Bonjour !

Voici le troisième chapitre, un peu long, surtout comparé aux 2 petits mille mots qui vous attendent pour le quatrième chapitre. Ce n'est pas très régulier comme découpage mais c'était le plus cohérent au niveau du scénario.

En tout cas, je vous dis à demain et vous souhaite une très bonne lecture ! :)

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- Où est ton chargeur ?

Pansy venait une nouvelle fois d'entrer en trombe dans sa chambre, ne se donnant évidemment ni la peine de toquer, ni de la saluer.

- Quel chargeur ? demanda Hermione en soupirant.

- Ton chargeur de téléphone ! répondit Pansy avec une voix si consternée qu'Hermione se sentie particulièrement stupide d'avoir oser poser la question.

- Il est branché derrière ma table de nuit, pourquoi ?

Et pour toute réponse, Hermione dû se contenter d'une Pansy plus rapide que l'éclair, décrochant l'objet de la prise et sortant en claquant la porte.

Cette fille était vraiment une énigme et si Hermione avait longtemps cherché à comprendre, elle préférait aujourd'hui ne plus s'épuiser à tenter de la résoudre. Et puis de toute façon, elle n'avait pas le temps pour ça. Dans moins de vingt minutes, elle avait rendez-vous avec son directeur de thèse. Il devait lui faire ses retours sur son dernier jet. Hermione n'avait pas réussi à avaler quoi que ce soit ce matin. Cet entretien serait déterminant pour son avenir et comme toujours, elle avait l'impression d'avoir tout fait foirer.

Mais cette fois-ci - et certainement pour la première fois dans l'histoire de sa scolarité - Hermione avait vu juste.

Le regard de son directeur lui avait donné des frissons. Elle avait dû se mordre les joues pour ne pas laisser ses yeux se gorger de larmes. Il était déçu.

De mémoire, jamais Hermione n'avait déçu l'un de ses professeurs. Elle mettait toujours la barre si haute qu'elle parvenait à les impressionner.

A trois ans, elle était capable de réciter toutes ses tables de multiplication. A six, elle déclamait fièrement les cent premières décimales de pi. Et aujourd'hui, l'enfant prodige n'était pas foutu de mener à bien une thèse en neurosciences. Hermione devenait pathétique.

En rentrant chez elle, roulée en boule sous ses couvertures, elle ne parvenait pas à se souvenir des encouragements de son directeur, des nombreux points pertinents sur lesquels elle devait continuer de creuser. Non, tout ce qui résonnait en elle était les deux malheureuses erreurs qu'elle avait commises dans ses calculs. Et pour ça, Hermione se sentait comme une moins que rien.

- Tu as une batterie externe ?

Et Pansy demeurait Pansy.

Hermione ne répondit rien, continua de faire la morte sous sa couette, priant pour que sa colocataire se lasse et retourne dans le salon.

- Je vois tes grosses fesses là-dessous, Granger.

Mais Pansy n'était pas du genre à abandonner pour un silence.

Hermione l'entendit avancer dans la chambre et frissonna quand d'un coup sec, Pansy retira la couverture.

- Tu as une batterie externe ? répéta-t-elle.

Comme si Hermione n'était pas dans une pitoyable position, les joues couvertes de larmes. Comme si tout ça était particulièrement normal et que rien n'avait plus d'importance que cette maudite batterie.

Hermione soupira, s'essuya les joues, se redressa dans son lit et haussa les épaules.

- Pourquoi tu veux une batterie externe ? Tu n'as pas déjà mon chargeur ?

- Il est cassé. Tu en as une ou pas ? insista Pansy, de toute évidence excédée par la question.

Hermione leva les yeux au ciel. Personne n'était censé se comporter avec tant de légèreté. Pansy était l'être le plus égoïste, antipathique et mal élevé de la planète.

- Dans le tiroir de ma table de nuit.

Mais Hermione avait tout sauf la force de se battre contre elle.

Pansy manqua de dessouder le tiroir en l'ouvrant avec brutalité, attrapa la batterie et sortit de la chambre sans prendre la peine de remercier Hermione ni même de fermer la porte.

Elle était incroyable.

Après quelques minutes à regarder la lumière du couloir s'infiltrer dans sa chambre, Hermione se décida finalement à se lever. Rien ne pourrait s'arranger en restant prostré au fond de son lit. Il était temps d'affronter le monde extérieur. Et cela commencerait par s'empiffrer : la méthode la plus mature et efficace qu'elle avait trouvé pour résoudre ses problèmes.

- Ça ne fonctionne pas du tout, grogna Pansy. C'est quoi ton matériel de merde là ?!

"C'est quoi le problème ?" aurait dû être l'intelligible phrase sortant de la bouche d'Hermione.

"Ché quoi l'pchoblème" fut plutôt ce que Pansy en entendit.

- Tu veux bien avaler avant de parler ? pesta-t-elle avec dégoût.

