Tadaaaaaaa… cadeau de noël avant l'heure ! ^^
Merci à Tralapapa pour sa relecture et ses corrections, sans qui ce présent ne serait pas en ligne ! (Oui, vous pouvez la remercier aussi ^^ Pour ça, allez lire son OS de Noël par exemple, moi je dis ça, je ne dis rien hein… Mais c'est du Snamione quoi #LOVE)
Pour la petite histoire, c'est le second OS de l'année que j'écris mais le premier à être posté pour le moment. A la base, je n'étais pas certaine de le finir avant Noël, mais voilà, j'ai terminé la trame sur papier et j'ai eu du temps pour l'écrire ensuite, doooonnnnnc : le voilà. C'est le OS bonus de 2020 en somme ! (Qui s'en fou ? XD ^^)
Ce texte participe au concours de prudence et potions pour les fêtes de fin d'année, et me permet ainsi de vous offrir une nouvelle tranche de vie d'un couple que certain ont déjà vu…
Alors oui, snamione c'est déjà vu, mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il s'agit du Severus et de l'Hermione de ma première FF : 'l'erreur du professeur Rogue'.
Si vous ne l'avez pas lu, pas de panique, vous pourrez suivre. Mais il est préférable de l'avoir fait pour comprendre certains détails et pour connaître un pitit peu les original characters. ^^ (Et pour ne pas se faire spoiler, éventuellement mdr)
Sur ce, bonne lecture à vous et bonnes fêtes (malgré la partie de jumanji en cours… ^^`).
OoOoOoOoOoOoOoO
Noël en famille.
Severus était dans son bureau à faire les cents pas, attendant avec un certain agacement les prochaines mesures que le ministère devait lui envoyer pour la prochaine quinzaine. C'était la même chose depuis plus d'un an maintenant, et devoir gérer une crise sanitaire en tant que directeur était aussi fatigant que de devoir le faire en tant de guerre. Enfin, au moins n'avait il plus à craindre une douleur atroce au bras gauche pour recevoir ses ordres, il n'en avait de toute façon plus depuis longtemps. Non, pour l'heure, il attendait simplement un satané hibou de la part de Shaklebolt.
C'était ridicule, il avait l'impression que l'école était devenue une zone géante de quarantaine et plus le temps passait, plus les décisions prises semblaient être tirées au hasard dans un chapeau pointu. Après avoir bataillé pendant deux mois pour faire retirer les masques aux élèves qui n'avaient pas eu de contact avec l'extérieur depuis le début d'année – les cours de sortilège et de métamorphose n'ayant jamais été aussi dangereux que pendant cette période où la prononciation était difficile – il avait dû luter contre la règle visant à fermer les clubs de l'école. C'était d'ailleurs la réponse à cette question en particulier qu'il attendait, espérant pouvoir annoncer une bonne nouvelle à ses élèves pour la fin d'année.
À la place d'un volatile, ce fut sa femme qui apparut devant lui comme si elle avait toujours été là. Severus sursauta alors et l'observa en haussant un sourcil surpris :
- Mais… que… tu es arrivée quand ?
- Je suis à tes côtés depuis des heures voyons !
- Si tu avais été dans mon bureau, je t'aurais vu il me semble, se défendit-il.
- Encore faudrait-il que tu sois vraiment dedans !
Se levant avec grâce, Hermione s'approcha de lui et plus elle le faisait, plus son apparence changeait. Ses jolies rides d'expressions disparaissaient, ses cheveux reprenaient un volume inhumain alors que ses yeux se remplissaient d'une malice juvénile surprenante. Une fois face à lui, Severus tendit sa main métallique et avant d'atteindre la joue de la jeune femme face à lui, il retrouva un bras de chair et d'os alors qu'il se sentait rapetisser. Il vit alors son reflet dans les yeux brillants de sa compagne, il avait de nouveau 17 ans et elle aussi. Hermione posa sa main sur celle de son petit-ami et sourit tendrement alors qu'il souffla par le nez, amusé :
- Oh je vois, je rêve de nous…
-Nous étions si jeunes ! dit-elle avec joie.
- Surtout toi mon Amortentia, fit-il remarquer à son songe. Ma jeunesse n'a pas duré si longtemps que ça et le temps m'a bien vite rattrapé.
- Il ne t'a changé que physiquement, aussi bien à l'époque qu'aujourd'hui.
- Il est vrai qu'il n'a en rien ébranlé mes sentiments pour vous Granger, encore aujourd'hui.
Il la vit s'approcher de lui et la lionne l'embrassa avec tendresse. Bientôt, le baiser devint plus fougueux et les mains de la jeune femme plus baladeuses. Cela faisait bien longtemps que le directeur n'avait pas fait de rêve érotique, cela remontait probablement à l'époque où il était réellement âgé de 17ans… pour la seconde fois ! Quoi qu'il en fût, le rêve devenait étrangement de plus en plus réel, comme si les lèvres d'Hermione lui attaquaient vraiment la gorge et que ses doigts caressaient bien la bosse dans son pantalon.
