Bonjour !
C'est le dernier chapitre de cette fanfiction. Et heureusement. La fin peut paraître rapide, mais vu comment j'ai fait mon scénario, la faire traîner en longueur ne serait pas génial non plus.
J'espère que la fin vous plaira et que vous avez passé un bon moment à lire cette fanfiction.
Je risque d'être moins présente dans le mois qui vient... Je vais me lancer dans l'auto-édition. Et c'est toute une aventure administrative dans un premier temps.
Je vous en reparlerai une fois que tout sera mis en place.
Francis atterrit dans sa maison au Canada, plongée dans le noir.
Il était encore très chamboulé par ce qu'il venait d'apprendre. Et surtout, il avait peur qu'Alba veuille l'empêcher de rompre la malédiction.
Ne se souciant pas de réveiller les enfants, Francis appela Arthur de toutes ses forces en allant vers sa chambre.
« Stupid frog, tu en fais un boucan !, râla Arthur quand Francis entra dans sa chambre.
- J'ai fait une connerie !
- J'aime pas quand tu dis ça ! »
Francis raconta dans les grandes lignes qu'Arthur était sous l'emprise d'une malédiction d'Alba.
« Ne t'inquiète pas ! Alba ne peut pas nous trouver ! La maison est protégée par un sort magique. Et qu'est-ce que tu foutais chez lui ?, s'énerva Arthur.
- Je voulais seulement savoir quel sort tu voulais te lancer… Bon, d'accord, t'embêter aussi.
- Comme d'habitude… Qu'est-ce que c'est que cette malédiction ? »
Francis se sentit très fébrile. Il savait qu'Arthur serait très peiné. Et aussi, il était apeuré par la force de ses sentiments pour Arthur. Francis avait l'impression que tout son être menaçait d'exploser sous la force de son amour pour Arthur. C'était comme si tout savoir avait libéré des siècles et des siècles de sentiments enfouis en lui. C'était extrêmement violent. Il n'était pas habitué à ressentir de telles choses pour Arthur.
« Francis, ça va ?
- Personne ne peut t'aimer. C'est la malédiction. »
Francis vit les larmes se former aux coins des yeux d'Arthur et s'écouler lentement. Francis ne put s'empêcher de prendre Arthur dans ses bras pour le consoler. Arthur mit un peu de temps à l'enlacer aussi, sûrement choqué par ce geste intime tellement rare entre eux.
« On ne peut pas briser facilement cette malédiction, pleura Arthur… Et pourquoi Alba a-t-il fait cela ? C'est injuste, c'est juste ignoble. Je me suis senti tellement seul.
- Je suis là, Arthur, répondit Francis en passant les mains dans son dos pour le rassurer.
- Il t'a dit comment briser la malédiction ? C'est impossible. »
Francis prit son courage à deux mains, regarda Arthur dans les yeux avec tout l'amour qu'il ressentait pour lui et l'embrassa.
A peine Francis toucha les lèvres d'Arthur qu'il sentit comme une onde magique très puissante et lumineuse naître et se propager à partir d'eux. Arthur continua de l'embrasser tendrement, renforçant les sentiments de Francis. L'homme qu'il aimait était là dans ses bras. Ils venaient de briser une malédiction de plusieurs siècles avec la force de leur amour. Et c'était tout ce qui comptait pour le moment.
Arthur avait toujours les larmes aux yeux, quand ils arrêtèrent de s'embrasser. Il se réfugia dans les bras de Francis dans un soupir de bien-être. Francis l'accueillit contre lui. Francis savait que son amour pour Arthur était assez fort pour briser la malédiction. Cette conviction le réconfortait dans le maëlstrom de ses sentiments.
Francis se sentait idiot d'avoir eu autant de haine pour Arthur, alors qu'il en était tout simplement amoureux. Il était sûr qu'Alba allait chèrement le payer. Arthur n'oublierait jamais une telle vacherie.
Francis entendit alors Alfred pleurer. S'ils avaient brisé la malédiction, Alfred en ressentait sûrement les conséquences.
« Il faut qu'on aille voir les enfants. Alfred ne me déteste sûrement plus, dit Arthur avec émotion.
- On y va, Arthur. »
Arthur lui prit délicatement la main comme un amoureux et l'emmena voir leurs enfants.
Alfred demanda immédiatement à être dans les bras d'Arthur. Matthew se frottait doucement les yeux, encore endormi. Francis le prit contre lui pour l'aider à se rendormir.
