Blabla de l'auteur : Joyeux réveillon de noël à tous ! Les Rars demain sur le chapitre.

Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez de l'univers … stop … appartient à Disney … stop … Rien ne m'appartient … stop … Mon seul salaire sont vos reviews … stop … Ce disclaimer s'autodétruira dans 5 secondes … stop … 5 … stop … 4 … stop … 3 … stop … 2 … stop … 1 … stop … Bonne lecture ! (Vous avez vraiment cru que j'allais détruire un disclaimer pareil ? mdrr)

Chapitre Cinquième

POV Mitchie

Woah ! C'est tout ce que je trouve à dire à Madeline quand elle me montre la robe… C'est une pure merveille ! Un haut rouge bordeaux en velours deux petites bretelles ainsi que des manches tombantes sur les bras, quelques broderies fleuris blanc et la jupe blanche recouverte d'un voile transparent avec des broderies aussi blanche que sur le haut. Elle est magnifique ! Ce que je lui dis sans rougir.

« - Il fallait au moins ça Cendrillon ! Tu vas au bal du roi, je ne pouvais pas te faire un truc basique. Eblouis ces dames de la haute et ramène nous des clients !

« - Bien chef, je plaisante.

« - Tiens, intervient Riley en me tendant une petite boite rectangulaire.

Curieuse, je l'ouvre et sourcille en voyant une chaîne en argent où scintille un pendentif couleur rubis ainsi qu'une paire de boucles d'oreilles dans le même style. Je la fixe choquée et elle me rassure, c'est un prêt mais je ne peux pas me rendre à un bal sans avoir accessoiriser ma tenue. Avec des bijoux, une paire de chaussures, une coiffure et du maquillage.

« - Je dois passer par tout ça, je demande fatiguée.

« - Vous voyez ce que j'ai subi durant mes études, se moque Madeline. Allez, on rentre à la maison, on va s'occuper de toi et te transformer en une vraie princesse !

« - Je me demande s'il n'est pas trop tard pour dire à Shane que je ne peux pas aller au bal à cause d'une mauvaise grippe ?

« - Ne dis pas de sottises, soupire Robbin. Ça sera comme les bijoux de Riley. Discret, élégant, juste ce qu'il faut pour sublimer la robe et la femme qui la porte.

Je rigole doucement et leur donne mon accord. Qu'elles s'amusent à me transformer. On emballe la robe, elles ferment l'atelier et en route pour la maison. J'ai à peine le temps de saluer tout le monde que je me retrouve embarquée à l'étage dans la chambre de Kristina qui nous y attend avec tout ce qu'il faut pour me coiffer et me maquiller. Elle me salue et me demande si je suis prête. Je soupire longuement et tends mes bras en avant comme pour me faire arrêter.

« - Je suis votre chose !

Tout le monde rit et je m'assois avant de leur obéir. Le reste de ce moment n'est plus qu'une succession d'ordre en tout genre. « Ferme les yeux » « Ouvre la bouche » « Penche la tête » « Ferme les yeux. » « Décroise les jambes » « Tiens-toi droite » je me sens comme une poupée entre des mains enfantines. On me poudre le visage, étale plusieurs crèmes, des pinceaux de toutes tailles caressent mon visage. J'ai droit à la totale. Même aux faux-cils. Astrid décide même de s'occuper de mes ongles et j'ai droit à une french manucure avec un fin liseré d'or sur le blanc. Magnifique ! J'adore !

Une heure plus tard, je peux enfin enfiler la robe et les chaussures. J'emprunte une paire d'escarpins blanc à Olga qui fait la même pointure que moi puis je mets les bijoux de Riley et on m'autorise enfin à me regarder dans le miroir… La femme qui me fait face est magnifique. On lui a fait un chignon compliqué mais qui dégage sa nuque, son maquillage est léger et met en valeur ses traits fins… Je suis magnifique, c'est indéniable ! Elles savent tout faire !

« - Qu'en penses-tu, me demande Théa en souriant.

« - … Je n'arrive pas à trouver les mots… Vous avez vraiment réussi à mettre la robe en valeur.

« - Ce n'est pas difficile quand la femme qui la porte est jolie, souligne Riley en me souriant.

Je me mords la lèvre pour ne pas pleurer devant leur gentillesse. Heureusement Madeline qui me connaît bien décrète au même moment que je dois partir si je veux être à l'heure. Ah oui, en effet. Je passe rapidement dans ma chambre pour mettre une touche de parfum, prendre une pochette blanche où je range mon portable et mes clefs puis je suis enfin prête à partir. Robbin m'annonce au même moment que ma voiture est là et je descends… A mon arrivée, tous les hommes de la famille se taisent et je me demande si out ça n'est pas trop. Heureusement Erik me sourit et m'annonce que je suis magnifique. Je souffle soulagée, le remercie, attrape un petit manteau bien chaud et je m'éclipse en leur promettant de m'amuser. Devant la maison, la limousine que je commence à bien connaître, m'attend. Un homme m'ouvre la portière sans un mot et j'y monte en veillant à ne pas froisser ma robe. Dès que je suis attachée, il démarre alors que je regrette de ne pas pouvoir y emmener les filles… J'aurais dû demander à Shane ou Jason… Mon Dieu et si on me chasse parce que je suis seule ? Je devrais peut-être poser la question à mon cavalier ? Au fait je le retrouve sous l'arche à vingt heures mais quel arche ? Et s'il y en a plusieurs, je fais comment ?

