Ho, ho, ho, bonsoir bonsoir ici Zody-Noël pour vous servir \o/

Cette année, à l'occasion du Secret Santa de l'évent de Noël 2020 du Forum Francophone MHA, je devais écrire un OS pour un.e autre participant.e. Et puisqu'iel a été très sage (tes livraisons de fanart ont su effacer tes moultes papillonages u.u xD) : je souhaite un très joyeux Noël à maon cher.e Taruna-chan ! Ta liste m'a donné l'occasion d'écrire sur des couples que je n'avais jamais appréhendé (parce que voui y'en a plusieurs), alors j'espère que cet OS te plaira x3

Un grand merci à Moira-chan pour sa bêta express, et aux copinous du Discord pour le soutien durant mes crises existentielles xD Un grand merci aussi aux modos pour ce si bel évent, et enfin, merci à Mercure et Tsuishin pour le nom des chats ! (et le fou rire qui s'en est suivi xD)

Je vous souhaite une bonne lecture !

Les personnages de My Hero Academia appartiennent à Kohei Horikoshi, mais l'histoire, elle, m'appartient.


Lorsqu'Hitoshi releva enfin ses yeux de son livre – le dernier tome d'une saga policière qu'il suivait depuis des années, il avait attendu l'instant où il le lirait pendant toute sa semaine – il réalisa que son petit ami était assis dans une position plus qu'étrange devant l'immense sapin qui décorait son salon.

Dos à lui, il ne pouvait voir son visage. Mais, le connaissant, il se doutait que Denki devait être dans une de ses fameuses crises existentielles, celles qui « court-circuitaient son cerveau », comme il aimait les décrire – une fois, il avait fixé son poisson rouge pendant plusieurs minutes, en se demandant très sérieusement s'il était possible qu'il ait un repas préféré. Alors, Hitoshi soupira et abandonna son bouquin à contrecœur. Il savait que dans ces situations, Denki avait besoin d'une oreille attentive pour débattre sur le sujet qui lui embrouillait la cervelle, et ce jusqu'à ce que ses questions aient obtenu des réponses et que ses doutes se soient dissipés.

Et ce soir-là, le problème qui semblait importuner le blond était l'immense sapin qu'il avait installé dans un coin du salon d'Hitoshi. Assis en tailleur face à l'arbre, son menton calé dans une de ses mains, Denki semblait l'avoir défié dans un concours de lancers de regards qu'il comptait bien remporter.

Pour comprendre ce qu'il se déroulait dans la maison d'Hitoshi, il fallait remonter presque un an en arrière, lorsque sa famille et lui avaient déménagé.

Quelques mois avant la rentrée scolaire, son père avait été muté dans une université où un poste de chargé de mémoire s'était libéré. Hitoshi savait à quel point son père aimait son travail, et il aurait pu être profondément heureux pour lui si ce nouvel emploi ne les avait pas contraints à laisser la préfecture de Miyagi pour s'installer dans celle de Tokyo, près de Musutafu. Certes, peu de choses les retenaient à Sendai ; Hizashi pouvait donner des cours de chant dans tout l'archipel, et en ce qui concernait le lycéen, il n'avait pas d'amis qui pleureraient son départ à chaudes larmes.

Et puis, au final, ils s'étaient presque tous habitués au climat tokyoïte. À ses sakura recouvrant les rues de fleurs roses, et à la foule qui menaçait de les avaler au moindre pas de travers. Shota semblait apprécier ses étudiants, tandis qu'Hizashi avait réussi à signer un contrat avec une émission télévisée. Quant à Hitoshi, il avait eu un peu de mal au début. Lui qui comptait jouer le rôle de l'élève silencieux dans son nouveau lycée, il s'était rapidement rendu compte que le silence était une notion totalement étrangère au lycée Yuei, et qu'il se ferait des amis qu'il le veuille ou non. Tout ça parce que Midoriya l'avait incrusté à une soirée d'anniversaire, et que les autres l'avaient trouvé sympa… M'enfin. Même s'il ne le lui avouerait jamais, Hitoshi lui devait une fière chandelle ; c'était à cette soirée qu'il avait remarqué un jeune blond rire aux éclats après qu'une amie à lui – Ashido – lui avait renversé du soda sur ses vêtements, et qu'il s'était promis de ne plus jamais le quitter des yeux.

Mais si ce fameux blond se trouvait désormais à fixer son sapin d'un air méfiant, c'était parce que le déménagement de la famille Aizawa-Yamada n'avait pas été un succès pour tous ses membres. Tandis que les trois hommes du foyer avaient fini par trouver leur place dans la mégalopole, la seule présence féminine de la famille ne cessait de regretter son ancienne maison, son ancienne école, son ancienne vie.

