Ce texte répond à la situation du signe Gémeaux de l'horoscope du 14/10 : Pourquoi diable as-tu apporté une planche de ouija ?! Tu sais ce que je ressens à propos de cette merde !
Bronn et Tyerne arrivèrent chez Jaime et Brienne. Ils se saluèrent tous et allèrent dans le salon pour prendre l'apéritif. Ils discutèrent de tout et de rien, ils s'entendaient vraiment bien, Tyerne avait rapidement été acceptée par les meilleurs amis de Bronn. Tyrion devait les rejoindre, il terminait le travail un peu plus tard que prévu.
Le quatuor passa à table, Tyrion venait de les appeler pour leur dire de ne pas l'attendre, qu'il était en route et qu'il arriverait bientôt. Jaime soupira en déposant le plat de spaghettis bolognaises sur la table :
-Il charrie quand-même ! Ce dîner est prévu depuis des semaines, franchement c'est n'importe quoi !
-Tu sais très bien qu'Halloween est la pire période pour un vendeur de déguisements.
-Ce n'est pas une excuse ! Il loupe toujours tout !
-Ce n'est pas facile pour lui, il est toujours la dernière roue du carrosse car il est le seul célibataire qui reste.
-Je sais... bon, il devrait bientôt arriver.
Le roux sourit et passa son bras autour de ses épaules de Tyerne qui lança :
-Je crois qu'il est en retard car il fricote secrètement avec quelqu'un.
-J'en doute, il nous raconte toujours tout à Jaime et moi, n'est-ce pas Jaime ?
-Si absolument, et c'est réciproque.
-Je ne vois pas l'intérêt de raconter sa vie à tout le monde !
Brienne avait lancé ça en levant les yeux au ciel et en servant la brunette, se prenant une gentille tape sur l'épaule par son mari. Ils furent interrompus par la sonnette. Jaime sourit en se levant :
-Ah, le voilà enfin !
Il alla ouvrir et la voix de Tyrion lança précipitamment :
-Désolé, les clients n'ont pas arrêté d'affluer jusqu'à la fermeture !
-Ce n'est rien, entre, on vient juste de s'installer à table.
-Super, merci.
Les deux hommes arrivèrent dans la salle à manger et Tyrion sourit aux autres, les saluant à tour de rôle. Après ça il s'installa à sa place et sortit une planche de son sac :
-Regarde ce que j'ai trouvé Brienne !
-Pourquoi diable as-tu apporté une planche de ouija ?! Tu sais ce que je ressens à propos de cette merde !
-Je l'ai pris en souvenir du bon vieux temps, pour plaisanter quoi. Après tout, c'est grâce à ça que tu as cherché l'homme de ta vie toutes ces années.
-Je sais oui, je l'ai trouvé il me semble et il ne s'appelle pas Renly Baratheon. Tu n'aurais pas dû apporter ça !
-C'était simplement pour rire parce que je trouvais ton histoire amusante !
-Bah moi je ne trouve pas ça drôle.
Jaime déposa un baiser sur la tempe de sa belle :
-Ne sois pas si contrariée, c'est assez drôle au fond. Mais Tyrion, s'il te plaît range ça. J'avoue que voir des trucs comme ça me met toujours mal à l'aise.
-D'accord, désolé je voulais pas gâcher l'ambiance je voulais simplement rire un bon coup.
Le blond rangea la planche de ouija en bougonnant et Tyerne demanda :
-Quelle est cette histoire ?
-Bah quand j'étais adolescente j'ai été sur une foire, il y avait une diseuse de bonne aventure. J'y suis allée, par curiosité. Puis bon comme j'étais naïve et je rêvais du grand amour. Alors je suis entrée et elle a flairé le pigeon. Elle m'a dit que l'amour de ma vie s'appelait Renly Baratheon, c'est une planche de ouija qui lui a permis de trouver le nom de l'élu de mon cœur. Alors j'y ai cru, et quand je l'ai enfin rencontré j'ai cru que j'allais être la plus heureuse des femmes. Mais quelle n'a pas été ma déception quand j'ai appris qu'il préférait de loin les charmes de Loras Tyrell plutôt que les miens ! Alors j'ai accepté mon sort et un jour j'ai rencontré Jaime. Mais il y a peu j'ai appris par Renly que c'est qu'il était de passage à Tarth, à la fête foraine et qu'il avait été voir la diseuse de bonne aventure suite à un pari avec Loras, il devait prétendre chercher le grand amour lui aussi. Alors cette arnaqueuse a utilisé le pari contre la naïveté d'une adolescente beaucoup trop grande pour son âge et au physique ingrat.
-Arrête ma chérie tu es très belle. N'y pense plus, c'est le passé.
Ils s'embrassèrent et les discussions reprirent bon train, malgré cet instant d'émotion la bonne humeur était revenue.
Fin.
