Chapitre 6

3 Octobre 1996

Les jours s'étaient raccourcis, se confondant avec les nuits. Il avait de plus en plus de mal à dormir. La mission qui lui avait été confié l'emprisonnait dans une angoisse permanente. S'il avait enfin réussi à mettre la main sur cette fichue armoire, cela ne signifiait pas qu'il avait trouvé le moyen de la réparer. Et malheureusement pour lui, il n'avait pas vraiment de solution non plus, pour mettre à bien la mort prématurée d'un des sorciers les plus puissant du monde. Il devait retourner à la réserve, feuilleter encore des tonnes et des tonnes de pages – comment Granger faisait-elle pour en ingurgiter autant sans frôler l'indigestion – et trouver un moyen de parvenir à tuer Dumbledore sans que personne ne le soupçonne. Il avait déjà assez à faire avec Rogue et ses questions incessantes. Les regards soupçonneux de Potter n'étaient pas mieux – est ce que le balafré se croyait vraiment discret ? Il soupira et dirigea ses pas vers la bibliothèque, autant s'y mettre de suite, et puis il ne souhaitait pas retrouver sa salle commune et les piaillements continus de Pansy. S'il l'avait appréciée un jour, la jeune fille lui tapait désormais sur les nerfs. Comme tout d'ailleurs. Il s'isolait. Mangeait et dormait moins et angoissait, toujours. Il pensait à son père, emprisonné à Azkaban, sa mère, seule dans le grand Manoir, et évidemment à la mission que lui avait imposée le seigneur des Ténèbres et la menace de mort à peine voilée qui flottait au-dessus de sa tête en cas d'échec.

La bibliothèque était déserte, seulement illuminée par les centaines de bougies flottantes, offrant une allure sinistre aux rangées de bouquins. Draco s'avança vers le fond de la pièce. C'est là qu'il la vit. Elle avait dû s'endormir à force de s'acharner sur le devoir qui reposait sous ses bras croisés. Elle avait l'air apaisée, le froncement constant de ses sourcils, plissant son front avait disparu, gommé par la plénitude bien heureuse du sommeil. Il s'approcha furtivement et l'observa. Par il ne savait qu'elle force d'attraction, il était irrésistiblement attiré par elle depuis le début de l'année, comme un papillon devant une flamme. Il risquait tout autant de s'y brûler les ailes. Elle n'avait pourtant pas beaucoup changé, bien que ses traits enfantins laissassent place à ceux de la jeune femme qu'elle devenait. Ce n'était pas de l'amour, quelle hérésie ! Non, c'était simplement sa présence qui l'apaisait, aussi étrange que cela puisse paraître. Cela aurait pourtant dû être le contraire, il aurait dû avoir envie de vomir quand elle entrait dans la même pièce qu'elle, mais non. Il se disait que cela ne faisait de mal à personne. Après tout, il se contentait de s'installer à la même table à la bibliothèque. La vérité était que depuis sa dernière « bourde », elle s'arrangeait bizarrement pour ne plus le croiser – hormis durant les cours – et il l'avouait avec difficulté mais… elle lui manquait.

Son attention se porta de nouveau sur la jeune fille. Un frisson venait de la parcourir, faisant trembler son corps. Il était vrai qu'il faisait froid dans cette partie du château, malgré les cheminés allumées. Il regarda à droite et à gauche pour être sûr de ne pas être vu – il ne manquerait plus que ça, qu'on le prenne pour un amoureux des sangs de bourbe comme Weasley et sa famille de pouilleux – et se pencha délicatement vers Granger. Elle avait les traits fins et il n'avait jamais remarqué avant à qu'elle point son petit nez retroussé était joliment constellé de taches de rousseur. Agissant précautionneusement, il déboutonna sa cape pour la faire passer par-dessus ses épaules, afin de la poser sur celles de la Gryffondor. Son objectif était presque atteint quand la jeune fille se redressa sans prévenir, leurs nez se retrouvant à quelques millimètres l'un de l'autre. Elle avait encore les yeux brumeux et ne semblait, en réalité, pas très bien éveillée. Draco senti ses joues chauffées, cherchant désespérément une excuse qui ne venait pas. Il n'en eut pas besoin, elle marmonna des paroles inintelligibles, avant de reposer tranquillement sa tête entre ses bras. Le jeune homme se dépêcha de finir de couvrir les épaules de Granger avant de filer, le cœur battant.