Si Shota et Hitoshi se sentaient très peu à l'aise dès qu'il s'agissait d'interagir avec le reste de l'espèce humaine, c'était d'autant plus le cas pour Eri. Du haut de ses six ans, la fillette s'enfermait fréquemment dans un mutisme total, à tel point qu'il arrivait régulièrement qu'on la pense muette. En réalité, elle était simplement très introvertie, et n'acceptait de parler qu'avec ses pères, son grand frère adoré et quelques rares privilégiés. Elle supportait très mal qu'on bouscule son quotidien ou qu'on l'oblige à se créer de nouveaux repères, et par conséquent, changer d'école avait été une épreuve très difficile. Même quasiment une année plus tard, Eri ne s'était toujours pas faite à cet énorme changement. Et à quelques semaines de son anniversaire et des fêtes de Noël, elle se sentait toujours aussi angoissée d'avoir déménagé.

De ce fait, Hitoshi avait décidé de prendre les choses en main, en lui faisant une surprise dont elle se rappellerait toute sa vie.

Seulement, le lycéen s'était trouvé face à un souci majeur : qu'est-ce qu'il était censé lui faire, exactement ? Il avait refusé l'idée de lui offrir un jouet alors que son anniversaire approchait. Il aurait vendu son âme au diable pour pouvoir lui offrir un chat – mais même si son père était fou de ces animaux, Hitoshi savait qu'il lui passerait un savon s'il ramenait un quatrième chat à la maison. Il s'était alors trouvé dans une totale impasse, incapable de trouver ce qui pourrait rendre sa petite sœur heureuse.

Et puis, Ashido avait eu l'idée du siècle.

« - Okkk les amis ! » Elle débarqua dans le salon dans son costume de Mère Noël, suivie de près par Jiro et Asui, dans la même tenue. « On a fini de suspendre les… Denki, qu'est-ce que tu regardes comme ça ?

- Je crois qu'il a encore court-circuité.

- Hé, je suis parfaitement fonctionnel ! » se défendit Denki en accordant une mine boudeuse à son amoureux, qui avait osé le diagnostiquer sans même le consulter. Puis, sans accorder la moindre attention aux filles, il fixa à nouveau l'arbre comme s'il se trouvait dans un vieux western. « Il y a quelque chose qui cloche avec ce sapin, mais j'arrive pas à savoir quoi !

- Hm, ça n'aurait pas un rapport avec la centaine de boules que tu lui as accrochées ?

- Maaais non ! Comme je le dis chaque année : il n'y a jamais assez de boules à Noël ! »

Il se reconcentra dans son observation de l'épicéa tandis qu'Hitoshi le regardait d'un air désespéré. Au pied de l'arbre, Denki avait placé un chemin de fer pour qu'un petit train télécommandé lui tourne tout autour. Il avait aussi fait attention à ce que les couleurs des guirlandes soient bien accordées, et surtout : il avait accroché des dizaines et des dizaines de boules en tout genre, ainsi que d'autres petites décorations.

Hitoshi n'avait jamais vu un arbre aussi resplendissant et aussi joliment décoré, son petit ami s'était dépassé sur ce coup-ci. Mais s'il disait qu'il manquait quelque chose, c'était forcément vrai ; et plutôt que de le contredire et le contrarier, il apposa un baiser tendre sur son front et le laissa à ses préoccupations. Il rejoignit Ashido et les autres, qui l'entraînèrent à l'extérieur.

« - Je te disais donc ! On a terminé de suspendre les illuminations sur le toit, Kirishima et Bakugo s'occupent de faire les derniers branchements. » Elle porta sa main vers ses lèvres pour se faire mieux entendre, puis éleva sa tête vers le sommet de la maison. « Les garçons, il va falloir se dépêcher !

- J'vais t'en foutre des « il va falloir se dépêcher », tête d'alien ! » Hitoshi vit Bakugo se pencher vers eux et son petit ami le retenir pour éviter qu'il ne tombe. « Est-ce que t'as une seule putain d'idée du froid qu'il peut faire ici ?!

- Encore quelques secondes et on a terminé Mina ! » lança Kirishima, après quoi il disparut à nouveau derrière le toit.

