Hello ! Alors je sais que j'avais dit tous les mercredis mais j'ai pu prendre de l'avance et donc avancer cette histoire que j'ai presque fini, je travaille actuellement sur le 5e et dernier chapitre.

Merci beaucoup à tous ceux et toutes celles qui lisent, suivent ou mettent en favoris mon histoire ! C'est vraiment encourageant pour moi !

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira ! Bonne lecture !

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Chapitre 2 : Le Chemin de Traverse

Maëllis avait du mal à en croire ses yeux, jamais elle n'aurait pu imaginer qu'un tel monde se cachait. Le Chemin de Traverse était rempli de différentes boutiques de toutes les couleurs, les gens qui déambulaient dans l'allée étaient habillés de longues robes colorés, de capes ou même de chapeaux pointus, des hiboux volaient, portant tous des lettres et Margaret, à ses côtés, s'extasiaient d'une joie enfantine. Maëllis lut alors les indications de son mari et repéra le premier bâtiment qu'il lui avait indiqué : Gringott, la banque des sorciers. Fred avait mentionné qu'il avait déjà un compte au nom de Wilson puisqu'il travaillait essentiellement dans le monde magique. Même s'il travaillait beaucoup à la maison, il avait décider d'écrire des histoires à la naissance de leur fille. Il disait souvent qu'il lui manquait quelque chose et il avait toujours été très inventif, créatif. C'était donc une bonne carrière mais pas forcément celle qui désirait vraiment.

Elle secoua la tête pour se concentrer et fit face à l'imposant et à l'étrange poème qui surplombait l'entrée de la banque :

Entre ici étranger, si tel est ton désir.

Mais à l'appât du gain, renonce à obéir.

Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,

de sa cupidité, le prix devra payer.

Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,

d'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,

Voleur tu trouveras, en guise de richesse,

le juste châtiment de ta folle hardiesse.

Maëllis entra alors, tenant fermement la main de sa fille dans la sienne et dut s'arrêter un instant, subjuguée par la beauté du lieu, les murs et les colonnes de marbre, le carrelage et le plafond en voûte aux milles et une couleurs et gravures. Les bureaux, tenus par les gobelins, étaient alignés les uns à côté des autres et Maëllis trouva facilement un guichet libre vers lequel elle s'avança. Fred lui avait parlé des gobelins et comment se comporter avec eux. Elle s'avança bravement et demanda :

« Bonjour maître gobelin puisse votre ne jamais cesser de couler…

sa voix était hésitante mais la formule de respect et cela lui valut l'intérêt du gobelin en face d'elle :

- Et puissent vos coffres ne jamais se vider madame. Que puis-je faire pour vous ?

Maëllis sourit en comprenant qu'il lui avait rendu la politesse, elle expliqua brièvement :

- Je souhaiterai retirer de l'argent de mon coffre, au nom Wilson.

- Avez-vous votre clé ?

Elle sortit la petite clé en or que son mari lui avait confié le matin même :

- Très bien. Gornuck va vous conduire. »

Elles furent entraînées à la suite d'un autre gobelin qui les fit monter dans un wagon et Maëllis crut s'évanouir alors que Margaret éclatait de rire. Arrivées au coffre, elle fut d'abord surprise par la jolie somme entassée dans la voûte avant de se rappeler le cours de conversion que lui avait donné Fred. Suivant les conseils de son amour, elle prit 40 gallions et 60 mornilles ce qui équivalait à 371 livres sterling.

Leur premier arrêt, après la banque, fut la boutique de Mme Malkins. Une sorcière assez âgée vint à leur rencontre :

« Bonjour… que puis-je faire pour vous mesdames ?

- Bonjour… ma fille entre à Poudlard en septembre et elle a besoin de l'unifome…

- Oh oui bien sûr, pas de problème, eh bien jeune fille, vous allez vous installer sur ce tabouret que je prenne vos mesures. »

Margaret obéit et regarda tout autour d'elle, plus curieuse que jamais. Maëllis finit par ajouter quelques tenues quotidienne pour sa fille et elles payèrent : 6 gallions et 15 mornilles. Voyant un magasin de valises, Maëllis y entraîna sa fille, au moins, elle pourrait ranger leurs achats. Cette fois, ce fut un sorcier qui vint les accueillir :

« Bonjour mesdames, que puis-je faire pour vous ?

- Bonjour, ma fille recherche une valise pour Poudlard…

- Oh, j'ai ce qu'il vous faut…

Il leur apporta une valise :

- Cette valise a quatre compartiments, un pour les habits, un pour les livres, un pour les affaires de potion et un pour les effets personnels. Il y a les sorts basiques mis en place : anti-humidité, anti-feu, charme de légèreté et bien sûr sortilège d'extension. Nous pouvons rajouter un sort pour faire en sorte que seule votre fille puisse ouvrir sa valise, cela fera 1 gallion de plus.

Maëllis et Margaret échangèrent un regard et la mère demanda :

- Combien vaut la valise ainsi ?

