NOTRE PREMIER NOËL ENSEMBLE

Ecrit par: Etoile-Lead-Sama

Béta: JuliaFC, AgresteBug, Genxha et Malauu-Ladynoir.

Remerciement spécial à Rose Manley, rosehealer02 on Deviantart à qui je dois l'image de couverture.

Avertissement: Cette histoire est basée sur des personnages et des situations créés et possédés par Thomas Astruc; TS1 Bouygues, Disney Channel, Zagtoon, Toei Animation. Aucun argent n'est fait et aucune violation de droit d'auteur ou de marque n'est prévue.

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Plagg dégustait le dernier morceau du dernier camembert qu'il avait réclamé à Adrien quand ce dernier avait finalement découvert l'identité de Ladybug. Il s'était longuement moqué de lui et l'avait copieusement arrosé de « Je te l'avais bien dis de te rapprocher de Marinette ». Pendant des semaines, il n'avait pas loupé une occasion de le lui rappeler jusqu'à ce qu'Adrien cède enfin et lui achète la crème de la crème des camemberts. Bien sûr, il était heureux que son chaton connaisse enfin un peu de joie mais il ne passerait jamais à côté d'une occasion d'obtenir un fabuleux camembert. Et il n'avait pas été déçu : le gamin ne s'était pas moqué de lui. Le fromage était à la hauteur de l'électrochoc qui avait secoué les deux porteurs.

En effet, après les événements de Miracle Queen et la perte de la mémoire de Maître Fu, il y avait eu de nombreuses discussions entre les deux héros pour connaître la marche à suivre. Ladybug avait décidé qu'elle ne l'écarterait pas comme le faisait le vieux sage: elle savait qu'elle pouvait compter sur son partenaire et qu'il serait toujours là pour la soutenir. Ils voulaient prendre la meilleure décision possible, aussi Plagg avait même été appelé auprès de cette dernière plusieurs fois pour qu'il partage son point de vue avec elle. Il avait bien sûr défendu la cause de son chaton, et ne s'était pas privé de rappeler à ce dernier que s'il était heureux aujourd'hui, c'était pour beaucoup grâce à lui.

Après de nombreuses tergiversations, ils étaient finalement tombés d'accord sur le fait que la perte de mémoire de Maître Fu avait changé la donne. Il était désormais plus dangereux de conserver leurs identités secrètes que de se les révéler. Certes, certains Kwami connaissaient leurs véritables identités comme Tikki, Plagg ou Wayzz mais la magie miraculeuse les empêchant de les révéler, le danger restait entier. Finalement, ce qu'espérait tellement Adrien depuis des années se produisit: ils se révélèrent enfin leurs véritables identités.

S'en était suivi une longue discussion qui avait ennuyé Plagg et, au petit matin, quand il s'était réveillé pour regagner le Manoir de son porteur, celui-ci semblait plus heureux que jamais. Il avait ensuite assisté aux premiers pas du jeune couple, ricanant puis se faisant réprimander par Tikki, qui les regardaient les yeux brillant de joie.

Le temps avait finalement passé et la fin de l'année approcha de nouveau, apportant avec elle les premiers frimas de l'hiver et cette période écœurante que niaiserie que les humains appelaient les fêtes de fin d'année. Plagg n'était pas un fervent partisan de ses fêtes bruyantes, il aimait bien trop sa tranquillité et, surtout le calme. Mais, il avait vu son porteur tellement malheureux à cette période de l'année les fois précédentes qu'il était prêt à faire un effort, moyennant une compensation, bien évidemment.

Plagg dégustait donc le dernier morceau du dernier camembert que lui avait acheté Adrien pour le soudoyer, dans le but qu'il arrête de lui rappeler sans cesse quel idiot il avait été. Le félin songea à recommencer pour avoir de nouveau de ce merveilleux camembert quand son porteur poussa un cri de frustration en regardant son écran d'ordinateur avec un air abattu. Le petit chat flotta dans sa direction en avalant les dernières miettes de sa collation.

- Que t'arrive-t-il, gamin ? lui demanda-t-il en jetant un regard ennuyé à l'écran qui n'affichait aucune commande de camembert.

Adrien soupira et posa sa tête sur son bureau pour regarder son Kwami avec son air de chaton triste.

- Tu sais que nous allons passer Noël chez Marinette cette année ?

Plagg leva les yeux au ciel: s'il ne lui avait pas dit une centaine de fois, il ne lui avait pas dit du tout.

- Oui et ? Quel est le problème ? Tu ne veux plus y aller ?

Le félin ne put empêcher la note d'espoir de percer dans sa voix mais son porteur l'ignora, comme souvent.

- Si, si: nous y allons mais…

Adrien soupira de nouveau à fendre l'âme avant de terminer sa phrase.

- Je ne sais pas quoi offrir à Marinette pour Noël.

Plagg ricana. C'était plus fort que lui: il adorait taquiner son porteur.

- Offre lui un très bon camembert, c'est toujours un excellent cadeau.

