Petit coucou :

Katymyny : Je te remercie pour ces recommandations ! Je n'hésiterais pas à y jeter un coup d'œil surtout que j'adore l'univers de Sherlock Holmes !

Pour ce qui est de la page de garde de ce livre, elle devait être faite par une amie qui n'a malheureusement pas le temps de s'en occuper pour le moment. Je vois avec elle, mais il est prévu qu'il y en ai une autre plus sympa :-)

Petit mot :

A ceux qui lisent cette histoire, un petit mot fait toujours plaisir ! Car sinon, je ne sais pas vraiment si elle plaît ou non, si j'ai des choses à améliorer. Nous allons être ensemble pendant un moment, car j'en ai jusqu'à la fin de l'histoire d'Harry Potter donc surement un tome 2, alors n'hésitez pas !

Sinon, j'ai du rajeunir Narcissa pour le bien de mon histoire. Vous comprendrez rapidement pourquoi je pense. Sur ce, je vous souhaites toujours de passer un bon moment sur cette histoire ! A plus !

oOo

Il regardait le paysage défiler à travers la vitre. Ça allait bien trop vite. Déjà, le soleil se baissait à l'horizon. En face de lui, Regulus déblatérerait sur la coupe de Quidditch que Serpentard avait gagné grâce à ses talents d'attrapeur selon lui. Il était surtout très fier d'avoir attraper le vif d'or juste devant le nez de Potter. Il avait été fou furieux et avait hurlé à la triche. Or les Serpentard ne trichaient pas ils jouaient dans et avec les règles. C'était un véritable talent d'être toujours à la limite sans la dépasser ! Severus s'était délecté de la colère de Potter et sa clique. Mais présentement et dans le train qui sonnait la fin de l'année et le ramenait chez lui, il n'était pas d'humeur à partager la joie de Regulus.

- " Hey, tu m'écoutes ?

Un regard en coin de son ainé lui indiqua que non.

- Severus boude parce qu'il rentre chez lui. Annonça une voix féminine à côté de lui.

Severus se tourna vers la brune, la fusillant du regard. Elle lui sortit un sourire en coin et il se reconcentra sur le paysage.

- Je réfléchissais seulement à certains sorts. Mentit-il.

- Tu en as inventé d'autres ? S'exclama Regulus. Sachant bien qu'il n'obtiendrait pas de réponse, il se tourna vers la fille.

- Cousine, cet homme m'étonnera toujours !

- Moi, je suis habitué à son génie, depuis le temps. Dit d'une voix calme Narcissa. Elle était en train de coudre une forme complexe et restait concentrée sur le mouvement des fils baguette en main presque à la verticale du tissu.

- Et bien moi je ne m'y ferai jamais ! J'en ai parlé à mon maître d'ailleurs.

Le mouvement des fils s'arrêta. Narcissa lui jeta un coup d'œil, incertaine. Elle regarda Rogue qui regardait son cousin, impassible.

- Et donc ? Demanda d'une voix doucereuse Severus.

- Il ne m'a pas cru.

Les fils recommencèrent leur danse.

- Mais il a interrogé Crabbe qui a dit la même chose que moi. Même Goyle a dû avouer que tu étais doué !

Les fils et le tissu tombèrent au sol.

- Goyle ? Mais es-tu au courant qu'il va vous rendre la vie encore plus impossible ?

- Pas à moi ma chère. Depuis que je suis un mangemort, on me respecte. Et puis, le pire ennemi de Sev' avoue qu'il est génial ! Si ce n'est pas le début de la gloire ça !

- Ce n'est pas mon pire ennemi. Répondit Rogue mais au vu de son expression l'argument avait fait mouche.

- Oui je sais, c'est Potter. Severus souri en entendant le ton que son ami avait utilisé pour vomir le nom. Mais depuis… Depuis quelque temps, il ne t'embête plus non ? Donc ce n'est plus vraiment ton ennemi. Il avait failli dire « depuis qu'il est avec la sang-de-bourbe » mais parler de la rousse était toujours risqué et il mourrait dans la seconde s'il l'appelait « sang-de-bourbe ».

Severus se referma.

- Et puis, enchaîna-t-il, en se décalant pour être en face de sa cousine. On m'a dit que tu allais te fiancer ? La femme du presque bras droit du maître ! Quelle consécration pour la famille !

- Moi fort. Ordonna Narcissa. Rien n'est fait encore. Elle le regard d'un air mauvais. Il peut toujours changer d'avis et s'il apprend que je m'en vante, finit le mariage !

