Bonjour tout le monde...

S'il vous plait, je sais que je mérite le jet de tomates mais ne m'en voulais pas trop... j'ai passé une des pires semaines. Je suis enfin rentré en France, non sans mal, comme vous avez peut-être pu le voir, Londres étant complétement bloqué. Je m'excuse terriblement du retard que j'ai pris mais j'ai eu un beau syndrome grippal qui m'a cloué au lit plusieurs jours... et comme j'écrivais la veille pour le lendemain, vous imaginez la galère... Je ne voulais pas écrire quelque chose à la va-vite juste pour que vous ayez quelque chose à lire. Je fais tout mon possible pour que cette histoire soit fini pour Noël. Vous aurez donc le droit à plusieurs chapitres à la suite. Ceux-ci ne feront sans doute pas dix pages mais ils seront là !

J'espère que tous va bien pour vous, que vous êtes en forme et que vous vous préparez à passer de bonnes fêtes de Noël, malgré la situation.

Enjoy !


Samedi 17 décembre

Quand Hermione se réveilla ce matin-là, ses yeux papillonnèrent doucement et elle s'étira en réalisant que ce n'était qu'un rêve. Un beau rêve certes, mais loin de la réalité. Elle soupira avant de rabattre la couverture sur sa tête. Ses songes n'étaient occupés que par une seule personne.

Hier, pour la première fois, elle avait clairement senti le désir prendre feu en elle, prêt à la consumer. Elle pouvait encore sentir la sensation de la paume de Drago dans la sienne, son pouce traçant des cercles sur le dos de sa main. Elle aurait souhaité que ce moment ne finisse jamais. Drago l'avait aidé à ranger après le départ de leurs amis et en partant, il avait déposé un nouveau baiser sur sa joue. Hermione avait l'impression que sa joue l'avait brulé toute la nuit.

En se redressant dans son lit, elle réalisa que c'était samedi et qu'elle n'était obligée de rien faire aujourd'hui. Pas de travail, pas de rendez-vous, pas de contraintes. Et même, pour une fois, pas d'activité de prévue. Harry voulait passer sa journée tranquille en famille, Ron et Pansy avaient prévu une petite escapade amoureuse le long de la côte anglaise.

Hermione voulait passer sa journée à lire, pourquoi pas en jogging, sur son canapé. Elle devait trier les livres de sa bibliothèque pour faire de la place pour les nouveaux et pourquoi ne pas faire don de ceux qu'elle n'utilisait plus. Contente de la journée qui l'attendait, elle se leva pour aller faire du thé.

La jeune femme était occupée à faire du rangement quand des coups retentirent en fin de matinée. Elle fut tentée de prétendre qu'elle n'était pas là mais quand les coups continuaient, elle soupira et se leva.

En ouvrant la porte, Hermione se trouva face à la dernière personne qu'elle s'attendait à voir.

- Maman ?


Drago se trouvait dans son bureau, assis sur un fauteuil de cuir, son préféré. C'était une des seules choses qu'il avait récupéré du manoir de ses parents. Il n'avait rien voulu d'autres de cet endroit et voulait recommencer à zéro.

Pourtant, même assis dans son fauteuil préféré, un verre de son whisky pur feu préféré, Drago Malefoy n'arrivait pas être joyeux.

Il repensait aux paroles de ses amis la veille. Même s'il avait été ennuyé qu'ils usent de leur pouvoir d'amitié pour le forcer à les écouter, tous ce qu'ils avaient dit n'étaient pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Bien sûr qu'il savait qu'Hermione ne serait pas facile à avoir et qu'elle serait sans doute la dernière à oser quelque chose avec lui. Mais Drago la connaissait plus qu'il ne voulait l'admettre et il avait remarqué comme l'étincelle dans ses yeux avait changé. Ses beaux yeux noisette ne lui lançaient plus des éclairs et des regards meurtriers comme avant. Ils étaient animés d'une flamme qu'il n'avait jamais vue chez Hermione avant et qu'il essayait encore d'interpréter. Il lui fallait de la spontanéité, avait dit Blaise.

Donc il était là, réfléchissant à comment il pourrait la faire admettre ce qu'elle ressentait pour lui. Parce qu'il en était sûr, il y avait bien quelque chose.

Sautant sur ses pieds, il se précipita dans son entrée pour s'habiller et transplaner. Il venait d'avoir une idée géniale.

