Atsumu se laissait entraîner à l'écart par Hinata. Ce n'était pas étrange qu'ils s'isolent après un match ou un événement promotionnel. Généralement, ils trouvaient un coin à l'abri des regards indiscrets puis ils profitaient de l'intimité pour réaliser tous petits sous-entendus qu'ils s'étaient lancé juste avant.

Ça fonctionnait comme ça pour eux et ça leur convenait. Oh, bien sûr, il n'y avait pas que des petits moments volés ici et là. Régulièrement, Shoyo venait dormir dans le lit du blond, à son plus grand plaisir, ils sortaient parfois au restaurant mais le plus petit n'était pas très fan des sorties en extérieur.

Cela ne les empêchait pas d'aller de temps en temps au cinéma ou boire un verre mais encore une fois le rouquin n'aimait pas trop les gestes trop affectueux en public. Au grand dam du plus âgé qui voulait crier au monde entier qu'il sortait avec l'incarnation humaine du soleil.

Miya ne comprenait pas pourquoi son coéquipier refusait à ce point les contacts physiques devant les autres alors qu'il n'arrêtait pas d'en réclamer en privé. Le regard des autres n'avait aucune importance pour lui et Shoyo devrait penser pareil.

Malgré ça, le passeur savait qu'aujourd'hui, il avait merdé.

Ça avait été une rencontre avec leurs fans tout à fait classique jusqu'à ce que, avant qu'ils ne disparaissent en coulisse, le blond ne dépose un baisser sur la joue du numéro vingt-et-un.

En un instant, la foule s'était enflammée, des exclamations de surprise, des cris extatiques, des "encore", des "le prochain sur la bouche!" et des murmures grandissant. Certains fans demandaient à leurs voisins si les deux volleyeurs étaient en couple, d'autres affirmaient qu'ils devaient l'être.

Alors qu'il écoutait, satisfait, le bruit des gens de l'autre côté du drap, il se permit un sourire avant de sentir une main saisir fermement son poignet. Shoyo ne le regardait pas, pas de regards complices, pas de mots doux, et Atsumu savait qu'il avait été trop loin.

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-Sho. . . écoute, je. . . je suis désolé, bredouilla le plus grand. Mais je ne vois pas pourquoi tu en fait tout un plat. Je dirais même que nos fans ont plutôt apprécié alors je ne vois pas le problème.

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Le rouquin le tira pour que le blond se retrouve devant lui. Ce dernier était maintenant bloqué entre les murs de l'impasse dans laquelle Hinata les avait entraînés et Hinata lui-même, visiblement en colère.

L'ailier vérifia s'il n'y avait personne autour d'eux puis il soupira lourdement.

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-Premièrement, ne t'excuse pas si tu n'es pas sincèrement désolé.

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Miya voulut protester mais son petit-copain ne lui en laissa pas le temps.

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-J'ai vu ton sourire satisfait, je sais que tu ne regrettes absolument pas ce que tu as fait.

-Tu dis ça comme si j'avais fait quelque chose de mal. Tout ce que j'ai fait c'est embrasser mon petit-ami sur la joue. Je ne vois vraiment pas le problème !

-Deuxièmement, reprit Hinata d'un ton qui se voulait calme et posé mais qui laissait, au final, transparaître son mécontentement. Je pensais avoir été clair quand j'avais dit que je ne voulais pas nous exposer.

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Oh, ça c'était sûr, Atsumu ne pouvait pas dire le contraire. C'était à peine si Shoyo acceptait de lui tenir la main dans les rues bondées.

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-Tu l'as été. . . grommela le passeur.

-Alors, pourquoi ?

-Pourquoi !? s'énerva le plus grand. Parce que je t'aime ! Je veux que le monde sache que je t'aime ! Je veux qu'ils sachent à quel point je t'aime, à quel point tu es important pour moi, à quel point tu illumines ma vie !

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Le rouquin sursauta un peu face à la soudaine déclaration du passeur et sa colère se calma un peu. Puis il baissa les yeux, fixant l'espace qui les séparait.