6 Octobre 1996

Elle y avait songé tout le week-end, à cette cape et surtout à son propriétaire. Il n'avait pas été très difficile de l'identifier. Soie de chez Tissard et Brodette, col au couleur de Serpentard et surtout insigne de préfet. Ce qui était plus difficile, c'était d'en comprendre le sens. Elle n'était pas habituée aux attentions bienveillantes du garçon. Cela la rendait perplexe, presque méfiante. Du moins elle l'avait été au début, ce demandant si il n'y avait pas versé une potion, sur cette cape hors de prix. Mais elle dû bien se rendre compte que non, rien de mauvais ne semblait en sortir. Alors elle avait vu les choses avec une nouvelle perspective. Peut-être que Malfoy avait juste eut – pour une fois dans sa vie – un geste désintéressé. Bien que cela parut hautement improbable, elle dû bien se rendre à l'évidence, Malfoy avait été gentil, et qui plus est envers elle, une Sang de bourbe. Peut-être n'était-il pas complètement désespéré après tout. Alors elle avait décidé de le remercier. Elle n'allait pas en faire des tonnes, non. Déjà d'une, parce qu'elle n'était pas le genre de personne à exécuter des mises en scène abracadabrantes et ensuite, parce qu'il lui avait juste empêcher d'attraper un rhume. Il n'avait pas fait preuve d'un acte d'héroïsme non plus.

Elle n'avait pas vraiment réfléchi à un plan d'action pour ses remerciements, mais l'occasion se présenta d'elle-même au cours de botanique. Neville, dont le charme s'était suffisamment développé pour attirer l'attention de Hanna Abot, c'était assis à côté de la jeune Poufsouffle, laissant par la même occasion, la place libre à coté de Hermione. Elle se mit à réfléchir à toute vitesse quand Malfoy, arrivant en retard - cela arrivait de plus en plus fréquemment ces temps-ci - vint s'y installer. Il ne la regarda d'abord pas, mais parut un instant surpris quand elle daigna le saluer. Un instant seulement car il se reprit bien vite. La tête appuyée dans sa main il lui jeta un regard en biais, un sourire un coin accroché à ses lèvres pleines.

- Tu me reparles maintenant Granger ? Chuchota-il.

Elle déposa discrètement l'insigne de préfet de Malfoy sur le coin du bureau, le remerciant du bout des lèvres. Les doigts du Serpentard se refermèrent un instant sur les siens avant qu'elle n'ait eu le temps de retirer sa main. Elle le regarda avec des yeux ronds. Il fit ensuite courir ses doigts le long de sa main, lui arrachant des frissons inexpliqués, et de se mettre à jouer avec le bracelet en argent que lui avaient offert Harry et Ron à son dernier anniversaire.

- Je n'arrive pas à comprendre ce que tu trouves à ce bijou, on dirait une breloque bon marché.

Elle mordilla l'intérieur de ses joues pour s'empêcher de dire quelque chose de déplaisant et retira son bras avant de lui déclarer d'un ton froid.

- Ne recommence pas Malfoy, je ne suis pas encore fâchée après toi, restons-en là avant que tu ne gâches tout.

Le blond eut un petit rire qui fit se braquer les yeux de Chourave sur eux.

- Ah Granger, tu es trop sanguine… trop Gryffondor…

- Est-ce une insulte ?

Elle avait levé un sourcil et le regardait sceptique.

- Je ne crois pas… toujours est-il que ce bijou n'est pas vraiment ton genre, trop grossier.