Hermione termina son nutella à la brioche, avala une longue gorgée de jus d'orange et répéta, cette fois-ci de manière particulièrement distincte.

- Le problème, Granger, c'est que j'ai désespérément besoin d'avoir de la batterie sur mon téléphone mais que tout ce que tu possèdes est dysfonctionnel. Ça t'arrive d'avoir des équipements de qualité ? Qui ne cassent pas dès qu'on les utilise ?

Hermione dut prendre une grande inspiration avant de répondre.

- Tu veux dire que tu as cassé mon chargeur et ma batterie externe dans la même journée ?

- Ils n'ont pas résisté au choc.

- A quel choc, Pansy ?

- Au lancé à travers la pièce, grommela-t-elle. D'ailleurs, il y a un trou dans le mur du salon maintenant. Il va falloir que tu appelles le proprio.

Hermione ferma les yeux et prit sa tête entre ses mains. Quand elle redressa le visage, ses joues étaient écarlates et ses yeux mitrailleurs.

- Tu casses mes affaires, tu casses le mur du salon et tu oses me sommer d'appeler le propriétaire de l'appart ? Et "je suis désolée Hermione, je file au supermarché te racheter un chargeur" ça ne fait pas partie de ton vocabulaire ? Prendre ses responsabilités, Pansy, ce n'est pas la mer à boire !

- Oh ça va, je vais t'en racheter un si ce n'est que ça, soupira-t-elle comme si ce n'était pas si important. Mais il est hors de question que j'appelle le proprio. Ce type me déteste et puis il me fait froid dans le dos.

- Peut-être qu'il te déteste parce que tu t'entêtes à bousiller son appartement !

- Peu importe la raison, il me déteste. Et s'il apprend que j'ai fait un trou dans le mur, il va m'expulser. Ce n'est pas la première fois qu'il me menace et je commence à croire qu'il va finir par s'exécuter…

Hermione avait envie d'ajouter un nouveau trou, à côté de celui que Pansy venait de faire. Un joli trou de la forme de son poing, par exemple. Par simple désir de symétrie, évidemment.

- Tu sais quoi, cette fois-ci, il est hors de question que je te sauve la mise. Je vais prendre une douche et ensuite je retourne à la fac pour travailler sur mes recherches. Quand je rentrerai, je ne veux plus voir de trou dans le mur. Peu importe comment tu te débrouilles pour le réparer, je ne veux plus en entendre parler, c'est clair ?

- Et comment je suis censée faire ça ?

- Home Depot, tu connais ?

Le bruit de la porte de la salle de bain claquant violemment aurait dû mettre un terme à la conversation. Mais Pansy préféra ajouter un joli juron de sa collection, histoire d'avoir le dernier mot, comme toujours.

A dix-huit heures, quand Hermione remit les pieds dans l'appartement, elle n'avait absolument aucun espoir de voir son mur réparé. Pansy n'était pas du genre à prendre les choses en mains. Elle attendrait, ferait la sourde oreille pendant des semaines jusqu'à ce qu'Hermione, lassée, finisse par décrocher son téléphone pour appeler le propriétaire.

Elle ne fut donc pas surprise en voyant Pansy assise en tailleur sur le canapé, une clope dans la main droite, un verre de vin dans la main gauche, admirant son chef d'oeuvre de placo brisé, un air de fierté peint sur le visage.

- Une petite couche de peinture par dessus et ça aura l'air comme neuf.

Mais si Pansy était prévisible, Drago Malefoy l'était de toute évidence beaucoup moins.

Hermione n'aurait jamais cru le retrouver dans son salon, vêtu d'un jean noir tapissé de taches de peinture et d'un tee-shirt moulant tout aussi souillé. Ses mains étaient couvertes de plâtre, il avait même une petite traînée de poussière blanche sur la joue. Et surtout, derrière lui se trouvait un mur plus ou moins équilibré, presque réparé.

- Ferme la bouche, Granger, tu as l'air stupide avec cet air, la piqua Pansy avant d'adresser un grand sourire à son ami. Merci Drago, tu m'as vraiment sauvé la mise sur ce coup-là.

Et puis elle se retourna vers Hermione, un air de défi sur le visage.

- Il semblerait que je sois parvenue à me débrouiller toute seule, lança-t-elle d'une voix aussi insupportable qu'angélique.

Hermione était prête à répliquer qu'elle n'avait pas eu l'air de faire grand chose quand le téléphone de Pansy se mit à sonner. Elle observa l'écran une fraction de seconde avant de se mettre à bondir du canapé, arrachant au passage le câble auquel il était branché, et courut dans sa chambre pour prendre l'appel.

- On dirait qu'elle a de nouveau de la batterie, grommela Hermione.

Drago haussa les épaules et la contourna pour aller se laver les mains dans la cuisine. Hermione en profita pour regarder le mur de plus prêt. Ce n'était pas parfait mais Drago avait tout de même fait de l'excellent travail et elle n'en revenait pas.