Drago réapparu dans le couloir de l'appartement d'Hermione et prenant deux inspirations, il frappa.

La porte s'ouvrit sur la brune, et il vit tout de suite qu'elle avait son air exaspéré. Il le connaissait bien celui-là.

- Drago ? Qu'est-ce que tu fais là ? s'étonna Hermione.

- J'avais… envie de te voir, avoua-t-il avec un sourire.

Les lèvres d'Hermione s'étirèrent et son visage s'adoucit.

- Je te dérange ?

- C'est que…

Elle jeta un coup d'œil en direction de la porte.

Drago se figea, elle avait l'air contente de le voir mais quelque chose chez elle l'empêchait de le faire entrer. Il s'apprêtait à tourner les talons lorsqu'une voix se fit entendre à l'intérieur de l'appartement.

- Hermione, qui est-ce ?

- Je vais y aller, j'aurai dû te prévenir.

Drago s'insulta mentalement, il lui en fouterait à Blaise de la spontanéité. Il tournait déjà les talons quand la porte s'ouvrit en grand derrière lui.

- Drago ? Ça fait longtemps que je ne vous avais pas vu !

Drago connaissait cette voix et en se retournant, il eut le plaisir de voir la mère d'Hermione devant lui, un grand sourire sur les lèvres.

- Tout le plaisir est pour moi madame Granger, répondit-il poliment.

- Je vous ai déjà dit de m'appeler Jean, gloussa la mère d'Hermione en prenant Drago par le bras et l'emmener à l'intérieur.


Hermione resta quelques secondes sur le palier. Qu'est-ce qu'il venait de se passer ? Elle secoua la tête et referma la porte derrière elle en rentrant. L'après-midi qu'elle avait imaginée se transformait en cauchemar.

Sa mère avait entrainé Drago dans la cuisine. Jean tapotait le siège à côté d'elle pour qu'il puisse s'asseoir.

Drago tourna un regard amusé vers la brune qui les avait rejoints. Hermione articula un « désolé » en mettant sa bouilloire à chauffer. Elle se mit à préparer du thé pour tout le monde pendant que sa mère commençait à bombarder Drago de questions.

- Je suis très heureuse de vous voir mon cher, je disais à Hermione l'autre jour au téléphone que ça faisait longtemps qu'elle ne m'avait pas donné de vos nouvelles.

Hermione leva les yeux au ciel. Ses parents, et surtout sa mère, avaient un faible pour Drago depuis qu'ils avaient été invités à un réveillon au Terrier trois ans plus tôt. Depuis, sa mère n'arrêtait pas de répéter que Drago était formidable et qu'il ferait un très bon parti. Malgré qu'Hermione lui rappelle souvent à quel point il avait été horrible avec elle à Poudlard, sa mère répondait toujours que l'adolescent n'avait fait que suivre ses parents. Qu'il ne devrait pas être jugé pour cela.

- Comment vont vos parents ? Votre pauvre père doit avoir du mal à se réhabituer à sa vie après la prison.

Hermione secoua la tête lascivement, s'il y avait bien une personne qu'elle ne plaindrait jamais, c'était bien Lucius Malefoy.

- Croyez-moi, il s'y fait, répondit Drago en acceptant la tasse que lui tendait la jeune femme.

- Comment se passe le travail ? Hermione m'a raconté votre dossier sur ces pauvres bébés elfes. Harry et vous avez fait une action héroïque.

Hermione avait envie de bâillonner sa mère pour qu'elle arrête ses questions. Le blond souriait et n'avait pas l'air d'avoir envie de se plaindre ou de trouver une excuse pour partir. Il répondait à chaque question d'une voix veloutée qui faisait glousser sa mère. Hermione voulait disparaitre dans un trou de souris, les jours rouges. Drago se tourna vers elle et alors qu'elle lui lançait un regard noir, il répondit par un clin d'œil. Elle savait qu'il en fallait beaucoup pour mettre Drago Malefoy mal à l'aise, pas tant pour elle.

- Une petite amie ? demanda Jean en jetant un coup d'œil à sa fille.

Hermione s'étouffa avec son thé et se mit à tousser.

- Maman ! s'exclama-t-elle. Laisse Drago tranquille.

- Mais ma chérie, je m'intéresse. Un si beau jeune homme, ce serait dommage de rester seul.

- Non Madame Granger, pas de petite amie, sourit poliment Drago.