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-Je t'aime aussi et je pensais que tu savais pourquoi je ne voulais pas m'afficher en public.

-Oh, mais je sais très bien pourquoi ! Parce que tu ne veux pas que tes autres amants soient jaloux.

-Quoi ? Non, non. Attends ! s'exclama le plus jeune en bougeant ses mains devant lui. Bien sûr, j'essaie au possible que vous ne soyez pas jaloux mais ce n'est pas pour ça que je ne veux pas exposer mes relations.

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L'aîné des jumeaux le dévisagea, attends impatiemment que l'ailier continue son explication. Atsumu restait néanmoins persuadé que ça ne serait que des excuses bidons.

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-Je ne veux pas que le fait d'avoir une relation avec moi handicape vos carrières.

-Qu'est-ce que tu racontes ?

-Certaines équipes pourraient renvoyer leur joueur en apprenant que lui et moi entretenons une relation intime non conventionnelle, jugeant que ça pourrait ternir leur image, expliqua le plus jeune. Parce que, soyons honnête, si je m'affiche avec toi, je dois aussi m'afficher avec les autres. Et si l'affaire fait scandale, ce qui serait le cas, la fédération peut décider d'exclure de la ligue toutes les personnes concernées par ce scandale.

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Le blond continua à fixer l'homme devant lui sans un mot. D'accord, les raisons que le rouquin venait d'exposer étaient plus correctes et acceptables que ce qu'il avait cru. Ça ne changeait pourtant pas le fait qu'Atsumu voulait dire au monde qu'Hinata partageait sa vie.

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-Tu comprends pourquoi on ne peut pas dire qu'on est ensemble. Et puis, nos amis savent que tu m'aimes et encore plus important, je le sais. N'est-ce pas suffisant ?

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Le numéro douze regarda Hinata lui sourire tendrement. Non, ce n'était pas suffisant. Il voulait plus, il voulait que chaque personne sur cette planète le sache. Il voulait que les gens arrêtent d'approcher Shoyo pour le séduire, il voulait que Shoyo arrête d'accepter leurs avances.

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-Non, répondit-il froidement.

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Son vis-à-vis écarquilla les yeux et son sourire tomba immédiatement alors que le plus grand reprenait.

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-Non, je veux plus. Je veux que les autres arrêtent de voler mon temps avec toi. Je veux me réveiller à tes côtés chaque matin. Je veux que mes vêtements aient ton odeur, que tu ne vois que moi comme je ne vois que toi, que tu aies besoin de moi comme j'ai besoin de toi !

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Là, tout de suite, Atsumu avait surtout besoin de retrouver son souffle. Il avait parlé plus vite que ce qu'il croyait. En attendant de récupérer une respiration normale, il observa la réaction de son petit-ami, qui baissait lentement la tête.

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-Oh. . .D'accord, murmura la dernière recrue de l'équipe.

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Le blond laissa un sourire prendre place sur ses lèvres. Il avait gagné ! Bientôt, il n'y aurait plus que lui et Shoyo. Il s'approcha de son cadet pour l'enlacer mais celui-ci recula dès qu'il fit un pas.

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-Ok. . . je vois, dit le rouquin d'une voix qui tremblait autant que son corps.

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Il releva la tête, plantant ses yeux larmoyants dans ceux du plus grand. Instantanément, Miya se figea et son rictus triomphant se transforma en une grimace incertaine.

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-Je-Je crois qu'on. . . on devrait en finir ici.

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Puis Hinata se retourna et partit précipitamment, abandonnant derrière lui un jeune homme pétrifié. Ah, il avait perdu et il ne restait que lui maintenant.

Du manière ou d'une autre, il fini dans le restaurant de son frère. Il ne savait pas exactement quelle heure il était ni comment il était arrivé là mais une chose était sûre, il s'était passé plusieurs heures depuis sa rupture avec son rayon de soleil.

En voyant l'air mortifié de son frère alors qu'il s'installait au comptoir, Osamu soupira. Il aurait pu terminer son service et fermer boutique dans une dizaine de minutes, il ne restait plus grand monde mais vu l'état de son jumeau, il allait devoir attendre avant de pouvoir rentrer chez lui.