Rapidement, Severus poussa un long râle de plaisir, tout en ouvrant enfin les yeux… et il aima ce qu'il vit. Sa femme était allongée contre lui, presque sur lui, et s'appliquait à le marquer au niveau de son cou, juste assez bas pour que sa tenue de tous les jours puisse le camoufler aux yeux de tous. Quant aux sensations agréables qu'il avait senties jusque-là dans son rêve, elles se concrétisaient alors qu'Hermione passait délicatement sa main dans son pantalon de pyjama avant de murmurer :
- Hum… tu te réveils enfin mon Félicis !
- Comment pourrais-je… rester endormi alors que mon… rêve se réalise ici, grogna-t-il avec quelques difficultés.
Hermione l'embrassa alors qu'elle agrippa à pleine main le membre maintenant bien dur de son époux. Elle entama des allers-retours sur sa longueur tout en s'appliquant à ne pas délaisser le bout sensible et gonflé de celle-ci. Severus ne put retenir un gémissement quand il sentit le pouce téméraire de sa compagne lui titiller cette zone précise :
- Si tu… oh par tous les fondateurs Hermione… je vais…
- Ah non, pas déjà ! dit-elle alors avec un sourire moqueur tout en retirant sa main.
Lui lançant un regard noir, il la vit se glisser sous la couette et perdit immédiatement toute envie de se plaindre. Bien vite, se fut les lèvres de son épouse qui remplaça ses doigts. Elle commença par des baisers presque 'chastes' avant de laisser sa langue tracer des sillons sur son sexe dressé avant d'enfin le mettre en bouche. Il n'avait pas besoin de voir ce qu'elle faisait pour s'imaginer sans mal la scène qui se déroulait là-dessous, alors que la couette montait et descendait au rythme des vas et vient de la tête de sa lionne. Il glissa sa main droite dans la crinière de cette dernière et l'agrippa avec force pour suivre sa cadence alors qu'il sentait l'orgasme venir. Ce fut quand elle glissa sa main sur ses bourses pour les caresser en même temps qu'elle aspirait son membre qu'il atteint le nirvana. Se déversant en elle, il gémit son prénom comme pour la sanctifier.
Après un instant, elle ressortit sa tête de sous la couette, non sans essuyer le coin de ses lèvres avec son pouce. Elle prit place sur lui, s'allongeant de tout son long sur son sorcier avant de croiser ses bras sur son torse afin de s'en faire un coussin. Elle posa ainsi son menton sur ses avant-bras et regarda son époux avec amour :
- Joyeux Noël monsieur le directeur.
- Il est clairement joyeux pour moi, dit-il alors qu'il reprenait son souffle. Il va falloir que je m'applique si je veux qu'il en soit de même pour toi ! Tu as mis la barre bien haute.
- Hum oui, très… très haute ! répondit-elle avec un sous-entendu qui la fit amplement sourire.
Sans plus attendre, Severus pivota afin de prendre le dessus. Hermione se laissa faire en riant, prenant toujours autant de plaisir à le taquiner quand elle en avait l'occasion et, qu'est-ce qu'il aimait ça ! Il l'embrassa avec envie avant de glisser ses lèvres dans son cou. Il aurait bien aimé lui laisser une marque, mais celle de la veille était encore bien trop visible, cela attendrait donc et il s'attaqua à la place à l'un de ses seins. Qu'est-ce qu'il aimait le fait qu'elle s'endorme presque nue.
Alors qu'elle gémit au moment où il mordillât son téton déjà dressé et durci, il passa rapidement sa main valide sur le seul bout de tissu qu'elle portait. Il pouvait déjà très bien sentir l'excitation de son épouse au travers de sa culotte détrempée mais il prit néanmoins le temps de la titiller par-dessus. Elle émit alors plusieurs grognements divins, signes s'il en fallait qu'elle commençait à son tour à passer un bon Noël.
Ce fut quand elle commença à remuer les hanches qu'il releva la tête pour capturer ses lèvres et le son qu'elle poussa alors qu'il passa sa main sous l'élastique pour prendre d'assaut son antre avec deux doigts. Avec l'âge, et surtout après la naissance de deux enfants, son fourreau était moins serré autour de son index et de son majeur, mais la chaleur et l'humidité contre ses douces parois étaient toujours aussi délectables. Il sourit quand, en ajoutant à ses vas et vient de légers à-coups avec sa paume sur son centre du plaisir, sa lionne se mit à rugir son prénom. Il aurait pu se contenter de cela mais, sentant sa propre excitation revenir au galop, il opta plutôt pour d'autres préliminaires :
- Écarte les jambes, lui susurra-t-il à l'oreille alors qu'elle obtempérait déjà sans mot dire.
