Joyeux Noel !
Ceci était à la base un cadeau pour ColorfulWarlock pour le Secret Santa Malec 2020 mais maintenant que les cadeaux sont faits et révélés sur Tumblr et AO3, j'ai décidé de traduire cette petite fic pour vous aussi :)
Un petit peu de douceur en cette fin d'année si particulière on va dire :)
PS : Merci à tous ceux qui me laissent des reviews en guest, je répond généralement sur le chapitre suivant de mes fics en cours dans ce cas vu que je ne peux pas envoyer de PM sans ifnos de contact mais si l'un de vous passe par là en attendant la suite de mes autre fics en cours, sachez tout de même que j'apprécie chaque review et que ça me motive à écrire :)
Être marié ne voulait pas dire que Magnus ou Alec avaient soudainement plus de temps libre à passer ensemble. Au contraire, une fois rentrés de leur lune de miel, le monde entier semblait avoir doublement besoin de leur attention et de leur aide. Le monde n'était plus au bord de l'apocalypse - remercions les étoiles pour cela - mais il y avait beaucoup à reconstruire et une nouvelle façon de faire les choses à mettre en place sérieusement.
En tant que directeur de l'Institut de New York et moitié du couple influent du siècle, la plus grande partie de cette responsabilité était initialement tombée sur Alec. Il n'aurait jamais reproché à Magnus son poste de sorcier de Brooklyn récemment retrouvé, mais le sorcier avait pu constater qu'il se sentait un peu seul au début chaque fois que Magnus était tellement occupé à gérer le désordre que Lorenzo avait laissé derrière lui qu'ils se manquaient sans cesse l'un l'autre pendant leurs rares moments de repos. C'était un contraste saisissant avec la présence presque constante à laquelle ils s'étaient tous deux habitués pendant leur séjour en Indonésie et Magnus souhaitait égoïstement pouvoir remonter le temps et profiter de leur lune de miel une seconde fois.
Heureusement, Alec était têtu et il avait déjà décidé qu'il n'irait nulle part. Avec une détermination et une patience sans faille qui ne cessaient d'étonner Magnus, il avait lentement conquis même les chasseurs d'ombres les plus récalcitrants. Lentement mais sûrement, le monde obscur s'était adapté, et au fur et à mesure que les différents instituts rejoignaient l'effort collectif, la situation à New York se détendait.
Assez détendue pour qu'Alec ait le temps, le matin, de mettre la cafetière en marche et de laisser un mot à son mari.
Comme Magnus était un oiseau de nuit, il se réveillait généralement plus tard qu'Alec et trouvait dans sa cuisine du café frais - comment Alec réussissait à estimer sans faute l'heure à laquelle il se réveillerait et à programmer sa cafetière à l'avance lui échapperait toujours - et un mot d'amour lui souhaitant une bonne journée. La première fois que cela s'était produit, le sorcier centenaire avait rougi, se sentant une fois de plus déconcerté par la spontanéité et l'attention dont Alec faisait preuve à son égard.
Avec le temps et la nouvelle vie qui s'installait dans une routine moins folle, les notes étaient devenues plus fréquentes.
Jusqu'à ce que Magnus ne se réveille jamais sans son café déjà fait et une note à côté.
Il fallait que tu partes, profite de ton café, avec tout mon amour, Alec
Rendors-toi, tu as utilisé assez de magie la nuit dernière, avec amour, Alec
Passe une bonne journée, avec tout mon amour, Alec
Désolé de ne pas avoir pu être là pour le petit déjeuner comme nous l'avions prévu, tout mon amour, Alec.
Celles-ci ne manquaient jamais de faire sourire Magnus dès le matin et à moins de se réveiller dans les bras de son mari, il devait bien admettre qu'il ne pouvait pas imaginer mieux.
Cela rappelait à Magnus que l'amour était dans les petites choses : des petits actes de service ou des paroles d'affirmation dans le cas d'Alec. Il avait donc décidé de s'assurer qu'Alec trouverait lui-même une tasse de café à emporter tous les matins sur son bureau, en changeant le goût de temps en temps lorsqu'il savait que son mari avait besoin de quelque chose de plus fort pendant une semaine difficile ou de quelque chose de plus sucré après une mission difficile.
