Bonsoir, c'est Louzep pour un nouveau chapitre !
J'espère qu'il va vous plaire, et que le petit Dramione de fin vous plaira !
A bientôt pour la suite.
Disclamer : l'histoire est à moi mais pas le reste !
Le ministère se trouvait sans dessus dessous, tous les employés débattaient de la véracité des propos de la gazette du sorcier sortie ce matin même. Les têtes des trois fugitifs placés à la une du journal faisaient grand bruit. Les commentaires et avis se donnaient à travers les couloirs, dans l'ascenseur, dans les salles de réunions et le hall n'était plus qu'un vaste vacarme de sorciers indignés. Pour certains, il était invraisemblable que deux de leurs héros nationaux soient des indésirables recherchés. D'autres étaient affolés de voir les noms d'Harry Potter et d'Hermione Granger associés à celui d'un Malefoy. La gazette avait sortie pour l'occasion un numéro spécial retraçant le début du procès jusqu'au piège tendu aux fugitifs le jour d'avant. Harry Potter aurait désarmé un auror avant de prendre la fuite avec Hermione et Drago Malefoy. Pour beaucoup, c'était tout bonnement invraisemblable. Le numéro se terminait par une question ouverte : que nous cache le Survivant ? La prise de partie n'était pas réellement claire, tout au long des articles, le conditionnel était adopté. A croire que même la presse la plus racoleuse du monde sorcier ne voulait pas admettre qu'Harry puisse être un traître.
Rufus, reclus dans son bureau, évitait la foule et préférait se tenir à l'écart. Il était partagé entre l'idée de faire correctement son travail et l'affreuse sensation d'avoir trahi Hermione et Harry. Car sans lui, rien de tout cela n'aurait été rendu public. S'il ne c'était pas fié à son intuition, l'agitation dans les locaux du ministère n'aurait pas lieu. En attendant, il ne comprenait rien à la situation. Qu'est-ce qui pourrait pousser deux des sorciers les plus estimés d'Angleterre à s'allier à leur ennemi de toujours ? Et autre question en suspens, pourquoi Ron Weasley n'était pas avec eux ? S'il y avait bien un trio inséparable, c'était bien eux.. C'est pourquoi il avait passé sa soirée et sa matinée à tenter de le contacter. Aucune de ces tentatives ne semblaient réussir.
C'est la raison pour laquelle il fut plus qu'étonné lorsque son secrétaire lui fit parvenir une note annonçant la venue de Ronald Weasley à 14h. Alors il n'était vraiment pas avec eux.. Les éléments s'ajoutaient les uns aux autres mais ne prenaient toujours aucune tournure logique. Car même si Hermione lui avait dit la vérité à propos du retour d'un mage noir inconnu, pourquoi Ron ne les aurait pas suivi ? Il attendait 14h avec impatience et aurait voulu pouvoir avancer le temps.
Quand son horloge lui indiqua l'heure tant attendue, il ne tenait plus en place. Il ne pouvait même plus compter les scénario qui s'entrechoquaient dans son esprit. Quand, comment, pourquoi.. Des questions sans réponses et il ne parvenait pas à s'occuper l'esprit autrement que par cette enquête impossible.
Trois coups distincts résonnèrent dans son bureau. Il était là. Rufus se redressa sur sur siège et tenta de prendre une contenance sérieuse et posée. Il était pourtant épris d'une nervosité sans pareille. Il espérait seulement que celle-ci ne se remarque pas.
« Entrez! » Annonça-t-il avec aplomb, une fois installé correctement.
Ron entra dans la pièce, une cape de sorcier vert foncé ainsi qu'un pantalon marron en velours. On aurait dit qu'il se rendait à une soirée importante ou à un gala de charité. Ce genre de détail annonçait la couleur : il ne s'agissait pas d'une simple visite de courtoisie. Tout cela était préparé. Rufus gardait son œil avisé comme seul témoin de ce qui allait se dérouler dans cette pièce. Mais il en était déjà sur : quelque chose n'était pas normal.
« Bonjour Ronald ! Tu te souviens de moi ? » Il lui indiqua en même temps la chaise face à lui.
« Bien sur » Dit-il tout en prenant place. « Harry et moi adorions suivre vos méfaits quand on était plus jeune. »
Il ajouta un sourire sincère a sa déclaration. N'était-il pas inquiet de la disparition de ses acolytes de toujours ?