Il ne faisait pas encore totalement nuit, mais Hitoshi pouvait d'ores et déjà constater l'étendue des travaux qu'ils avaient tous accomplis en une journée. Les remparts de sa maison étaient ornés de guirlandes lumineuses à l'effigie du Père Noël, de son traîneau et de ses lutins. Des faux paquets cadeaux étaient disposés devant la porte d'entrée, où une couronne de gui était joliment suspendue. C'était à la fois une décoration chargée, mais très élégante, qui sublimait sa maison au lieu de la rendre ridicule. De son portail jusqu'au-devant de sa maison, des petits bonhommes de neige formaient comme une haie d'honneur, et Hitoshi sourit en pensant à la réaction d'Eri lorsqu'elle les verrait – nul doute qu'Atsui et Midoriya étaient responsables de leurs constructions, il n'y avait qu'eux pour travailler aussi rapidement.

Il en demeurait presque bouche bée. Entre l'intérieur et l'extérieur, ils avaient tous fait un travail d'orfèvre en un temps record. Il avait encore du mal à croire que tout cela était réel.

C'était ça, l'idée du siècle de la jeune fille : complètement métamorphoser sa maison pour les fêtes de Noël, et faire la surprise à Eri.

« - Ashido, c'est…

- Magnifique ? Grandiose ? Je sais ! » le coupa la jeune fille en gigotant dans tous les sens. « Et encore, tu n'as pas vu le résultat une fois la maison allumée ! Bon, pour ce qui est de la décoration d'intérieur, on a dû revoir nos prévisions à la baisse… mais l'extérieur est tellement superbe que je suis sûre que cela compensera ! »

Par « revoir nos prévisions à la baisse », Ashido sous-entendait qu'au lieu de rénover chacune des pièces de sa maison, ils s'étaient contentés du salon et de la chambre d'Eri. Hitoshi se sentait presque inutile, comparé à ses amis ; après tout, il s'était simplement contenté de fournir les décorations, après quoi il leur avait donné carte blanche. Mais au vu du résultat, il se disait qu'il avait bien fait de leur faire confiance. À coup sûr, Eri allait être aux anges.

« - Midoriya a fini de décorer la chambre, tu devrais retourner à l'intérieur pour voir où en est Denki. » lui conseilla Jiro. « Tes parents ne devraient pas tarder à arriver »

Et puisqu'elle avait raison, Hitoshi les laissa vérifier une dernière fois que tout était en ordre à l'extérieur pendant qu'il retournait à l'intérieur.

Lorsqu'il entra, il fut lui-même frappé par la beauté des décorations alors qu'il les avait observées toute la journée. Les encadrements des portes et des fenêtres étaient tous ornés de guirlandes vertes et rouges, qui permettaient de donner une ambiance festive sans pour autant surcharger toutes les pièces. En arrivant dans le salon, son regard fatigué balaya les décorations que Denki et Jiro avaient placées tout autour des meubles.

D'ailleurs, le blond semblait avoir trouvé ce qui clochait avec son sapin, puisqu'il se donnait du mal à accrocher l'étoile à son sommet en se hissant sur la pointe des pieds depuis le haut de son escabeau. Avant qu'Hitoshi n'aille l'aider, il réussit à la placer sur la branche la plus élevée, et tout fier de lui, il adressa un sourire enjoué à son petit ami.

Qu'il lui aurait sans doute rendu si, au même instant, un de ses chats ne s'était pas frotté à sa jambe et qu'il n'avait pas constaté la dernière bêtise de Denki.

« - … J'peux savoir ce que t'as foutu avec mon chat ?

- Bah quoi ? » lui répondit-il innocemment, comme un enfant qui ne réalisait pas l'erreur qu'il avait commise. Après avoir rangé l'escabeau dans la pièce d'à côté, Denki s'empara du chat et le porta à la hauteur d'Hitoshi. « Fallait bien que Biscotte soit dans le thème lui aussi ! Il a même pas l'air si traumatisé que ça en plus, regarde un peu sa petite bouille ! »

Le blond entreprit de caresser les moustaches du pauvre chat d'Hitoshi, que ce dernier s'empressa de récupérer entre ses bras en lançant un regard noir à son amoureux. D'accord, Biscotte semblait s'accommoder de… son bonnet et son manteau de Père Noël, mais ça n'empêchait pas qu'il devait être serré à l'intérieur et qu'il pouvait à tout moment s'étouffer avec une petite pièce ou quelque chose dans le genre.

« - J'espère que t'as laissé Mouflette et Éclair au chocolat tranquilles… » maugréa-t-il en retirant le costume de son chat.