Il était même allé jusqu'à laisser de temps en temps des petits gribouillis colorés sur le papier entourant la tasse, juste parce que.
La plupart des matins, il était seul dans le loft à boire son café, et il s'imaginait que c'était la chaleur de la main d'Alec qu'il tenait dans la sienne au lieu de sa tasse et rêvait de ce que cela pouvait être de s'offrir une matinée banale.
Il lirait le journal avec une tasse chaude à la main, le son de la radio en arrière-plan, et Alec qui s'accrocherait à lui comme la pieuvre et l'homme avide de câlins qu'il était. Ils seraient tous les deux à peine habillés, plaisantant sur qui était le voleur de couverture et à qui revenait le tour de faire la vaisselle.
Oui, parfois, Magnus souhaitait avoir cette vie simple et facile avec Alec. La vieillesse le rendait sentimental, semblait-il.
Mais après tout, il n'y avait rien qui pouvait faire battre son cœur comme rentrer à la maison après une dure journée pour voir Alec dans ses vêtements laids mais confortables, l'attendant sur le canapé avec une couette, des snacks et des boissons chaudes alors qu'il prévoyait de passer le reste de la nuit à câliner Magnus et à ignorer le monde extérieur. Magnus était plus qu'heureux de sacrifier ses matins avec Alec s'il pouvait au contraire rentrer chaque soir à la maison auprès de son Nephilim - vivant et indemne - et s'endormir dans ses bras.
Son Nephilim étaient toujours si attentif à son bien-être, qu'il soit mental ou physique ; Magnus était surpris de réaliser à quel point il en était venu à compter sur lui. Il y avait si longtemps qu'il n'avait pas su que sa confiance serait accueillie avec une dévotion si intense, c'était à la fois une leçon d'humilité et exaltant. Comme par exemple lorsqu'Alec prenait quelques instants sur son emploi du temps chargé pour aller voir Magnus et lui rappeler de boire et de manger au milieu d'une frénésie de recherche pour un cas client difficile.
(Tu ne vas pas leur manquer ?
- Ils survivront bien une heure sans moi.)
Magnus lui-même gardait parfois son agenda ouvert afin de pouvoir passer par le bureau d'Alec de temps en temps. Cela rappelait à tout le monde qu'Alec était à lui, alors ils feraient mieux de ne rien tenter de louche, et il pouvait aussi profiter de la joie et du léger rougissement du visage d'Alec chaque fois qu'il ne s'attendait pas à sa visite. Son adorable mari.
Lorsque leur charge de travail était particulièrement légère, Magnus pouvait même l'emmener à un petit rendez-vous comme il le faisait si souvent au début de leur relation.
Magnus le taquinait et lui ouvrait les portes d'un monde qu'Alec était encore en train de découvrir, et le chasseur d'ombre le suivait avec empressement. Une glace à Milan, un café licorne à Brooklyn, une promenade à Tokyo... Au final, peu importait.
De toute façon, ils finissaient par se retrouver chez eux, à s'embrasser sur le canapé ou peut-être à finir dans la chambre. Celui qui avait dit que la vie conjugale était simple et ennuyeuse et que la montée d'adrénaline initiale allait forcément s'estomper n'avait jamais entendu parler de Magnus ou d'Alec.
Ils étaient déjà dans leur dixième année de mariage, et ils étaient toujours le couple le plus dégoûtant que leurs amis n'aient jamais eu l'honneur de rencontrer. Mais Magnus savait que tout cela n'était que pure jalousie de leur part.
(Bon d'accord, peut-être aussi juste un tout petit peu d'exaspération à cause de leur bécotage en public mais voyons, avec un mari aussi sexy, qui serait capable de se contrôler ?)
Voilà, j'espère que vous avez aimé :)
J'apprécierais énormément si vous me disiez ce que vous en avez pensé.