- Tu ne me pensais pas capable de réparer un mur, chuchota-t-il dans son dos.

De nouveau, son souffle venait chatouiller sa nuque et celui d'Hermione se bloqua dans sa gorge.

- Je… et bien… pour tout dire…

- Ne doute jamais de mes facultés à me servir de mes mains, Granger.

Le ton qu'il avait employé était si sensuel qu'elle aurait pu défaillir sur le champ. Quand elle se retourna, il n'était plus là et Hermione n'eut d'indice de sa présence qu'en entendant la porte du réfrigérateur se fermer. Il revint quelques secondes plus tard avec une bouteille de vin et deux verres dans la main.

- Je peux ? demanda-t-il en s'asseyant sur le canapé.

- Oui bien sûr, c'est la moindre des choses, répondit-elle en bredouillant encore à moitié.

Elle dut boire deux longues gorgées de vin avant de pouvoir retrouver les idées claires.

- Où est-ce que tu as appris à faire ça ? demanda-t-elle.

- J'ai regardé un tuto, répondit-il en haussant les épaules. Tu aurais pu le faire toi aussi, si tu n'avais pas peur de te salir les mains.

- Je n'ai pas… !

Elle s'arrêta au beau milieu de sa phrase. Drago venait d'arborer un sourire malicieux et elle compris qu'il cherchait simplement à la taquiner. Elle sourit à son tour, laissant ses joues se colorer de rose et réussit, pendant une petite seconde, à soutenir son regard tout en parvenant à respirer.

- Avec qui est-ce que tu crois qu'elle est au téléphone ? demanda-t-elle pour orienter la conversation sur quelque chose qui ne risquerait pas de la troubler de nouveau.

- Aucune idée. Mais ça avait l'air important vu comment elle a détalé.

- Elle a été obsédée toute la journée par sa batterie de téléphone, ajouta Hermione en haussant les épaules.

Et puis, un éclair de génie sembla traverser le regard de Drago. Il se mit à sourire en coin et Hermione dut détourner le regard.

- C'est Neville, répondit-il, plein d'assurance.

- Tu crois ? Je croyais qu'ils ne se voyaient plus.

- Justement. Ils étaient en froid depuis le léger incident avec sa mère. Il n'y a qu'une seule personne qui peut forcer Pansy à rester scotcher sur son téléphone toute la journée en attendant désespérément un appel. Je me demande bien ce qu'elle lui trouve…

- C'est un garçon charmant ! Il est plein d'attention, il la traite comme une princesse, il est drôle, intelligent. Neville est absolument tout ce qu'une femme attend d'un homme.

- Vraiment ? demanda Drago en haussant un sourcil.

- Ben oui, qu'est-ce que tu crois qu'on recherche ?

- La passion ?

Hermione secoua la tête.

- La passion c'est bon pour les premiers jours ou les coups d'un soir. On ne se marie pas avec un homme passionné. La passion ça s'use. Le véritable amour, c'est quand tu peux passer des jours avec l'autre sans t'adresser la parole, mais en te comprenant d'un regard.

- Ça m'a l'air particulièrement barbant.

- Qu'est-ce que tu attends d'une fille, toi ?

- J'en sais trop rien. Les filles que je voyais jusqu'ici ne m'intéressent plus tant que ça. Peut-être que tu as raison finalement et qu'une fille ennuyeuse, c'est ce qu'il me faut.

- Dit ça à ta prochaine conquête et tu verras elle sera ravie.

Il se mit à rire et Hermione redevint toute rouge. Elle se réfugia dans son verre, but une longue gorgée de vin et tenta d'éviter son regard qu'elle sentait lui brûler la peau.

- Il y a un nouveau genre de fille qui me plait, ces derniers temps.

Est-ce qu'elle avait envie d'entendre ça ? Pas vraiment. Alors elle hocha sommairement la tête et commença à chasser les miettes qui s'agglutinaient sur le canapé pour se donner une contenance.

Mais Drago n'avait pas besoin d'y être invité pour continuer.

- Les filles qui ne savent pas qu'elles sont jolies. Celles qui n'ont pas besoin de passer des heures dans la salle de bain pour avoir confiance en elles. Celles qui se fichent pas mal du regard des autres. Celles qui ont de la conversation, qui ne vont pas toujours dans mon sens, qui n'essayent même pas de me séduire.

- Drago Malefoy en aurait-il fini avec les bimbos ?

Et de nouveau, il rit.

- Les bimbos ont leur importance dans la société, tu sais ? Comme disait Barney, mon père spirituel, que serait l'industrie du petit chapeau de cow boy, les concours de tee-shirt mouillés et les paillettes corporelles sans les bimbos ?

- Barney ? demanda Hermione en haussant un sourcil.

- Laisse tomber. Ce que je veux dire c'est que je ne pourrais jamais complètement laisser les bimbos de côté. C'est juste que je tends à me diversifier.

- C'est une bien triste conception de l'amour.

