Cher Petit Pois,

On m'a dit que tu n'as pas été très sage mais malheureusement pour moi le Père Noël a eu un accident de traîneau dans mon jardin. Résultat j'ai passée toute l'après-midi à courser des rennes et à ramasser les cadeaux qui étaient tombés ! Et figure-toi qu'il y avait plusieurs cadeaux pour toi à l'intérieur de sa hotte ! Voici la première partie, je vais l'aider à rechercher les bouts manquants et les publierais au fur et à mesure.

J'espère sincèrement que cet EraserMic te plaira et que tu t'attacheras au papa poule qu'est notre husbando Shota avec Eri.

C'est un univers alternatif où il n'y a pas d'alters.

En te souhaitant une bonne lecture,

Mercure

Les rayons dorés du coucher de soleil témoignant de la fin d'après-midi s'abattaient sur Finesaux, une petite ville d'à peu près 1500 habitants située au fin fond de l'Angleterre. En cette mi-décembre les rues étaient déjà lourdement décorées, des guirlandes dorées rejoignaient le haut des maisons, les magasins avaient décoré les vitrines et bon nombre de sapins parés de guirlandes dorées ornaient les trottoirs de part et d'autre. La source d'animation quotidienne des rues commerçantes provenait des petits enfants criards qui s'amusaient à courir pour semer les grands-parents, haletants et épuisés, en béquilles ou en déambulateurs, jusqu'à les emmener au magasin de bonbons. Des éclats de rire jaillissaient plus fort que d'habitude en cette période de fête.

Néanmoins cette joie cachait une réalité plus sombre, l'agonie lente de Finesaux. La ville était victime des répercussions du désert rural, les plus anciens pleuraient la potentielle fermeture des deux dernières classes de la ville, justifiée par le manque d'effectif. En réalité, un riche homme d'affaires souhaitait raser l'école primaire afin d'y construire un centre commercial. Le maire de la ville étant plutôt disposé avec cette idée qui lui permettrait d'augmenter le potentiel de la ville tandis que la boulangère se demandait ce qu'elle allait faire de ses bonbec's collants.

Dans le centre-ville se trouvait une petite épicerie de quartier qui faisait également bar, le gérant avait enfin terminé de sortir bon nombre de cartons qui y étaient entreposés, remplis de diverses décorations de Noël. Nommé Shinji il aimait se faire appeler Sylvestre depuis son plus jeune âge, surnom qui corrélait parfaitement avec sa passion, travailler le bois. L'homme avait un physique assez banal, il était brun aux cheveux courts. Il avait repris l'entreprise familiale depuis 7 ans maintenant après avoir fait un long tour du monde et avait pris plaisir à rénover l'endroit avec des matériaux bruts, majoritairement du bois de sapin.

L'éclairage de la pièce était clair et provenait d'ampoules suspendues, les rayons étaient également en bois. Les têtes de gondoles étaient réalisées avec des cagettes en bois, la partie bar était quant à elle assez petite, il n'y régnait que trois tabourets vides. Le meuble du bar était également en bois avec haut de meuble et un lavabo recouvert de marbre gris. Après avoir placé un sapin à l'un des coins du magasin, il commença à le décorer avec quelques décorations choisies soigneusement lorsqu'il entendit la porte d'entrée s'ouvrir, il se retourna alors et vit l'un de ses plus fidèles clients et amis : Shota Aizawa.

L'homme était âgé de la trentaine, d'une corpulence mince et grande son visage était marqué de traits fatigués. Ses yeux noirs étaient plats et soulignés de cernes marquant le peu d'heures de sommeil qu'il avait ingéré, il avait une apparence quelque peu négligée. Sa barbe était peu épaisse et surtout très mal entretenue, ses cheveux longs noirs pendaient sur ses épaules avec de légères ondulations au niveau des pointes. Il était vêtu d'un pull à col roulé bleu canard, d'un pantalon slim noir ainsi que d'une paire de mocassins et d'un large manteau noir. Une écharpe bordeaux réhaussait le teint presque macabre de l'individu afin de coller parfaitement à sa profession : maître d'école. En voyant son ami, ses lèvres s'élargirent pour faire place à un semblant de sourire, caractérisant la personnalité introvertie de l'individu. Le dénommé Shota essuya ses pieds et referma la porte vitrée derrière lui. Il observa le sapin à peine décoré.

Tu fais ton sapin de Noël ? demanda le professeur.

Sylvestre acquiesça en se redressant pour lui serrer la main poliment.

Ouais, je suis un peu en retard cette année, confirma l'homme.