Adrien releva la tête pour regarder son porteur avec une petite moue.

- Plagg ! protesta ce dernier.

Le Kwami haussa ses minuscules épaules avant de répliquer.

- Si elle n'en veut pas: tu pourras toujours me le donner. Je ne laisserais jamais se perdre un bon camembert. Sinon, pour Marinette, tu peux toujours te mettre un beau nœud sur la tête et lui dire que tu es son cadeau, ce n'est pas aussi bien qu'un camembert mais je suis persuadé qu'elle sera très contente.

- Plagg ! protesta de nouveau son porteur, les joues changeant automatiquement de couleur.

Le petit chat ricana de nouveau: s'il adorait taquiner son porteur, il aimait encore plus quand ce dernier prenait tout au premier degré… C'était presque aussi bon qu'un morceau de camembert. Presque...

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Adrien regarda par la fenêtre de sa chambre et vit quelques flocons de neige tomber. Il resta fasciné pendant quelques minutes puis appela son Kwami pour se préparer à sortir: aujourd'hui, il avait rendez-vous au marché de Noël avec sa petite amie pour qu'ils achètent ensemble des décorations qui égayeront un peu le sinistre manoir. Il ne passeraient pas Noël chez lui mais la bluenette avait quand même insisté et comme il ne savait pas lui résister...

Plagg tenta de le faire changer d'avis, les chats n'aimant pas le froid, mais rien ne pouvait le détourner de Marinette ce jour-là, même pas son père, qui était absent. Râlant tout ce qu'il pouvait, Plagg finit par se glisser au chaud dans la capuche de son porteur puis le jeune homme sortit dans le froid de décembre.

Quelques minutes plus tard, La limousine s'arrêta devant la boulangerie et le blondinet sortit pour attendre sa petite amie dehors. Adrien ne resta pas ainsi bien longtemps avant que la porte de la boulangerie ne s'ouvre sur la fille de ses rêves, la Dame de son cœur, sa partenaire et meilleure amie, l'amour de sa vie: Marinette.

Elle portait un manteau rose pâle, des caches-oreilles de la même couleur et une écharpe rouge mais la seule chose qui importa à Adrien, ce fut l'immense sourire qui étira ses lèvres quand elle le vit. Un sourire si brillant qu'il pouvait réchauffer le cœur le plus froid. Elle se précipita vers lui et il l'accueillit à bras ouverts, la serrant contre lui comme la personne la plus importante et précieuse au monde, ce qu'elle était pour lui.

- Tu m'as manqué ! se murmurèrent-ils en cœur avant de glousser puis d'échanger un long baiser.

Les vacances scolaires étant commencées, ils se voyaient moins souvent, ce qui rendait les moments passés ensemble encore plus précieux.

Le Gorille les déposa à l'entrée du marché de Noël puis s'en alla garer la voiture, laissant les tourtereaux enfin seuls. Adrien prit la main gantée de Marinette, enlaça ses doigts avec les siens, puis ils entrèrent dans l'allée principale du petit marché.

Le blondinet regarda, les yeux pétillants de joie, sa petite amie s'extasier devant la beauté des stands, les décorations et le choix qu'il y avait. Il souriait doucement quand elle lui montrait tel ou tel objet avec enthousiasme. Ces moments simples le comblait de bonheur et c'était tout ce à quoi il aspirait depuis toujours: de l'amour, juste de l'amour.

Après une bonne heure passée dans le froid et la neige tombant de plus en plus fort, les deux amoureux, chargés de paquet de toutes les formes et couleurs, s'arrêtèrent devant le stand d'une boulangerie. Ils achetèrent deux chocolats chauds, trois morceaux de pain d'épices de Noël, aux formes festives recouvertes de sucre glace, ainsi que le dernier morceau de fromage qui restait en vitrine.

Adrien et Marinette s'assirent collés l'un à l'autre sur un banc à l'écart, abrités sous un immense sapin, et donnèrent leurs collations à leurs Kwamis. Marinette but une gorgée de son chocolat chaud avant de poser sa tête sur l'épaule d'Adrien en soupirant de bonheur. Le cœur du blondinet fondit comme s'il était fait de guimauve et il posa sa tête sur la sienne. Ensemble, dans le silence relatif des lieux, ils regardèrent la neige tombée, transformant progressivement le paysage en un lieu enchanté, digne d'une carte postale. C'était ça aussi la magie de Noël…

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Plagg ouvrit un œil agacé: pas moyen de faire la sieste avec l'ambiance bruyante qui régnait dans la pièce. Il s'étira comme un vrai chat puis flotta en direction de son porteur avec l'intention de lui faire part de son mécontentement.

Les humains et Tikki avaient profité que les parents de la gardienne travaillent pour commencer à décorer ensemble la maison pour Noël. Pendant que le petit Kwami essayait de dormir, ils avaient complètement transformé le salon qui était devenu méconnaissable.