Elle leva les yeux au ciel.

- Je n'ai pas de genre de bijoux Malfoy. Et puis ce n'est pas l'apparence qui compte mais de qui il vient et de la valeur sentimentale qu'il peut avoir.

- Ouai c'est sûr que venant de Weasmoche ça à plus de valeur…

- Malfoy… Le prévint-elle.

Il la regarda avec un sourire en coin et ses yeux avaient pris une couleur orageuse qui lui envoya des frissons dans toute sa colonne vertébrale. Elle sentit ses joues chauffées légèrement alors que le sourire de Malfoy s'agrandissait.

- La vérité c'est que tu adores nos disputes Granger, je crois qu'elles te manqueraient.

Elle soupira.

- Pas du tout, elles m'épuisent… Tu m'épuises.

Elle le regardait à présent droit dans les yeux.

- Je préfère le Malfoy gentil.

Il se mit à rire.

- Mr Malfoy ! Le réprimanda Mme Chourave. Je ne savais pas que mon cours était si désopilant. Veuillez cesser où je retirerais des points à votre maison.

Malfoy attendit que le professeur eût tourné la tête pour se pencher vers sa voisine de table.

- Il n'y a jamais eu de méchant Malfoy, Granger. Tout n'est pas blanc ou noir. Je ne vous aime juste pas, vous, les Gryffondors.

Elle sembla réfléchir à sa réponse, et retourna à ses notes. Elle avait l'impression infime de le comprendre un tout petit peu mieux. Tout à ses pensées, elle ne fit pas attention au fait que le jeune homme à ses côtés avait de nouveau commencé à tripoter son poignet. Malfoy était-il fétichiste ?

- Je t'en offrirais un mieux que ça.

Elle le regarda avec étonnement. Parlait-il de lui acheter un bracelet ? Elle voulut éclairer ses propos aberrants mais Malfoy venait de se lever et de filer sans se retourner. Elle n'avait même pas remarqué que le cours venait de se terminer. Et elle n'avait presque rien noté !

18 Juillet 1998

La gazette avait encore fait des siennes. Le pire c'est que tout le monde allait savoir désormais et surtout lui. Elle sentit un grand vide l'envahir, comment étaient-ils au courant ? Non, cela ne comptait pas. Peu importait la manière dont ce torchon avait eu vent de sa maternité, puisque la seule chose à savoir était que toute la communauté sorcière était à présent au courant. La chance qu'elle eût, fut qu'ils pensaient que le bébé était de Ron. Ce n'était pas un mauvais point. Il y aurait moins de commérages. Elle soupira. Ron était super, mais elle n'arrivait pas à retrouver la flamme qui l'animait, la passion qu'on a pour un amant. Pourtant elle était sûr de l'avoir aimé, elle les avait eus ses papillons dans le ventre à son encontre. Elle avait été terrassée par la jalousie et la tristesse quand il était sorti avec Lavande.

Elle soupira de nouveau, emporta la Gazette et des livres avec elle et prit le réseau de cheminettes afin d'aller s'installer à un de ses endroits fétiches : une alcôve de chez Fleury et Bott où elle avait pris l'habitude d'aller étudier. Située au fin fond de la boutique, elle avait vu sur une petite cour intérieure, cachée de yeux les moins curieux. Hermione s'y installa confortablement après avoir salué le libraire. Elle y finit de feuilleter la Gazette. Un autre article attira son attention. On y parlait des procès à venir. Ses yeux parcoururent les différents noms avant de s'arrêter sur ceux qu'elle recherchait.

