La Danse de l'Eau

Genre : Slash (relations entre hommes) et futur Crossover.

Note Auteur : Non, n'ayez crainte, je n'oublis pas "Sacrifice" car cette fiction est écrite par pur plaisir.

Disclaimer : Tout m'appartient (Mwahahahaha !) sauf les personnages (Et minceuh).

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Un grand merci :

à manganiark (na, ce n'est pas Pokemon ^^ mais si tu trouve, je t'offre un crossover !), à Neko (Je t'assure que Shun n'est pas encore au bout de ses surprises sur ce nouveau monde), à Hroicfantasyfan (Voilà la suite ^^) et à tous ceux qui m'ont laissé des reviews en se connectant !

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Bonne Lecture !

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Chapitre 3

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Lentement, Shun se réveilla. Sa tête était douloureuse ainsi que ses poignets qui étaient maintenus par des cordes. Le souffle glacial du vent le fit frissonner et il ramena ses jambes contre sa poitrine en quête d'une quelconque chaleur. En vain.

Accablé, il leva sa tête vers la lune qui brillait intensément. C'était la pleine lune et les hommes qui l'avaient enlevé profitaient de cette lueur pour attendre plus vite leur destination.

Balloté par le mouvement de la carriole transportant sa cage, Shun reporta son regard sur les plaines de sable qui avaient remplacé celles verdoyantes.

En écoutant ses bourreaux, il découvrit leur destination ou du moins la sienne. Cela faisait plusieurs jours qu'il avait pénétré cette zone désertique pour atteindre le plus grand marché d'esclave du pays. C'était un endroit d'où l'on ne revenait jamais.

Soupirant, Shun regarda avec dégoût le peu de vêtements salis et déchirés qu'il lui restait. À ce stade, on pouvait carrément dire qu'il ne lui restait que des haillons. Le vent s'amusait à démontrer le peu d'utilité des bouts de tissus en caressant sa peau et de la buée quitta ses lèvres lorsqu'il ouvrit la bouche.

Voulaient-ils le faire mourir de froid ?

Un reflet bleu attira son attention. L'un des hommes au dos de son cheval vérifiait les cages les unes après les autres, remontant de plus en plus vers lui. Shun se recroquevilla contre les barreaux de bois cherchant à se protéger des coups qui risquaient de suivre. Il faut dire, qu'après trois tentatives de fuite se résultant par une séance punitive à coup de fouet, Shun était devenu le souffle douleur des trafiquants.

L'homme se rapprocha et regarda le jeune homme en fronçant les sourcils.

« Lève ta tête. »

L'ordre claqua attendant d'être exécuté et Shun y obéit de mauvaise grâce.

Il dévoila son visage marqué par le sang et la crasse. Aucune trace de larme n'était présente, car même sous la douleur il n'avait pas pleuré. Jamais il ne s'abaisserait à montrer cette faiblesse.

Ses yeux émeraude rencontrèrent ceux bleus d'un des hommes qui avait détruit sa vie. Des courts cheveux bruns et des yeux bleus qui semblaient vouloir vous glacer sur place ainsi qu'une chaude tunique également bleue.

Un jour il se vengerait, mais pour le moment il était bien trop faible. Doucement Shun baissa ses yeux en signe de soumission et l'homme continua son inspection des autres cages.

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OoOoo

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Fatigué, Shun se frotta les yeux en essayant de rester éveiller. Une nouvelle journée s'annonçait et elle ne serait pas plus réjouissante que les autres.

Adossé à une des parois de sa cage, il voulut dégourdir ses jambes, mais les entraves présentes à ses chevilles restreignaient lourdement ses gestes le forçant ainsi à oublier son idée. Soupirant, il jeta un coup d'oeil négligent sur les gens qui vagabondait autour des cages avant de revenir fixer les chaînes qui le retenaient et qui avaient remplacé les cordes.

Comment croire que ces simples bouts de métal aspiraient tous son cosmos ?

Les genoux ramenaient contre lui, il montrait un désintérêt flagrant face aux acheteurs potentiels.

Son comportement lui avait valu de nombreuses punitions et la douleur qui irradiait de son bras droit en était le résultat. La plaie était profonde, mais nul n'avait semblé jugé bon de soigner. Un nouveau soupir d'ennuis lui échappa. Il savait qu'il ne pouvait aller contre son destin d'esclave.

Ce n'était qu'une question de temps.

Le soleil avait atteint le zénith lorsque la porte de sa cage s'ouvrit. L'un des marchands l'attrapa par le bras pour le tirer vers la sortie en appuyant sur sa blessure.

« AÏE ! » s'écria brusquement Shun foudroyé par la douleur de sa plaie.

Énervé devant ce qu'il interprétait comme de la rébellion, le marchand tira deux fois plus fortement sur son bras en grognant.