Des guirlandes de lumières blanches et multicolores étaient accrochées le long des murs et des meubles. Des petites statuettes d'angelots étaient posées sur de la fausse neige, ornant la table basse et le meuble de la télé. Des figurines de flocons scintillants, plus vrais que nature, étaient suspendues au plafond, simulant une chute de neige. Les décorations recouvraient le moindre mètre carré de la pièce, lui donnant un air irréel, féerique, magique.

Plagg admira quelques instants leur travail, oubliant momentanément sa mauvaise humeur. Ils avaient vraiment fait de l'excellent travail. Mais jamais il ne le leur avouerai: il avait sa réputation à préserver.

Il les trouva en train de décorer l'immense sapin qui trônait dans un coin de la pièce. Tikki volait avec des boules aussi grandes qu'elle vers les branches les plus hautes du sapin tandis que Marinette et Adrien accrochaient les décorations au milieu et au pied du sapin. Tout cela en riant, plaisantant et chantant des chansons de Noël. Une vraie cacophonie pour les oreilles du félin, qui sentit sa mauvaise humeur revenir quand il se rappela que c'était ça qui l'empêchait de dormir.

L'air renfrogné, il s'approcha des trois chanteurs pour protester quand Adrien tourna soudainement vers lui. Il le vit en quelques secondes et son visage s'étira en un sourire encore plus radieux

- Plagg ! Tu as fini ta sieste ?! lui demanda-t-il gaiement.

- Non, justement...commença à ronchonner ce dernier mais Adrien l'interrompit avant qu'il ne termine.

- Puisque tu es là, tu peux aider Tikki à mettre l'étoile en haut du sapin.

Le blondinet désigna une immense étoile, deux fois plus grande de Plagg, argentée, sur laquelle se trouvait des petites leds clignotantes de lumières blanches. Tikki arriva à ses côtés à ce moment-là.

- Elle est trop lourde pour moi toute seule, acceptes-tu de m'aider Plagg ? demanda-t-elle de sa petite voix fluette.

Le petit chat regarda l'étoile puis Tikki, Adrien et Marinette, qui les avait rejoint, puis de nouveau l'étoile.

- Non.

Il était hors de question qu'il se retrouve avec des paillettes sur son pelage ! Il ne voulait pas ressembler à une boule de Noël et leur donner l'idée saugrenue de vouloir l'accrocher lui aussi dans le sapin !

Ses paroles entraînèrent un concert de protestations de la part de ses trois interlocuteurs mais Plagg ne vacilla pas: sa fierté était en jeu.

- Non.

Tikki s'approcha alors de lui et le regarda avec ses grands yeux bleus violacés et battit des paupières.

- S'il te plaît Plagg… le supplia-t-elle doucement.

Le petit chat ne pouvait pas lui résister quand elle lui faisait ces yeux là. Il soupira.

- Bon d'accord, j'accepte mais ça va vous coûtera cher ! céda-t-il à contrecœur.

La fin de sa phrase fut noyée sous les cris de joie et il soupira de nouveau, prenant mentalement note de travailler Adrien au corps plus tard pour obtenir sa compensation...

Les deux Kwami prirent chacun une branche de l'étoile entre leurs pattes et la soulevèrent jusqu'au sommet du sapin pour l'y déposer puis ils rejoignirent leurs porteurs pour admirer le résultat. Plagg dut admettre qu'ils avaient raison: le sapin était magnifique.

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La nuit était tombée depuis longtemps sur Paris quand deux silhouettes sortirent de la boulangerie Dupain-Cheng avant de se glisser dans la nuit, main dans la main. Les deux ombres longèrent silencieusement les demeures de la ville Lumière jusqu'à la place où se trouvait le petit marché de Noël, qui était fermé pour la nuit. Elles sautèrent par-dessus les barrières qui bloquaient l'entrée du marché et traversèrent les allées vides et silencieuses. Les deux âmes s'arrêtèrent enfin lorsqu'elles atteignirent la patinoire de Noël, créée spécialement pour les fêtes.

Un rayon de lune fit briller les cheveux blonds, les yeux verts et les dents blanches du jeune garçon qui souriait. L'astre lunaire frappa ensuite de sa lumière la jeune fille qui l'accompagnait, faisant danser des étoiles dans ses yeux bleus et ses cheveux de nuit. Un large sourire étirait également ses lèvres.

Adrien et Marinette s'assirent sur le banc à l'entrée de la patinoire pour mettre leurs patins.

- A cette heure-ci, nous avons la patinoire pour nous seuls: pas de foule, pas de photographes ou journalistes et pas de garde du corps. Juste nous deux dans la nuit; murmura le blondinet à sa compagne.

- Nous sommes là nous aussi ! protesta la voix de Plagg, depuis l'intérieur de sa veste, provoquant des gloussements des deux adolescents.

Adrien entrouvrit sa veste pour laisser sortir le Kwami et lui gratta derrière les oreilles.

- Vous ne nous dérangerez jamais, Plagg. Sans vous, que serions-nous aujourd'hui ?

