Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Masami KURUMADA.

Note de l'auteur : c'est très court, je vous l'accorde...mais je n'ai pas envie de surcharger le texte en rajoutant des pages de bla bla, donc voilà le récit tel qu'il est sorti de ma tête.

Je m'excuse d'avance pour les maladresses et les fautes d'orthographe...

Dans cette fanfiction, Isaak a 9 ans et Hyoga aussi, tout se passe avant l'histoire principale.

Ces textes résument les événements de la vie quotidienne, parfois en Sibérie, parfois au Sanctuaire. Peut-être une fois en France ? Qui sait, la France est bien le pays d'origine de Camus.

Bonne lecture à vous, et merci à ceux qui voudront bien me donner leur point de vue sur mon texte


Sanctuaire sacré, Grèce

Camus était assis à la table de la cuisine, armé d'un épluche-légume et de carottes. Il ne supportait pas la chaleur qui planait sur le Sanctuaire en été, lui qui était habitué aux grands froids de Sibérie.

Hyoga et Isaak devaient aussi être affectés par la chaleur car ils étaient bien moins agités que d'habitude. En revanche, ils n'étaient pas plus silencieux, ils étaient même plus bruyants. Couchés sur le tapis ( moins confortable que le canapé mais bien plus frais ), ils ne cessaient de demander à leur maître quand est-ce que Milo rentrerait.

- Pour la cinquième fois, il rentrera tard. Il devait aller voir des apprentis pour leur expliquer à quoi sert une armure, répéta t-il.

- Mais comment il fait pour respirer ici ? Je meurs de chaud...

- Moi pareil...

- Si vous êtes sages on ira faire une promenade ce soir quand il fera plus frais.

- Avec Milo ? s'écrièrent t-ils en cœur.

- Si il n'est pas trop fatigué.

- Super !

- En attendant, aidez-moi à éplucher les carottes.

- On mange des carottes ?

- A ton avis ?

- SAUVE QUI PEUT !

Et se sentant soudainement pleins d'énergie, les deux garçons disparurent dans leur chambre en courant à toute vitesse.

Camus soupira. Il croyait avoir mieux élevé ses disciples...

La porte claqua et une voix que le Verseau aurait pu reconnaître entre mille retentit dans toute la pièce :

-Wouah j'suis crevé ! Ça va ? C'est bien trop calme ici...

- Hé bien--

- MILO !

Hyoga et Isaak, revenus à la même vitesse à laquelle ils étaient partis fondirent sur Milo.

Le pauvre Scorpion ne pu pas les éviter et se retrouva plaqué au sol sous le regard amusé de Camus.

Il était coincé, Hyoga lui tenait les bras et Isaak les jambes. Il lui restait donc deux possibilités : la première était d'avoir recours à son Cosmos, ce qui face à des gamins de neuf ans n'était peut-être pas là meilleure solution. La deuxième était la ruse, qu'il décida donc d'adopter.

- Dites, ça sent le pot-au-feu, non ? Camus, tu as fini avec les légumes ou bien tu as besoin d'aide ? Les enfants seraient ravis de t'aider..

- VITE ISAAK COURS !

Et les deux garçons s'enfuirent à nouveau.

- Hé hop, retour à la base ! Prends-en de la graine, Camus !

- ...

- Ha ha, j'suis trop fort !

- Quelle modestie. Enfin, tant que tu es là tu n'as qu'à m'aider à éplucher ces légumes.

Et c'est un Milo tout penaud qui fit place au fier Scorpion qui se vantait encore de son coup il y a dix secondes. Il ne restait qu'une seule option pour ne pas avoir à faire la corvée :

- FUYONS !

- Milo !

Et le Scorpion se précipita vers la chambre des disciples, enclencha la poignée de la porte mais celle-ci ne s'ouvrit pas. De l'autre côté de la porte, la petite voix de Hyoga résonna :

- C'est quoi le mot de passe ?

- Heu...je sais pas, moi... mot de passe ?

Clic. La porte s'ouvrît en couinant, et Milo s'engouffra dans la pièce.

Camus leva les yeux au ciel. Si c'était à lui d'enseigner l'obéissance à ses disciple, l'apprendre à son amant était quand même exagéré !


- C'est pas bon, dit Isaak.

- Ouais, confirma Hyoga.

- Les garçons, dites pas ça ! Je suis certain que c'est excellent !

Et Milo avala une énorme fourchette de légumes, avant de faire une grimace de dégoût que les enfants s'empressèrent d'imiter.

- Heu, Camus, ils n'ont pas tort sur ce coup là... C'est quoi cette texture affreuse ? On dirait que t'as mis des cheveux dedans !

Camus mangeait sans un bruit. A la remarque de Milo, il leva les yeux de son assiette, regarda tour à tour les trois garçons et dit :

- Il y a encore la peau. Si ça vous dérange, vous m'aiderez à l'enlever la prochaine fois.

Les trois autres restèrent sans voix. Ils ne pensaient pas que Camus puisse un jour se venger de la sorte ! Lui, le froid Verseau, se venger pour une histoire de légumes pas épluchés !

Ils étaient tellement chamboulés qu'ils finirent leur repas en oubliant de râler davantage.

Camus jubilait intérieurement. Enfin, il avait réussi à imposer quelque chose à Milo ! Le Scorpion était la seule personne qui osait lui tenir tête, et les enfants le savaient. Ils en profitaient donc pour se joindre à Milo quand celui-ci le défiait, ralliant leur cause à la sienne. En ayant vaincu Milo, il imposait le respect, et il le sentait dans les yeux d'Isaak qui le fixaient depuis plusieurs minutes déjà. Du respect. Mais il y avait autre chose, quelque chose qui lui fit chaud au cœur :

De l'admiration...et de l'amour.


L'incident clos, Milo proposa au groupe d'aller se promener,proposition directement acceptée par les enfants qui visiblement décidèrent pour tout le monde, car dix minutes après ils descendaient les marches du onzième temple.

- On peut courir ? demanda Isaak.

- Pourquoi tu veux toujours courir ? grommela Hyoga.

- Allez-y, mais arrêtez vous avant le sixième temple. Je me suis fâché avec Shaka.

- Encore ? demanda Camus alors que les enfants s'enfuyaient devant eux.

- Bah, tu sais, c'est presque devenu une habitude ! ricana t-il.

- Milo, ce n'est pas drôle.

- Sache que si je devais me confier à quelqu'un pour savoir si quelque chose est drôle ou non, ce n'est certainement pas à toi que je me fierai.

- ...