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-Qu'est-ce qu'tu as encore fait ? demanda-t-il déjà un peu exaspéré.

-J'ai rien- Shoyo a rompu avec moi.

-Oh. Il était temps.

-Qu'est-ce que t'insinue ! S'exclama l'athlète professionnel.

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Le plus jeune des jumeaux soupira une nouvelle fois, il plaça ensuite un verre d'eau devant son frère.

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-Je sais pas comment Sho et toi êtes en privé. Mais de ce qu'tu montres, t'es loin d'être le petit-copain rêvé.

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Atsumu fusilla l'homme qui lui ressemblait du regard et bu rageusement le verre devant lui.

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-Développe.

-Avec plaisir, sourit son portrait craché. Un : tu te comportes comme un gamin dès qu'il porte de l'attention à autre chose que toi. Deux : tu essayes toujours de rendre les autres jaloux de votre relation, même si Sho déteste ça. Trois : tu ne respectes pas ses choix. Quatre : tu t'incrustes dans les moments qu'il prévoit avec ses autres amants. Cinq : tu-

-C'est bon ! Arrête-toi, j'ai compris.

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Osamu dévisagea son frère alors que le dernier habitué partait sans un bruit ayant compris qu'il valait mieux être ailleurs qu'à côté des deux jeunes hommes pour le moment.

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-Non, tu n'comprends pas.

-Quoi ? Que j'suis un horrible petit-copain ? Que Shoyo va se plaindre de moi près de vous ? Que vous vous foutez d'ma gueule ?

-Que Sho fait d'son mieux, lâcha le cadet des jumeaux en soupirant encore. Tu penses sérieusement qu'c'est facile pour lui de gérer une dizaine de relations, dont la plupart à longue distance, de tous nous traiter d'la même manière parc'qu'il nous aime tous de manière égale ?

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Le regard du blond ne quitta pas des yeux le verre d'eau vide devant lui. Il n'avait jamais pris la peine de se mettre à la place d'Hinata au cours de leur huit mois de relation. Il n'avait fait que penser à lui, au fait que le rouquin passait toujours plus de temps avec les autres qu'avec lui, que Shoyo lui manquait chaque fois qu'il partait.

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-Et puis, j'te permets pas de dire du mal de lui, ajouta l'ancien volleyeur. Sho ne s'est jamais plaint de toi, ou même de n'importe lequel de ses autres amants. Alors que je suis certain qu'il y aurait matière à.

-Comment tu peux en être sûr ?

-Chaque que je lui demande des détails sur comment ça se passe avec les autres, il refuse de répondre. Apparemment, on est tous différent et il n'y a aucune raison de nous comparer. Aussi qu'il nous aime comme nous sommes et qu'il ne changerait pour rien au monde la vie qu'il a.

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L'aîné des jumeaux sentit une boule peser dans son ventre. Il n'a jamais demandé à Hinata comment ça allait avec les autres, de peur que le roux lui réponde qu'il était mieux avec eux qu'avec lui mais c'était évident que le plus jeune n'aurait jamais dit ça.

C'était évident parce que Shoyo faisait toujours en sorte qu'il se sent bien, en sécurité, qu'il sache qu'il l'aimait. Parce que le rouquin répondait à chacun de ses messages, laissait des petits mots sur la table et se collait à lui lorsqu'ils étaient seuls.

Parce que, simplement, Shoyo l'aimait, l'aimait si fort qu'Atsumu sentait son cœur se serrer au fond de sa poitrine. Shoyo l'aimait mais lui avait été trop égoïste pour le voir.

Il fallait qu'il aille s'excuser, sincèrement cette fois. Il fallait qu'il demande au plus petit de lui laisser une chance de se faire pardonner, une chance de lui montrer qu'il l'aimait à son tour.

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-J'me fais souvent la réflexion qu'aucun d'nous ne mérite d'être aux côtés d'quelqu'un de si compréhensif et si incroyable que lui, déclara Osamu avec un petit sourire tendre.