Mais il eut à peine le temps de lui ôter son minuscule manteau que la troupe entière se rua à l'intérieur, comme si une menace extérieure leur faisait peur. Ils étaient tellement tous fidèles à leurs habitudes qu'Hitoshi ne comprit pas pourquoi ils étaient tous précipitamment rentrés dans la maison ; Bakugo criait sur tout le monde, Jirou et Midoriya tentaient de le calmer pendant que Kirishima et Asui les regardaient d'un air désespéré… Ils étaient tous là, sauf Ashido. Hitoshi n'eut même pas le temps de leur demander ce qu'il se passait qu'elle déboula dans le hall d'entrée en criant :

« - Ils sont là ! Cachez-vous ! »

Il y eut une seconde de réflexion, après quoi ils se dispersèrent tous pour trouver une cachette. Hitoshi vit Midoriya, Kirishima et Bakugo disparaître sous la grande table de son salon – il se demanda comment ces trois imbéciles pourraient garder le silence dans un espace si exigu, néanmoins, il ne les entendit pas se disputer. Il ne releva pas où est-ce que les trois filles partirent se planquer, mais elles avaient certainement dû prendre la direction de la cuisine. Quant à Denki et lui, ils étaient montés jusqu'en haut de ses escaliers, qui faisaient face à sa porte d'entrée ; il voulait être le premier à voir le visage de sa petite sœur.

Ils attendirent quelques minutes, dans le silence et le noir complet. Elles lui semblèrent interminables, lui qui n'attendait que le retour d'Eri pour qu'elle puisse profiter de sa surprise… L'espace d'un instant, il angoissa à l'idée que tout foire à la dernière minute, ou que les préparations ne soient pas au goût de la fillette. Et si elle trouvait ça trop gros, ou que cela ne suffisait pas à la réconforter ?

Tandis que ces doutes envahissaient son esprit, la porte d'entrée s'ouvrit. À l'instant où son père alluma la lumière, ils s'écrièrent tous d'une seule voix :

« - SURPRISE ! »

Comme il l'avait espéré, Hitoshi fut aux premières loges ; il vit la bouille de sa sœur se tordre d'incompréhension, pour ensuite s'éclairer de joie à la vue des décorations de Noël. Ses petits yeux tentèrent d'observer tout à la fois. Elle sautilla sur place en détaillant les guirlandes autour des encadrements des portes, et elle ne se précipita pas vers le sapin uniquement parce qu'elle remarqua son grand frère perché dans l'escalier. Le lycéen n'eut même pas le temps d'atteindre le bas des marches qu'Eri se suspendait déjà à son cou.

« - Totoshi ! » Un surnom qu'elle lui avait donné dans son enfance, lorsqu'elle avait encore du mal à prononcer son nom. Des années plus tard, elle l'appelait toujours ainsi. « C'est toi qui… »

Elle ne termina même pas sa phrase, tant elle s'émerveillait sur le décor. Hitoshi l'amena dans le salon pour qu'elle découvre le reste, et ils rirent tous de bon cœur en la voyant s'extasier autour du chemin de fer et du sapin qui devait faire au moins quatre fois sa taille. Face à son sourire qui ne cessait d'illuminer son visage, Hitoshi sentit son cœur s'emballer ; il était tellement fier de lui. Le bonheur de sa sœur avait toujours été sa principale préoccupation, et ç'aurait été mentir de dire que la voir si malheureuse ces derniers mois ne l'avait pas affecté. Mais ce soir-là, entouré de ses amis qui l'avaient aidé à accomplir l'exploit de décorer sa maison en à peine une journée, il se sentit presque aussi heureux que Eri. Et même s'il essayait de camoufler ses émotions, comme d'habitude, il ne pouvait retenir ses lèvres de s'étirer dans un grand sourire.

« - Tu as l'air de t'être donné du mal, fils. » Derrière lui, son père s'approcha et déposa une main sur son épaule. Ses cernes étaient terriblement creusés, il avait encore dû partir tôt au travail pour s'avancer sur ses cours. Mais Shota aussi semblait avoir du mal à cacher son enthousiasme. « Tu peux être fier de toi. »

Et évidemment qu'il l'était, il croyait n'avoir jamais été aussi fier de toute sa vie. Contrairement à son époux qui avait été bien plus sur la réserve que lui – comme d'habitude, finalement – Hizashi prit son fils dans ses bras et lui confia à quel point ils étaient heureux d'avoir un enfant aussi parfait et attentionné, et Hitoshi cessa d'écouter lorsque son père ne fit que répéter les compliments qu'il avait déjà dits.

Pendant ce temps, Eri avait trouvé refuge dans les bras de Denki, qui avait coiffé sa petite tête d'un chapeau de Noël. La petite fille s'entendait étonnamment bien avec son beau-frère, il était une des rares personnes avec qui elle acceptait de discuter et de passer du temps. Le blond semblait au moins aussi joyeux que l'enfant, si l'on se fiait à son immense sourire et à la manière dont il lui expliquait comment ils s'étaient organisés pour tout décorer. Denki était tellement beau lorsque son visage était éclairé d'une telle joie de vivre, Hitoshi pensait qu'il ne serait jamais capable de se passer d'un tel spectacle.