À son tour il partit à la découverte du monde sous la couette. Il y régnait une chaleur presque étouffante, mais l'odeur d'excitation qui lui parvenait suffisait à le faire frissonner comme s'il était en ce moment même dans le parc. Il attrapa la culotte de sa femme et la lui retira sans ménagement afin de s'attaquer avec appétit à son plus beau cadeau de Noël. Il s'amusa du bout de sa langue à taquiner de nouveau le bout de chair sensible de sa compagne qui se montra réactive. Il joua ainsi un moment, ajoutant ses doigts dans la partie et ce, jusqu'à ce qu'il entende une nouvelle fois son prénom, prononcé de la plus belle façon qui fut.
Après avoir essuyé sa bouche à l'aide du drap, il ressortit sa tête de la couette et embrassa sa femme avant de lui souffler à l'oreille :
- Joyeux Noël mon Amortentia chérie.
- Si tu veux qu'il soit parfait… il va falloir que tu m'en donnes plus ! supplia-t-elle avant de capturer ses lèvres.
Comme toujours, elle se montrait insatiable. C'était peut-être même pire avec l'âge… mais il n'allait pas s'en plaindre - hormis peut-être en période d'examens où sa femme devenait un démon-. Se sentant déjà largement près pour lui offrir ce qu'elle désirait, il attrapa son soldat de nouveau au garde à vous avant de le placer en première ligne. D'un simple coup de rein, il l'envoya au front et se délecta du cri en provenance de l'ennemi. Sans plus de ménagement, il savait ce qu'aimait sa femme après tout, il se redressa en restant en elle et passa ses avant-bras sous ses genoux afin de passer ses jambes contre son torse. Hermione le regarda alors droit dans les yeux et malgré la pénombre encore présente, il vit toute la lubricité de son regard :
- Prend moi Severus ! lui ordonna-t-elle alors qu'elle perdait visiblement patience.
- À vos ordres ma chérie.
Il sourit et se mit à l'ouvrage avec passion. Chaque coup se voulait méthodiques alors qu'il cherchait le point culminant du plaisir de son épouse. Il le trouva sans peine et des qu'il entendit le premier couinement annonciateur, il s'en donna à cœur joie et pilonna la zone. Bien qu'habitué, Severus dut se contenir pour ne pas jouir de nouveau rien qu'à l'entente des cris gutturaux de sa lionne. Il pria pour qu'elle vienne rapidement, ce qu'elle fit heureusement, lui permettant de jouir à son tour en sentant les spasmes salvateurs de son sexe se contracter et enrober le sien dans une douce cadence. Il resta un instant ainsi sans bouger avant de lui libérer les jambes et de se retirer, essoufflé mais comblé. Il sourit en entendant Hermione reprendre elle aussi son souffle tout en soupirant d'aise :
- Par tous les saints, les dieux et autres légendes… que c'était bon !
- Ton Noël est-il joyeux mon Amortentia ? demanda Severus en s'allongeant à côté d'elle.
- Il est parfait !
Souriant, le sorcier attrapa sa baguette et, protégeant les yeux de sa femme avec sa main valide, il ouvrit tous les rideaux, laissant ainsi entrer les premiers rayons de soleil timides de l'hiver, et alluma les candélabres muraux pour compléter la luminosité. Hermione sourit et posa sa main sur celle de son mari avant de la retirer de ses yeux pour la poser sur sa bouche et l'embrasser :
- Merci mon Félicis, dit-elle simplement en souriant.
Maintenant qu'il y avait assez de lumière, Severus se redressa sur son coude métallique et maintint sa tête contre sa prothèse afin de regarder sa femme. Elle était si belle, toujours aussi pétillante et plus sexy encore qu'à ses 17 ans. Il passa sa main droite sur la joue de sa lionne tout en se demandant pourquoi elle s'embêtait à se passer de la crème anti-âge tous les soirs, lui qui aimait tant voir les preuves de toutes ces années à sourire, rire et crier. Il passa ensuite son pouce sur ses 'pâtes d'oies' comme elle les appelait, et il sourit encore plus en la revoyant plisser les yeux à chaque fois qu'elle réfléchissait ou qu'elle lisait une ineptie sur une copie d'un élève :
- En gros tu aimes que je ressemble à un linge non repassé ! grogna-t-elle doucement après qu'elle eut encore lu ses pensées.
- Je t'aime telle que tu es Hermione… et puis tu es le vêtement que j'aime le plus enfiler, c'est normal que tu sois froissée à force ! ajouta-t-il avant de se reculer, juste à temps pour esquiver un coup dans l'épaule.
