Hello ! Maintenant que mes examens sont terminés, je peux enfin me concentrer sur l'écriture !
Voici donc une nouvelle petite histoire qui sera terminée en 5 chapitres. Elle se concentre sur nos jumeaux préférés ! J'espère que ce premier chapitre vous plaira ! Bonne lecture !
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Chapitre 1 : Cauchemar ou mémoire ?
Fred se réveilla soudainement, un cri coincé dans la gorge, le visage en sueur, la respiration haletante. Il reprit peu à peu le contrôle de sa respiration et sortit doucement du lit, prenant garde à ne pas réveiller son épouse. Il descendit au rez-de-chaussée de leur petite maison à deux niveaux et se dirigea vers la cuisine, il avait besoin d'un grand verre d'eau pour calmer les derniers vestiges de ce rêve pourtant si réel. Alors que l'eau coulait, rafraîchissante, dans sa gorge, il sentit deux mains se placer sur son torse nu et une tête blonde et féminine s'appuya contre son épaule, dans son dos. La voix ensommeillée de son épouse s'éleva dans la cuisine à peine éclairée :
« Encore un cauchemar ?
Maëllis et lui s'étaient rencontrés à l'hôpital alors qu'il était le patient et qu'elle était la médecin, ils s'étaient mariés cinq ans plus tard en découvrant que leur enfant grandissait dans le ventre de la jeune femme. Fred se passa une main dans les cheveux, se retourna et attira sa femme dans ses bras, tout contre lui :
- Oui. Je ne sais pas… je ne sais pas ce que ça veut dire. Je vois des attaques. Les gens attaqués me sont vraiment familiers mais j'arrive à peine à placer des noms sur leurs visages. Je crois que c'était une guerre. Une guerre entre sorciers. Pourquoi ai-je tout oublié ?
Maëllis passa tranquillement ses doigts dans ses cheveux, attirant son époux encore plus contre elle et murmura :
- Cela arrive souvent quand une personne a subi un traumatisme, notre cerveau, comme mécanisme de défense, nous fait oublier ce qui a causé le traumatisme. Il relâche les souvenirs seulement quand il juge la personne prête à les encaisser. Il y a eu des guerres dans le monde moldu aussi, il a dut y en avoir dans le monde sorcier.
Fred se laissa entraîner sur une chaise alors que Maëllis, Mallys comme il la surnommait, s'affairait à préparer un chocolat chaud. Voilà seize ans qu'il avait rencontré cette femme, alors qu'il avait perdu l'intégralité de ses souvenirs, oubliant jusqu'à son propre prénom, elle avait été sa lumière. Il ne se souvenait toujours pas de son nom de famille alors, lors de leur mariage, il avait pris celui de Maëllis, Wilson. Sa femme le rejoignit, une tasse fumante dans ses mains, elle la posa devant lui et demanda :
- C'est depuis qu'on a reçu cette lettre… tes cauchemars semblent empirer.
Fred jeta un coup d'œil à la lettre en question. Elle semblait innocente avec les quelques mots écrits à l'encre bleue :
Margaret Ginny Wilson,
La 2e chambre au premier étage
21 avenue Geoffrey Chaucer
Manchester
Plus tôt dans la semaine, le 15 mai, lors du onzième anniversaire de leur fille unique, ils avaient reçu une lettre d'une école appelée Poudlard pour les enfants sorciers et Fred n'avait fait que des cauchemars depuis. Il déclara lentement :
- Je pense… je pense que Poudlard a été mon école. Je pense que c'est là-bas que j'ai étudié la magie.
Maëllis écarquilla les yeux en prenant la main de son mari et elle murmura doucement :
- Si tu y vas, tu auras peut-être les réponses à tes questions. Peut-être même que tu retrouverai ta famille !
Fred secoua la tête :
- Ce n'est pas possible Mallys. Mes rêves… je vois chacun d'entre eux être attaqués et les attaques étaient mortelles ! Merlin, j'ai vu un homme se faire mordre trois fois par un serpent venimeux ! Il n'aurait pas pu survivre. J'ai vu quelqu'un d'autre se faire attaquer au visage par un loup-garou ! Il ne peut pas être en vie !
La jeune femme se mordit la lèvre et osa :
- Et George ?
Fred se tendit instantanément. George était un sujet délicat, au début de sa convalescence, Fred était persuadé qu'il s'appelait George mais il avait fini par réaliser qu'il appelait quelqu'un d'autre George que 'George' l'appelait Fred ou Freddie. Fred savait, instinctivement, que George lui était extrêmement précieux mais il était incapable d'expliquer pourquoi. Parler de George était probablement le seul moyen de pousser Fred à chercher des réponses. Mais le rouquin n'était rien si ce n'est extrêmement têtu ! Il répliqua :
- Je… je ne préfère pas Mallys. Je ne veux pas avoir de faux espoirs. J'ai aussi des cauchemars où George est blessé… je ne pense pas qu'il soit encore en vie.
Son épouse répliqua :
- Fred, ce sont des cauchemars. Je ne dis pas qu'ils ne sont pas réels ou qu'il n'y a pas un fond de vérité en eux mais il y a aussi un fond de mensonge. Les rêves se nourrissent de nos peurs et de nos angoisses inconscientes. Les personnes que tu vois être attaquées l'ont sûrement été mais peut-être que tes rêves rendent les attaques plus violentes qu'elles ne l'ont été en réalité. Peut-être que tu as encore de nombreux membres de ta famille, là-dehors mais tu ne le sauras jamais si tu n'essaies pas de chercher des réponses.