« Viens immédiatement ici ! »

Shun ne pût que suivre de son mieux le mouvement qu'on lui infligeait avant de se sentir relevé et de chercher à retrouver un certain équilibre. Après les longs jours passés en position assisse dans sa cage, ses jambes avaient du mal à le soutenir.

Voyant l'esclave debout, mais qui restait figé, l'homme se retourna vers lui et lui assena une violente gifle.

« Dépêche-toi d'avancer, je n'ai pas que ça à faire ! » Siffla-t-il en tirant d'un coup sec sur la chaîne qui maintenait Shun par les poignets.

Étourdi, Shun se laissa entrainer par le marchand.

« Il est temps de voir ce qui se cache sous ces tissus ! »

Shun poussa un long grognement qui fit reculer son vendeur. Fronçant les sourcils, Shun se débattit, donnant des coups à l'aveuglette et mordant tout ce qui passait à la porter de sa bouche.

Finalement, il fallut l'aide de quatre autres gardes pour le maintenir le temps que le marchand sorte une dague.

Le chevalier d'Andromède poussa un cri de rage lorsque ses vêtements furent tranchés et qu'ils tombèrent en lambeau sur le sol.

Sans qu'il ne puisse bouger, l'un des hommes apporta un jet d'eau glacé et l'arrosa sans ménagement.

Les yeux écarquillés, tremblant de froid, Shun se vit rapidement séché, soigné et vêtit d'une tunique blanche qui lui arrivait à mi-cuisse.

D'abord surpris par ce traitement de faveur, il comprit bien vite que son heure était venue.

Un haut dignitaire devait arriver afin de découvrir leur pièce rare, lui en l'occurrence même s'il ne comprenait pas ce qu'il avait de spécial. Il serait plus que mal vu s'il se présentait couvert de poussière dans des loques remplies de sang et puant plus que certainement.

Une fois prêt, Shun fut conduit par deux gardes devant une porte d'où filtrait de deux voix. La gorge nouée, il déglutit avec difficulté sa salive lorsque l'un des gardes cogna sur la cloison en bois qui le séparait de son destin. Un frisson le parcourut quand une voix horriblement froide et autoritaire résonna à son oreille.

Dès que la porte fut ouverte, le deuxième garde tira d'un coup sec sur la chaîne qui entravait son cou l'obligeant à avancer brusquement et à rentrer dans la pièce. Se contentant de suivre les tiraillements de sa chaîne, Shun avança en gardant la tête baissée essayant de retrouver un semblant de calme. Une forte pression sur son épaule le força à s'agenouiller sur le sol où il attendit la suite des événements.

Le silence plana quelques instants avant d'être remplacé par le tintement de talons sur le sol.

Une botte de cuir noir se plaça dans le champ de vision de Shun avant d'être rejointe par sa consoeur et de disparaître. Ne sachant pas vraiment ce qu'il devait faire, Shun resta immobile pendant que l'homme tournait tel un prédateur autour de lui avant de lui refaire face.

Soudain, on le poussa sans douceur dans le dos et, se trouvant déséquilibré, il tomba au pied de l'homme manquant d'embrasser ses bottes. Sa plaie se rouvrit et Shun retint tant bien que mal un cri de souffrance ; qui il le savait lui causerait plus d'ennuis.

Se relevant difficilement et gardant sa main gauche plaquée sur son bras droit au niveau de sa plaie afin de restreindre l'écoulement du sang qui tentait de s'échapper, Shun se trouva confronté à un regard vert métallique.

L'homme qui le fixait d'un air de pure folie s'imposait par son habit militaire semblant à ceux des samouraïs. Une barbe grise et des cheveux blancs trônaient sur son visage renforçant ses traits sévères.

Sans plus s'occuper de lui, l'homme se tourna vers les marchants qui étaient restés en retrait.

« Je ne regrette pas cette affaire. Il est parfait ! »

Il sortit deux bourses d'or de sa poche et les lança négligemment au marchand qui les rattrapa aussitôt avant de s'empresser de les soupeser et de faire un signe à ses gardes montrant la validité de la transaction.

« Ce fut un plaisir Général de vous contenter. » Déclara-t-il en tendant une lourde chaîne au Général.

Celui-ci l'attrapa et remonta son fil jusqu'au collier présent autour du cou de son nouvel esclave qu'il contempla d'un oeil satisfait. Tirant brusquement sur la chaîne, il l'entraina à l'extérieur et le fit rentrer sans la moindre douceur au sein d'un fiacre qui repartit une fois qu'il se fut installé à l'intérieur du véhicule.


A Suivre !

Et voilà ! Heureux ?

Dans le prochain chapitre vous aurez enfin plus de détail sur la condition de Shun.

Malgré tout, j'avoue être curieuse de vos suggestions : alors dans quelle galère s'est mis (sans le vouloir) notre chevalier ?

Un cadeau à ceux qui trouveront !