« - S'il vous plaît, dis-je en interpellant le chauffeur, vous savez combien d'arches il y a ? Parce que je dois retrouver mon cavalier, si je peux entrer naturellement vu que je suis seule, mais il ne m'a pas précisé quel arche de fleurs.

« - Rassurez-vous mademoiselle, il n'y a qu'une arche de fleurs dans la salle de bal. Et votre cavalier a donné des ordres, vous pourrez entrer.

« - Je suis rassurée, enfin je crois… Dites, c'est bizarre non, d'inviter une femme à un bal mais de la laisser y aller seule ? C'est typique de votre culture ou je n'ai jamais rien compris ?

« - Ce n'est pas une curiosité culturelle, sourit-il, mais vu la position de votre cavalier, il ne pouvait as venir vous chercher.

« - Ah bon ? Mais il n'est qu'assistant, en quoi sa position l'empêche de venir me chercher ?

« - Vous comprendrez ce soir.

« - Vous êtes bien mystérieux ! Finalement je ne suis pas certaine de vouloir y assister à ce bal… Et si jamais je tombe ? Sans blague, je ne sais même pas danser avec des chaussures à talon, je précise quand il me regarde dans le rétroviseur.

« - Faites confiance à votre cavalier, il saura vous guider.

« - Mouais

Je grimace tout en m'interrogeant. Et si en dansant, je lui marche sur le pied ? Ou si je bouscule un couple ? Ou pire et si je bouscule un des membres de la famille royale ? Je vais me faire jeter du château à coups de pieds aux fesses et Shane risque de perdre son travail ! Je commence à paniquer je veux prendre mon téléphone seulement on entre au château au même moment et j'écarquille les yeux. Je ne suis pas venue depuis un mois mais j'adore la décoration. Il semble recouvert de paillettes, avec la neige qui tombe, c'est magique. On fait le tour de la cour et je regarde le traîneau du père noël et ses huit rennes, des sapins décorés, des petits chalets façon atelier du père Noël… C'est tellement beau que j'en oublie mes questions et mes appréhensions. La voiture s'arrête et la portière s'ouvre devant le tapis rouge. Avant que je ne puisse sortir, un homme me tend la main pour m'aider lors que de l'autre il nous met à l'abri avec un gros parapluie. Je le remercie et le suis jusqu'à l'entrée du château. Un homme me regarde et me fait signe d'entrer sans que je n'aie besoin de préciser qui je suis. Un autre me propose de me débarrasser de mon manteau et de ma pochette en m'assurant que personne n'y touchera. Ah oui c'est vrai, Shane a donné des ordres… A bien y réfléchir cette phrase est bizarre. Donné des ordres. Genre c'est le prince et il se balade dans la ville déguisé en monsieur-tout-le-monde. Dans le style Jasmine, ça le fait… Enfin plutôt Aladdin du coup. Je secoue la tête amusée et suis les panneaux jusqu'à être face à un grand escalier face à une double porte ouverte. Je regarde l'heure et souris. Je suis en avance de cinq minutes. Ça me laissera le temps de trouver l'arche de fleurs. Doucement, je monte les marches. Il y en a vingt-sept. Devant la porte, je regarde la salle qui est immense et noire de monde selon moi. Je déglutis mal à l'aise et songe à faire demi-tour mais d'autres personnes arrivent et je me sens obligée d'entrer. Heureusement personne ne fait attention à moi et je regarde autour de moi avant de sourire. Effectivement, il n'y a qu'une arche de fleur. Une immense arche de fleurs. Je la rejoins doucement inquiète qu'on me signale que je n'ai pas à m'y trouver mais un couple âgé m'imite et je me sens moins seule. J'ignore quelle heure il peut être mais j'espère que vingt heures va sonner rapidement. Je me sens mal à l'aise. Ce n'est pas mon monde, je déteste les ambiances princesse disney. Je me sens observer et je lève les yeux pour noter que beaucoup regardent dans ma direction. Ai-je fait une gaffe ? Ce n'est peut-être pas cet arche de fleurs ? Pas dans cette salle ? Si attends, le chauffeur m'a assuré qu'il n'y avait qu'une arche, je suis forcément au bon endroit alors pourquoi tout le monde me fixe comme si un bras me poussait sur le nez ?

« - Mademoiselle Mitchie, souffle une voix délicieusement chaude et familière à mon oreille, vous êtes magnifique ! Votre amie Madeline a un goût sûr.