« Ahah, ce temps me paraît bien loin.. Mais à vrai dire, ce n'est pas vraiment de Poudlard dont j'aimerais te parler.. Tu t'en doutes bien. »
« Oui, je ne suis pas venu parler de ça non plus. Tu as besoin de savoir ce que je sais.. »
Il se redressa sur son siège et commença à se triturer le bras gauche de haut en bas, comme si quelque chose le grattais. Puis repris son discours.
« Et bien, ce que dit la gazette est véridique. Ils ont aidé Malefoy à s'enfuir. Au départ pour une soirée seulement mais ils ont commencé à se monter la tête à propos de ce fameux livre ou je ne sais quoi. Puis.. ça me gène de dire ça mais tu comprends, la situation est grave.. Ils ont fait de la magie noire, chez eux, tous les trois. Ça a mal tourné. Mais.. »
Rufus avait du mal à croire que Ron dévoile des informations aussi compromettantes sans le moindre mal. Il l'invita cependant d'un geste de la main à continuer son récit.
« Mais Malefoy a réussi à les convaincre de continuer leur enquête. Il leur a fait croire n'importe quoi. Et ils y ont cru. C'est là que ça a vraiment dérapé. Harry est venu me chercher pour que je les rejoigne. Ce que j'ai fait. On s'est caché dans une cabane qui appartenait au grand père de Malefoy. Et là.. ils ont recommencé l'expérience. Malefoy a cherché à me convaincre en me faisant peur.. mais ça a pas marché et... »
« Excuse-moi de te couper mais qu'est- ce que tu entends par 'en me faisant peur' »
« Il a essayé de me faire croire que son soit-disant mage noir avait capturé mon père. »
« Mais ton père est en voyage d'affaire non ? »
« Bien sur. Et on a eu de ses nouvelles il va très bien. Bref. »
Ronald se grattait le bras nerveusement, ses yeux devenaient fuyant. Il semblait comme..possédé. Rufus balaya cette idée de sa tête et tenta de mettre de l'ordre dans ses idées.
« Je suis parti en apprenant ça, je suis rentré chez moi. Je ne voulais plus être mêlé à la folie d'Harry et d'Hermione. Ils sont devenus fous.. »
« Selon toi, ils seraient manipulés par Malefoy ? »
« Evidemment. C'est homme est aussi maléfique que son père. Il ferait n'importe quoi pour échapper à Azkaban. Et Harry et Hermione n'ont jamais réussi à se remettre de la guerre. Il ne leur reste que ça, ils n'ont plus de famille, plus de vie sociale.. ils n'attendaient qu'un signe pour repartir en mission. »
La conversation continuait et Rufus était encore plus perdu qu'avant. Tous les faits qui lui étaient rapportés ne semblaient pas cohérent et le comportement de Ron était plus que douteux. L'amitié qu'entretenait les trois amis était légendaire et rien de ce qu'il voyait ne concordait avec ce qu'il savait. Il préféra cependant garder ses doutes pour lui afin de pouvoir surveiller le jeune Weasley.
Alors que Ron continuait de blâmer Malefoy, Bertillon entra en trombe dans son bureau.
« Rufus ! Il faut partir ! Ils ont été repéré ! »
« Où ça ? » demanda Rufus tout en attrapant sa cape et sa baguette.
« Dans un endroit moldu, en Italie. Ils ont prit un.. un..avion ! On part avec le reste de l'équipe par portoloin dans 5 min. »
Rufus congédia Ron d'un signe de tête et s'empressa de quitter la pièce, il ne savait pas ce qu'il faisait, mais au fond, il sentait que ces actions ne le portaient pas du côté des gentils.
.
.
www
.
.
.
Hermione, Harry et Drago courraient dans les rues pavées de la vieille ville italienne. Harry en tête de course, il cherchait en vain un lieu de repli, le temps de se dégager 5 minutes et d'être en mesure de trouver une solution. Il avait besoin du cerveau d'Hermione. Drago avait récupéré la baguette d'un des aurors lors du piège tendu par Rufus. De temps à autre, il envoyait des stupéfix à l'aveugle pour tenter de ralentir leur assaillants. Il courait si vite qu'il lui était impossible de savoir si ces sortilèges étaient efficaces ou non. Hermione courrait à ses côtés, concentrée à chercher une issue à leur problème. Elle ne savait même pas par qui ils étaient poursuivis. Mais il semblait tout petit. Un instant, elle se demanda s'il ne s'agissait pas d'elfe de maison. Elle enraya cette idée de sa tête, c'était impossible. Ses pensées l'empêchaient de courir aussi vite que Drago. Ce dernier essayait cependant de caler son rythme sur le sien, mais de toute évidence, s'ils n'accéléraient pas, ils allaient se faire rattraper. Il attrapa la main d'Hermione rapidement et la poussa à forcer son pas.