Le petit chat laissa échapper un léger ronronnement mais le blondinet ne le souligna pas, sachant qu'il était très susceptible quand il était question de ronronnement…

Marinette sortit de son sac une écharpe qu'elle avait pris en plus et la déposa sur le banc de telle manière à former un petit cocon chaud où leurs Kwami pourraient se réfugier le temps qu'ils patinent. Plagg et Tikki allèrent s'y installer rapidement, serrés l'un contre l'autre puis nos tourtereaux s'approchèrent de la surface de patinage.

A la dernière minute, alors que Marinette allait initier son premier mouvement sur la glace, Adrien la retient. Il s'agenouilla alors devant et vérifia que les lacets des patins de Marinette étaient bien faits. Il fit un petit clin d'œil à sa petite amie et s'expliqua.

- Autant j'aimerais que tu deviennes ma Cendrillon et pouvoir te remettre ta chaussure, autant que je ne veux plus que tu disparaisses de ma vie à minuit passé ou que tu te blesses, ma douce Purrrincess.

Marinette rougit violemment et releva le garçon.

- Je ne sais pas si je dois te repousser ou t'embrasser, mon chaton, répliqua-t-elle.

L'instant suivant, ils éclatèrent tous les deux de rire avant d'échanger quelques doux baisers. Puis Adrien tendit la main à Marinette et ils commencèrent à patiner.

Si Marinette était maladroite la plupart du temps, la présence d'Adrien, son amoureux mais aussi son partenaire, faisait ressortir d'elle l'aspect qu'elle cachait au reste du monde. Quiconque les auraient surpris cette nuit-là aurait vu un couple qui patinait en parfaite synchronisation sous la lumière de la lune. Un couple qui respirait le bonheur de s'aimer. Un couple qui faisait simplement rêver au grand amour qu'on pouvait lire dans les contes de Noël…

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Plagg s'étira en baillant à s'en décrocher la mâchoire. Il était content d'avoir enfin pu faire une sieste digne de ce nom depuis le début de la période de préparation des fêtes de fin d'année. Il s'étira et, dans le mouvement, il fit tomber ce qui lui tenait chaud. Il ouvrit une paupière endormie pour voir une guirlande devant lui et le referma. C'était donc ça qui lui tenait si chaud…

Le petit félin ouvrit brusquement, de nouveau, les yeux d'horreur quand la pensée de ce qu'était réellement sa couverture arriva enfin à son cerveau: une guirlande brillante et colorée. Il flotta immédiatement loin de l'objet en espérant que ça éviterait toute catastrophe…

Il rejoignit Adrien et Marinette qui discutaient dans la pièce d'à côté. Le blondinet l'aperçut et lui sourit.

- Ah Plagg, tu…

Adrien s'interrompit immédiatement dans sa phrase pour regarder Plagg avec des yeux ronds. L'instant suivant il éclata de rire, suivi rapidement par Marinette. Un mauvais pressentiment l'envahit et il flotta en direction d'une surface réfléchissante qui lui servirait de miroir afin d'y regarder son reflet.

Quelle horreur ! Avec l'électricité statique provoquée par le contact avec la guirlande quand il dormait, il ressemblait à présent à une boule de poil. Littéralement. Mais le pire ce n'était pas encore ça… Il était couvert de filins colorés qui s'étaient accrochés à sa fourrure et, pour couronner le tout, il brillait.

Le petit chat poussa un cri d'horreur qui fit redoubler les rires des deux humains. Furieux, il alla flotter à la hauteur du visage hilare de son porteur.

- Qui ?! demanda-t-il très sérieusement à ce dernier.

Une petite voix s'éleva non loin de là, mi-contrite, mi-amusée.

- Je suis désolée, Plagg, je ne voulais pas que tu attrapes froid.

La pensée était honorable...mais le résultat était tel que Plagg ne put se raisonner.

- TIKKI !

Et il partit à la poursuite de la petite coccinelle à travers toute la pièce, sous les nouveaux rires des deux humains.

- Tikki, viens ici tout de suite !

- Nooooonnnnn, je suis désolée Plagg.

Les deux Kwamis se poursuivirent pendant de longues minutes avant de finalement s'arrêter pour reprendre leur souffle, l'un à quelques centimètres à peine de l'autre.

Adrien poussa une exclamation qui attira l'attention du petit chat de nouveau sur lui et il n'aima pas le sourire narquois qui étira ses lèvres, ni le ricanement amusé qui sortit de ses lèvres. Que se passait-il encore ? Il vit ce dernier échanger quelques mots avec Marinette, qui les regarda à son tour avant de se mettre également à sourire. Plagg n'aima vraiment pas ça et, quand Adrien lui montra simplement du doigt ce qui se trouvait au-dessus de lui, le petit chat comprit rapidement pourquoi: Tikki et lui s'étaient arrêtés juste sous une branche de gui.

Plagg grogna de plus belle: les humains et leurs traditions débiles…. Il s'écarta ensuite de Tikki et annonça d'une voix forte.

