Bonsoir tout le monde ^^

Après mon Calendrier de l'avant, j'ai cherché quelque chose d'un peu hivernal dans mes fichiers de côté.

Voilà donc ce que j'ai trouvé.

De quoi faire durer encore un peu la magie de Noël

Bonne lecture !


Bénédiction de l'hiver.

Il se tenait dans la pénombre de son magasin. Il regardait la lune. Sa couleur lui rappelait ses yeux. Oh Magia que ce regard d'argent lui manquait ! S'il le pouvait, il irait le sortir de sa prison. Mais hélas, il était pieds et poings liés. Il en avait mal au coeur d'être séparé de lui. C'était si douloureux. Il avait l'impression de mourir chaque jour davantage. Il ne tenait que pour les futures générations qui requéraient son aide. Il se devait de leur fournir les bons outils pour qu'ils puissent se défendre durant les temps sombres qui allaient arriver. Comme il désirait qu'il soit là, respirer son parfum rien qu'une fois de plus le rendrait fou de joie. Ce plaisir lui avait été retiré par un vieil homme jaloux se croyant tout permis.

Il lui avait volé son âme sœur. Il en serait devenu fou si Gellert ne lui avait pas laissé un cadeau inestimable. Une petite fille, la leur. Seule la déesse avait put lui dire comment elle était née, un présent de sa part pour permettre aux deux hommes qu'ils étaient d'avoir une attache les gardant en vie malgré la séparation. Et c'était elle. Kiara Grindelwald Ollivander, née de leurs magies et de l'amour puissant qu'ils se portaient. Cela avait duré 8 mois, durant lesquels leur magie était tiraillée sans qu'ils n'en comprennent la raison. Ensuite elle était apparue à côté de Gellert, dans un berceau blanc nacré, gravé de flocons argentés en reliefs.

Mais… Quelques jours plus tard, son blond avait disparu. Envolé son ange lunaire. Il souffrait chaque jour davantage. Cependant quand il croisait le regard violet de leur fille, il se sentait devenir plus léger. Il pria plusieurs fois leur mère à tous de trouver une solution pour sauver sa moitié. Il n'eut d'abord pas de réponses, puis un beau jour, un homme au regard de glace, les cheveux argentés ondulant sous une douce brise hivernale venue de nul part en plein été, entra.

- Qui êtes-vous ? demanda le fabricant, gardant sa fillette de 3 ans dans ses bras.

- Moi ? Je suis le Père Givre. Maman m'envoie pour aider mon garnement prit dans le filet d'un vieux schnock irrespectueux de ses lois.

- Le… Mais… Je croyais que vous étiez en colère contre Gillou…

- C'était il y a des années. Maintenant, il a besoin de notre aide, et ma petite-fille a le droit d'avoir ses deux pères pour s'occuper d'elle. Ce n'est pas ce menteur et maudit voleur de Dumbledore qui vous empêchera d'avoir votre bonheur.

- D'accord, mais… Vous avez un plan ?

- Bien entendu. Il va voir ce qu'il en coûte de s'en prendre à la famille du maître de l'hiver, la saison à la fois si redoutée et aimée des gens. Cependant avant… Je peux la tenir ?

- Qu'est-ce que vous voulez faire ? demanda-t-il, très protecteur de son enfant.

- Rien de mal je vous le jure mon gendre. Je souhaites juste rencontrer la princesse de notre famille. S'il vous plaît… dit-il en regardant Kiara avec tendresse.

- Hum… Qu'est-ce que tu en penses ma puce ?

- Oui ! Veux aller faire bisou papy glaçon !

Ce commentaire dit sur ce ton, amusa les deux plus âgés et Garrick la déposa dans les bras de son visiteur surprise. Il connaissait l'amour de cet être pour les enfants, d'autant plus ceux de sa famille, il savait qu'elle était en sécurité. Cependant depuis la disparition de Gellert, il se méfiait de tout. Il avait si peur de perdre la seule personne au monde comptant encore à ses yeux. L'unique personne qui lui maintenait encore la tête hors de l'eau. Il poussa un soupir avant de chasser ses sombres pensées et se concentra sur son objectif. Délivrer l'amour de sa vie, coûte que coûte.