- 8 gallions et 12 mornilles. Si vous voulez le sortilège en plus, cela fera 9 gallions et 12 mornilles. »

Maëllis fit rajouter le sort et paya les 9 gallions et 12 mornilles avant de ranger les robes dans la valise. Elles passèrent ensuite chez l'apothicaire qui, très pratique, avait déjà la mallette des premières années préparées ainsi que le chaudron, le tout pour 10 gallions. Margaret s'émerveillait de tout ce qu'elle voyait et resta un long moment plantée devant la devanture du magasin de quidditch. Maëllis sourit doucement, Fred avait été capable de lui parler du sport sorcier mais incapable de dire s'il avait un jour joué au quidditch. Finalement, Maëllis parvint à entraîner sa fille dans la librairie sorcière et Margaret relut sa liste de livres :

Le livre des sorts et enchantements niveau 1 de Miranda Fauconnette

Histoire et Origine de la magie de Myrianna Hawking

Magie théorique de Adalbert Lasornette

Manuel de métamorphose à l'usage des débutants de Emeric G. Changé

Milles herbes et champignons magiques de Phyllida Augirolle

Potions magiques de Arsenius Beaulitron

Vie et habitat des animaux fantastiques de Norbert Dragonneau

Défense Contre les Forces du Mal : les reconnaître, s'en protéger de Logan Euston

Étude du monde magique et de la société sorcière de Sheila Hall

Le monde moldu : son origine et son développement de Max Miller

Margaret fronça les sourcils :

« Pourquoi il y a un livre sur le monde moldu ?

Un libraire l'entendit et expliqua :

- Poudlard n'est-ce pas ? C'est un cours qui a été introduit à la fin de la guerre. Tous les élèves de la première à troisième année ont des cours relatant l'histoire et le développement des sociétés sorcières et moldues. Ceux qui vivent dans le monde sorcier ignorent trop de choses du monde moldu et cela crée souvent des accidents ou des préjugés, de l'autre côté, les né-moldus qui arrivent dans notre société, ne connaissent rien au monde sorcier, son gouvernement, les institutions importantes, comment il est dirigé etc., ils sont souvent perdus et, généralement, finissent par retourner dans leur monde à la fin de leurs études. Ces deux cours ont été mis en place pour faire comprendre aux élèves qu'un monde n'est pas meilleur que l'autre. Ils ont tous leurs points forts et leurs points faibles. Ça amène la réflexion et tous les élèves peuvent intervenir pour partager leurs connaissances.

Il leur amena tous les livres pour Poudlard et déclara :

- Ces livres sont à 8 gallions et 12 mornilles. Vous pouvez bien sûr en ajouter d'autres mais ceux-là sont ceux demandés pour Poudlard. »

Maëllis le remercia, paya et entraîna de nouveau sa fille dehors. Elles se dirigèrent vers la petite boutique d'Ollivander pour acheter la baguette et Margaret tremblait presque d'excitation. La boutique semblait sortir d'un autre temps et avait un charme bien à elle. Le gérant surgit devant elles, un vieil homme aux cheveux blancs et aux yeux gris perçants.

« Bienvenu, une baguette pour Poudlard je suppose ?

- Oui, c'est cela… Mr Ollivander ?

- C'est moi-même. Allons-y miss, de quelle main tenez-vous votre baguette ?

- Euh… je suis droitière ?

- Parfait, tendez le bras devant vous.

Il sortit un mètre et prit des mesures plus rocambolesques les unes que les autres avant de lui faire essayer plusieurs baguettes mais aucune ne réagit. Au bout d'une bonne vingtaine d'entre elles, il lui en passa une faîte dans un magnifique bois blanc et des petites étincelles, semblables à un petit feu d'artifice, en jaillirent et Ollivander :

- La voici donc, bois de chêne blanc et crin de licorne. Une baguette qui possède des affinités avec les personnes loyales, sensibles et avec la nature. Le crin de licorne renforce la loyauté et promet une grande puissance magique, en particulier pour les sortilèges et la défense. C'est une bonne baguette. Cela fera sept gallions. »

Maëllis paya et Margaret l'entraîna dans la ménagerie magique, désireuse d'avoir un animal pour sa nouvelle école. La future étudiante en sorcellerie resta un moment à regarder les chouettes et hiboux avant que sa mère lui rappelle :

« Nous avons déjà un hibou tu sais ? Tu n'as quand même pas oublié Poivre ?

Margaret sourit tout bas, se rappelant les premières semaines de cohabitation entre Poivre et sa mère. Poivre faisait tout pour se faire accepter par sa nouvelle famille mais Maëllis avait mis plusieurs mois à se faire à l'idée que les hiboux distributeurs de courriers existaient vraiment. Les premiers jours, elle faisait à chaque fois tomber quelque chose quand Poivre arrivait en volant dans la pièce. Une fois, agacée, elle avait tenter de chasser le hibou, l'avait effrayé, et c'était retrouvé avec des morceaux de bacon plein les cheveux. Son père avait été mort de rire toute la journée… et avait dormi sur le sofa la nuit venue. La fillette répliqua :

- Je ne l'ai pas oublié mais je ne peux pas l'emmener avec moi. Comment je vais faire pour vous écrire ?

- Tu as oublié ce que t'as dit ton père ? Poudlard a une volière, tu pourras utiliser un des hiboux de l'école. Tu n'es pas obligée de prendre un oiseau. »

Cela dit, Margaret bifurqua vers l'aile du magasin qui abritait les chatons. L'un d'eux, tout noir avec quelques tâches de blanc, vint immédiatement à sa rencontre pour lui lécher les doigts. La jeune femelle fut instantanément adoptée et baptisée Réglisse.

Alors qu'elles s'apprêtaient à quitter l'allée sorcière, Margaret fut attirée par un autre magasin et s'écria :

« Maman regarde ! »

Maëllis tourna la tête pour voir ce qui avait attiré le regard de sa fille et pâlit brutalement.

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Voilà ! J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu !

Le poème de Gringott est, bien sûr, tiré de l'œuvre !

Je vous donne rendez-vous mercredi pour le 3e chapitre !

A bientôt !