Il lui décrocha un sourire, s'approcha d'elle de quelques centimètres, pris sa main dans la sienne et lança :

- Mais il n'y a que les petites filles pour croire au grand amour.

Et Hermione eut la sensation de se prendre un mur.

Drago Malefoy était et demeurerait un goujat. Peu importe ses quelques secondes d'humanité qui avaient l'air de refaire surface quand Mercure rétrogradait, Drago restait une ordure. Il profitait des femmes, ne leur disait que ce qu'elles voulaient entendre pour les mettre dans son lit avant de les jeter impitoyablement.

Comment avait-elle pu se laisser berner par un cocktail, un délicat baiser sur la joue et des talents insoupçonnés en maçonnerie ?

Finalement, elle n'était pas plus maligne que toutes ces bimbos. A la différence que jamais Drago Malefoy ne s'immiscerait dans son lit.

- Merci pour le mur, Malefoy. Mais je ne crois pas que Pansy soit prête à sortir de sa chambre alors, si tu veux bien m'excuser, je vais retourner dans la mienne.

Son ton était aussi froid que du métal et sa main serrait à n'en plus finir la fine tige de son verre.

- Et si on prenait un dernier verre, plutôt ? insista-t-il en lui adressant ce regard séducteur dont il avait le secret.

- Non, merci, lâcha-t-elle sèchement.

Elle se leva, le regarda en attendant qu'il fasse de même mais Drago n'avait pas l'air d'avoir l'intention de bouger.

Et puis après quelques secondes, il se décida finalement, fit quelques pas vers elle, lui prit la main et replaça une de ses mèches de cheveux derrière son oreille.

- Tu es belle quand tu me lances ce regard, lui chuchota-t-il.

La vitesse à laquelle Hermione retira sa main de la sienne avait l'air de surprendre Drago. Mais ce ne fut rien comparé à ses yeux ébahis quand elle vint gifler sa joue.

Il posa sa main sur son visage, ne comprenant plus rien à la situation.

- Mais… qu'est-ce qui te prend ? demanda-t-il, totalement décontenancé.

- Je ne suis pas une bimbo, Malefoy. Pas plus qu'une fille qui ne sait pas qu'elle est jolie. Et plus que tout, je ne serai jamais l'une de celle que tu mettras dans ton lit !

Il se frotta la joue quelques secondes et reprit finalement son air séducteur qui lui allait beaucoup mieux. Il lui décrocha un sourire en coin, l'œil pétillant de malice.

- Je n'avais pas l'intention de te mettre dans mon lit.

- Laisse-moi rire, Malefoy.

- Non, c'est vrai. Te prendre sur le canapé, dans la cuisine ou sous la douche, pourquoi pas mais le lit ? Non, c'est bien trop conventionnel.

Elle voulut le gifler une seconde fois mais il attrapa sa main au vol.

- Tu es… vraiment un… un…

- Est-ce que tu vas réussir à le dire, cette fois-ci ? se moqua-t-il.

Hermione secoua sa main pour la décrocher de son emprise mais il ne la lâcha pas. Au contraire, il l'apporta à ses lèvres et y déposa un baiser.

Elle aurait dû en profiter pour tenter à nouveau de le gifler mais elle se trouva paralysée. Elle détestait ce type et l'emprise qu'il avait sur elle.

Il n'aurait jamais dû lui plaire. Il se moquait d'elle, il la traitait comme un objet sexuel avec lequel il pourrait s'amuser le temps d'un soir, il n'avait absolument aucun intérêt pour ce qu'elle était réellement.

Et pourtant, Hermione eut besoin de réunir toute sa fierté pour ne pas le laisser l'embrasser, pour ne pas écouter la chaleur qui montait entre ses jambes, pour ne se focaliser que sur une chose : la voix de la raison qui lui hurlait de fuir cet homme au plus vite.

- Je dérange peut-être ?

Pansy venait de sortir de sa chambre. L'épaule reposant contre la cloison du salon, elle les regardait avec un petit sourire en coin.

Hermione en profita pour se dégager de son emprise, lui lança un regard assassin et partit s'enfermer dans sa chambre en claquant la porte.

Comment pouvait-elle être attirée par un homme comme lui ? Qu'est-ce qu'il avait pour lui de si attirant pour qu'elle soit dans tous ses états après s'être fait traitée de la sorte ?

Ce ne pouvait pas être uniquement parce qu'il était beau comme un dieu. Hermione était bien trop pragmatique pour ça. Non, il y avait autre chose. Quelque chose de mystique, d'inexplicable. Une aura qui l'attirait à lui comme un papillon vers la lumière.

Le lendemain matin, au petit déjeuner, Hermione n'était toujours pas remise de ses émotions.

- Baise avec lui une bonne fois pour toute, lui lança Pansy, comme si c'était la chose la plus évidente à faire.

Hermione lâcha un petit rire sans joie et secoua la tête.

- Et bien quoi ?