Il sentait qu'il avait mal entre les mains de son kidnappeur. Qui sait quelles misères il avait enduré durant près de trois longues années ? Il ne connaissait même pas leur Kiara, et ce n'était pas le pire, il ignorait même que son père ne lui en voulait plus. Il allait arranger ça foi d'Ollivander. Il fallu quelques temps pour rassembler les renseignements dont son beau-père avait besoin. Il en profita pour apprendre des choses sur, et à, sa petite-fille. Garrick les regardaient souvent échanger du coin de l'oeil, pendant qu'il travaillait sur l'une au l'autre commande. Cela lui permettait de se vider l'esprit et de se connecter à son lien d'âme sœur pour rassurer son époux au mieux.

Il n'aimait pas ce que le citronné lui faisait, parfois il voyait les tortures qu'il subissait. Et il se disait qu'heureusement ce fou ne trouvera rien sur Kiara ou lui, c'était inaccessible, grâce à Magia. Elle ne voulait pas que son petit-fils souffre plus que de raison. Si jamais il s'échappait et que quelque choses était arrivé à sa famille, elle savait qu'il ne s'en relèverait pas ! Elle faisait tout pour que jamais cela ne puisse se produire. Elle avait toujours été très proche de ceux qu'elle appelaient : les maîtres saisonniers, ainsi que leur descendance. Ils étaient les premiers qu'elle avait créé et ils avaient trouvé des gens à aimer pour avoir une famille.

C'était un peu à la manière de ce qu'elle avait fait dans le cas de Kiara, créant un partenaire qui leur soit adapté. Ils étaient tous heureux maintenant, enfin sauf Givre. Il avait perdu son petit garçon, l'unique enfant qu'il avait eut avec sa dame qui était fort chagrinée elle aussi par son absence. Elle en avait beaucoup voulu à son mari pour le départ de Gellert. Depuis, elle était silencieuse, trop au goût du Père Givre. Il espérait que le retour de leur gamin ferait revenir son épouse à son état d'avant la séparation.

Cependant, pour le moment, il devait surtout appliquer son plan. Il avait contacté le directeur actuel de Poudlard, Armando Dippet, pour prendre le poste de professeur d'histoire de la magie. Il fut reçu par le vieil homme et son adjoint. Définitivement, ce sorcier ne lui plaisait pas du tout. Il était trop jovial, trop poli. Cela cachait clairement quelque chose. Et vu ce que lui avait raconté son beau-fils, cela devait être la vérité. Garrick avait toujours été doué pour juger les gens, alors si l'homme lui disait que Dumbledore était une personne de qui il fallait se méfier, il le ferait.

Ses pensées en tête, il resta concentré sur l'entretien et obtint sans peine le poste. Il fut présenté quelques jours plus tard aux autres professeurs. Il fut choqué de voir que son enfant faisait parti du lot. C'était pire que ce qu'il croyait. Dans ses yeux, il vit un appel à l'aide, il avait partiellement reconnu son père, mais il était sous contrôle. Il serra discrètement le poing sous la table, il allait devoir accélérer les choses. Qui savait ce que prévoyait encore Albus ? Personne. Mais cela faisait peur à la saison qu'il était. Il eut un avant goût de ce que pouvait faire son adversaire quand il révéla en salle des profs, au mois de Décembre, son mariage prochain avec Gellert. Sa tasse éclata dans la main de Givre qui s'appelait pour la mission : Ewan Wind.

- Professeur Wind ? Vous vous sentez bien ? demanda le directeur de Slytherin.

- Oui. Pardonnez-moi. J'ai passé une mauvaise nuit, cela ne m'aide pas à contrôler ma magie. Parfois je me sens de nouveau comme un gamin.

- Ce sont des choses qui arrivent ne vous inquiétez pas, le rassura Armando. Réparo !

Il pointa sa baguette sur la tasse de son employé qui se répara.

- Merci. Il va falloir que je fasses un peu plus attention. Et sinon ce mariage Albus ?

- La semaine prochaine.

- Quoi ? Si vite ? dit l'infirmier de l'école qui était là également.