Il rit alors en se redressant mais ne put esquiver le coussin qu'elle lui lança à la figure. Elle rit alors à son tour et comme deux adolescents, ils se chamaillèrent un moment. Ce fut la sonnerie de l'horloge d'à côté qui les stoppa. Il était grand temps de s'habiller et de descendre à la grande salle pour le petit déjeuner. Cela n'aurait pas été très sérieux si le directeur et la professeure de potion arrivaient les derniers à la grande salle pour l'ouverture des cadeaux.
Cette année étant particulière, un satané virus ayant décidé d'emmerder le monde, aucun élève n'était rentré chez lui pour les fêtes. Le ministère avait préconisé que Poudlard, ayant été épargné par la pandémie depuis plusieurs mois, garde ses portes closes pour éviter un cluster en son sein après les fêtes. Cela n'avait pas été simple à gérer pour le directeur qui avait fait face à des centaines d'élèves tristes, déçus, inquiets, voire même les trois en même temps. Sans parler des familles, qui s'étaient montrées raisonnables pour la plupart mais dont certaines avaient tenté de faire de la résistance.
Pour faire passer la pilule, le corps professoral avait décidé d'organiser un bal de Noël. Quitte à être confiné avec des cornichons, autant le faire avec classe et avec gaieté. Cela avait réjoui les élèves et rassuré quelque peu les parents qui avaient la sensation que leurs enfants seraient en mesure de passer des fêtes joyeuses malgré les circonstances. La sous directrice avait aussi émis l'idée, quelques semaines auparavant, d'offrir à chaque élève un petit quelque chose. Tout le budget pour les nouvelles décorations y était passé, mais les anciennes étaient de toute façon toujours aussi belles et les étudiants allaient en plus pouvoir recevoir chacun un set de calligraphie flambant neuf et de qualité, accompagné par diverses sucreries. C'était bien évidement Minerva et Hermione qui avaient choisi les cadeaux, validés par tous, dont le directeur qui avait dû batailler pour se faire livrer tout ce matériel en période de restriction…
Le jeu en avait valu la chandelle pour Severus, et ce dès qu'il vit les regards joyeux des élèves, qu'il avait après tout appris à apprécier. C'était beaucoup plus simple à faire quand on n'avait pas à leur donner des cours ! Mais ce qu'il regarda tout particulièrement, ce fut les réactions de ses enfants.
Eileen était en amour devant la plume de pygargue du set et parlait visiblement d'encre avec James et Julie, tandis qu'Yves riait en échangeant déjà des cartes de chocogrenouille avec Scorpius et Albus. Les deux trios infernaux étaient heureux et cela rassura le sorcier tout en le rendant nostalgique.
Ses enfants avaient tellement grandi… Eileen était déjà en 5ème année et, du haut de ses 15 ans, inquiétait beaucoup trop son père. Elle était devenue aussi intelligente et belle que sa mère au plus grand désarroi de Severus qui prenait garde de vérifier avec qui sa fille traînait ! Heureusement, elle n'était quasiment qu'avec James, bon sang qu'il détestait se prénom… et Julie. Quant à son fils, à 12 ans, il avait heureusement d'autre chose en tête que les filles ou les garçons et se concentrait plus sur sa seconde année que sur ses hormones.
Hermione posa sa main sur la cuisse de son mari et lui dit avec amusement :
- On les a réussis hein ?
- À n'en point douter, répondit-il en tournant son regard vers elle. Quoi que nous aurions pu leur inculquer un peu plus le sens du règlement intérieur !
- Eileen n'a pas encore eu de retenues cette année je te signale ! fit remarquer Hermione. Et Yves n'en a eu qu'une seule pour avoir utilisé de la poudre d'obscurité dans les couloirs.
- Oui, estimons-nous heureux, ironisa Severus avant de continuer sur le même ton, ils auraient pu faire pire. Par exemple, ils auraient pu aller dans la forêt interdite… oh, attend, Eileen, Jimmy et Julie l'ont fait l'année dernière pour rendre visite aux accromentules… Bon, après, ils auraient pu faire pire et jouer avec un retourner de temps… oh attend…
- Oui, c'est bon, j'ai compris ! souffla la lionne alors que Remus ricana.
- Les croups ne font pas des flaireurs, fit remarquer Minerva. Et je tiens à préciser que ces deux terreurs ont aussi pris de leurs pères, vu qu'ils rôdent sans arrêt dans les couloirs avec une discrétion à toutes épreuves !
- S'ils étaient vraiment discrets, ils ne se feraient jamais prendre. Et, tu insinues que ma femme et tes deux autres protégés ne le faisaient pas peut-être, ma chère Minerva ? questionna Severus en tournant cette fois un regard désabusé vers sa sous-directrice. Oh toi Remus, ne rit pas trop, Ted ne faisait pas mieux je te rappelle ! On l'a retrouvé deux fois à Pré-au-lard je te signale.