Après quelques échanges de banalités quotidiennes Shota fit le tour de l'épicerie, il s'empara d'une boîte de sablés de Noël, d'un magazine sur le développement personnel et d'un livre de coloriage. Une fois à la caisse, le vendeur s'occupa de lui et examina attentivement ce dernier livre avec étonnement.

Eri a déjà terminé celui de la semaine dernière ? Demanda le vendeur avec étonnement.

Eh oui, sourit le père de famille, elle en fait tous les jours.

Mais je ne vais pas avoir assez de stocks ! S'indigna faussement le vendeur.

Ils rirent ensemble, chose rare connaissant la personnalité du ténébreux qui s'épanchait plus lorsqu'il parlait de sa fille. Après le paiement par carte bancaire, le client rangea les livres dans sa mallette et porta la boîte de gâteaux dans son autre main. Après avoir salué son camarade, il sortit et se dirigea à pied en direction de l'école où il y arriva avec 2 minutes d'avance. Il s'adossa contre un mur dans un soupir lorsqu'une voix d'enfant qui l'appelait le sortit de ses songes, c'était Eri, sa fille par adoption qui arrivait vers lui en courant.

La fillette avait de longs cheveux qui descendaient en cascade jusqu'au bas du dos, de couleur blanche aux reflets bleuâtres, séparés sur le front par une raie. Ses yeux étaient de couleur rouge vif, contrastant avec son teint pâle et elle était vêtue d'une grosse doudoune rose poudrée, d'un jean, d'une bonne paire de bottines ainsi que de l'arsenal de super-papa, à savoir le combo écharpe bonnet et gants, blancs pailletés.

Le visage de l'homme s'illumina lorsqu'il entendit sa voix, il ouvrit ses bras et la laissa s'y réfugier à l'intérieur, il la serra contre lui lorsqu'il vit l'institutrice s'approcher d'eux.

Tout s'est bien passé aujourd'hui ? demanda Shota.

La femme âgée de 31 ans avait des cheveux longs jusqu'à la moitié du dos de couleur pourpre et pointus, elle était maquillée de manière légère, elle était habillée d'une jupe crayon et d'une veste de costard gris clair et répondait au doux nom de Nemuri. Avec un sourire et un regard tendre, elle regardait son ami être un véritable papa poule, elle remarqua un sachet en papier provenant de la boulangerie glissé dans la poche du manteau de ce dernier.

Oui, la classe du matin était un peu agitée puisque l'on compte le nombre de dodos avant Noël. Elle sourit en voyant le papier qui était caché dans le dos de la petite. Eri a écrit sa lettre au Père Noël aujourd'hui.

Il observa sa fille sautiller avec intérêt, elle maintenait une enveloppe de ses deux petites mains frêles vers le haut telle un sésame. Shota s'abaissa à sa hauteur et prit une mine impressionnée.

Tu l'as écrite toute seule ? lui demanda-t-il.

La petite fille acquiesça joyeusement sous les félicitations de son père qui lui promit de la poster le lendemain.

Les deux adultes regardèrent la petite fille ranger avec précaution la lettre au Père Noël dans son cartable rose pailleté avec la précaution d'une enfant de 6 ans. Le père salua son amie institutrice en agrippant la main de la petite fille dans la sienne afin de prendre le chemin retour. En donnant le pain au chocolat encore chaud à sa fille, la petite famille convergea en direction du centre-ville, leur maison y étant située à une dizaine de minutes de l'école à pied. Aizawa vivait dans la maison qui avait appartenu à ses parents, partis bien trop tôt. Au début il était seul et puis un jour un petit soleil était venu éclairer son quotidien morose : Eri.

Il l'avait adoptée alors qu'elle n'était âgée que de quelques mois, la petite gardait encore quelques séquelles physiques, dévoilant le passé sombre de la petite avant son adoption. Depuis sa vie avait un nouveau sens, il se levait chaque matin le sourire aux lèvres afin de préparer le petit-déjeuner à sa fille et aimait la réveiller avec une attaque de câlins. Mais ce Aizawa-là seul Eri avait la chance de le côtoyer au quotidien puisqu'il était un homme assez sérieux et surtout introverti en public. Il parlait peu, seulement le strict nécessaire mais était très à l'écoute.

Ils passèrent devant leur maison sans toutefois rentrer dans leur jardin et se dirigèrent dans la maison d'à-côté, chez leur voisine et directrice de l'école où Shota travaillait, Akina Yamada.