- Hors de question !

Il était catégorique et intransigeant. Adrien et Marinette perdirent leur sourire et protestèrent.

- Non !

Il se tournait alors vers Tikki, pour lui signifier qu'il ne se pliait pas à la coutume des humains quand il vit la tristesse dans son regard. Plagg détestait voir Tikki triste, encore plus quand c'était à cause de lui...

Plagg était catégorique et intransigeant mais il détestait plus encore voir Tikki triste que les traditions humaines. Il s'approcha alors rapidement de la petite coccinelle et déposa un léger baiser sur le coin de ses lèvres. Le regard de joie qu'elle lui lança valut alors tous les trésors et le petit chat ne regretta pas d'avoir cédé: les coutumes de Noël des humains avaient peut-être du bon, finalement…

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Le jour du réveillon de Noël était enfin arrivé et Adrien avait obtenu l'autorisation de passer l'après-midi avec les Dupain-Cheng pour préparer le repas du réveillon. Il se demandait ce que ça allait lui coûter par la suite mais il préférait profiter de l'instant présent: il serait bien assez tôt pour s'inquiéter des reste plus tard.

La boulangerie des parents de Marinette devant rester ouverte jusqu'à 18h pour les dernières personnes qui souhaitaient acheter du pain, ou qui venaient chercher les commandes qu'ils avaient faites pour la soirée, Adrien se retrouva seul avec Marinette toute l'après-midi. Seuls avec leurs Kwamis bien entendu.

Ils jouèrent aux jeux vidéos et, même si Marinette lui mit raclée, son honneur était sauf: il avait tout de même pu en gagner quelques une. Les deux amoureux eurent également des longues discussions ensemble. Sur eux, leur couple. Sur eux, leur partenariat. Sur des projets pour l'avenir… A eux deux, ils imaginèrent leur vie future et refirent le monde. Ils profitèrent aussi de l'absence de Tom et Sabine pour se faire aussi faits de longs câlins, pour s'embrasser à en perdre le souffle, pour faire le plein d'amour.

L'après-midi toucha à sa fin quand Marinette lui proposa de venir l'aider à la cuisine pour commencer à préparer la bûche de Noël. Un immense sourire heureux étira alors les lèvres d'Adrien.

- Je préparais des gâteaux avec Maman avant qu'elle…

La voix d'Adrien s'éteignit et la seconde suivante, il étouffait sous une étreinte serré de sa petite amie. Il caressa tendrement les cheveux de Marinette et déposa un baiser sur sa tempe.

- Ne t'inquiète pas, ma Purrrincess, avec toi à mes côtés, je suis heureux et comblé.

Marinette le relâcha juste suffisamment pour pouvoir déposer un doux baiser sur ses lèvres.

- Je t'aime mon chaton; murmura-t-elle dans le baiser.

Adrien lui rendit son baiser et lui souffla à son tour sa tendre réponse. Il s'éloigna pour lui sourire avant de déposer son front contre le sien partageant avec son regard ce qui était plus fort que de simples mots.

Quelques minutes plus tard, ils se séparèrent à regrets: la bûche de Noël ne se ferait pas toute seule. Marinette sortit donc les ingrédients pour faire la base de sa bûche: la génoise.

Une fois encore, ils trouvèrent leur formidable travail d'équipe : Adrien pesait les ingrédients sous les instructions de Marinette et les lui donnait ensuite pour qu'elle les mélange. Avec leur efficacité habituelle, la pâte fut rapidement prête à cuire et ils commencèrent à préparer le garnissage, de la crème de caramel au beurre salé, et le glaçage, en chocolat au lait, de la bûche.

Une fois la bûche presque terminée, Marinette laissa à Adrien le soin de la décorer. Elle l'observa tendrement poser des feuilles de houx, faites en azyme, dessus. Il était tellement concentré sur sa tâche, que le bout de sa langue sortait du coin de ses lèvres. Une fois qu'il eut déposé soigneusement la dernière décoration, il recula pour observer leur œuvre et eut un sourire satisfait.

Adrien se tourna alors vers sa petite amie, qui le dévorait du regard, avec un petite note d'amusement au fond de ses yeux azurs.

- Il manque encore quelque chose; dit-elle avant de s'approcher avec une grande salière emplie d'une poudre blanche.

Le blondinet la regarda avec inquiétude tapoter le contenu sur le dessert. Mais, bientôt, un sourire étira de nouveau ses lèvres: de belle, la bûche était devenue magique. Marinette posa une cloche en verre au-dessus de la bûche pour la protéger puis passa à côté d'Adrien pour aller ranger la salière de sucre glace.

Son instinct lui cria "danger" à la dernière minute mais, malgré ses réflexes surdéveloppés, il ne put empêcher Marinette de le saupoudrer à son tour de sucre glace. Elle éclata de rire et s'éloigna de lui rapidement mais elle avait réveillé son côté joueur.