« - Merci monsieur Shane, dis-je en me tournant avant de perdre mon sourire.

Il a une couronne sur la tête… Pourquoi est-ce qu'il porte une couronne… Bordel ne me dites pas que c'est un membre de la famille royale ? A présent je comprends que tout le monde me fixait. Ils l'ont vu arriver et se sont demandés ce que je faisais là ! Je regarde autour de moi inquiète seulement avant que je ne puisse faire un pas pour m'éloigner, il me tend la rose promis, une rose blanche en bouton, puis se penche légèrement devant moi et me tend la main.

« - Voudriez-vous ouvrir le bal avec moi mademoiselle Mitchie ?

Avant que je ne puisse répondre, quelqu'un prend la parole.

« - Son Altesse royale, le futur Roi Shane va ouvrir le bal.

Ok je n'ai pas le choix. Il prend doucement ma main et la pose sur son bras pour m'escorter jusqu'au milieu de la pièce. Je me retiens de déglutir et je souffle discrètement.

« - Je ne sais pas danser monsieur Shane.

« - Ne vous en faites pas, je vous apprendrais.

Aussitôt, il me fait face et pose une main sur ma taille alors que l'autre il prend ma main. La musique démarre et il me propose de le regarder dans les yeux. Ça c'est dans mes cordes. Il commence à danser et je suis simplement ses pas en tournant dans la pièce sous les regards de tous les invités. Une valse les gars, je danse une valse avec un prince… Un futur roi !

« - Pourquoi ne pas m'avoir dit qui vous étiez monsieur Shane ? Est-ce que j'ai le droit de vous appeler ainsi ? Ou dois-je dire Altesse ? Majesté ?

« - Je vous en prie, continuez de m'appeler monsieur Shane, j'aime entendre mon prénom sortir de votre bouche. Et si je ne vous ai rien dit, au départ c'était parce que vous ne sembliez pas savoir qui j'étais et c'était agréable de ressembler à un homme lambda… Ensuite, j'ai crains que ma couronne ne vous effraie. Ai-je tort ?

« - Non en effet, j'ai failli partir en voyant votre couronne. C'est pour ça que je ne pouvais pas vous voir quand il faisait jour ?

« - Je devais garder ma couronne secrète. J'ai même crains que vous n'appreniez tout quand la presse s'en est mêlée mais vous avez visiblement autre chose à faire que de lire les journaux à scandales ?

« - J'ai eu un mois de décembre chargé, je l'admets. Mais je n'ai pas menti même pas omission !

« - Je ne voulais pas vous perdre mademoiselle Mitchie.

Je rougis doucement et tourne légèrement la tête le temps de me reprendre. Je l'entends rire légèrement et je le fixe à nouveau en songeant aux nombreuses questions qui me viennent à l'esprit. Seulement ce n'est pas vraiment l'endroit pour l'interroger et comprendre pourquoi il a pensé que j'aurais moins peur d'apprendre qu'il est le futur roi, dans une salle noire de monde avec un millier de regard braqués sur notre duo atypique. La valse s'arrête et plusieurs couples nous rejoignent sur la piste. Je tente de m'éclipser, sans blague, je déteste être le centre de l'attention seulement sa main serre doucement la sienne et quand il me demande une autre danse, j'accepte comme l'idiote que je suis.

« - Vous vous êtes moqué de moi l'autre jour, n'est-ce pas ?

« - De quel jour parlez-vous mademoiselle Mitchie ?

« - L'autre soir au téléphone. Quand vous m'avez confié vos projets de vie ?

« - Nous devrions reparler de ça une autre fois, soupire-t-il en jetant un regard autour de nous.

Je hoche la tête comprenant qu'il ne veut pas qu'on m'entende dire qu'il a parlé de mariage… Sauf que c'est surréaliste ! Il ne peut pas m'épouser, je ne suis pas une princesse, ni duchesse ou quoi que ce soit. Concrètement, je ne suis même pas une citoyenne du royaume. Comment voulez-vous qu'on puisse se marier ? Enfin si on est fait pour être ensemble je veux dire. Il faudrait qu'il abdique ! Et hors de question que je quitte mon job ! J'aime créer des chocolats, les vendre, pouvoir rejoindre Madeline à l'Atelier ou me balader dans les rues pour faire mes achats de noël ou autre… Je ne pourrais devoir toujours être parfaite ! Ne sortir qu'accompagnée d'un chauffeur, devoir être gentille et polie avec tout le monde même les connes que je croise !… La loose !

Une demi-heure plus tard, je demande un temps mort. Ok finalement je ne suis pas totalement quiche quand je danse, mais là j'ai faim et je commence à avoir mal aux pieds. On s'éloigne pour rejoindre le buffet seulement un homme en costume classique vient vers nous et murmure quelque chose à l'oreille de Shane. Il se tourne vers moi et s'excuse de devoir m'abandonner quelques instants. Aucun problème ! Je pique un canapé au saumon, une coupe de champagne et je m'éloigne de la foule. En réalité, je quitte carrément la pièce pour aller m'asseoir sur une des marches que j'ai monté tout à l'heure. A l'écart du tapis rouge naturellement. Cachée dans l'ombre, je profite du silence relatif.