La conversation attira l'attention des autres professeurs qui ne purent s'empêcher de rajouter une couche sur toutes les péripéties que les deux trios faisaient vivre aux enseignants. Entre les sorties dans les couloirs, les chamailleries, les expérimentations et les diverses péripéties dans la forêt ou ailleurs, il fallait avouer qu'ils avaient tous les six un don particulier pour s'attirer des ennuis. Mais Severus ne put retenir un énième sourire lorsqu'il redéposa les yeux sur eux.
Dans la matinée, le directeur se mit à faire les cents pas dans son bureau. Il venait de recevoir la réponse de Shaklebolt concernant les activités dans l'enceinte de l'école et la lisait en marchant :
- Ça ne va pas Severus ? demanda alors sa femme qui sortit de la porte dérobée donnant sur leur appartement directorial. On dirait toi tout à l'heure pendant que tu dormais.
- Hein ? fit-il distraitement en relevant la tête vers elle.
- Avant que je ne te réveille, tu faisais la toupie dans le lit exactement comme tu fais les cents pas, là maintenant. On dirait un lion en cage et c'est peu banal venant d'un serpent.
- À force de passer mon temps avec vous 'ma dame', je ne peux qu'être perturbé pour un reptile. Mais, ne t'en fais pas, je vais bien, d'autant que la situation prend le même tournant que mon songe !
- Et qu'elle est-elle, cette tournure ? ronronna Hermione et s'approchant de lui.
- Tu es sur la bonne voie pour le découvrir toi-même ! dit-il en la prenant rapidement dans ses bras avant de l'embrasser tendrement. Oh, quelqu'un arrive !
Severus ne relâcha pas sa femme mais tourna la tête vers la porte après avoir entendu les escaliers bouger derrière celle-ci. Deux voix s'élevèrent alors et, même sans comprendre le contenu de la discussion, il était clair qu'il s'agissait de leurs enfants qui toquèrent :
- Tu crois qu'ils viennent d'eux même où qu'ils ont encore fait une ânerie ? demanda discrètement Severus à l'oreille de sa femme avant de leur autoriser l'entrée.
Hermione riait doucement quand Eileen et Yves passèrent la porte :
- Tu crois qu'ils essaient de nous faire un petit frère pour Noël ? demanda avec sarcasme le jeune garçon à sa sœur.
- Une petite sœur serait beaucoup mieux, répondit la jeune fille amusée.
- Hey, ça va oui ? On ne vous dérange pas ? grogna Severus qui relâcha son épouse et se tourna vers ses enfants en croisant ses bras devant lui.
- Il semblerait plutôt que ce soit nous qui vous dérangeons, fit remarquer Eileen en haussant les épaules.
- Je crois que nous avons réellement raté quelque chose dans l'éducation de tes enfants mon amortentia, dit le directeur en regardant sa femme.
- Mes enfants hein ? demanda-t-elle amusée.
Yves soupira en se pinçant l'arête du nez alors qu'Eileen ricana. Après cet interlude bon enfant, durant lequel les Rogue ne purent que constater que les croups ne faisaient réellement pas des flaireurs, ils discutèrent du bal qui arrivait bien vite. Finalement, ils n'avaient pas raté leur éducation, ils avaient simplement hérité de leurs traits de caractères respectifs et ce n'était pas si terrible que ça… quoi que !
Les Rogue restèrent tous ensemble une bonne partie de la matinée, jusqu'à l'heure du repas. Quand les terreurs de Poudlard partirent, leur père eut un mauvais pressentiment :
- Tu ne crois pas qu'ils soient en train de préparer un truc là ?
- Si… j'en ai bien peur, avoua Hermione, mais quoi ?
- Bonne question…
Dans l'après-midi, Severus et tous les professeurs s'attelèrent aux décorations de la grande salle pour le bal. Enfin, pas tous, car le directeur avait demandé à Remus et à Londubat de surveiller de près les deux trios infernaux. Les préparations prirent du temps, mais le résultat en valu la peine et même l'ancienne terreur des cachots ne put qu'être fier. D'ailleurs, une fois de nouveau à son bureau, alors que son épouse buvait le thé avec Minerva, il se venta auprès du tableau de son mentor :
- Crois-le ou non, mais nous avons fait mieux que pour le tournoi.
- Vraiment ? demanda le portrait d'Albus en souriant.
- Oh que oui, en même temps, Hermione, Minerva, Filius et Hagrid étaient plein d'entrain.
- Et toi aussi visiblement mon garçon !
- N'exagérons rien ! se défendit Severus.
Son exaltation mesurée prit fin quand Londubat entra en trombe dans le bureau :
- Professeur Rogue… Eileen, James et Julie ont réussi à échapper à ma surveillance, je ne sais pas où ils sont partis !
Puis Remus arriva à son tour :
- Severus je…
- Laisse-moi deviner, Yves s'est fait la malle avec Scorpius et Albus ? grogna le directeur.