- Là est tout le problème, Pansy ! Je n'ai pas envie de coucher avec lui.

Et se fut à Pansy de se mettre à rire.

- Pas à moi, Granger. Tu meurs d'envie qu'il te saute dessus mais tu n'arrives seulement pas à l'admettre.

Hermione grommela et se cacha dans sa tasse de thé.

- Va chez lui, baise un bon coup et reprend le pouvoir, c'est aussi simple que ça. Qu'est-ce que tu as à perdre ?

- Ma fierté ?

- Mais de quelle fierté est-ce que tu parles ? Tu en as envie, lui aussi, où est le problème ?

- Le problème, Pansy, c'est qu'il me traite comme une moins que rien. Que je ne suis qu'un vagin sur patte pour lui. Et que coucher, c'est tout ce qu'il attend de moi.

- Et toi, tu attends quoi d'autre de lui ?

- Mais rien du tout ! s'offusqua Hermione.

- Permets-moi d'en douter. Si tu ne voulais que ça, ça ferait bien longtemps que vous auriez sauté le pas, tous les deux. Je crois qu'il te plaît plus que tu ne voudrais bien l'admettre. Le problème, Granger, c'est que Drago ne sera jamais l'homme qui t'apportera le petit déjeuner au lit, qui te fera de grandes déclarations d'amour ou qui te massera les pieds en rentrant du travail. Drago ne tombera pas amoureux de toi et c'est cette idée qui t'obsède autant.

- Tu racontes n'importe quoi, grogna Hermione.

- Alors prouve-moi le contraire.

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Il fallait vraiment qu'elle soit stupide pour rentrer dans le jeu de Pansy. Aucune partie d'Hermione n'aurait jamais pu s'abaisser à ça.

Du moins, c'est ce qu'elle avait toujours cru.

Alors pourquoi était-elle devant la porte de Drago, à moitié nue sous son trench beige, sur le point de toquer ?

Parce qu'elle voulait reprendre le pouvoir ? Parce qu'elle voudrait prouver à Pansy que Malefoy n'était rien d'autre qu'une passade pour elle aussi ? Par pur fierté ?

Elle n'en savait rien. Elle savait seulement que c'était une très mauvaise idée, qu'elle le regretterait forcément et qu'elle risquait à coup sûr de se ridiculiser.

Mais Hermione était plus têtue qu'elle ne l'aurait cru.

Alors elle toqua, ignorant son cœur qui battait la chamade, la voix de sa raison, et ses plus profondes convictions.

Quand Drago ouvrit, il haussa un sourcil, la regarda de haut en bas et s'appuya contre le chambranle de la porte.

- Granger, lança-t-il simplement.

Allez, Hermione, il n'est plus temps de te défiler.

- Bonsoir Drago, répondit-elle d'une voix qu'elle aurait voulu plus grave. Tu me laisses entrer une minute ?

Il s'écarta, lui laissant juste assez de place pour qu'elle puisse passer entre lui et la porte. Elle se faufila, fit quelques pas dans le couloir et le laissa passer devant elle.

Son appartement n'avait rien de ce qu'elle s'était imaginé jusque-là. Drago ne vivait pas dans une de ces demeures gothiques à la Bram Stoker ni dans le genre de penthouse suintant le luxe que possédait Daphné.

Le petit deux pièces que louait Drago était d'une simplicité déconcertante. Un salon minuscule ouvert sur une cuisine banale, une porte en bois mélaminé qui devait mener vers sa chambre et une frêle étagère sur laquelle étaient entreposés quelques bouquins. Hermione n'aurait jamais parié sur un tel degré de normalité.

Elle se sentait toute idiote, d'un seul coup. Et puis elle commençait à avoir froid, si peu vêtue qu'elle était.

- Tu veux me donner ton manteau ? proposa galamment Drago en tendant le bras vers elle.

Mais maintenant qu'elle y réfléchissait un peu, Hermione n'avait plus du tout envie de se découvrir. A la seconde où elle enlèverait sa veste, il verrait qu'elle portait un ridicule et affriolant cocktail de dentelle tout droit venu du placard de Pansy. Et alors deux choix s'offraient à elle : assumer jusqu'au bout ou détaler dans la honte.

Elle ne savait plus vraiment quelle option était la plus judicieuse.

- Hermione ? insista-t-il, la voyant totalement pétrifiée.

Mais elle ne bougeait toujours pas, ne répondait pas plus, et le regardait, le cerveau tournant à plein régime.

Il fronça les sourcils, la toisa à nouveau de haut en bas et pris un air qu'elle ne parvenait pas bien à déchiffrer.

- Tu ne portes rien en dessous, c'est ça ? demanda-t-il finalement.

Elle ouvrit la bouche mais rien n'en sortit et il se mit à rire. Il se retourna, ouvrit la porte en bois et s'enfonça dans sa chambre.

Devait-elle le suivre ? Allait-elle vraiment mener ce plan jusqu'au bout ?