Le cœur de cette dernière loupa un battement à ce contact nouveau. Sa main était froide. Elle ne se laissa cependant pas déstabiliser aux vues de la situation alarmante. Cependant, ce coup de fouet lui permis de s'éclaircir les idées. Elle avait une idée. L'accélération imposée par Malefoy avait permis de resserrer la distance entre eux et Harry, qui les guidait encore à travers les rues historiques de Milan.
« Harry ! »Elle cria pour qu'il puisse l'entendre. «Duomo » !
La cathédrale de Milan était très touristique, s'il était évident que les rues étaient trop étroites pour pouvoir semer leurs adversaires, la foule pourrait les aider à s'éclipser plus discrètement. Harry ne comprit pas tout de suite, puis pu lire sur un des panneaux ce qu'Hermione venait de lui dire. Il réalisa qu'il s'agissait sûrement d'un lieu touristique et félicita intérieurement l'idée de sa meilleure amie.
Le Milan sorcier était une véritable plaie, les rues semblaient ne jamais finir. Et de toute évidence, les habitants de cette contrée étaient habitués aux courses poursuites, aucun d'entre eux ne s'affligeaient de voir trois personnes courir à en perdre haleine. Les sorts avaient beau fuser de tous les côtés, les sorciers milanais ne semblaient pas s'en offusquer.
Drago sentait qu'Hermione commençait à fatiguer, cependant, ils ne pouvaient pas se permettre de ralentir la cadence. D'autant plus qu'il voyait la fin du monde sorcier, une sorte d'arc bouché de pierre. Un sortilège semblable à celui de la voie 9/3/4. Harry les attendait déjà devant pour qu'ils traversent tous les trois.
« Plus vite ! » cria-t-il, tout en tendant le bras vers les deux autres.
Ce fut une affaire de quelques secondes, Harry attrapa le bras d'Hermione inoccupé par la présence de Drago et s'élança à travers le mur.
Le soleil brillait, bien loin des ruelles sombres du monde sorcier. Les rues de Milan étaient un vrai calvaire. Les trois compères ne courraient plus, chez les moldus, même un pas rapide pouvait être considéré comme suspect. Ils s'enfoncèrent au milieu de la foule, la cathédrale leur offrait un abris de choix. Ils se rapprochèrent au plus de cette dernière. A priori, l'ennemi était semé. Mais quel ennemi ? Harry lâcha le bras d'Hermione alors que Drago avait gardé sa main dans la sienne, sans vraiment le réaliser d'ailleurs. La chute d'adrénaline qu'ils ressentaient tous les trois était intense. Et leur course effrénée les avait essoufflés tous les trois. Il ne pouvait pourtant pas s'arrêter de marcher. Ils continuèrent donc à la recherche d'un abris. Sans se parler, Harry pointa du doigt un bar sombre dans le coin de la place. Hermione salua d'un regard la cathédrale Duomo qui les avait sortis de là et remercia la foule intérieurement d'être présente.
Ils entrèrent tous les trois dans le bar et prirent place tout au fond de la salle, sur des banquettes. De l'extérieur, on ne pouvait pas les voir. Hermione réalisa à ce moment là que sa main était toujours liée à celle de Drago. Elle la retira rapidement et évita de croiser le regard du blond. Le contact disparu avait laissé comme un manque. Elle ferma le poing, espérant retrouver une sensation similaire à celle qu'elle venait de perdre, en vain. Drago remarqua son geste, étrangement, il était satisfait d'avoir troublé Hermione.
« Qui c'était ? » Demanda Harry, encore sous le choc des évènements.
« Je ne sais pas ! je.. j'ai cru voir un elfe de maison, mais c'est impossible, n'est-ce pas ? » annonça Hermione, encore essoufflée.
«Un elfe de maison ? t'es sûre ? » Pour Drago, s'était inenvisageable.