Adrien regarda autour de lui pour trouver une arme et son sourire s'agrandit quand il vit le pot de farine. La seconde suivante, Marinette recevait un nuage blanc sur la tête. Ils éclatèrent de rire tous deux puis recommencèrent à se lancer sucre et farine.

Ce fut le moment que choisit Plagg pour entrer dans la cuisine, suivi de Tikki. Aucun des deux humains ne les virent à temps et, l'instant suivant, Plagg était devenu un chat tout blanc. Il éternua violemment par la poussière de farine qu'il avait pris sur le museau, attirant l'attention sur lui.

Adrien et Marinette le regardèrent avec des yeux ronds.

- Plagg, je...commença le blondinet avant de terminer en éclatant de rire: en fait non, je ne suis pas désolé.

Celui-ci grommela à l'intention de Tikki que sa vie ressemblait à ça au manoir mais cette dernière, au lieu de le plaindre, ne fit que le taquiner encore plus.

- Mon pauvre Plagg, tu es si malheureux avec ce porteur….

- Surtout qu'il a le meilleur camembert qu'il soit avec moi, ajouta Adrien d'un ton narquois.

Plagg leur jeta un regard noir qui firent ricaner ces deux-là.

- Encore heureux avec tout ce que tu me fais subir !

Les deux humains et Tikki éclatèrent de rire. Le petit chat noir grogna avant de mettre sa mauvaise foi un peu de côté et de sourire à son tour. L'instant suivant la bataille reprenait, Adrien et Tikki contre Plagg et Marinette.

La jeune fille et le Kwami-chat gagnaient quand la maladresse de Marinette la rattrapa: elle glissa sur le mélange de farine et de sucre glace qui recouvrait le sol de la cuisine. N'écoutant que son instinct, Adrien se jeta en avant. Il réussit à atteindre Marinette avant qu'elle n'atteigne le sol et il protégea avec l'une de ses mains la tête de sa bien-aimée tandis que son autre bras s'enroulait autour de sa taille pour la rapprocher de lui et la protéger au maximum.

Le pire fut heureusement évité. Marinette sourit à Adrien.

- Merci mon beau prince.

- Je serais toujours là pour te sauver, ma Buginette; répondit-il tendrement.

Et ils s'embrassèrent ainsi: allongés sur le sol de la cuisine, couvert de farine et de sucre mais le cœur empli de bonheur…

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Plagg regarda Adrien déchirer et froisser une nouvelle fois le papier cadeau avec lequel il essayait d'emballer le cadeau de Marinette. Il vit son porteur en faire une boulette et le jeter sur la pile qui commençait à se former dans la poubelle. Le petit chat noir ricana.

- Vas-tu y arriver avant que nous repartions, Gamin ?

Celui-ci vit son humain regarder avec désespoir la petite boîte qui se trouvait devant lui sur son bureau. Elle contenait le cadeau qu'avait choisi Adrien pour sa petite amie. Un présent débordant de sentiments et de la niaiserie qui avait toujours caractérisé son porteur.

- Je veux que tout soit parfait, Plagg ! répliqua le blondinet avant de commencer une énième fois le papier cadeau.

Le petit chat haussa les épaules et alla jusqu'à sa cachette à camembert pour aller y chercher un nouveau morceau de fromage: il savait que son porteur ne l'écouterait jamais. Ce garçon perdait la tête quand il s'agissait de la Gardienne. Il perdait alors tout bon sens. Et c'était devenu encore pire depuis qu'il savait qui elle était et qu'ils sortaient ensemble. Comme s'il devait lui prouver constamment qu'elle avait fait le bon choix en le choisissant.

Ah ces humains ! Incapables de voir l'évidence ! Pourquoi tous ces tours et détours pour s'aimer alors que tout les poussait les uns vers les autres. Leurs porteurs plus que n'importent qui. La condition première pour pouvoir être les porteurs de la Coccinelle et du Chat Noir en même temps était d'être des âmes sœurs… C'est pour ça que lui n'avait jamais ce problème: il avait toujours su qu'il était fait pour Tikki. Il était sa moitié, ce qui la complétait et ce qui lui manquait. Ensemble, ils étaient tout.

Plagg entendit Adrien soupirer de nouveau avant d'entendre le même son familier que ces dernières heures: un bruit de papier se froissant. Il voulut retourner vers son protégé mais, avant de l'atteindre, quelqu'un toqua à la porte de la chambre de ce dernier et le Kwami dut se cacher. Il entendit "la chouette coincée à lunettes", comme il appelait Nathalie, dire à Adrien qu'ils partaient dans cinq minutes avant de repartir.

Quand le petit chat noir fut sûr que la voie était libre, il rejoignit son porteur, qui avait la tête contre bureau, face à la petite boite qui n'était toujours pas emballée. Il ne put retenir un petit ricanement tant le désespoir ridicule d'Adrien l'amusait.

- Pourquoi ne pas demander de l'aide à Nathalie, Adrien ? finit-il par lui demander, grand seigneur.