- Heu… oui ! affirma le lycanthrope en regardant Neville. Ils ont utilisé…
- De la poudre d'obscurité… finit une fois de plus Severus en se pinçant l'arête du nez.
- Je vous assure que j'ai fait de mon mieux, affirma Londubat, craintif.
- Vous verrez ça avec ma femme, tout les deux !
Plus que s'il avait haussé le ton, Neville blêmit. Severus regarda le portrait de son mentor et soupira :
- Bon, je suppose que je vais être obligé de les retrouver moi-même.
- Bonne chance mon garçon, s'amusa le vieillard qui baillât avant de fermer les yeux.
Passant entre ses employés dans un mouvement fluide et rapide, il descendit hâtivement, non sans entendre Londubat demander à Lupin :
- Tu crois qu'il va vraiment le dire à Hermione ?
Severus n'alla pas la chercher, ne voulant pas la déranger alors qu'elle profitait d'un moment de calme avec Minerva. Non, il se déplaça rapidement mais silencieusement et se dirigea directement dans toutes les 'zones à risques' quand il s'agissait de ses enfants et de leurs amis. Il ne les trouva pas ni dans les cachots, ni à la tour d'astronomie, ni dans le parc et encore moins à la bibliothèque… ne restait alors qu'un seul endroit, qu'il ne pouvait hélas pas vérifier : la salle sur demande.
Soupirant de dépit, le sorcier retourna à son bureau en pestant intérieurement et en cherchant un moyen de savoir quelles bêtises les six jeunes gens allaient encore faire. Ils avaient été bien trop calmes depuis septembre, comme l'avait fait remarquer Hermione plus tôt dans la journée. En parlant de la lionne, celle-ci était déjà là, debout devant le portrait d'Albus à lui parler. Quand il entra, elle se tourna vers lui et le regarda d'un air quelque peu agacé :
- Tu aurais pu venir me prévenir !
- De quoi ? demanda-t-il calmement.
- Ne joue pas l'idiot, nos enfants sont encore en train de préparer quelque chose et tu ne m'as pas…
- Ils sont probablement dans la salle sur demande, soupira-t-il alors pour ne pas continuer de se faire houspiller.
- Par Merlin, mais qu'est-ce qu'ils font encore…
- Peut-être simplement des cours de défense contre les forces du mal, proposa Severus. Ou alors ils s'embrassent tous sous du gui… mais ce serait vraiment glauque !
- Comment peux-tu faire de l'humour dans un moment pareil ?
- Préférerais tu que je panique ? Tu sais aussi bien que moi que nous ne pouvons pas entrer sans démolir le mur. Nous ne pouvons qu'attendre et espérer qu'ils ne recherchent pas mon ancien manuel de potion.
- Il a brûlé avec tout le reste lors de la bataille Severus.
- Peut-être qu'il a survécu ! fit-il avec un certain espoir dans la voix, même s'il savait que c'était peu probable.
Il s'approcha de sa femme et la regarda dans les yeux :
- C'est Albus qui m'a vendu hein ? interrogea-t-il alors que le portrait feignait de dormir, comme souvent.
- Je ne vois pas pourquoi tu penses ça mon garçon, plaisanta-t-elle enfin en imitant le vieux sage.
Secouant la tête, exaspéré tout autant qu'amusé mais n'ayant pas d'autre solution que d'attendre que leurs enfants décident de repointer le bout de leurs nez, et sachant qu'ils ne risquaient pas grand-chose dans la salle sur demande, ils allèrent se préparer pour le bal… tout en réfléchissant à deux à une punition digne de ce nom. Cela serait des heures de nettoyage avec Rusard, ce dernier étant vieillissant et toujours aussi aigri, leurs colles seraient probablement intéressantes.
Devant le miroir de sa penderie, Severus bataillait avec son nœud de cravate. Hermione sortit alors de la salle de bain et quand il se tourna pour lui demander de l'aide, il se contenta de rester coi. Comment avait-il pu réussir à séduire cette déesse ? Elle portait une robe de soirée élégante qui mettait ses formes en en valeur sans être vulgaire. Les volutes grises sur le tissu noir donnaient l'impression que sa femme était un mirage sortant tout droit d'une brume enchantée, les quelques paillettes sur sa tenue la rendant étincelante. Elle s'était maquillée de façon discrète mais cela soulignait ses yeux, sans parler de ses lèvres, si belles en rouge… comme quoi cette couleur avait du bon. Le seul défaut dans sa présentation était sa coiffure, bien trop stricte dans ce chignon désordonné. Il n'avait qu'une envie, lui sauter dessus et lui détacher les cheveux avant de…
- Ton cadeau de ce matin ne t'a pas suffi ? minauda-t-elle en s'approchant.
- Je crains fort que non mon Amortentia ! s'amusa-t-il en se demandant encore comment elle pouvait lire aussi facilement en lui.