« Oh.. Rufus.. Quand Rufus est venu vérifier à la maison que Malefoy ne s'y trouvait pas, il m'a dit qu'il y avait eu plusieurs disparitions.. et que, en fouillant tous les manoirs, les aurors n'avaient pas retrouver un seul elfe de maison ! »
«Alors on ne serait pas seulement recherché par tous les aurors d'Angleterre mais aussi par tous les elfes de maison abandonnés ? Ça s'annonce bien, super. » Ajouta Drago d'un ton sarcastique.
« Il fallait s'y attendre. Tant que personne ne pense qu'il y a un mage noir de retour, il peut se préparer tranquillement. Maintenant que nous sommes au courant, peut-être qu'il cherche à nous mettre.. hors course.. » ajouta Hermione.
« Si seulement on avait un numéro de la Gazette.. On saurait à quoi s'en tenir.. » dit Harry.
« Nous faisons certainement la une de tous les journaux d'Angleterre Potter. J'espère qu'ils ont choisi une belle photo. »
Si Drago tenta l'humour, ce n'était pas du goût d'Hermione. Le serveur s'approcha d'eux.
« Cosa vuoi bere ? » demanda-t-il.
Harry regarda ses deux acolytes d'un air paniqué, est-ce que l'un d'eux savait parler Italien ?
« tre birre per favore. » répondit Hermione, très peu sûre de son accent.
Le serveur hocha la tête et s'en alla.
« j'ai commandé trois bières, désolée mais c'est le seul nom de boisson qui m'est revenu. » continua-t-elle
« Je parle Italien moi. » précisa Malefoy.
« Tu ne pouvais pas le dire avant ! »
« Ben voyons ! Comme si je savais ce que vous buviez, vous les modlus ! »
Hermione et Harry lui firent les gros yeux ! Il ne voulait pas se mettre à crier non plus !
.
.
.
www
.
.
.
Les bières moldus trouvèrent finalement grâce aux yeux du blond platine. C'était beaucoup plus léger qu'une bonne bièraubeurre mais c'était quelque peu rafraîchissant. Il ne fit cependant aucun commentaire sur la substance et se contenta de la boire en silence.
« Hermione, il nous reste combien d'argent moldu ? » demanda Harry.
Cette dernière fit des gros yeux, ils avaient commandé des boissons sans même vérifier avoir de quoi les payer. Obtenir des euros avaient été une véritable galère. Ils avaient vendu tout ce qu'ils avaient pu trouver dans la maison pour acheter des billets d'avions.. De leur butin, il ne le restait que quelques livres, qu'ils avaient échangé contre des euros une fois arrivée en Italie. Entre temps, ils avaient prit un bus. Inquiète, elle sortit le portefeuille de sa poche et vida son contenu sur la table. Elle comptait à voix haute, pour que les deux autres puissent vérifier en même temps qu'elle.
« Et dix centimes de plus.. ça fait.. 12 euros et 40 centimes.. J'espère que ça suffira à payer les consommations.. » Osa-t-elle, nerveuse.
« Même si ça suffit à payer les boissons, ça ne sera pas assez pour manger et trouver un endroit où dormir.. » précisa Harry.
« Si vous m'aviez écouté et qu'on avait jeté un sortilège de confusion au bureau de change, on aurait plus que 12 euros. » Railla Drago en haussant un sourcil.
Pendant toute l'élaboration de leur plan, l'ancien Serpentard n'avait jamais cessé de proposer des solutions aussi illégales qu'immorales. Et cela commençait sérieusement à agacer Hermione.
« Ecoute Malefoy tu commences à me taper sur les nerfs. Car même si on met de côté le fait que cela soit complètement immoral, ça n'est pas intelligent. Il faut que l'on soit discret. Au moindre signe tous les aurors du Ministère seront en voyage à Milan eux-aussi. Il faut qu'on soit prudent.. Et qu'on trouve plus d'argent aussi.. »
Harry cala sa tête entre ses mains, il était fatigué de toutes ces péripéties.
« En attendant Malefoy, tu penses que ta mère a reçu ton signe ? »
« Je ne sais pas, ce sortilège ne fonctionne que si l'on se trouve à moins de 30 kilomètres de la personne. Il est semblable à celui qu'ils utilisent au ministère. Mais j'avais à peine fini de prononcer le sort qu'on se faisait attaquer par des.. efles de maison. »
« Tout ça n'a aucun sens. »Admit Harry.