Adrien leva à peine la tête de son bureau pour la tourner vers Plagg.

- Je ne veux pas que ce soit Nathalie qu'il le fasse mais moi.

Le petit chat noir leva les yeux au ciel, c'était bien ce qu'il disait: son porteur perdait la tête quand il s'agissait de la porteuse de Tikki. C'était un cas désespéré qu'il ne cherchait même plus à sauver.

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Le repas du réveillon fut l'un des meilleurs que passa Adrien depuis des années. Il était entouré par la joie, l'amour et la bonne humeur. Il avait découvert que Tom adorait les jeux de mots et aucun des deux ne loupait une occasion d'en faire un, au grand damne de ces dames qui levaient alors les yeux au ciel, après avoir échangé un regard entendu. Ce soir-là, Adrien eut l'impression d'être dans un cocon hors du temps, un cocon qu'il ne voulait plus quitter. Il sentait qu'il faisait de nouveau partie d'une famille, qu'il était aimé et qu'il comptait pour lui-même. Et c'était le plus beau cadeau de Noël qu'il pouvait recevoir.

La soirée s'écoula tranquillement entre les discussions, les chants et les films de Noël, sans oublier, bien sûr, le repas en lui-même. Ils firent même un combat de jeu vidéo où Adrien battit Tom mais fut vaincu lui-même par la reine en titre: Marinette.

L'horloge de la salle à manger sonna minuit et Adrien la regarda à la fois surpris et déçu: il n'avait pas vu l'heure tourner et il savait que le Gorille ne tarderait pas à venir le chercher pour le ramener au manoir. Son cœur se serra en songeant à l'immense demeure sans vie et sans chaleur.

Un paquet cadeau apparut soudainement sous les yeux du blondinet, le sortant par surprise de ses pensées moroses. Il regarda le petit paquet enveloppé dans du papier cadeau noir avec des flocons argentées et un beau ruban vert sapin. Il leva les yeux vers Marinette, qui lui souriait, et il lui rendit immédiatement son sourire, son cœur battant fort dans sa poitrine: elle avait emballé son cadeau avec ses couleurs.

Il prit le cadeau et resta à le regarder avec admiration, sans oser le déballer.

- Il faut que tu l'ouvres, chaton, il ne va pas le faire tout seul; le taquina gentiment Marinette.

Adrien hésita encore un peu puis délia délicatement le joli nœud que Marinette avait fait. Il décolla avec autant de soin les bords du scotch qui maintenait le papier cadeau en place et découvrit une petite boîte. Le cœur battant à tout rompre, il souleva enfin le couvercle pour découvrir son présent. C'était un bracelet brésilien où des petites coccinelles et des petits chats noirs entrelacés étaient tressés. Il resta sans voix devant le cadeau, ému jusqu'aux tréfonds de son âme par la symbolique qu'il revêtait pour eux.

La main légèrement tremblante, le garçon prit le bracelet pour le glisser à son poignet et Marinette fit le nœud qu'il l'y maintiendrait. Elle lui montra ensuite son propre poignet où se trouvait une parfaite copie de ce dernier. Oubliant tout le reste, Adrien se pencha pour embrasser éperdument sa petite amie avant de la serrer dans ses bras.

- Merci; lui souffla-t-il à l'oreille. C'est un merveilleux cadeau.

Ils restèrent ainsi pendant quelques instants puis il alla à son tour chercher son propre cadeau pour sa petite-amie.

- Je suis désolé, ma Princesse, je n'ai pas réussi à faire un bel emballage…

Le blondinet baissa la tête, légèrement triste. Marinette posa alors ses doigts sous son menton et la lui releva, pour plonger son regard saphir dans le sien. Ils brillaient d'amour et de tendresse.

- Adrien, tu sais bien que l'apparence n'a pas d'importance. L'emballage peut être très beau mais c'est ce qui se trouve à l'intérieur le plus important.

L'intéressé avait l'impression que la jeune fille parlait plus de lui que de son cadeau et il lui sourit: elle savait toujours dire ce dont il avait vraiment besoin.

Marinette ne prit par autant de précautions qu'Adrien pour ouvrir son cadeau: elle dénoua rapidement le nœud de ruban noir et déchira le papier cadeau rouge pour tomber sur la fameuse petite boite, rouge, elle aussi.

Sous le regard intense d'Adrien, elle ouvrit la petite boîte et poussa instantanément un petit cri de surprise.

- Tu es fou ! murmura-t-elle en sortant un médaillon en argent de son écrin.

Le pendentif était en forme de cœur et sur le dessus étaient gravées leurs initiales entrelacées. Marinette admira le bijou les yeux brillants. Adrien se pencha auprès de son oreille pour lui chuchoter quelques mots.

- Ouvre-le.

Marinette observa de plus près le médaillon et vit qu'il y avait une petite interstice où y glisser son ongle. Le bijou s'ouvrit alors en deux et Marinette faillit laisser échapper le précieux cadeau sous le choc. A l'intérieur il y avait une photo d'elle et Adrien qui s'embrassaient, le jour où ils s'étaient mis ensemble.