Sa maison, tout comme celles de l'avenue, avait été construite dans un style traditionnel cottage aux conotations bourgeoises datant du 19e siècle, les murs extérieurs étaient édifiées en brique de couleurs bordeaux, les fenêtres étaient rénovées d'un pvc blanc éclatant et le toit était recouvert de tuiles en ardoise. En cette période de Noël, le jardin de la vieille dame était décoré d'un Père Noël suspendu à une maison ainsi que de quelques touches de rouge et de vert à travers des décorations kitsch. À l'intérieur le sapin était de couleur blanche et rose, la guirlande s'illuminait et éclairait un coin de la pièce, il y avait quelques paquets cadeaux à son pied. Le vieux canapé en cuir noir était recouvert d'un plaid aux motifs dépareillés de Noël. L'élégance et la noblesse du lieu tranchaient avec la personnalité pétillante de son habitante qui les invita à rentrer, puis les délesta de leurs manteaux respectifs. Cette petite femme était légèrement ronde et de petite taille, ses cheveux étaient blancs comme de la neige et adoucissaient le doux visage ridé de la dame, ses yeux en amande avaient une jolie couleur noisette, elle était vêtue d'un pantalon bleu marine, d'un pull de Noël du plus mauvais goût aux tons rouges et verts, de petits talons de 1,27cm.

Après de chaleureuses salutations et un ébouriffage de cheveux à l'intention d'Eri, les deux invités s'engouffrèrent à l'intérieur et s'installèrent sur le moelleux canapé. La petite dame s'installa dans l'un des deux fauteuils qui entouraient la tasse basse face au canapé. Ils se sentaient comme chez eux maintenant puisque ce n'était pas la première fois qu'ils étaient invités.

Merci d'être venu Shota, commença l'hôte, il faut que je te parle du cas de l'école.

Shota Aizawa ? questionna une voix masculine qui provenait de la cuisine.

L'instituteur acquiesça et porta son regard en direction de la porte entrouverte de la cuisine où un homme en sortit. La petite fillette regarda avec interrogation l'individu et se rapprocha de son père pour l'entourer de ses deux mains ce qui fit sourire ce dernier.

Ça fait un bail Hizashi, constata le ténébreux dans une voix vide d'émotions.

L'individu acquiesça à son tour avec un air gêné sans pouvoir véritablement décrocher son regard de celui du ténébreux. Il s'avança mécaniquement vers ce dernier afin de pouvoir lui décrocher une bonne poignée de main, le contact avec celle-ci, certes froide, lui rappelait de bons souvenirs, des papillons naissaient en son bas ventre.

Ouais, presque dix ans. Je suis arrivé dans l'après-midi, répondit ce dernier.

Le blond répondant au nom d'Hizashi n'était nul autre que le fils de Mme Yamada, cette dernière était veuve depuis quelques années et n'avait qu'un seul fils unique qui menait une carrière de star internationale, chanteur au sein d'un groupe très populaire qui remplissait les salles aux quatre coins du monde et gagnait des disques à chaque nouveau titre. Il était rare qu'il revienne dans la maison familiale pour Noël, il avait eu l'habitude d'inviter sa mère à Londres. Les deux hommes avaient été très amis au lycée, ils avaient commencé à enchaîner les petits boulots ensemble après le bac, lorsqu'une romance de quelques mois avait commencé à naître Hizashi avait quitté Finesaux afin de se lancer à temps plein dans sa passion. Shota avait refusé et avait réussi à l'éviter jusqu'à aujourd'hui. Le chanteur observa la petite fille d'un air interrogateur, l'instituteur comprit la cause du trouble et lui expliqua la situation.

C'est ma fille, Eri. Il se tourna vers elle en lui frottant le dos afin de lui montrer son soutien dans sa lutte contre la timidité. Dis bonjour ma puce.

La petite fille agita sa main timidement en lâchant un discret et inaudible "bonjour" à travers ses fines lèvres. Ses jolies joues charnues prirent une couleur rosée et elle réfugia sa tête contre le torse de son père. La directrice de l'école observa la scène silencieusement puis eut une idée.

Hizashi, pourrais-tu faire des cookies avec Eri ? Je dois discuter de quelque chose d'important avec Shota.

Ce dernier acquiesça et tendit sa main vers la petite qui s'approcha, elle ne semblait plus autant timide après avoir écouté le mot " cookies ". Le ténébreux regarda attentivement sa fille s'éloigner de la cuisine avec le blond et soupira, gêné de la situation. Il se concentra sur la discussion afin d'en finir le plus rapidement possible tout en jetant des coups d'œil à la porte entrebaillée, fidèle au papa poule qu'il était.