« - Mon Dieu, on dirait la vendeuse de la boutique ou j'ai fait faire ma robe, soupire une femme pas loin de moi.

« - N'est-ce pas ? J'ignorais qu'elle connaissait notre futur roi, chuchote une seconde… Quand je pense que je n'ai pas hésité à taper du pied pour obtenir un rendez-vous pour ma robe ! Pourvu que notre futur roi n'en entende jamais parler.

« - Elle semble être naïve, tu n'auras aucun mal à la manipuler pour lui faire croire que tu passais une mauvaise journée.

« - C'est vrai, je suis assez douée pour embobiner les gens, ça ne devrait pas être compliquée. Surtout qu'elle semble jeune sous son maquillage.

Je pourrais ne pas réagir mais c'est plus fort que moi. Je me lève et rejoins les marches en prenant le temps de les regarder. J'ai le plaisir de les voir écarquiller les yeux avant de rougir de honte. Sans un mot pour elles, je retourne dans la salle et rejoins le buffet en même temps que mon cavalier. Il sourit en me voyant et s'approche de moi pour me proposer d'aller danser. Euh non merci, je préfère manger un peu !

« - Comment trouvez-vous ce bal mademoiselle Mitchie ?

« - Etant donné que c'est le premier rai bal auquel j'assiste, je n'ai pas de comparatif mais c'est joli. La décoration est très belle, la musique pas trop forte, les gens sont tous gentils, par nature ou par nécessité et j'ai un cavalier parfait.

« - Je suis ravi que votre cavalier vous convienne. J'ai eu peur qu'il ne vous déplaise.

« - Au contraire, c'est je crois, ce que je préfère dans ce bal.

« - Votre cavalier ?

Je hoche la tête le faisant sourire et pour ne pas revenir sur notre conversation précédente, je l'interroge sur ce qu'il a dû penser de moi en découvrant que je m'étais occupée d'un faon. Il rit doucement et m'avoue avoir surtout trouver ça charmant. Bon au moins je n'ai pas paru folle à ses yeux. Ou pire que folle ! Il sourit et se penche pour m'interroger à son tour. Est-ce que je lui en veux de m'avoir caché sa couronne ? Je penche la tête et le fixe sans savoir quoi répondre. Est-ce que je lui en veux ? Oui un peu je n'aime pas le mensonge. Mais… Je peux comprendre ses réticences à m'avoir caché qu'il était membre de la famille royale. Qu'il serait un jour le roi de ce royaume ou je veux vivre.

« - Je crois que je comprends vos réticences. Vous avez dû craindre que je veuille tirer profiter de notre amitié.

« - C'est une pensée qui ne m'est jamais venue à l'esprit. J'ai longtemps craint que vous m'en vouliez puis j'ai commencé à espérer que vous comprendriez sans que je n'aie besoin de me justifier.

« - Je comprends vos raisons, vous n'avez pas à me les expliquer, dis-je en prenant un nouveau canapé. Je sais aussi que ça n'a pas dû être évident pour vous de me cacher votre famille, surtout que vous m'avez permis de venir assez régulièrement au château. Du coup je m'étonne n'avoir jamais croisé personne.

« - J'ai fait en sorte que les couloirs soient vides sur notre passage. Ainsi que les jardins, je ne voulais pas avoir à vous mentir pour expliquer que le personnel se poussait sur le passage d'un assistant.

« - C'est vrai que ce n'est pas commun… Bon allez assez de blabla, je retournerais bien danser !

Il sourit franchement, et je retrouve l'homme avec qui je suis allée regarder les lucioles. Je retrouve celui dont je tombe amoureuse et quand il me tend la main pour m'inviter sur la piste, je la prends sans hésiter. Oublions le reste, j'ai envie de profiter de ce bal. Jouons les princesses pour une soirée.