La mère d'Hermione semblait heureuse d'entendre ça et le blond ajouta immédiatement, évasif :

- Il y a bien une fille mais je ne sais pas si c'est réciproque.

Hermione leur tourna le dos aussitôt et se mit à rougir.

- Humhum, dit-elle en s'éclaircissant la voix, maman tu veux un autre thé ?

- Cette jeune fille est très chanceuse, elle dira oui, assura Jean Granger sans répondre à sa fille.

Drago acquiesça en jetant un coup d'œil à Hermione, de dos, qui essayait de servir une tasse de thé à sa mère. Il pouvait voir ses mains trembler.

- Je vais vous laisser, je dois rejoindre ton père au cabinet.

La mère d'Hermione se leva, embrassa sa fille et murmura à son oreille :

- Ne le laisse pas filer.

Hermione hocha la tête doucement.

- Drago, j'ai été heureuse de vous revoir, dit-elle en lui tapotant gentiment l'épaule.

Hermione attendit que la porte d'entrée claque pour souffler.

- Ta mère est toujours aussi... délicate, déclara Drago

Hermione le regarda et se mit à rire, d'abord nerveusement puis petit à petit, elle riait à gorge déployée. Drago finit par la suivre, gagné par son hilarité. Après quelques minutes où seuls

- J'allais faire des biscuits sablés, tu veux les faire avec moi ? demanda Hermione

Drago hocha la tête, en souriant. Il n'allait pas lui dire qu'il n'avait jamais fait de biscuits ou autre pâtisserie qu'elle voulait faire. Chaque moment qu'ils passaient juste tous les deux était précieux à ses yeux.

Hermione s'empressa de sortir des placards ce dont elle avait besoin pour faire ses biscuits. Elle sortit également différents éléments pour les décorer une fois cuits.

- Tiens, prend ça et mesure moi deux cents grammes, dit-elle en lui tendant un paquet de farine.

Drago se mit à peser les différents ingrédients qu'elle demandait et elle, elle malaxait la pâte avec ses mains. Les mouvements qu'elle répétait avec ses mains sur la pâte lui donnaient envie de sortir les remarques coquines qu'il avait sur le bout de la langue. Il devait user de toute sa concentration pour se retenir.

Ils s'appliquèrent pendant les dix minutes qui suivirent. Hermione étala la pâte sur son plan de travail et l'aplatissait avec un rouleau.

- Tiens, fais ce que tu veux maintenant, dit-elle en lui montrant les différents emporte-pièces qu'elle avait sortis.

Drago fronça les sourcils et en réfléchissant, il s'empara d'un couteau à la place et commença à façonner la forme qu'il voulait.

Hermione faisait des sablés en forme de sapin, de bonhomme de neige ou de cadeaux.

- Drago ! s'exclama-t-elle en jetant un coup d'œil à ce que faisait le blond.

Il ricana alors qu'il levait devant leurs yeux le biscuit en forme de tête de chat. Etrangement, son chat avait des cheveux longs.

- Tu veux jouer à ça, murmura Hermione dans ses dents en attrapant un nouveau morceau de pâte.

Elle se pencha dessus et après dix bonnes minutes, Drago avait sous les yeux un animal qui ressemblait, sans s'y méprendre, à une fouine.

- On fait moins le malin maintenant.

Drago lui fit un sourire en coin. Il ne supportait pas que quelqu'un lui rappelle cet épisode traumatisant. Pourtant, quand ça venait d'Hermione, il le prenait bien mieux. Celle-ci remit ses cheveux derrière son oreille et le blond pouffa.

- Tu as de la farine… ici, dit Drago en approchant sa main de sa joue.

Quand il frotta son pouce contre sa peau, Hermione eut un frisson et elle aurait aimé que cela dure plus longtemps.

Le blond retira sa main à contrecœur et se détourna pour finir

Hermione enfourna les sablés dans le four et proposa à Drago de s'asseoir dans le salon, avec un chocolat chaud en attendant qu'ils soient prêts.

Celui-ci accepta et la suivit sur le canapé. Il se mit à raconter les derniers ragots du bureau des aurors et Hermione l'écoutait attentivement.

Elle arrivait parfaitement à imaginer, Drago et elle, partageant des moments comme celui-ci tous les jours. Et l'image n'était pas pour lui déplaire.


Voilà pour ce chapitre :)

J'espère qu'il vous a plu ! Merci pour tout votre soutien, ça ne fait vraiment chaud au coeur :)

A demain xx