils avaient des siècles d'existence derrière eux.
Francis et Arthur savaient que les humains ordinaires le captaient assez rapidement. Et les bébés étaient des nations. Alfred était la nation de la nourrice. Et Arthur occupait actuellement le territoire où Francis avait trouvé Emma.
La nourrice devait le sentir. Francis avait un peu peur qu'elle se sente mal à l'aise avec eux. De plus, elle venait de perdre son bébé et nourrissait des jumeaux. Il essayait donc de lui changer les idées et de l'occuper dans la journée.
Et Arthur était jaloux de l'attention que Francis portait à la nourrice.
Francis n'irait pas jusqu'à séduire la nourrice de ses enfants, même s'il était en manque de sexe. Il préférerait se taper Arthur, ce que le concerné ne semblait pas comprendre.
Emma avait droit à des regards noirs d'Arthur assez fréquemment. Même quand elle allaitait les petits, cela semblait déranger Arthur.
Il fallait mettre les choses à plat et se disputer avec Arthur. Encore une fois.
Une nuit, Francis frappa à la porte de la chambre d'Arthur.
« Qu'est-ce que tu veux à cette heure de la nuit ? Tu t'es trompé de porte ? »
Francis soupira fortement et poussa Arthur pour entrer dans sa chambre.
« C'est non, dit Arthur. Je ne veux pas coucher avec toi.
- Arthur, dit durement Francis. Il faudrait savoir ce que tu veux. Je suis allé chercher la nourrice comme promis pour les enfants. Et tu ne la supportes pas !
- Tu lui fais les yeux doux.
- Non. Je l'occupe. Je préfère qu'elle soit occupée, plutôt qu'elle se pose des questions sur notre famille. Ensuite, tu ne veux pas coucher avec moi, mais tu es jaloux… Avoue que c'est contradictoire ! »
Arthur croisa les bras sur sa poitrine dans une attitude défensive et changea de sujet. C'était vraiment difficile de savoir si Arthur était encore amoureux de lui.
« Je n'aime pas qu'elle les allaite. J'ai l'impression de perdre ma place. De plus, elle pense que tu es leur seul père. Je ne peux pas être aussi proche des enfants que toi. Ça paraîtrait louche. Je suis d'une nature jalouse. Excuse-moi d'être jaloux de la femme qui me remplace. »
Francis n'avait pas vu les choses sous cet angle. Il avait pu être aussi câlin que d'habitude avec les petits, mais pas Arthur. Il pensait simplement qu'Arthur boudait ou était trop occupé à être jaloux.
« Dès qu'on peut, on se débarrasse d'elle. C'est bizarre qu'un ami reste aussi longtemps pour aider un proche dans son deuil.
- Tu es libre de partir, l'embêta Francis.
- You bastard ! Ce sont aussi mes enfants, au cas où tu l'aurais oublié !
- Je plaisantais, Arthur ! Je sais bien que tu ne me les laisseras pas comme ça. Mais tu as raison, c'est problématique. J'essaierai de l'occuper loin des petits, pour que tu puisses être avec eux. »
Arthur était très content, que Francis lui propose une telle solution. Francis aurait cru qu'Arthur serait encore plus jaloux. Seulement, ses bébés passaient avant tout.
Et ça, Francis le mit bien dans un coin de sa tête. C'était le gros point faible d'Arthur, mais aussi le sien. Francis ne laisserait personne, et encore moins une nation, faire du mal à ses enfants. Et il savait qu'il serait prêt à tout. Tout comme son père Rome, il serait capable de disparaître pour laisser la place à sa progéniture. Et Arthur, certainement aussi.
Leurs enfants allaient leur mener la vie dure, politiquement parlant, quand ils seraient plus âgés.
« Je peux récupérer mon lit. A moins que tu aies encore envie de parler…
- Oh ! Pardon. Je réfléchissais, lui dit Francis en se levant du lit.
- Aux enfants ?
- Oui.
- Ne compte pas les utiliser contre moi.
- Ne fais pas pareil, répondit du tac au tac Francis. On tient tous les deux à eux. Pour une fois, on a un objectif commun : leur survie. »
Arthur le regarda intensément. Le sujet des bébés nations était très rarement abordé. Francis pensait que certaines ne survivaient pas assez longtemps pour qu'on les repère. D'après Francis, celles qui avaient été trouvées ne vivaient pas très longtemps ou régressaient au stade de région. C'était un sujet tabou. Francis se demandait combien de nations avaient perdu d'enfants. Ce n'était jamais évoqué.
« Ce sont des futures puissances mondiales. On doit surtout faire attention à ne pas rendre leur existence publique trop tôt, lui répondit Arthur.
- On ne connaît pas grand-chose sur les enfants nations.
- Tu as grandi avec beaucoup d'enfants nations, le taquina Arthur. Et j'ai vu de loin mes frères grandir.