- Il est vrai. Répondit Regulus en se recalant contre le dossier.

Narcissa se pencha et ramassa son ouvrage. Signe qu'elle était en colère, sinon elle l'aurait simplement fait voler vers elle. C'était d'ailleurs le seul signe, son visage reprenant un air calme.

Un silence se fit tandis que Narcissa reprenait son travail. Regulus ouvrit la bouche pour parler quand il fut interrompu par Severus qui, sur le ton de la conversation dit :

- Tu n'aurais pas perdu un pari toi ?

- Un pari ?

- Sur le fait que je ne pourrais pas travailler sur trois potions de niveau A.S.P.I.C en même temp.

- Vous deux un pari ? S'étonna Narcissa.

- Ah oui ! Effectivement, pourquoi ?

- Je veux ce que j'ai gagné.

- Depuis quand réclames-tu quelque chose ?! Tu nous as toujours rabâché que tu ne voulais pas la charité !

- Ce n'est pas de la charité. Je l'ai gagné par mon travail. Tu me dois 5 Gallions Reg'. Va donc les dépenser comme tu le souhaites et ramène-moi ce que tu auras acheté.

Les deux garçons se jaugèrent du regard.

- Mais pourquoi est-ce que je ne te les donnerais pas maintenant ?

- Je ne reçois pas d'argent de mes amis, tu me prends pour qui Regulus ?

Regulus soupira et partit rattraper la femme qui vendait des sucreries.

- Merci. Souffla Narcissa. Il peut parfois être tellement idiot.

- Pas que parfois.

Narcissa ricana.

- Il est vrai…. Tu sais, ce pari…

- Je ne suis pas un crétin. J'ai bien compris que c'était un test pour le Lord.

- Il aurait pu te demander un niveau maîtrise. Au moins tu aurais eu du chalenge. Déclara Narcissa ce qui fit sourire Severus. Tu vas entrer dans ses rangs ? Il va de plus en plus s'intéresser à toi maintenant.

- Je ne sais pas. Et puis avec ce que disait déjà Malfoy sur moi, ça ne changera pas grand-chose.

- Ton talent ne passe pas inaperçu.

Severus fut alerté par le ton de Narcissa. Il regarda les fils bouger avec moins de grâce que d'habitude.

- C'est Lucius n'est-ce pas ?

Les fils se stoppèrent dans les airs et elle baissa sa baguette.

- Oui.

Elle baissa les yeux.

- Tu devrais peut-être t'en vanter.

- Même ça, n'y changera rien. On dirait presque qu'il est amoureux. Elle reprit son travail mais les fils avaient des mouvements saccadés, violents. Et puis, avec cette idiote d'Andromeda qui nous a trahis et Bellatrix qui est incapable de faire un enfant…

Severus ne répondit pas, mais tenta quand même au bout d'un moment.

- Tu as des nouvelles d'elle ?

- Non.

La réponse était venue trop rapidement.

- Sa fille va bien ?

Narcissa soupira.

- Ce n'est ni l'endroit ni le moment pour parler de cela.

Severus haussa les épaules et laissa tomber. Mais il ne put s'empêcher de constater en regardant les fils danser :

- Je ne sais pas ce que tu fais, mais je peux t'assurer que ça va être affreux.

En effet, Narcissa avait ensorcelé son tissu pour n'être vu que par elle. Les autres ne pouvaient voir que ses fils bouger. De nombreuses filles sang-purs se devaient de savoir faire quelque chose de digne pour une femme. Elles apprenaient toutes le chant, la danse et à jouer d'un ou plusieurs instruments. Rare étaient celles qui faisaient un travail « manuel » mais dans certaines familles cela se faisait encore. Et Narcissa cousait. Dès qu'elle avait du temps libre. C'était devenu une sorte de passion plus qu'un passetemps. Mais c'était étrange qu'elle ne laisse pas voir à ses amis le contenu de ce qu'elle faisait. Mais Severus n'était pas curieux, en tout cas concernant la vie priver des autres, alors il n'avait rien dit. Et Regulus c'était fait remettre à sa place quand il avait un peu trop insisté.

Elle regarda son œuvre et soupira.

- Sev', je te dois beaucoup. Tu viens de m'éviter de faire un massacre. En faite, tu devrais te remercier toi, puisque c'est pour toi que je le fais.

- Comment ?

- C'est un cadeau pour toi. J'en ai fait pour vous deux mais j'ai été retardé par les évènements.