« Il faut remettre tout ce que l'on sait dans l'ordre, pour y voir plus clair. » Dit Hermione, déterminée. « Tout d'abord, on sait qu'il y a un mage noir, dont Malefoy connaît la voix. On sait aussi qu'il a tenté de diviser son âme grâce au livre de Voldemort mais que la sortilège a échoué. On sait que cet homme a 'probablement' une armée d'elfe de maison mais aussi des prisonniers, dont Mr Weasley.. »
Ses deux acolytes n'avaient pas l'impression que ça simplifiait les choses, mais il la laissèrent continuer.
« On sait aussi qu'il sait où nous sommes, il doit sûrement nous surveiller avec les elfes.. »
Harry acquiesça, il fallait qu'ils soient plus discret. Ils se turent tous les trois et prirent d'un même levé de coude plusieurs gorgées de leurs bières.
« Je ne sais pas si c'est plus clair comme ça mais dans tous les cas, ça ne règle pas nos problèmes d'argent.. » Souffla le Survivant.
Hermione avait une solution, mais elle ne voulait vraiment pas s'y résoudre. Elle baissa les yeux vers son sac et en sortie un petit écrin en velours noir, entouré d'un fin liseré doré. Elle le garda dans ses mains, refusant de le poser sur la table, car cela aurait rendu son action réelle. Les alliances de ses parents. Avant d'effacer leurs mémoires, elle avait fait attention à garder les bagues, pour ne pas qu'elles disparaissent elles-aussi. Elle s'était fait la promesse de toujours les garder sur elle, comme son dernier point d'ancrage avec sa famille. Avec le monde qui avait été le sien. Cependant, la situation était critique et ils n'allaient pas dormir dehors, dans une ville inconnue et dans l'insécurité la plus totale. Elle fixait l'écrin en espérant que ce dernier se mette à parler pour la convaincre de ne pas faire ça. Mais il fallait s'y résoudre. Son cœur se brisa lorsqu'elle posa la précieuse boîte sur la table, son choix était fait.
« Non Hermione, c'est hors de question, on peut trouver une autre solution. » S'empressa Harry en reconnaissant la boîte.
« Harry.. Je vais certainement regretter ce choix mais on ne peut pas risquer nos vies pour deux bagues.. »
« Il y a forcément un autre moyen.. On pourrait.. voler les pourboires du serveur ou.. ou.. partir sans payer ! »
« Bien sur, et à la fin de la journée, on serait à la fois recherché par les aurors d'Angleterre, un mage noir accompagné de son armée d'Elfe de maison et en prime la police moldu, parfaite combinaison pour un voyage incognito ! »
Drago ne put s'empêcher de rire à cette réplique, il ne comprenait pas la gravité de la situation, ni même l'emportement de Potter à la vue de l'écrin.
« Il y a quoi dans cette boîte pour que ça vous mette dans un état pareil ? »
« Ce sont les alliances des parents d'Hermione. Chez les modlus c'est comme un serment. C'est le symbole du mariage. »
« S'ils te les ont donné, Granger, c'est qu'ils n'y tenaient pas tant que ça. »
Hermione sentit comme un coup de poignard dans le ventre, dés que l'on évoquait ses parents, des souvenirs d'une vie de famille surgissaient. Anniversaires, Noël, Pâques et dîners du dimanche. Drago ressentit toute la peine de son interlocutrice et se demanda un instant ce qui avait pu la mettre dans cet état.. Si les parents de Granger étaient morts, il l'aurait su.. non ?
« Tu ne sais pas de quoi tu parles Malefoy. »
Elle releva les yeux vers Harry, préférant ne pas créer d'esclandre dans le pub.
« On va les vendre Harry. Je n'ai pas besoin d'objet pour me souvenir de mes parents.. » dit-elle, la voix pourtant tremblante. Elle poussa l'écrin vers lui et ajouta. « Mais je ne viens pas avec vous, je vous attendrais devant le prêteur sur gage.
Harry hocha nerveusement la tête et prit la boîte, le cœur lourd lui aussi. Il savait ce qu'Hermione endurait.
.
.
.
www
.
.
.