Fred haussa les épaules, bien décidé à ne pas répondre. Maëllis n'avait pas ses cauchemars, elle ne voyait des personnes se faire attaquer, torturer et être à deux doigts de la mort toutes les nuits. La discussion s'interrompit quand des petits pas se firent entendre dans l'escalier. Les deux parents levèrent la tête d'un même mouvement et sourirent tendrement à leur fille qui entra dans la cuisine en se frottant les yeux, son renard en peluche toujours serré dans ses bras. Elle se frotta les yeux et s'avança jusqu'à son père avant de monter sur ses genoux et de se blottir tout contre lui. Fred eut un sourire amusé et l'entoura de ses bras avant de dire doucement :
- J'en connais une qui n'est pas du matin.
L'enfant grommela :
- Tu peux parler papa, t'es comme moi !
Fred rigola doucement en passant ses doigts dans les longues mèches rousses de sa fille. Margaret, surnommée Maggie, était leur seule fille, rousse aux yeux bleus avec les traits de sa mère, elle était aussi facétieuse que son père et intelligente et passionnée que sa mère. La petite fille plongea ses prunelles bleues dans celles, identiques, de son père et lui demanda :
- Papa ? Tu veux bien me parler un peu de la magie ?
Fred cligna des yeux, eut un sourire un peu tendu et déclara :
- Je peux essayer. Que veux-tu savoir ?
- Tu étais doué ?
- Je ne sais pas trop. Je n'ai pas beaucoup de souvenir de cette époque tu sais ma chérie.
La rouquine hocha la tête et demanda :
- Tu penses… tu penses que ta famille aura aussi des enfants à Poudlard ?
Fred se tendit et répondit :
- Je n'en sais rien Maggie. Je n'ai aucun souvenir de ma famille. Les rares souvenirs qui me reviennent sont tous des attaques, des batailles ou des morts. Ce ne sont pas vraiment des souvenirs heureux.
Sa fille fronça les sourcils :
- Mais… tu dois bien avoir des souvenirs heureux !
- Oh oui, le jour de ta naissance a été l'un des plus beaux jours de ma vie. À égalité avec le jour où j'ai épousé ta mère.
Margaret eut un petit rire plein de joie qui arracha un sourire à son père avant de continuer :
- Mais je veux dire, avant… avant ta rencontre avec maman… tu n'as pas de souvenirs ?
- Très peu… je n'ai qu'un souvenir heureux mais je n'arrive pas à le comprendre. Je rêve d'un immense magasin aux murs violets… un mannequin ensorcelé fait sortir un lapin de son chapeau… il y a plein de produits de toutes les couleurs à l'intérieur mais je ne sais pas ce que vend ce magasin exactement, ni pourquoi je me souviens de ça précisément. Je suppose que ce magasin a été important pour moi mais je ne me souviens même plus du nom de la boutique.
Margaret laissa sa tête reposer contre l'épaule de son père, un peu triste que son papa n'ait aucun souvenirs d'enfance.
Maëllis demanda soudain :
- Comment va-t-on faire pour les affaires de Margaret ? Tu ne veux pas aller sur le Chemin de Traverse… j'ai dit correctement ? Enfin, tu ne veux pas y aller mais je suis moldue…
Fred lui sourit :
- Ne t'inquiètes pas. Je vous y emmènerai mais je retournerai à la maison ensuite. Je vous ferai un plan avec ma mémoire vacillante et ça devrait aller. Vous pouvez toujours demander de l'aide, en général, les sorciers aident facilement les autres. Évite juste de demander aux gens qui sont richement habillés, ce sont pour la plupart des sangs-purs et certains d'entre eux n'ont pas une bonne opinion des personnes sans magie.
Maëllis fronça les sourcils :
- Mais tu es un sang-pur non ?
- Je… crois oui. Mais tous les sangs-purs ne sont pas pareils. Je dis juste que la majorité acceptera de t'aider et qu'il existe une minorité qui refusera de le faire simplement parce que tu n'es pas de ce monde.
La jeune femme se mordit nerveusement la lèvre et déclara :
- D'accord, on devrait pouvoir s'en sortir mais… s'il-te-plaît… réfléchis. Tu t'appuies sur des 'peut-être négatifs', tu es convaincu que ta famille est détruite mais… si elle ne l'était pas ?
Fred secoua la tête :
- Je ne pense pas que des membres de ma famille soient encore en vie. Pas après ce dont je rêve. »
Maëllis soupira mais elle savait reconnaître sa défaite. Pour le moment en tout cas.
Deux heures plus tard, armées d'un morceau de parchemins où étaient inscrits les noms des magasins par lesquels passer, Maëllis et Margaret furent déposées au Chemin de Traverse par Fred qui refusa d'y rester plus d'une minute.
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Voilà ! C'est tout pour ce premier chapitre ! Dites-moi ce que vous en avez pensé s'il-vous-plaît !
Rendez-vous mercredi prochain pour le 2e chapitre !
A bientôt !