Les membres de la famille Malfoy devaient comparaitre chacun leur tour. Lucius en était le premier et risquait un séjour à perpétuité à Azkaban. Nul doute que ce fut ce qui l'attendit. Venait ensuite Draco et sa mère. Ils comparaissaient dans la même journée, celle du 18 Aout, soit dans un mois jour pour jour. Elle eut un pincement au cœur en voyant la peine qu'encourait le jeune homme. Prison à vie. Elle tenta de se rasséréner, il était jeune. Puis un détail – pas si insignifiant lui revint en mémoire - il avait la marque des Ténèbres ! Son cœur s'emballa, Harry avait dit qu'il le défendrait à son procès, mais cela allait-t-il être suffisant ? La scène au Manoir s'imposa à elle et elle se remémora douloureusement sa rencontre avec Bellatrix Lestrange, elle avait été seule avec les Malfoy et cette folle dingue à ce moment-là, et elle était par conséquent, la seule à pouvoir témoigner du fait que, ni la mère, ni le fils, n'avaient semblé apprécier le spectacle, tout au contraire. Mais la vraie question qui lui venait était : devait-elle envisager de témoigner durant leur procès elle aussi ? Les paroles d'une sang de Bourbe défendant des Sang Purs pèseraient surement ? Elle décida d'avoir confiance en Harry, après tout, il avait vaincu le plus grand mage noir de tous les temps, cela devrait donner toute la crédibilité nécessaire à son témoignage.

Hermione essaya de chasser les doutes de son esprit. Elle leva les yeux vers le soleil couchant, qui peinturait les feuilles du chêne de la petite cour pavée, de tâches d'or. Elle posa ses mains sur son ventre qui commençait tout doucement à poindre sous ses vêtements. Bientôt, on ne penserait plus qu'elle avait juste un peu d'embonpoint.

31 Juillet 1998

La grande salle était méconnaissable, les sortilèges de restaurations étaient d'une efficacité folle. Elle avait quitté un château en ruines, et pourtant aujourd'hui, tout semblait identique à ses six années passées à Poudlard. Ron lui proposa son bras, qu'elle accepta. Il était particulièrement élégant ce soir, dans un costume vert bouteille – couleur Serpentard avait chuchoté une partie de son cerveau. Elle, avait enfilé une robe droite à bretelle, simple mais élégante, couleur prune, qui avait appartenue à sa mère. Elle inspira à fond pour se donner du courage. Même s'ils étaient là pour fêter l'anniversaire de Harry, sur invitation de la nouvelle directrice, le professeur McGonagall, une grande partie des anciens élèves étaient également présent. La directrice avait un peu forcé la main du tout nouveau héros, arguant qu'une réception tous ensemble leur permettrait de se retrouver et mettre de côté les souvenirs de la Guerre. Pas sûr que cela soit aussi facile, mais une chose était vraie, elle était très heureuse de retrouver la chaleur des murs de l'école.

Le couple qu'ils formaient avec Ron fit tourner la tête de plusieurs de leurs anciens camarades. Certains eurent même le toupet de pointé, avec une discrétion toute relative, la bosse naissante de son ventre visible sous sa robe. Elle sentit l'angoisse monter. Pourvu que leur indiscrétion s'arrêtât aux commérages. Elle n'avait aucunement envie de répondre à des questions gênantes auxquelles elle devrait mentir. Elle n'avait jamais été bonne menteuse.

Ils retrouvèrent Harry et Ginny un peu plus loin, en pleine discussion avec Neville et Hanna Abot. Les deux jeunes gens semblaient s'être finalement bien trouvés. Ils restèrent à discuter ainsi, de banalités, chacun semblant vouloir effectivement mettre, au moins le temps d'une soirée, les mauvais souvenir de côté. Puis un verre tinta et Minerva invita Harry Potter à la rejoindre. Il fit un bref discourt de remerciement et d'encouragement, qui fut ponctué d'applaudissements. Rouge jusqu'aux racines, le survivant les rejoignit. Les verres s'enchainèrent autour d'elle et Hermione fut le témoin du lâché prise de ses amis. Ils riaient aux éclats. Elle s'amusait bien, mais la fatigue la gagna bien vite et elle s'éloigna d'eux pour se rendre près du buffet, histoire de se servir un de ses énièmes jus de citrouille qu'elle affectionnait tant. La grande jarre était déjà vide et elle chercha du regard la première boisson non alcoolisée qu'elle pourrait trouver. Une main secourable lui prit son verre des mains pour le remplir d'un jus rosé qui ressemblait à du pamplemousse. Ce n'était pas celui qu'elle affectionnait le plus, mais elle s'en contenterait.