La vieille dame se racla la gorge et se rassit plus confortablement sur son fauteuil puis prit la parole.

Mr Tomura est venu une nouvelle fois proposer son offre hier après-midi, il met la pression sur le maire ainsi que sur nous. Comme tu le sais il souhaite racheter la parcelle où se trouve l'école pour raser le bâtiment afin de construire un centre commercial.

Aizawa fronça les sourcils, cette histoire avait tendance à l'agacer puisque lui-même il ne pouvait rien y faire.

Pourquoi il ne porte pas son dévolu sur un autre terrain ? questionna l'homme.

Elle haussa les épaules de manière muette, personne n'en savait trop rien et pour être honnête ce n'était pas le principal problème.

Il faut que nous concentrions notre énergie sur la kermesse de Noël de l'école afin de prouver que nous sommes utiles. Ta pétition imprimée dans toutes les boutiques de la ville est utile mais il n'y a que très peu de signatures, à peine 300, résuma la directrice.

Il ne savait plus où se mettre lorsqu'il entendit les chiffres, son tic ressurgit et il se mordit la lèvre inférieure. Il n'avait pas réellement d'idées, l'école avait tenté de faire une tombola mais le taux de participation était catastrophique. De leur côté Hizashi et Eri avaient terminé la pâte à cookies, la petite fille en avait profité pour manger deux-trois carrés de chocolat supplémentaires sous l'œil bienveillant du chanteur qui préparait le plat en le couvrant de papier cuisson. D'une oreille attentive il percevait la discussion qui se déroulait au salon, quelque peu sous le choc car il ne réalisait pas vraiment que la ville était à ce point en train de mourir.

Et tu as quel âge du coup ? questionna le plus grand.

La petite fille compta ses petits doigts comme son père le lui avait appris, elle s'arrêta au sixième qu'elle brandit fièrement pendant qu'il étalait de petits ronds de pâte à cookies sur la plaque. Il acquiesça avec une mine impressionnée, décidément cette journée était étrange, ce qui l'avait le plus perturbé était le fait que Shota soit père, il se demandait qui pouvait bien être la mère.

Wow, t'es vachement grande. Et comment s'appelle ta maman ? Demanda le blond avec la discrétion d'un mammouth.

La petite fille trouvait la question étrange mais n'hésita pas à répondre.

Ben, je n'en ai pas, répondit avec évidence la petite.

L'homme inséra la plaque dans le four et regarda la petite avec de grands yeux, manquant de se cogner contre la porte du four.

Ben oui, je suis née dans une rose et papa m'a récupérée, expliqua la petite avec de grands gestes et un carré de chocolat.

L'homme soupira de soulagement, Shota avait pensé à tout, il n'avait pas réellement changé. Mais son cœur se serra, la mère était sans doute morte d'une maladie, ce qui voulait dire que le père de la petite était veuf et il était soudain pris d'un sentiment de culpabilité. Il n'avait pas été présent pour son ami. Enfin, ami, pouvait-il encore le considérer comme un ami ?

La petite fille regarda attentivement les mouvements de l'adulte qui attrapa un minuteur semblable à un œuf afin de le mettre en route. Le chanteur emmena la petite au lavabo afin de lui laver consciencieusement les mains pleines de pâte à cookies que la petite fille essayait de manger, ainsi que les siennes. Une fois propres ils retournèrent au salon, la petite se lova dans les bras de son père tandis qu'il vit le blond arriver, annonçant que les cookies étaient en train de cuire tout en s'asseyant dans le second fauteuil et décida de prendre la parole. La petite serra les pans de son haut.

Pour l'école je peux faire de la publicité sur les réseaux sociaux, et pourquoi pas organiser un petit concert avec les gars du groupe. Il marqua une pause sous le regard assidu des deux enseignants. Je peux sans doute convaincre quelques magasins de faire signer la pétition aux clients et leur demander des dons pour la tombola aussi.

Un ange passa, puis deux. Un " tch" provenant d'Aizawa retentit dans le salon, qui contrastait avec son regard impassible, il ne voulait pas de son aide, ni le revoir une nouvelle fois. Il se fit une raison lorsque malheureusement Akina sautilla de joie et se leva afin d'enlacer chaleureusement son fils pour le remercier. Il se proposa également d'aider à la confection des stands, soit le début de la descente aux enfers pour le ténébreux.

Je suppose que je n'ai pas réellement le choix, soupira ce dernier d'un air las.

J'espère que ce premier chapitre t'a mit l'eau à la bouche parce que ce ne sera pas le dernier :p

Shigaraki c'est un mafieux jpp.

La bise allanpotitpois