Ils avaient été surpris par le flash d'un appareil photo et Alya était devenue...complètement hystérique de les avoir surpris ainsi. Adrien et Marinette échangèrent un regard entendu au souvenir des longues heures qui avaient suivies mais qu'ils ne regrettaient pas puisqu'elles signifiaient que la longue période de leurs souffrances mutuelles était enfin terminée.

Marinette remarqua ensuite les subtiles petites initiales gravées de l'autre côté des leurs: un L et un C entrelacés.

Elle laissa alors échapper une larme qui fit aussitôt paniquer Adrien.

- Tu n'aimes pas ? Je n'aurais peut-être pas du…

Mais la jeune fille l'interrompit de la plus belle des manières: d'un tendre baiser d'amour.

- Non, je ne l'aime pas : je l'adore ! Mais c'est trop, tu n'aurais pas dû…

- Rien n'est trop beau pour ma Princesse… répondit-il du tac-o-tac

Adrien regarda autour de lui pour vérifier que Tom et Sabine discutaient bien à l'autre bout de la pièce puis il se pencha jusqu'à l'oreille de Marinette pour y glisser quelques mots à peine perceptibles:

- Quand je cherchais encore quoi t'offrir, Plagg suggéra que je t'offre un morceau de camembert. Je lui ai répondu que ce n'était pas une option…

Il hésita quelques secondes, alors que Marinette gloussait déjà, puis il ajouta d'une voix encore plus basse.

- Il m'a alors dit que je devais me mettre un nœud sur la tête et me présenter comme ton cadeau.

Marinette cessa aussitôt de glousser pour le regarder en rougissant. Adrien sourit et ajouta.

- M'aurais-tu préféré… ?

Il lui fit un clin d'œil très chat noiresque et Marinette rougit de plus belle avant de répondre sur le même ton.

- Peut-être…

Adrien rougit à son tour sous l'intensité du regard de sa petite-amie puis ils gloussèrent de nouveau tous les deux.

- J'aimerais tout ce qui vient de toi, Adrien. répondit-elle, très sincèrement.

Puis, Marinette attira son petit ami à elle pour l'embrasser de nouveau: c'était ça aussi la magie de Noël…

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Plagg était roulé en boule sur l'oreiller à côté d'Adrien et regardait son porteur admiré ses deux cadeaux: celui de la gardienne et celui des parents de cette dernière. Un bracelet et une clé. Deux présents symboliques qui avaient gonflé le cœur de son humain de bonheur et d'amour.

Quand Tikki lui avait raconté ce qu'allait lui offrir le couple Dupain-Cheng, le petit chat n'avait pu s'empêcher de sourire: il savait que leur geste allait combler son chaton. Il méritait tout cet amour qu'il lui était enfin donné. Plagg était heureux pour lui, même s'il ne le lui dirait jamais.

Soudain, le petit chat dressa les oreilles: grâce à son ouïe très fine, il avait entendu un son très caractéristique se rapprocher du manoir. Il regarda de nouveau son porteur avec un petit sourire narquois. Celui-ci s'agrandit quand Adrien sursauta en entendant un léger tapotement à sa fenêtre.

Plagg leva juste la tête de pour pouvoir suivre du regard son humain du regard alors qu'il se précipitait à sa fenêtre pour laisser entrer Ladybug.

- Que fais-tu ici ? demanda ce dernier à l'héroïne.

Le petit chat vit ses dents briller dans le noir alors qu'elle souriait.

- Je ne voulais pas que tu passes la nuit de Noël tout seul.

Plagg leva les yeux au ciel: ah ces humains !

La jeune gardienne chuchota quelques mots et l'instant suivant un éclair rose illumina la chambre d'Adrien. Tikki rejoignit Plagg sur son coussin et se pelotonna contre lui. Bien malgré lui, le petit chat se mit à ronronner: cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas dormi auprès de la petite coccinelle…

Les deux Kwami virent leurs deux humains se murmurer des mots tendres avant de s'embrasser sous le rayon de la lune. Quelques instants plus tard, ils rejoignirent les deux petits dieux, Adrien portant Marinette comme une mariée. Tikki pépia de bonheur et Plagg ricana, moqueur, mais personne n'y fit attention.

Le porteur du miraculous du Chat Noir serra contre lui sa bien-aimée porteuse de la Coccinelle et ils ne tardèrent pas à s'endormirent dans les bras l'un de l'autre. Tikki rejoignit quelques secondes plus tard les deux adolescents au pays des songes et Plagg resta le seul éveillé.

Le petit chat noir attendit quelques minutes dans le silence avant de voir un fil de lumière dorée sortir du cœur de son porteur pour s'enrouler autour de la porteuse de Tikki. Simultanément, un fil de lumière argentée sortit du cœur de la gardienne pour s'enrouler autour de son protecteur.

Plagg sourit doucement dans la nuit.

- Je le savais…

FIN

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