- Je me demande si Rome n'a pas sélectionné les enfants nations à prendre sous son aile. On est tous devenu de grandes nations qui perdurent, lui expliqua Francis.
- S'il a pris les plus forts, on n'a pas de soucis à se faire pour Alfred et Matthew. Tu as bien vu leur potentiel. Je me ferai beaucoup plus de soucis, s'ils étaient différents.
- Un accident est si vite arrivé. Et on n'est plus aux commandes de nos nations, argumenta Francis.
- Je ne suis plus aux commandes depuis plus d'un siècle. Et tout va bien pour mon pays. Les Hommes savent se débrouiller seuls.
- C'est ce qui me fait peur pour Alfred et Matthew. S'ils prennent leur indépendance trop vite, ils risquent de le payer cher. On est éloigné de tout. On n'a même pas accès aux informations !, se plaint Francis.
- Je demanderai à Flyint Mac Bunny d'aller chercher le journal, si ça te fait plaisir.
- Tu sais. J'y crois pas à ton lapin volant. »
Arthur eut un petit sourire en coin.
« Oh ! Tu vas y croire quand tu auras le journal tous les matins, avant même mon réveil.
- La nourrice va se poser des questions.
- Le lapin volant te le mettra dans ta chambre et tu feras attention quand tu le jetteras à la poubelle.
- Si ton lapin volant existe, dit Francis. Prenons cette hypothèse assez loufoque. Et prenons l'hypothèse assez loufoque qu'il puisse faire le trajet d'ici à l'Angleterre rapidement… »
Oh ! Arthur blêmissait à vue d'œil. C'était vraiment mauvais signe.
« Imaginons qu'il comprenne tes instructions et soit capable de les donner à ta Royauté par exemple… Tu ne vas pas me faire croire que ton pays s'est passé de tes conseils avisés pendant tout ce temps ! »
Francis fusilla du regard Arthur qui ne savait plus trop où se mettre.
« Tricheur ! Menteur !, l'accusa Francis.
- Hé ! C'est dans les règles du jeu entre nations de tromper les autres !
- Mais toi, tu es particulièrement fort à ce jeu ! Je mets ma vie en danger pour les enfants, contrairement à toi ! Ce n'est pas juste ! »
Arthur le regarda intensément. Il réfléchissait à grande vitesse pour résoudre son problème.
« ça m'embête que tu donnes notre localisation à quelqu'un de ton gouvernement. C'est dangereux pour les enfants. Et ça t'embêterai sûrement que des informations confidentielles sur la France transitent par moi…
- Je ne te fais pas confiance. Tu lirais mes lettres.
- Tu n'as plus qu'à faire confiance à ton gouvernement », lui dit Arthur.
Francis vit de nouveau de la peine dans les yeux d'Arthur, mais préféra l'occulter. C'était normal qu'il ne lui fasse pas confiance. C'était son ennemi naturel depuis des siècles.
« On pourrait conclure un cessez-le-feu entre nous. Je suis l'une de tes plus grandes menaces, proposa Arthur.
- Combien de temps ont duré nos cessez-le-feu ?, ironisa Francis. Et tu oublies Antonio dans l'équation.
- Je n'osais pas te proposer une alliance contre Antonio, même si c'est très tentant. En plus, ses colonies sont très proches des territoires de nos enfants. »
Francis réfléchit très rapidement. Il éliminerait ainsi deux menaces sur son territoire et sur celui de ses enfants. Il ferait d'une pierre deux coups. Même s'il savait que son alliance avec Arthur ne durerait que le temps de détruire la flotte d'Antonio, elle avait l'avantage de lui accorder un répit dans les affaires étrangères.
« C'est d'accord.
- Très bien. J'avertis mon gouvernement pour leur demander de débuter des négociations secrètes entre nos deux pays. Il faut garder l'effet de surprise pour Antonio. On ne s'est pas alliés depuis… On ne s'est jamais vraiment alliés.
- Exactement. J'imagine que je dois faire un long voyage pour envoyer une lettre à mon gouvernement. Comme ça, la nourrice comprendra que tu restes ici, quand je pars.
- J'adore quand on est d'accord, lui sourit Arthur.
- Ne t'habitue pas. Ça arrivera rarement », le prévient Francis.
Le lendemain, Francis partit pendant quelques jours pour rallier la côte, trouver discrètement un représentant de confiance de la France sur le nouveau continent pour lui confier ses instructions secrètes.
Il fut soulagé que lorsqu'il réussit à revenir à la maison d'Arthur. Arthur n'avait pas profité de son absence pour bouger et l'attendait sagement avec les enfants. Francis ne savait vraiment pas sur quel pied danser avec Arthur et savoir quand est-ce qu'il pouvait réellement lui faire confiance. Et c'était vraiment embêtant quand on élevait des jumeaux ensemble avec une nourrice au milieu.