« - Et encore princesse, tu n'as pas tout vu ! » Denki avait pris l'habitude de l'appeler ainsi depuis qu'ils avaient passé une après-midi entière à regarder des Disney – Hitoshi gardait encore un souvenir amer de cette journée, le blond l'avait forcé à chanter Hakuna Matata avec lui. « Tu devrais aller dehors, il te reste une surprise ! »

Eri descendit de ses bras à toute vitesse pour rejoindre ceux d'Hizashi, et accompagnés des lycéens, ils sortirent pour admirer les dernières décorations. Hitoshi les observa sortir à la file indienne, et ses lèvres s'étirèrent encore plus ; il allait finir par avoir mal aux joues s'il continuait ainsi. Mais il avait encore du mal à réaliser qu'il avait des amis sur qui compter, lui qui avait toujours été très solitaire et bien trop méfiant. Il se sentait tellement chanceux d'être entouré d'eux…

« - Tu ne vas pas dehors avec les autres ? »

Denki, qui était resté à l'arrière, se pencha vers lui d'un air interrogateur. De toutes les rencontres qu'il avait pu faire au cours de cette année, le blond était – et de loin – la plus précieuse aux yeux d'Hitoshi. Au mois de mai, cela allait faire un an qu'ils étaient ensemble, et le lycéen avait l'impression de le connaître depuis des millénaires. Lui qui ne s'était jamais cru capable de se lancer dans une relation, il se sentait heureux comme il ne l'avait jamais été ; et il savait que Denki en était responsable. Il l'aimait si fort.

« - Si, j'y vais. Tu m'accompagnes ? »

Il n'eut pas à se répéter. Le blond empoigna sa main et l'entraîna dehors, mais Hitoshi insista pour rester sur le porche – il savait à quoi ressemblaient les illuminations, c'étaient les mêmes chaque année. Il préféra observer les visages éblouis de ses proches, qui portaient tous un immense sourire qui réchauffait son cœur. Hitoshi avait toujours été ce gamin étrange qui, au lieu d'observer le feu d'artifice, regardait les yeux des spectateurs ; il ne dérogea pas à la règle, ce soir-là.

Pendant ce temps, c'était son visage que Denki contemplait – se faisait-il les mêmes réflexions que son petit ami, au même moment ? Se sentait-il aussi chanceux que lui d'être à ses côtés ? Hitoshi n'en sut rien. Néanmoins, il se réfugia dans ses bras et se lova contre lui, dans un instant d'une tendresse infinie. Selon la tradition, ils s'embrassèrent sous la couronne de gui, gage d'amour et de santé pour leur jeune idylle. Lorsqu'ils s'éloignèrent l'un de l'autre, Hitoshi souriait encore ; c'en était à se demander s'il avait déjà autant souri, dans sa vie.

« - Joyeux Noël, Hitoshi.

- Joyeux Noël, Denki. »

Le blond lui rendit son sourire et ils se serrèrent dans leurs bras comme si leur vie en dépendait. Avant qu'ils ne comprennent quoi que ce soit, Kirishima et Ashido leur sautèrent dessus, et ils furent rapidement suivis de tous les autres, y compris de la famille du lycéen – Hizashi ne put se retenir de se joindre à une aussi belle démonstration d'amitié. L'étreinte amoureuse se transforma en câlin général, mais ainsi entouré de ses proches, Hitoshi se sentait extraordinairement bien. Il avait l'impression que rien ne pouvait lui arriver, s'il était entouré d'eux.

« - Joyeux Noël, tout le monde. »

Son père lui embrassa la joue tandis qu'ils se souhaitaient – un peu à l'avance – leurs meilleurs vœux de fin d'année. L'instant d'après, ils retournèrent à l'intérieur pour profiter de la fin de soirée ensemble, autour de l'immense sapin de Denki et de toutes leurs décorations de Noël.


Tadaaam, c'est terminé ~ J'espère que cet OS vous a plu (surtout à toi Taru', j'espère que tu es content.e de ton cadeau x3) et que vous avez passé des fêtes aussi joyeuses que celles d'Hitoshi et de Denki, malgré l'étrange situation dans laquelle nous sommes. Je vous souhaite à tou-te-s une bonne fin d'année et - un peu en avance - une bonne année 2021 ! A très vite !

Des bisous,
Zodiaaque.