- Hélas nous sommes attendu monsieur le directeur, nous allons devoir y aller, dit-elle en souriant tout en aidant son mari avec sa cravate. Des centaines de personnes comptent sur ce bal.
- Je préfère de loin nos anciennes soirées de Noël… soupira-t-il à cette idée.
Hermione posa sa main sur la joue de Severus :
- Ça me manque aussi, je dois l'avouer… j'aimais beaucoup quand nous n'étions que tous les quatre, à jouer aux jeux de société ensemble devant la cheminée, tout en grignotant des chips et des gâteaux jusqu'à ce que les petits s'endorment.
- Ils étaient encore si sages et innocents à l'époque où nous faisions ça, souffla Severus.
- Et nous plus jeunes, ajouta Hermione en ricanant.
- Nous ne sommes pas vieux tu sais !
- Oui, c'est vrai, avoua Hermione. Mais la prochaine fois que nous aurons l'occasion de faire un Noël de la sorte, ce sera sûrement quand nous serons grands parents, et là, nous serons vieux…
- Tu dis ça comme si c'était triste, s'étonna le directeur.
- Non, ce n'est pas triste, nous allons vieillir ensemble et c'est génial. Mais ce sera si long à attendre !
Severus rit alors en voyant la tête de sa femme, pressée de devenir une grand-mère à ses côtés. Elle le regarda presque vexée et il posa ses mains sur les hanches de sa lionne :
- Ne sois pas pressée que notre fille tombe enceinte s'il te plaît. Quant à notre fils, je ne suis pas certain que tu ais envie que quelqu'un ne te le vole ! fit-il remarquer.
- Tiens, ce sont de nouveaux nos enfants ? s'amusa Hermione. Enfin, tu as raison, nous avons le temps, nous aurons bien d'autre Noël.
Severus se pencha sur elle et l'embrassa tendrement. Quand il se recula, sa femme se mit à rire et il fronça un sourcil surpris avant de comprendre en se regardant dans le miroir. Il avait du rouge à lèvre sur lui :
- Décidément, cette couleur te va mieux à toi qu'à moi !
- Moi je te trouve beau avec du rouge ! dit-elle, toujours amusée.
Elle passa son doigt sur les lèvres de son homme pour retirer le rouge mais elle dut utiliser sa baguette pour qu'il n'en reste rien. Une fois prêts, ils se dirigèrent dans la grande salle et rejoignirent leurs amis et collègues qui attendaient de pouvoir donner le feu vert à la soirée. Mais avant tout, le directeur reprit la liste des titres autorisés à être chantés par le groupe d'élève qui allaient ambiancer la soirée.
Bien vite, la grande salle se remplit et tout aussi rapidement, les Rogue seniors virent arriver leurs progénitures. Bien que décidés, à la base, à leur faire regretter leurs âneries, tous deux ne purent se résoudre à les disputer devant tout le monde en les voyant si souriant et joyeux.
Severus perdit néanmoins son sourire en voyant qu'Eileen était visiblement la cavalière de Jimmy… n'aurait-elle pas pu choisir quelqu'un d'autre que le fils Potter ? Mais forcé de constater qu'ils étaient bien assortis pour ce bal, il allait devoir ronger son frein un moment. Yves était quant à lui accompagné par Nathalie, la fille de Londubat et Lovegood. Ils allaient bien ensemble, mais plus à la manière de ses parents : lui bien sombre et elle très lumineuse à ses côtés. Ils semblaient en tout cas heureux…
- Nous leurs donnerons leurs heures de colles demain, confirma Hermione en serrant la main de son mari.
- Oui, nous avons le temps pour ça aussi.
Après quelques danses de salon et un bon repas, ce fut le tour de musiques bien plus entraînantes. Severus aurait largement préféré continuer de danser des valses avec sa femme plutôt que de regarder sauter partout des adolescents en furies sur du bruit… sa cheminée et ses jeux de société lui manquèrent d'autant plus, mais les élèves étaient contents.
Puis, alors qu'il surveillait le déroulé de la soirée, Severus vit ses enfants faire des messes basses entre eux. Se regardant d'un air malicieux qui ne présageait rien de bon, ils quittèrent la grande salle. Las, il attrapa la main de sa femme et se pencha vers elle pour murmurer :
- Alerte rouge, les monstres ont quitté l'enclos !
Hermione le regarda avec un sourcil relevé avant de comprendre et de sembler encore plus fatiguée que son mari. Sans rien dire, elle partit du bal avec Severus et ils ne mirent pas longtemps avant de repérer les bruits de pas de leurs enfants. Ils les suivirent, punissant certains couples trop entreprenants en chemin, avant d'arriver à l'étage maudit de la salle sur demande. Ils hâtèrent le pas afin de ne pas se retrouver enfermés dehors, perplexe face à la nécessité qu'avaient leurs garnements de se rendre ici tous les deux en pleine soirée de fête.