Tout ça devenait pathétique.

Et puis il ressortit de la chambre, un grand sweatshirt à capuche à la main. Il lui tendit, elle le saisit sans vraiment savoir pourquoi et il partit dans la cuisine.

- Enfile ça, lança-t-il depuis l'autre bout de la pièce. Tu ne vas pas rester toute la soirée avec ton manteau sur le dos.

Hermione ne savait pas si elle devait se sentir soulagée ou ridicule. Mais elle suivit ses instructions, se glissa dans sa chambre, retira son manteau, évita soigneusement de se regarder dans le miroir et enfila le sweat qu'il lui avait donné. Drago était si grand et elle si petite que le pull lui tombait au milieu des cuisses. Ne dépassaient que les petits nœuds de soie qui habillaient le haut de ses bas.

Elle retourna dans le salon plus piteuse que jamais, se sentant tout bonnement pathétique. Drago était toujours dans la cuisine. Elle le voyait depuis le coin de mur où elle se tenait. Comme l'autre jour, chez Daphné, il avait retroussé ses manches pour agiter son shaker et Hermione eu tout à coup très envie de retirer ce pull.

Il revint vers elle, deux verres de Bloody Mary à la main et l'invita à s'asseoir sur le canapé.

- Je ne te ferai pas l'affront de te demander ce que tu viens faire ici, dit-il avec son sourire en coin.

Hermione baissa les yeux.

- Joli porte-jaretelle, reprit-il.

Hermione tira frénétiquement sur le pull pour recouvrir ses jambes et il se mit à rire.

- Tu aurais pu me prêter un jogging, grommela-t-elle.

- Et me priver de cette si jolie vue ? C'est bien mal me connaître, Granger.

Elle soupira.

- J'aurais dû m'en douter.

- Qu'est-ce qui t'a fait changer d'avis ? demanda-t-il.

- Comment ça ?

- La dernière fois que l'on s'est vus tu m'as giflé, tentant sans succès de me dire que j'étais un enfoiré et aujourd'hui tu débarques chez moi sans prévenir à moitié nue. Qu'est-ce qui a changé ?

- J'ai voulu écouter Pansy.

- Je vois, rit-il. Et tu t'es finalement rendue compte que ce n'était pas vraiment ton genre de te la jouer film porno des années 90 ?

- C'est à peu près ça, bredouilla-t-elle.

- Tu sais, si tu veux retirer ce sweatshirt, je ne suis pas contre. Mais il va me falloir quelques minutes de repos, la fille que je viens de baiser est encore sous la douche.

Hermione soupira.

- Pourquoi est-ce que tu fais ça ?

- C'est comme ça que tu me vois, non ? Le gros pervers qui s'enfile femme après femme, ne se laissant aucun répis. Le type d'homme qui n'a besoin que d'un sourire pour tomber sous le charme d'une femme, qui en profitera une petite demi-heure avant d'oublier son prénom.

- Pansy parlait d'une heure plus que de trente minutes. Mais peut-être était-elle dans l'exagération ?

Il se mit à rire et Hermione en profita pour se détendre un peu. Elle bu quelques gorgées, se disant que finalement, elle pourrait certainement surmonter cette situation gênante.

- Est-ce que c'est ça que tu attends de moi ?

- J'en sais rien, soupira-t-elle. J'ai cru qu'en venant ici comme ça j'allais reprendre le dessus, te montrer que moi aussi j'étais capable de jouer à ce jeu-là et que ce que tu penses de moi ne comptait pas tant que ça.

- Qu'est-ce que tu crois que je pense de toi ?

- Que je ne suis qu'une pauvre fille, incapable de s'amuser, une nerd qui n'a d'intérêt que pour la science. Que je vis dans un monde de conte de fée, attendant sagement le prince charmant. Tout ce genre de connerie qu'à dû te raconter Pansy à mon sujet.

- Pansy ne m'a jamais dit que tu croyais au prince charmant.

- Ah non ?

- Non. Elle m'a seulement dit que tu n'étais tombée que sur des abrutis pas capable de comprendre le plaisir féminin et qu'il serait pas mal que je te montre ce que ça peut donner.

- C'est encore pire, grommela-t-elle.

- Ecoute Granger, tu me plais, on ne va pas se le cacher. Et pas parce que tu serais un genre de défi ou je ne sais quoi. Mais parce que tu es différente des filles que je fréquente habituellement. Parce que tu es une empotée qui renverse les olives, qui lors d'une soirée mondaine s'habille comme pour aller faire ses courses, qui est sûre d'elle et déterminée, qui a un avis, une opinion et des choses intéressantes à dire. Mais je suis complètement déstabilisé avec toi.

- Moi je te déstabilise ? demanda-t-elle d'un air incrédule. Tu vas de conquêtes en conquête alors que je n'ai connu que trois hommes dans ma vie. Je n'ai pas… tu sais quoi depuis plus d'un an. Et moi je te déstabilise ?