POV Shane

Ce bal se déroule mieux que je ne l'espérais. Je pensais qu'elle m'en voudrait de lui avoir caché ma véritable identité mais ça ne semble déjà plus l'ennuyer. Je crains à présent sa réaction que je lui avouerais que je compte toujours l'épouser. Faire d'elle ma reine et passer le reste de ma vie à ses côtés. Je souris à mes pensées et la fais tourner une nouvelle fois peu importe ce qu'en pense mon peuple. J'aime cette femme. Je l'ai aimé à la seconde où j'ai croisé son sourire. J'ai aimé son regard franc, son sourire chaleureux, sa voix mélodieuse, son cœur en or… Tout me plaît sauf son besoin d'indépendance. Je voudrais qu'elle me laisse m'occuper d'elle. Valider son visa et lui permettre de souffler un peu. Je connais son dossier, je sais qu'elle est en bonne voie pour obtenir la nationalité Saint-Taumaine mais j'aimerais faire accélérer les choses pour avoir enfin l'autorisation de l'embrasser, de prendre sa main, de la serrer dans mes bras, sains craindre sa réaction. Tout comme je voudrais l'emmener aux jardins et pique-niquer avec elle les yeux dans les yeux. Je sais que c'est quelque chose de très américain mais je suppose que son pays doit lui manquer. Chicago aussi, peut-être aurais-je du lui offrir un billet aller-retour pour qu'elle passe les fêtes avec ses amis chez elle ? Avant de devenir une résidente de Saint-Taumasie, du moins. La fin de la valse arrive et je libère sa taille en craignant qu'elle demande une nouvelle fois de se reposer mais non, elle reste face à moi et quand la musique démarre, je n'ai qu'à poser une nouvelle fois ma main sur sa taille. On continue de danser et moi de regretter qu'on ne soit pas que nous. J'ai envie de poser mes mains sur sa taille, l'attirer contre moi et poser mes lèvres sur les siennes. Seulement personne ne verrait ça d'un bon œil. Ni ma famille qui trouverait ça déplacé, ni nos invités qui en ferait des gorges chaudes, ni même la principale intéressée qui risquerait de me repousser en public. Je retiens un soupir en songeant à la gêne que nous aurions tous avant de lui sourire quand elle me fixe curieuse.

« - Vous ennuierez-vous votre Altesse, me demande-t-elle souriant taquine.

« - Je suis à un bal, accompagné de la femme la plus merveilleuse que j'ai rencontré dans ma vie et elle me sourit, je ne peux m'ennuyer. Je crains surtout le moment où elle va m'annoncer qu'elle rentre chez elle.

« - En aura-t-elle seulement le droit ?

« - Voudrait-elle partir ?

« - Non, souffle-t-elle sans réfléchir. Je ne serais pas contre cesser de danser mais je ne vois pas ce qu'on pourrait faire d'autre à un bal.

« - Nous pourrions aller aux jardins ?

« - Avez-vous seulement le droit de quitter la fête ?

Je hoche la tête. Certes c'est un bal donné par mes parents mais en aucun cas, je ne suis tenu d'y rester. Je ne suis pas roi, je peux m'éclipser quelques instants. Ce que je lui confie. Au même moment, le secrétaire du roi nous interrompt pour m'annoncer que mon père me cherche. Je hoche la tête et propose à ma divine cavalière de m'attendre dans le couloir, je la rejoins dans quelques instants. Le temps de savoir ce que me veut mon père.

Dix minutes plus tard, je quitte enfin la pièce et souris en la voyant assise sur les marches. Elle ne fait pas future reine ainsi mais j'aime sa fraîcheur, elle ensoleille mon monde guindé. Je la rejoins d'un pas rapide, l'aide à se lever puis je la conduis vers les jardins. J'ai conscience qu'il fait froid dehors, glacial même la neige tombe de plus en plus fort, aussi je prends un parapluie au passage et une cape polaire pour qu'elle ne tombe pas malade.

« - Quelle délicate attention Altesse.

« - Cessez de m'appeler ainsi mademoiselle Mitchie. Je vous en prie, je préfère que vous continuiez à m'appeler monsieur Shane.

« - Je pourrais en effet mais j'aime voir votre visage grimacer quand je vous rappelle votre titre.

« - Vous osez vous moquer de l'homme qui vous offre on cœur, je demande alors que nous sortons dans les jardins.

« - Votre cœur est-il réellement libre de s'éprendre de qui il souhaite ?

« - Mon cœur a été libre de choisir celle qu'il veut, à présent, il l'a choisi et vit enchaîné au vôtre en attendant votre assentiment.

« - Et si mon cœur n'était pas d'accord ?

« - Je peux lire dans vos yeux, ma belle Mitchie, que votre cœur est d'accord.

« - Il n'est pas prêt à aimer.

« - Il n'attend que votre accord pour s'ouvrir à l'amour, je souffle en frôlant son visage aussi inquiet que sérieux.

« - Je ne suis pas prête pour l'histoire d'amour que vous voulez me faire vivre monsieur Shane. Je ne suis pas prête à devoir renoncer à ma liberté d'action, à vous devoir obéissance à cause de votre couronne. C'est vrai que l'homme que j'ai rencontré à la Fabrique, celui qui ma fait découvrir le côté atypique de ce royaume, qui m'a emmené voir les lucioles, qui m'a encouragé à créer mes chocolats, qui m'appelle chaque soir pour savoir si je me plais dans ce royaume, si j'ai passé une bonne journée, si je suis heureuse… Cet homme j'en tombais amoureuse, je le reconnais, mais comment savoir si c'est le même homme que celui qui me fait face actuellement ? Vous avez une couronne, vous serez un jour à la tête de ce royaume et je ne suis pas certaine d'être la femme qu'il faut à vos côtés. Je ne connais pas encore les coutumes de ce royaume, alors comment pourrais-je apprendre tout ce qu'il faut que j'apprenne pour ne pas vous faire honte ?