- Cela va faire 3 ans que nous sommes ensembles je vous le rappelle, dit simplement l'enseignant de Métamorphose. Tout est déjà prêt.

- Félicitations ! Et vous Gellert ? On ne vous entend pas beaucoup.

L'homme avait pâli aux mots de son compagnon. Il tritura nerveusement son poignet qui pourtant ne semblait pas avoir de bijou ou autre dessus. Perplexe, Mr Wind lança un petit scan. Il fut outré. Son tout petit avait un bracelet de restriction. Il sentit la fureur monter en lui. La température descendit alors d'un cran dans la pièce et l'objet commença à geler. Tout le monde le voyait, le regardant avec stupéfaction. Sans que Dumbledore ne puisse rien faire, le froid fit exploser le bracelet en millier de flocons. Gellert s'évanouit, rattrapé de justesse par le père Givre.

- Je suis désolé… Je n'ai pas eus le choix mon grand. J'espère que j'ai pas trop forcé sur la dose, murmura-t-il à son oreille en caressant ses cheveux blonds.

- Qu'est-ce que vous faites ? Lâchez-le ! exigea Albus.

- Pour que lui fassiez du mal ? Hors de question ! Je sais ce que vous avez fait Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore ! Et je ne vous laisserais pas recommencer ! Vous savez très bien qu'il n'est pas votre ! Il ne le sera jamais !

- Vous mentez ! Comment pourriez vous le savoir ?

- Je suis son PÈRE ! J'ai fais l'erreur de le laisser partir une fois. Je ne la referais pas. Sa famille a besoin de lui. Maintenant, si vous voulez bien m'excuser… J'ai mon fils à ramener auprès de son mari et son enfant, dit-il avant de disparaître dans un nuage de neige.

Les professeurs regardaient l'endroit d'où il était parti avec un air choqué, puis Albus fut bloqué par mère Magie. Elle ne voulait pas qu'il échappe à sa punition. Une enquête fut ouverte suite à la plainte formulée par Grindelwald contre Dumbledore. Des objets de magie noire furent découvert dans son bureau avec des objets de torture dissimulés dans le mur. Il fut donc arrêté par le Ministère et condamné au baiser du Detraqueur. La famille du fabricant de baguette en fut soulagée alors que les soins de Gellert, suite à ses années de réclusion, commençaient. Il n'était toujours pas réveillé alors qu'un médicomage suivait avec soin ses progrès. Le directeur présenta ses excuses à Garrick pour ne rien avoir vu et lui demanda si son beau-père allait garder le poste d'Histoire de la magie.

- Pour le moment Mr Dippet, je vous conseilles de prendre un remplaçant. Il est trop occupé à soigner Gil pour le moment.

- Je comprends. Je lui souhaites un rétablissement rapide, pour vous tous.

- Je vous en remercie, dit-il avec un air fatigué et triste.

Ce mois de Décembre fut le plus maussade de toute la vie de cette famille, bien que l'épouse du père givre était de retour. Elle veillait constamment sur son fils alors que son mari s'occupait de Kiara pendant que Garrick travaillait. La petite était contente d'avoir ses grands-parents à la maison, mais elle préférerait que son Dad soit réveillé parce qu'elle sentait la tristesse de son Papa. Elle n'aimait pas ça, et la nuit, elle se glissait entre eux deux, n'arrivant pas à dormir autrement. Il fallu attendre le soir de Noël pour qu'il revienne à lui. Sa fille le senti en premier et lui sauta au cou.

- Ki… Kiara ? C'est toi ? demanda-t-il surpris.

- Oui Dad. Tu te rappelles pas ?

- Si mais… Tu étais si petite la dernière fois…

- Je sais… Tu vas te rattraper, dit-elle en se lovant contre son torse.

Il sourit et la câlina puis se fut Garrick qui les rejoignit. Il embrassa tendrement son âme sœur et leur fille et ne voulu pas les lâcher de la soirée. Il était tellement heureux de le retrouver. L'avenir s'annonçait pour eux bien plus lumineux que ces derniers jours. Père et fils avaient fait la paix, et leur vie de famille pouvait enfin se dérouler dans de meilleures conditions. Ils étaient bien.