- T'imagine la pression pour moi ! Après tout ce temps, tu dois avoir des attentes que même un expert comme moi ne pourrait satisfaire.

Elle se mit à rire, il se joignit à elle et elle secoua la tête.

- Tu es bête, gloussa-t-elle avant de finir son verre.

Il lui prit des mains, le posa sur la table basse et se rapprocha d'elle. Comme l'autre jour, il coinça une de ses mèches de cheveux derrière son oreille avant de glisser son doigt sur sa joue pour la caresser.

- Tu es belle quand tu ris, lui chuchota-t-il.

Et Hermione se tendit sous ses caresses.

- Arrête.

Il fronça les sourcils, fit un mouvement de recul et retira sa main de son visage.

- N'essaye pas de me mentir pour m'attirer vers toi, murmura-t-elle, peinée.

- J'aime que tu ne saches pas à quel point tu es belle, reprit-il en lui prenant la main, cette fois-ci.

- Arrête je te dis.

- Tu es belle, Hermione, et si tu ne veux pas y croire, laisse moi au moins le penser.

Elle baissa la tête, ferma les yeux et ne les rouvrit pas quand elle sentit sa main relever son menton. Elle les garda clos quand elle sentit son souffle se buter contre sa peau. Elle resta toujours dans l'obscurité quand il déposa finalement ses lèvres sur les siennes. Sa bouche était chaude et délicate. La main qu'il avait glissée contre sa nuque était ferme et permettait à Hermione de se laisser aller tout contre elle. Il mettait dans son baiser un mélange de ferveur et de douceur, comme si elle était si délicate qu'il devait prendre soin d'elle et retenir son désir.

Elle frissonna quand elle sentit sa main s'aventurer sur sa cuisse. Elle ne mit pas longtemps à se faufiler sous son pull et accrocha sa taille. Il s'allongea au-dessus d'elle, veillant à coller son corps contre le sien sans pour autant déposer tout son poids.

Et puis sans prévenir, le baiser prit fin, elle le sentit s'éloigner d'elle, emportant avec lui toute la chaleur de leur étreinte. Alors, Hermione ouvrit les yeux et le vit retirer son tee shirt. Il était beau torse-nu, ses muscles joliment dessinés se contractant devant elle.

Elle le suivait toujours du regard quand il se mit debout, se pencha vers elle pour la prendre dans ses bras. Elle semblait plus légère qu'une plume quand il la porta jusque dans sa chambre pour l'allonger sur son lit.

Elle lui décrocha un sourire malicieux alors qu'il était toujours debout face à elle.

- Je croyais que les chambres étaient trop conventionnelles pour toi.

Il se mit à rire, grimpa au-dessus d'elle, ses jambes encadrant les siennes, et murmura à son oreille :

- Je crois que tu mérites mieux que le canapé du salon.

Il glissa ses mains sous son pull pour lui retirer et eut un petit moment d'arrêt en la voyant, à peine dissimulée derrière la fine épaisseur de dentelle.

Hermione n'avait encore jamais vu cette lueur dans son regard et d'un coup, se sentit plus confiante qu'elle ne l'avait jamais été. Après tout, peut-être était-il sincère lorsqu'il lui disait qu'elle était belle ?

La chaleur de ses lèvres sur sa peau la brûla. Il ne l'avait qu'à peine touchée que déjà, elle se consumait de désir pour lui. Drago lui retira son soutien gorge, embrassa la pointe de ses seins et recula jusqu'au pied du lit pour faire glisser ses bas le long de ses jambes. Il semblait s'évertuer à couvrir chacune des parties de son corps d'un baiser mais Hermione ne pouvait s'empêcher de se demander quand il parviendrait enfin à combler la chaleur qui grimpait entre ses jambes.

Drago retira son pantalon, le laissa gésir sur le sol avant d'y ajouter le sous-vêtement d'Hermione. Elle était désormais nue devant lui, totalement offerte à son regard et il ne semblait pouvoir décrocher ses yeux de son corps. Il la regardait avec un mélange de désir et de quiétude qui la fit frissonner.

Elle prit un peu d'assurance, se redressa et glissa ses mains sur l'élastique de son caleçon pour le faire descendre. Elle effleura son sexe du bout de ses doigts et il grogna. Elle dut se mordre la lèvre pour ne pas gémir à son tour.

La lueur avait changé dans son regard. Le désir avait pris le pas sur la quiétude. Il referma sa main sur la mâchoire d'Hermione, la repoussa contre le lit et s'allongea sur elle. Sa bouche comblait son cou de baisers mais Hermione ne pensait qu'à une chose : son sexe brûlant allant et venant contre sa jambe au rythme de ses baisers.

De nouveau, il amorça une descente contre son corps, ne s'arrêtant qu'entre ses jambes. Il lui lança un regard fiévreux avant de les écarter de sa main. Elle eut l'impression qu'il voulait attendre, prendre son temps, le regarder encore pendant des heures mais qu'il ne put s'y résoudre. A la place, il laissa sa langue recouvrir ses lèvres avant de plonger entre elles.