Je la regarde parler, je l'écoute et je comprends ses peurs. Je sais que ma couronne peut faire peur, rendre gauche ou mettre mal à l'aise, mais je l'ai vu avec les enfants de l'orphelinat, avec les animaux dans la forêt, avec ses amis. Je ne connais pas son passé, qui semble douloureux, mais je sais que c'est celle qui me faut. Son sourire et son cœur gagneront celui de Saint-Taumasie. Je voudrais le lui confier, la rassurer seulement elle tremble de froid et je décide de repousser la suite de cette conversation de quelques minutes. Oublions les jardins, je préfère l'emmener au chaud. Sans réfléchir, je prends sa main et nous conduis dans la grange. On passe au milieu des box des chevaux et je l'entraîne jusqu'à l'escalier qui mène à l'étage. Je souris en notant que le salon que je me suis fabriqué avec les bottes de pailles est toujours là. Je l'aide à s'y asseoir, prends place à ses côtés et déplie la couverture sur nos jambes. Il fait un peu frais mais avec sa cape, elle aura bientôt chaud. A présent, je peux répondre à ses inquiétudes et je prends tendrement sa main.

« - Mitchie permettez-moi d'être totalement franc avec vous.

« - Oui allez-y ! Dites-moi le fond de votre pensée, tutoyez-moi si vous le souhaitez.

« - Je vous remercie… Je suis exactement le même que celui que j'étais à notre rencontre. Je n'ai pas changé, je n'ai joué aucun rôle devant vous. Ce que vous a dit cet homme, qui rêvait d'explorer le monde, de trouver des cascades est le même que celui qui vous a fait danser ce soir. Je suis le même que celui qui vous a dit qu'il vous aimait. Qui vous a confié vouloir vous épouser, passer sa vie à vos côtés. Vous avez peut-être beaucoup à apprendre pour être reine mais vous aurez le temps de tout apprendre. Mes parents ne vont pas abdiquer le lendemain de mon mariage, vous aurez le temps d'apprendre tout ce qu'il faut savoir, moi-même je suis encore en train d'apprendre. Je commets encore des erreurs et elles vous seront toutes pardonnés. Vous n'avez pas à avoir peur de ne pas être à la hauteur, votre sourire et votre regard honnête vous permettrent de vous faire tout pardonner. Quant à cette liberté d'action que vous aimez tant, vous l'aurez encore. Si vous souhaitez travailler à La Fabrique, nous trouverons un moyen de vous le permettre. Ce royaume est petit mon ange, je n'aurais pas besoin que vous renonciez à votre vie, je pourrais m'en occuper seul. J'espère que vous m'y aiderez mais vous ne serez pas enfermée dans un bureau seule toute la journée, penchée sur des dossiers.

« - Est-ce que vous essayez de me convaincre de vous offrir mon cœur ?

« - Je sais que je l'ai déjà. Je le lis dans vos yeux lorsque je vous souris, lorsque j'embrasse votre joue. J'attends simplement le moment où je pourrais enfin baiser cette bouche qui m'attire et me consume… Je vous en prie mon cœur est au supplice, dis-je en libérant la lèvre qu'elle se mordille. Je ne résisterais plus très longtemps si vous continuer de me regarder avec tant d'innocence et de candeur tout en mordillant ces lèvres qui hantent mes rêves.

« - Alors je n'ai plus le droit de mordiller mes lèvres devant vous ?

« - Puisqu'il me faut attendre juillet pour y goûter, je devrais vous interdire de les mordiller jusqu'à cette date… A moins que je vous menace de vous voler un baiser à chaque fois que je vous surprendrai à les mordiller devant moi. Même si je sais que vous ferez comme bon vous semble quoi que je vous dise.

« - En effet, j'aime mordre ma lèvre, ça me permet de réfléchir.

« - A quoi avez-vous besoin de réfléchir mon ange, je demande en me rapprochant d'elle. Confiez-moi vos pensées, je vous aiderais à y mettre un peu d'ordre.

« - C'est à vous que je pense monsieur Shane. A tout ce que vous m'avez dit, à vos promesses, vos menaces, vos mots, vos gestes.

« - Quand vous ai-je menacé, je chuchote en me rapprochant encore d'elle et de son corps.

« - A l'instant quand vous m'avez surprise à mordiller ma lèvre, souffle-t-elle sans s'éloigner de moi.

« - Cela vous a-t-il fait peur ? Devrais-je m'excuser de ces mots qui ont dépassé ma pensée ? Ou devrais-je mettre cette menace à exécution ?