Severus allait parler mais fut couper par l'arrivé de Regulus qui ouvrit la porte violemment, les bras charger et déversa une quantité énorme de tout et n'importe quoi par terre.

- Voilà mon cher Rogue, fit-il en refermant la porte, j'espère que cela te convient.

Rogue sourit mais ne répondit pas. Les trois jeunes commencèrent alors à manger. Dans un demi-silence, couper par quelques discussions sans grandes importances, ils profitaient de la présence des autres. Des années auparavant, ce compartiment bien que pas très bruyant, aurait été plus animé. Mais cette année, il semblait que les enfants avaient vieillis. Ils préféraient ne pas parler, évitant les sujets fâcheux qui se faisaient légions, profitant juste de l'instant.

Après un moment, alors que Narcissa coupait les fils de son travail, celle-ci s'exclama :

- Terminé !

- Qu'est-ce qui est terminé ? Demanda Regulus qui connaissait la réponse mais voulait enfin savoir ce qu'elle avait cousu.

- Un cadeau apparemment. Déclara Severus.

- Un cadeau ?!

- Effectivement ! Le sourire de Narcissa était lumineux et ses yeux bleu acier pétillaient. Elle sortit une autre étoffe de son sac. Voici pour toi, dit-elle en tendant un des deux tissus à Severus, et voici pour toi, reprit-elle en tendant l'autre à son cousin.

Intéressés, les garçons déballèrent leurs cadeaux. Devant les yeux de Severus se découvrit un mouchoir de soi verte où était brodé au milieu, en grand et en fil d'or, un S et un R entrelacés. Ils étaient parcourus par un serpent en argent, qui serpentait sur et entre les lettres.

- C'est… Magnifique ! S'exclama Regulus.

Severus ne disait rien mais Narcissa le vit passer délicatement le doigt sur les lettres. Regulus mettait le sien à la lumière, observant les trois lettres constituant son nom R.A.B.

Narcissa émit un petit rire distingué comme elle savait les faire et répondit :

- Ravie que cela vous plaise !

- Mais pourquoi nous as-tu offert ceci ? Demanda Severus.

- C'était ma dernière année à Poudlard. Je tiens à vous remercier pour ces années. Et je ne voulais pas partir sans avoir marqué vos esprits !

- Comme si on n'allait plus se revoir. Se moqua gentiment Regulus.

- Oui tu es mon cousin mais les réunions de famille, ce n'est pas la même chose que quand on discutait dans la salle commune. Et puis… Elle regarda Severus et baissa les yeux. Ce serait difficile de se voir tous au même endroit.

Effectivement. Severus était de trop basse extraction pour être admis, ne serait-ce que sur le paillasson d'une des demeures Black ou Malfoy. Et il était née d'une traite-à-son-sang, faisant de lui comme un bâtard de la famille Prince. Pas un être qu'on aimerait voir traîner auprès des héritiers.

- Taratata chère cousine ! Il y a toujours les réunions de l'ordre !

Ils le regardaient, méfiants.

- Et bien oui ! Moi j'y suis déjà, Narcissa bientôt femme d'un des membres et si tu continues à dévoiler tes capacités Sev', toi aussi tu y seras ! Et alors plus besoin d'avoir honte de ton sang, tu as prouvé que tu avais dépassé cette tare !

Ces deux amis allèrent lui répondre mais une sonnerie retentit. Ils étaient arrivés à Londres. Les trois amis se levèrent, prirent leurs affaires et commencèrent à attendre pour pouvoir descendre. Regulus descendit en disant au revoir au deux autres et après avoir encore remercié Narcissa. Cette dernière mit un pied sur la marche et se tourna vers Severus.

- Il est un peu idiot et trop optimiste pour son bien mais je pense qu'il n'a pas tords.

Severus la regarda dans les yeux.

- Si je le fais, ce ne sera pas pour vous retrouver. "

Narcissa lui sourit et partit. Severus attendit un peu. Regulus et Narcissa ne devaient pas être vu avec lui. C'était un sang-mêlé et beaucoup trop pauvre pour être vu avec des sang-purs. Cela passait encore à Poudlard, il y avait l'excuse des devoirs en commun, de l'impossibilité de s'éviter dans la salle commune, le fait de demander de l'aide pour certaines leçons. Mais à Londres, aucunes excuses, aucunes raisons. Il finit par descendre les deux petites marches qui le séparaient de ses vacances et se força à prendre un visage impassible. Il récupéra sa seule valise (une valise moldu) et se dirigea vers la sortie.