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Pour une fois, son jumeau agréa sans protestation. Il avait vraiment compris cette fois-ci et il savait ce qu'il devait faire.

Le chef regarda son frère avec un sourire satisfait, il semblait que la situation se réglerait bientôt. Dans le cas contraire, il irait botter les fesses du blond.

Soudainement, son téléphone vibra, le distrayant de ses pensées. Le message venait de Bokuto, il le lu sans attendre. Puis il eut un sourire supérieur, Atsumu allait lui devoir beaucoup pour ce coup-là.

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-Bokuto demande que je les rejoigne chez Sakusa avec de quoi manger pour quatre. Tu as une grosse demi-heure avant que je ne finisse de préparer ça.

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Son aîné le fixa, ses yeux écarquillés avant de se lever précipitamment, d'enfiler sa veste et de courir vers la sortie.

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-T'as pas intérêt à foirer ! cria le jeune aux cheveux bruns. Je veux pas avoir à réconforter Sho à cause de tes conneries.

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Atsumu ne dit rien mais son frère savait qu'il l'avait entendu. Ce dernier soupira avant de commencer à préparer des onigiris pour cinq personnes.

Dans les rues quasi vides, le passeur courrait aussi vite qu'il le pouvait. L'appartement de Kiyoomi n'était pas très loin du resto mais il ne voulait pas perdre de temps.

Sur le chemin, il tenta de confectionner un bouquet avec des fleurs qu'il volait ici et là. Il aurait préféré acheter un beau bouquet dans une boutique mais, vu l'heure, tout était fermé. Alors il faisait avec ce qu'il trouvait.

Il mit exactement sept minutes pour arriver devant la porte du germaphobe, quatre de moins que la dernière fois qu'il était venu. Pas mal.

Pour se donner courage, il inspira un bon coup avant de sonner et d'attendre qu'on ouvre. Son pauvre bouquet dépareillé en main. Puis la clinche s'abaissa et la porte bougea.

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-Tu as fait vachement v-

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Bokuto se figea en le voyant. Le blond n'eut pas le temps de réagir que le plus grand claquait la porte et le poussait contre le mur dans son dos.

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-Comment oses-tu !? cria le numéro douze. Pars !

-N-Non, je suis venu m'excuser. . .

-T'excuser ? . . . T'excuser !? s'emporta l'ailier en saisissant le col du garçon devant pour le repousser un peu plus fort contre le mur. Ça fait des heures qu'il pleure. Des heures que moi et Sakusa, on fait de notre mieux pour le consoler et le rassurer. Et tu veux t'excuser ? Juste comme ça ? Hors de question.

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Le plus âgé desserra un peu sa prise, histoire de ne pas tuer son collègue même si l'envie ne manquait pas. Shoyo ne lui pardonnerait probablement pas d'avoir tué quelqu'un qu'il aime.

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-Ça fait des heures, reprit-t-il d'un ton féroce. Qu'on fait tout ce qu'on peut pour qu'il arrête de se remettre en question. Pour qu'il arrête de regretter chacun de ses choix. Des heures, qu'on lui répète qu'on est heureux avec lui, qu'on a pas besoin de plus.

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Il marqua une nouvelle pause. Ses yeux ne laissaient transparaître aucune forme de pitié. Dire que l'aîné des Miya avait peur était un peu léger pour décrire ce que ressentait le jeune homme à l'instant.

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-Tout ça parce que toi, poursuivit Kotaro en appuyant violemment son index contre le torse de son vis-à-vis. Parce que toi, tu n'arrives pas à te satisfaire de tout ce qu'il te donne. Parce que tu n'arrives pas à voir tous les efforts qu'il fait pour nous rendre heureux.

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Bokuto relâcha totalement la pression qu'il exerçait sur le passeur et s'éloigna de deux pas.

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-Tu crois que c'est facile pour nous. . . pour moi de le voir vous sourire, de le regarder discuter joyeusement avec vous, de savoir qu'il est heureux même si je ne suis pas forcément avec lui ? Demanda le plus grand d'une voix qui transpirait toujours la colère.