Tandis que je parle, je vois sa respiration s'accélérer alors qu'elle mordille à nouveau sa lèvres. Doucement, je me penche vers elle alors que mon cœur bat plus vite. Elle ne semble pas vouloir me repousser même lorsque j'incline la tête pour presser mes lèvres contre les siennes. Je n'ai pas l'intention de rester, je veux juste qu'elle cesse de s'abîmer la bouche ainsi.

POV Mitchie

Je joue avec le feu je le sais mais je ne peux m'empêcher de me mordre la lèvre en réfléchissant à ces mots. Ai-je vraiment envie qu'il s'excuse de m'avouer vouloir m'embrasser dès qu'il me voit faire ? Non, je ne veux pas qu'il retire ses mots, j'aime l'effet qu'ils ont eu sur moi. Est-ce que je veux qu'il mette sa menace à exécution ? Mon cœur explose à cette simple idée. Je crois que j'ai besoin qu'il mette sa menace à exécution. Je sens de l'air chaud sur mon visage et je reviens au présent pour voir qu'il s'est rapproché, qu'il est près de moi, ses lèvres presque sur les miennes. Si je dois le repousser c'est maintenant. Je dois lui rappeler que je ne suis pas libre pour une histoire d'amour. Pas avant juillet en tout cas. Je veux le lui rappeler seulement mes mots meurent dans ma gorge quand je sens sa bouche presser la mienne. Sa pression est brève mais chaude et lorsqu'il s'écarte de moi, je peux lire dans ces yeux que tout vient de changer entre nous. Il n'est plus question de jouer la carte de la relation amicale. Ça sonnerait faux, comme jouer par de mauvais acteurs dans une série B diffusé les dimanches après-midi pluvieux. Je le fixe toujours sans savoir quoi dire ou faire pour alléger la tension entre nous. Même s'il me paraît évident que nous attendons chacun un geste de l'autre. Quelque chose pour apaiser les choses, les normaliser, revenir à un schéma où nous sommes tous deux à l'aise. Je voudrais trouver quelque chose à dire mais ma tête est vide et je me mords de nouveau la lèvre alors que mon cœur bat la chamade. Ses yeux quittent les miens pour regarder ma bouche et quand je le vois se pencher, je sais enfin quoi faire pour revenir à quelque chose de plus confortable. Sa bouche se presse sur la mienne et je ferme les yeux avant de répondre à ce pseudo baiser. Je le sens sourire contre mes lèvres et la seconde suivant, ce n'est plus une pression contre ma bouche, c'est un baiser, un vrai. Avec ses lèvres qui caressent les miennes, nos souffles qui se mélangent, ma bouche qui réclame la sienne. Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine et sans réfléchir, je pose mes mains sur ses épaules. La seconde suivante, il les prend et les glisse dans son cou avant de se rapprocher de moi. Je gémis dans sa bouche quand il se presse contre moi, quand ses mains se posent sur ma taille. Le besoin d'air nous oblige à nous séparer et je n'ose le regarder. J'ai agi sans réfléchir et même si je ne regrette pas ce baiser, je sais qu'il est trop tôt. Il ne connaît rien de moi, de mon histoire, de mon passé douloureux. Pourquoi vouloir de moi maintenant alors que dans quelques mois, il changera d'avis ?

« - Mitchie, je vous en prie, regardez-moi, murmure-t-il en levant mon visage avec son pouce.

« - Je ne peux pas, j'ai peur.

« - N'ayez pas peur mon ange, ce baiser ne fait que confirmer mes soupçons. Vous êtes autant à moi que je suis à vous, sourit-il quand j'ose enfin croiser son regard.

Incapable de parler, je hoche piteusement la tête. Je ne peux plus nier ce que je ressens pour lui, je viens de lui monter la vérité. Il sourit doucement et son pouce caresse mes lèvres.

« - Allez-vous toujours m'imposer votre date butoir mademoiselle Mitchie ou ai-je le droit de revenir goûter à cette bouche ?

« - Avant promettez-moi une chose ?

« - Je vous écoute.

« - Est-ce que vous sentiments pour moi pourraient changer ? Si vous découvriez quelque chose de mon passé ? De ma vie avant d'arriver dans votre royaume ? Cela changerait-il votre regard sur moi si vous découvriez qu'on m'a blessé ?

« - Je sais de vous ce que j'ai besoin de savoir, mon ange. Vous m'avez dit ce que vous vouliez que je sache et j'ai compris le reste. Je sais que vous n'avez pas connu vos parents, je l'ai compris à votre manière de faire votre possible pour rendre les enfants de l'orphelinat heureux.

Je le fixe une seconde en songeant qu'il ne sait rien de moi. Pourtant je ne le contredis pas quand je l'entends dire qu'il me croit orpheline. Ce sera plus simple ainsi, aucune rencontre de prévue, aucune raison de retourner dans ma ville natale, mon passé appartient au passé et je suis libre de l'enterrer et de commencer réellement une nouvelle vie ici. Il me regarde avec tendresse et je décide de lui cacher les raisons qui m'ont poussé en venir ici. Il n'a pas besoin de les connaître.