Hélas, une fois devant la tapisserie du fou voulant apprendre à danser aux trolls, ils ne trouvèrent ni porte, ni enfants :
- Non mais attend, ils n'ont pas pu refermer la porte si vite ! grogna Severus.
- Ils n'ont pas pu disparaître ! fit remarquer Hermione.
- Peut-être parce que nous sommes derrières vous ! proposa doucement Eileen.
- Oui, c'est sûrement pour… quoi ?
Severus se retourna d'un coup et vit son fils secouer la tête d'un air exaspéré :
- Quand je pense que vous êtes les héros de la grande guerre… ironisa-t-il.
- Garde ton sarcasme pour toi mon garçon, maugréa le directeur en pointant un doigt accusateur sur son fils.
- Vous allez nous faire le plaisir de nous dire ce que vous manigancez tous les deux, intervint Hermione.
- Bon, vu que nous nous sommes fait prendre… on va vous montrer, dit Eileen faussement apeurée.
Les deux jeunes gens se mirent devant le mur vierge à côté et après un instant une porte apparue. Hermione lança un regard suspicieux à son homme qui, lui-même, semblait se méfier. Ils suivirent leurs enfants dans la salle et restèrent un instant figés devant ce qu'ils virent… une réplique exacte de leur salon, impasse du tisseur. Un feu crépitait dans la cheminée et des jeux et des livres étaient étalés partout sur le tapis devant elle. Eileen et Yves s'écrièrent d'un coup et d'une même voix, peut-être avec un peu moins d'entrain de la part du jeune garçon mais tout de même :
- Joyeux Noël !
- Mais… qu'est-ce que… bégaya la lionne.
- On s'est dit que cette année, au lieu des sempiternels colliers de nouilles, dessins et autres 'bons pour câlins', on allait faire un effort pour votre cadeau, expliqua l'adolescente avec humour.
- Et vu qu'on ne pouvait pas faire une activité dehors, on s'est dit que faire comme à la maison ça pouvait être sympa… tous ensemble ! ajouta Yves. Mais malgré nos efforts et l'aide des autres, nous n'avons pas réussi à reproduire plus que le salon, la cuisine et les toilettes…
- C'est… c'est…
Hermione ne réussit pas à finir sa phrase et se mit à pleurer. Severus posa sa main dans le dos de son épouse alors que les fauteurs de troubles se regardaient :
- Ça ne vous plaît pas ?... demanda Eileen.
- Si, répondit Severus qui leur fit signe de s'approcher avant de les prendre dans ses bras entre lui et sa femme. C'est probablement le plus beau cadeau du monde, avoua-t-il alors.
Ainsi donc apprirent-ils que depuis l'annonce du confinement, leurs enfants qui avaient pourtant jurés de ne plus faire de bêtises, se sachant surveillés de trop près, s'étaient mis en tête de faire plaisir à leurs parents pour Noël. Ils s'étaient alors procuré de la poudre d'obscurité du Pérou grâce aux oncles de Julie pour leur permettre de se rendre ici discrètement au cas où ils étaient surveillés - bien qu'Yves se soit fait prendre une fois - avant de tout mettre en place avec l'aide de James, Scorpius et Albus.
La soirée fut bien plus calme et douce que dans la grande salle. Ici, loin de la musique forte et du brouhaha, les Rogue jouèrent en famille à divers jeux de société tout en parlant et riant. Le véritable bonheur en somme, pour Hermione et Severus qui n'aspiraient qu'à vivre ce genre de moments, bien loin de leurs souvenirs tumultueux des débuts. C'était pour ça qu'ils s'étaient battus après tout, et pour ça qu'ils n'hésiteraient jamais à recommencer.
En ce 25 décembre 2020, loin des problèmes et du confinement, ils passaient Noël en famille… et cela valait bien plus que tous les cadeaux onéreux sur terre.
OoOoOoOoOoOoOoO
Notes :
Et voilà, un dernier petit moment de vie de cette famille qui me tiens à cœur ^^
En espérant que cela vous aura plu, je vous souhaite de nouveau la meilleure fin d'année possible !
À bientôt.
Ps : une fois de plus, n'hésitez pas à aller lire « Marché de Noël » de Tralapapa ^^
Commentaires de Tralapapa :
Après cet interlude bon enfant, durant lequel les Rogue ne purent que constater que les croups (bon je ne sais pas ce que c'est les « croups ») ne faisaient réellement pas des flaireurs (Les croups sont des canidés magiques ressemblant à des fox terrier mais possédant deux queues ! A l'arrière j'entends ! XD ^^)
Je ne connaissais pas cette histoire, je vais aller la lire après celle que j'ai démarrée Merci pour ce petit moment sympa (Tu t'ais spoilé du coup :P)