« Matthew n'était pas atteint par la malédiction », comprit Francis.
Arthur vint à côté de lui, alors qu'Alfred lui faisait un gros câlin. Il fit un test magique sur Matthew.
« Effectivement, Matthew est sûrement un magicien immunisé contre les sorts des autres. Mon frère Cymru n'est sensible qu'aux sorts de la famille, par exemple. Oh ! C'est pas vrai. Mes frères et ma sœur étaient aussi sous l'emprise de la malédiction.
- Ça va sûrement s'arranger avec eux. Il n'y a qu'avec Alba que ça risque d'être compliqué.
- Le priver de pouvoirs magiques pendant une durée indéterminée serait une bonne punition. Et aussi un moyen de se protéger de lui. Il faudra peut-être que je rentre en Angleterre pour gérer toutes ces affaires de famille plus tôt que prévu.
- Les enfants sont trop jeunes.
- Mais je peux te les confier un certain temps et revenir ensuite ? », demanda Arthur.
Francis hésita énormément. Il avait envie de rester avec Arthur, d'apprendre à vivre avec ses sentiments et de le connaître un peu plus.
« Arthur, j'ai envie que tu restes avec moi. Je t'aime enfin. C'est tout nouveau pour moi. Mes sentiments ne sont pas vraiment stables. C'est comme si je me battais contre ce que je ressentais pendant la malédiction. J'aimerais que tu restes avec moi, avec les enfants.
- Il n'y a pas que le fait de savoir que j'étais maudit qui a réveillé tes sentiments. Ce n'est pas possible. »
Francis toucha délicatement la clef autour du cou d'Arthur.
« Oh ! Tu sais…
- Alba m'a raconté. C'est vraiment la clef de mon cœur, sourit Francis. Pourquoi ne m'avoir jamais rien dit ?
- Tu m'aurais cru ? »
Francis savait que non. Il n'aurait jamais cru Arthur sur un sujet aussi délicat. Les larmes montèrent à ses yeux devant autant de manque de confiance entre eux.
« Francis. Cette malédiction était terrible pour toi comme pour moi. Elle nous a privé de siècles de bonne entente et peut-être même d'amour.
- Maintenant, on va tout faire pour que ça marche entre nous, lui sourit Francis.
- Compte sur moi. Je ne te lâcherai pas facilement.
- Je sais à quel point tu tiens à moi. Tu m'as attendu tout ce temps. Et pourquoi ? J'étais vraiment odieux avec toi.
- Je sais quel homme bon, adorable et charmant tu peux être, lui susurra Arthur. Et j'étais jaloux de tous tes amis avec lesquels tu étais vraiment toi. J'espère que tu vas redevenir l'homme que j'aime avec moi. »
Francis était vraiment touché par cette déclaration d'amour. Il reposa délicatement Matthew qui s'était endormi entre temps.
« J'espère que tout ceci va nous permettre de nous retrouver, Arthur. Vraiment…
- En tout cas, ce ne sera pas trop pour ce soir. Je crois qu'on a un petit américain qui ne veut pas me lâcher. »
Francis rit en voyant à quel point Alfred ne voulait pas quitter Arthur. Ce devait être difficile pour une petite nation toutes ces émotions d'un coup. Francis suivit Arthur jusqu'à sa chambre. Et ils dormirent avec leur enfant entre eux. Du coup, Matthew se réveilla dans la nuit et s'aperçut qu'il était tout seul et les réclama. De ce fait, ils finirent la nuit avec leurs enfants contre eux.
Les jours suivants furent très étranges pour Francis. Peu à peu, son animosité contre Arthur s'en allait et était remplacé par son amour pour lui. Arthur faisait tout pour le séduire. Et c'était bien agréable. Son amour pour Arthur se renforçait. Et il voyait bien qu'Arthur était de plus en plus heureux avec lui. Leurs enfants sentaient la différence également. Ils avaient l'air bien plus sereins et plus enclins à jouer entre eux et avec leurs parents.
Quand Francis se levait le matin, il voyait sa famille unie et remplie de joie.
Il avait trouvé le bonheur.
Ils allaient vivre encore plusieurs années heureuses dans l'anonymat le plus total. Ils verraient grandir leurs enfants et seraient très peu impactés par leur statut de nation.
Francis se souviendrait toujours avec nostalgie de ces quelques années de calme dans sa vie. Arthur, aussi.
Cette trêve dans leur vie de nation avait fait naître leur amour et l'avait renforcé au fil des années.