« - Est-ce cela qui vous faisait si peur ? Que je découvre que vous n'avez plus la chance d'avoir vos parents ?

« - Oui, je craignais que découvrir que je suis orpheline vous fasse changer d'avis sur moi.

« - Jamais mon ange, murmure-t-il avant de m'embrasser une nouvelle fois.

Je me sens coupable de lui mentir ainsi mais au fond, est-ce réellement un mensonge ? Personne ne sait que je vis ici et je compte changer de nom de famille dès que je serai une vraie citoyenne de ce royaume. Je serai vraiment orpheline et entièrement transparente pour lui. Je l'embrasse avec douceur tout en réfléchissant à ma vie future mais dès qu'il pose sa main sur ma taille j'oublie tout sauf lui. Mes mains retrouvent son cou que je caresse alors qu'il nous allonge sur la paille.

« - Ne craignez rien mon ange, je ne cherche pas à vous déshabiller, j'ai simplement envie de sentir votre corps coller au mien, souffle-t-il contre mes lèvres.

« - Je ne vous crains pas Majesté. Mais puisque nous sommes seuls et en couple, je crois, cessez de me vouvoyer. Je vous le demande.

« - Alors cesse de m'appeler Majesté, ou de me dire vous mon ange.

« - D'accord… Shane, je souffle avant de revenir contre sa bouche.

Il grogne contre mes lèvres et s'allonge tout contre moi. Sa main glisse dans mon dos tout en restant sagement sur ma robe alors que je soupire son prénom. Sa bouche quitte la mienne pour dévier sur ma mâchoire, mon cou, mon épaule. Je ferme les yeux pour apprécier chaque baiser, chaque contact, chaque seconde de ce moment et je n'arrive même pas à rougir quand je m'entends gémir son prénom. M'a-t-on seulement une fois traité avec tant d'égard ? Ce n'est pas le premier à m'embrasser, à se coller à moi, à me dire je t'aime, mais c'est le premier à y mettre les formes, à prendre son temps, à me faire sentir que mon avis compte, que mes envies ont aussi le droit d'être comblées. Alors, quand il revient vers ma bouche je prends l'initiative de ce nouveau baiser. Au diable les convenances, nous sommes seuls. Je m'accroche à lui avant de laisser ma jambe caresser la sienne et s'y accrocher. Je sais que nous n'irons pas plus loin, nous ne nous connaissons pas encore mais, c'est si bon de se sentir aimer et respecter…

« - S'il vous plaît mon ange, laissez-moi prendre le temps de vous faire sentir combien je vous aime, avant que vous laisser deviner combien je vous désire… Laisse-moi te chérir Mitchie, te rendre la vie plus douce, l'amour moins amer. Je veux prendre soin de toi, comme personne avant moi. Je veux te protéger de tout ce qui pourrait te faire souffrir mais je n'ai pas eu la même vie que toi, la même liberté d'aimer. J'ai besoin de temps pour apprendre comment te faire plaisir. Tu n'es peut-être pas la première femme que j'embrasse mais tu es la première dont je suis tombé amoureux au préalable. Je veux faire les choses dans l'ordre. T'embrasser quand l'occasion se présente, continuer à apprendre à te connaître en me baladant dans les jardins ou la forêt main dans la main, rencontrer tes amis, te faire rencontrer ma famille, veiller à ce que tu ne manques de rien, que tu es heureuse. Une fois toutes ces missions accomplies alors nous pourrons passer à l'intimité de notre relation.

« - Ça ressemble à un plan sur cinq ans, je pouffe amusée.

« - Je veux juste prendre mon temps avec toi parce que je sais que je ne pourrais pas toujours passer la journée avec toi, aller au cinéma avec toi ou partir en week-end tous les deux sans prévenir personne.

« - Chut, cesse de te justifier, j'aime ce que tu me propose. J'aime que tu veuilles prendre ton temps et pas uniquement m'allonger dans tes draps pour prendre ce que tu veux de moi avant de passer à la suivante.

« - Je n'ai plus vu ou voulu aucune femme depuis notre rencontre, mon ange. Tu es la seule.

Je souris ne sachant quoi répondre à une telle déclaration. Que voulez-vous dire à un homme qui vous dit ce que vous avez toujours voulu entendre de la part de vos ex-copain ? Comment le remercier de vouloir prendre son temps et d'attendre avant de coucher ensemble ? Ma tête se vide et je décide de l'embrasser avec délicatesse. Je n'ai pas d'autres moyens en tête pour le remercier de ne pas me traiter en fille facile.

Voilà le chapitre de la journée que vous lirez que demain après avoir ouvert vos cadeaux ahah J'espère que vous passerez une belle soirée avec vos proches. Que ce chapitre vous a plu et j'espère vous retrouver demain pour le dernier chapitre de cette fiction et une petite surprise... mais je ne sais pas encore si vous allez l'aimer ou pas ^^

Miss Tagada (L)