- Cette robe te va à ravir Granger.

Son sang se glaça. Et elle releva son regard sur celui qui l'avait secouru. C'était le dernier endroit où elle s'était attendue à le croiser. Il dû lire l'étonnement dans ses yeux. Armé de son éternelle sourire en coin, il se pencha imperceptiblement vers elle.

- Tu as l'air étonnée de me voir là. En vérité c'est Potter qui m'a invité.

- Harry, vraiment…

- Oui, étonnant n'est-ce pas ?

- Le plus étonnant c'est que tu aies accepté.

Il rit un peu. Elle sentit son cœur faire une embardée et les papillons, tellement désiré, revinrent se loger dans son estomac. Elle captura ce moment.

- Honnêtement je ne voulais pas venir, mais Astoria m'y a poussé. A quelques jours des procès…

Son cœur dégringola. Oui, il était fiancé…

- Oui l'image…

Elle tritura nerveusement le bord de son verre, en bu une gorgée et commença à se retourner. Il lui saisit délicatement le bras.

- Au fait j'ai appris… je suppose que je dois te féliciter.

Il désigna son ventre d'un mouvement du menton.

- Je suppose qu'il est de la belette, comme on pouvait s'y attendre…

Elle se mordilla la lèvre. Elle aurait dû lui dire la vérité. Elle hésita. Il y avait trop de monde, pas ici, pas maintenant. Jamais, lui criait son cerveau.

- En tout cas, je vois que tu n'as pas chômé à écarter les cuisses pour un autre.

Le choc la paralysa un instant. Puis ce fut un sentiment de tristesse et d'injustice.

- Ce n'est pas moi qui vais me marier, lui souffla-t-elle. Comment… comment oses-tu me dire ça !

Il fronça les sourcils, plongeant son regard de métal dans ses prunelles ambrées. Il s'apprêtait à lui dire quelque chose mais Ron débarqua, un peu éméché.

- Ah Hermione t'es là, j'te cherchais.

Puis il vit Malfoy.

- Qu'es-tu fais là toi !

Il tituba légèrement et Hermione lui fit grâce de son épaule.

- C'est ma copine, tu la touches plus, tu poses plus tes sales pattes de Mangemort sur elle !

Hermione fut horrifié des propos tenus par le Weasley. Il avait l'air d'être plus imprégné d'alcool qu'elle ne l'avait supposé. Elle jeta un regard alentour, inquiète. La conversation commençait à déraper.

- T'en a déjà assez fait, tu l'as déjà suffisamment souillée. Continua Ron, oubliant totalement les centaines de paires d'yeux autour d'eux.

- Ron !

Elle était scandalisée, il fallait qu'elle mette fin à ça. Elle sentit le regard insistant de Malfoy sur elle. Elle commençait à paniquer et tentait de poser ses yeux partout sauf sur lui. Il ne devait pas comprendre. Les chuchotements des spectateurs arrivèrent à ses oreilles. Elle devait arrêter d'être faible, elle était Hermione Granger. Elle se redressa, saisit Ron par sa cravate et planta son regard dans le sien.

- Tu as trop bu Ronald, ça suffit.

- Mais…

- Non ! Tu te donnes en spectacle, et tu me donnes en spectacle.

Il sembla dessouler un peu et prit un air de chien battu. Elle se radoucit un peu.

- Aller vient, on va rejoindre les autres.

Alors qu'elle tentait, tant bien que mal, de soutenir le rouquin, elle jeta un dernier regard en arrière. Malfoy la vrillait de ses prunelles d'acier. Son expression indéchiffrable bien en place. Après en avoir informé Harry et Ginny, elle raccompagna son petit-ami au Terrier.