Drago et Hermione attendait Harry sur un banc, devant la boutique du prêteur. Elle était nerveuse et triste, mais elle savait qu'elle avait fait le bon choix. Depuis sa bourde au bar, elle n'avait pas adressé la parole à Malefoy. Il n'était pas au courant de la situation, bien sur, mais il se permettait toujours de faire des commentaires désobligeants. Elle était en colère. Mais la vraie raison n'était pas la désinvolture de Drago, elle ne faisait que la reporter sur lui. Elle était en colère parce qu'elle devait se séparer de l'unique souvenir de ces parents, de son héritage personnel. Mais aux vues de la situation, c'était beaucoup plus simple pour elle de mettre tous ressentiments sur le dos de son ancien ennemi. Ils restèrent donc l'un à côté de l'autre, sans se dire un mot. Jusqu'à ce que Drago vienne briser ce silence.
« Ils sont où tes parents Granger ? »
Hermione baissa les yeux, fixant ses mains. Malefoy sentait les émotions intenses de la jeune femme mais tenta de ne pas les laisser paraître, pour ne pas rendre la situation encore plus dramatique. Une fois de plus, il aurait aimé la rassurer, simplement poser une main sur son épaule ou même avoir le tact nécessaire pour lui dire qu'elle pouvait lui faire confiance. Mais malgré tout ce qui avait pu se passer entre eux ces dernières semaines, il en était encore incapable. Ce qui était paradoxal, c'est qu'une partie d'elle vivait en lui, il savait tout d'elle, de ses ressentis, de ses sensations. Mais il se sentait encore très loin. Cette idée lui coupa le presque le souffle. Il réalisait qu'il désirait abattre le mur entre eux, le dernier mur qui séparait leur deux corps. Il balaya cette idée très vite, effrayé par la pensée même de désirer celle qu'il a longtemps considéré comme la plus détestable des filles de Poudlard.
« Ils sont vivants, si c'est ce que tu te demandes.. Mais.. avant de partir à la chasse aux Horcruxes, je leur ai retiré tous leurs souvenirs en lien avec moi. »
« Je sais ça, j'ai lu le livre. » Ajouta Drago, regrettant immédiatement de l'avoir coupé. Mais c'était plus fort que lui, il était insupportable.
« Oui et bien, ce que le livre ne dit pas c'est que je n'ai pas pu leur rendre la mémoire. »
« Tu es très capable de le faire pourtant. »
« Est-ce que c'est un compliment ? » S'étonna-t-elle, troublée.
« Non. Enfin si. J'en sais rien c'est pas la question. Pourquoi tu ne leur as pas rendu la mémoire ? »
« Ils ont refait leurs vies, ils ne sont plus ensemble, mon père a une nouvelle famille, ma mère a ouvert son cabinet.. C'est bien mieux ainsi. La preuve en est. »
Elle accompagna ses paroles d'un haussement d'épaule résigné. Cela ne lui ressemblait pas. La douleur d'Hermione se fit plus intense, Drago accusa le coup difficilement. Il n'aimait pas ressentir tout ça, même si ça ne lui appartenait pas, la tristesse était vive, percutante. En calmant Hermione, il atténuerait sa propre douleur. Du moins, il s'expliqua ses gestes par cette pensée.
Doucement, il prit la main d'Hermione dans la sienne et la posa sur la cuisse de la jeune femme. De son autre main, il lui releva le menton. Il planta ses yeux dans les siens, ses prunelles étaient brillantes, prêtes à céder aux larmes. Mais la jeune femme était trop fière pour pleurer devant lui. De fait, ce n'était pas pour lui déplaire. De son côté, elle était surprise de ce geste, difficilement explicable mais pourtant bienvenue.
« Hermione Granger ne baisse jamais les yeux. » lui dit, sans la quitter du regard.
Le coeur d'Hermione s'emballa, elle en oublia presque de respirer. Elle resserra sa main sur celle de Drago, comme pour le remercier. Très vite, une flamme naissait dans leur regard, une nouvelle fois cette envie irrésistible lisible dans leurs yeux. Il en était sur, elle aussi voulait briser ce mur, découvrir ce corps qui détenait une partie d'elle.
«C'est bon ! On peut y aller » annonça Harry en sortant du magasin.
La main de Drago quitta le menton d'Hermione et ils brisèrent leur contact visuel aussi brutalement que tombe un éclair.
Voilà voilà !
J'espère que ça vous a plus ! A bientôt pour la suite !:)
Et n'hésitez pas à laisser une trace de votre passage, ça m'encourage vraiment à écrire !
Est-ce que vous pensez que les aurors vont réussir à les retrouver ?
Est-ce qu'ils vont réussir à retrouver Narcissa ?
Et ce petit rapprochement vous a plu ?:)
Bisous.