Hermione ferma les yeux.

Il était doux, si doux qu'elle pouvait sentir son souffle contre sa peau. Et puis sa main vint rejoindre sa bouche, glissant dangereusement entre ses cuisses. Et Hermione ne put retenir un gémissement. Alors il enfonça son doigt encore plus loin et elle commença à se cambrer.

Drago semblait avoir laissé la douceur de côté. Tous deux n'étaient plus que fougue et désir. Il coinça son clitoris entre ses doigts, le cajola de sa langue et Hermione commença à perdre pied. Il recommença une fois, puis deux et alors qu'un doigt revint s'immiscer en elle, Hermione se contracta contre sa bouche. Elle ferma les yeux, ne pouvant plus assumer le moindre des ses sens alors que son corps était secoué de tremblement. Ses doigts agrippèrent le drap, elle s'y accrocha comme si sa vie en dépendait. Et alors qu'elle commençait tout juste à se remettre, Drago vint en elle, lui coupant de nouveau le souffle. Il se mit à gémir à sa place, prit sa poitrine entre ses mains et nicha son visage au creux de son cou.

Elle s'enhardit en déposant ses mains sur ses fesses, accompagnant ses mouvements de bassin. Elle crut pendant une seconde que rien ne pourrait surpasser ce moment, jusqu'à ce qu'il plonge son regard dans le sien.

Quelques gouttes de sueur perlaient sur son front et son souffle se mélangeait à ses gémissements. Hermione le trouvait si beau qu'il en devenait mirage.

Et Drago commença à changer de rythme, la fougue des premières minutes laissa place à la douceur de l'étreinte. Il se redressa, l'accompagna pour qu'elle vienne s'asseoir sur ses genoux, face à lui et la serra contre lui. Elle se sentait prête à tout affronter entre ses bras, tout en ayant le sentiment que rien ne serait plus jamais ardu.

Il caressait le haut de son dos, repoussait sa longue chevelure et lui murmurait qu'elle était merveilleuse. Leurs gémissements étaient langoureux, la chaleur de leur étreinte indescriptible et les baisers sur sa peau venus d'un autre temps. Hermione aurait voulu que ce moment dure toujours mais Drago reprit sa mâchoire entre ses mains et éloigna son visage de son torse afin qu'elle le regarde droit dans les yeux.

- Je pourrais t'entendre gémir pendant des heures, lui dit-il d'une voix rauque. Ce n'est que le commencement.

Et sans qu'elle ne le pense possible, il s'enfonça encore plus profondément en elle, la faisant crier plus que gémir. Le sourire qu'il arborait n'aurait pas pu être plus satisfait. Alors il recommença une fois, puis deux, puis trois, et Hermione jouit de nouveau.

Elle ne vit ni ses dents mordre sa lèvre, ni ses yeux se fermer avec force pour s'empêcher de succomber à son tour. Elle sentit seulement qu'il ralentissait le rythme pour la laisser reprendre son souffle.

Elle puis quand elle rouvrit les yeux, il déposa un baiser sur son front, la fit se rallonger sur le lit et se détacha d'elle. Elle se sentit vide, tout à coup, comme s'ils ne formaient qu'un tout, comme si une partie d'elle venait de s'évanouir.

Drago embrassait ses cuisses et Hermione se demandait quand il allait finalement revenir en elle.

Il prit son temps, entoura son sexe de sa main en la regardant. Hermione mourait d'envie de le voir mais ses joues brûlantes l'empêchaient d'assumer son désir. Il lui sourit, prit sa main dans la sienne et la glissa jusqu'à son centre.

Hermione ne s'était jamais touchée devant qui que ce soit. Elle n'avait même jamais eu l'idée de s'y aventurer.

Drago la sentit fébrile alors il l'accompagna, guidant un doigt pour qu'il se glisse en elle tandis qu'un autre chatouillait son clitoris. Hermione se sentait au bord de l'orgasme permanent. Elle prit finalement son courage à deux mains, appuya plus fermement contre son clitoris, releva le regard vers la main de Drago qui entourait toujours son sexe et ne pu resister à cette vision.

Elle commença à peine à se contracter que Drago revint en elle et l'orgasme la mena au bord de l'évanouissement. Drago gémissait pour eux deux. Plus aucun son ne pouvait sortir de sa gorge. Son souffle restait bloqué, son dos formait une courbe et Drago, fermant finalement les yeux, rejeta son ultime souffle.

Il se répandit en elle en haletant, semblant à son tour être dans un autre monde.

Et puis il prit une grande inspiration, revint s'allonger auprès d'elle dans le lit et l'encercla de ses bras. Son nez était niché dans sa chevelure. Elle sentait la pomme et l'inconnu. Mais pour la première fois, Drago n'avait pas peur.