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Un instant silencieux passa, un répit hors du temps pour le numéro treize qui n'osait même plus respirer.

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-Non ! Non, c'est pas facile ! cria le blandin. Moi aussi, j'ai envie de passer plus de temps avec lui, qu'il se réveille tous les jours dans mon lit. Ce n'est pas pour autant que je vais lui demander de choisir entre mes envies et son bonheur.

-Ce-ce n'est pas ce que je veux. Je veux que Shoyo soit heureux.

-Alors respecte-le. Lui et ses choix.

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Bokuto soupira bruyamment, il semblait s'être calmé, tout du moins, un peu.

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-On veut tous son bonheur. Ce n'est pas si compliqué, il suffit de ravaler nos fiertés et de le laisser aimer librement. De faire notre possible pour se satisfaire de ce qu'on a sans demander plus.

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Aucun des deux n'entendit que la porte derrière eux s'ouvrait de nouveau. Mais ils ne manquèrent pas la voix faible qui appela l'ailier.

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-Ko ?

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Dans le cadre de l'entrée se tenait Hinata, ses cheveux roux partaient dans tous les sens, sur ses épaules, il y avait un plaid mais ce qui marqua Atsumu, c'était ses yeux rougis par les pleurs. Il avait l'air pitoyable, le blond sentit le poids dans son ventre s'alourdir et son cœur se serrer encore plus.

C'était de sa faute si l'homme qu'il aimait avait l'air si mal, c'était de sa faute. Avant qu'il dise quoique se soit, ses yeux tombèrent sur les mains du plus jeune et, inévitablement, il vu que quelqu'un lui tenait la main.

La personne qui serrait fermement la main du rouquin était Sakusa, ce qui était surprenant puisque ce dernier détestait toucher les autres. Pourtant l'aîné des jumeaux était certain que l'air dégoûté du noiraud était dirigé contre lui et pas contre Shoyo.

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-Tu mettais du temps à revenir alors je m'inquiétais, chuchota doucement le plus jeune.

-Désolé, on peut rentrer maintenant.

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Alors que Bokuto faisait demi-tour, Atsumu regardait le numéro vingt-et-un fuir son regard et trembler.

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-Shoyo ! Attends ! implora le blond et le plus petit posa finalement son regard sur lui. Je suis désolé, je- j'étais pas un bon petit-ami et je n'réalisais pas tout ce qu'tu faisais pour moi. J'suis désolé mais je t'aime alors s'te plait. . .S'te plait, laisse moi une chance d'me rattraper.

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Le roux le fixa en silence, Sakusa et Bokuto aussi. Le jumeau blond sentait la nervosité montée alors qu'il tendait à son rayon de soleil le bouquet lamentable qu'il avait fait en chemin.

Hinata avança vers son passeur avec une expression froide sur le visage, Kiyoomi collé à lui comme son ombre. Miya voyait sa main trembler comme jamais ça ne lui était arrivé auparavant, si le plus jeune ne lui pardonnait pas, s'il ne voulait plus de lui, si-

Mais Shoyo lui sourit tendrement malgré ses yeux rouges qui devaient piquer et de sa main libre, il prit le petit bouquet.

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-Je t'aime aussi.

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Atsumu sentit son cœur exploser à ses mots alors que des larmes commençaient à couler sur ses joues. Gentiment, le rouquin les essuya, coinçant au passage plusieurs pétales dans les cheveux or de l'homme devant lui.

Ça lui arracha un petit rire adorable qui ravi le cœur des trois autres. Ensuite, ils retournèrent à l'intérieur, dans la fraîcheur de l'appartement du germaphobe. Peu après, le second jumeau débarqua avec les onigiris très attendus.

Le reste de la soirée se déroula tranquillement malgré l'animosité que Sakusa et Bokuto gardaient envers le passeur. Atsumu ne s'en souciait que très peu, Shoyo lui avait pardonné. C'était ce qui était important, il ne ferait pas deux fois la même erreur.

- Jour 23 - Fin -