Bonsoiiir !

Comment ça va ? La forme ? :)

Je suis vraiment contente de voir que cette histoire semble plaire, vraiment, j'ai le smile ! Pas trop de blabla, je me dépêche de poster parce qu'il est tard, et je vous laisse au chapitre !


Un petit mot de ma super bêta : " Mon chapitre préféré jusqu'à présent ! Je ne m'en remets toujours pas tellement il est parfait J'espère que vous l'aimerez autant que moi "


Merci à tout ceux qui ont mis cette histoire en favori ou qui la suive, tout simplement : AdenMalfoy, Andrea8562, Hayato Delmas, La Banshee, Maiwenn35, cendres ainsi que Ekphrasys, Lintuu, Lithium Sodium, Peur et Oublie, Tigrou19, Wisyo, Yareh'a, bebidoo2, lovely love to lie, magiehp et severine32. Vous êtes géniaux !


RAR :

Yukino : Merci beaucoup pour ta review ! Je suis ravie de voir que ça commence bien :p ! Je sais, je suis une sadique en puissance, mais ce chapitre te soulagera de ta peine, j'espère ! :p

sublimo : Oh mon dieu, est-ce que je peux me sentir privilégié ? Parce que là, nan, c'est obligé ! :D Merci merci merci ! Mes chevilles ont trop gonflés haha. Mais vraiment, je suis super contente de lire des mots aussi adorable ! J'espère que tu es là pour lire ça, et que ce chapitre te plaira ! A bientôt j'espère ! Et DRARRY POWER ! :D


Chapitre 2


Narcissa lui donnait toujours des draps en soie lorsqu'il partait à Poudlard. Elle lui disait qu'ainsi, il dormirait mieux.

Mais il ne dormait plus. Dès qu'il osait fermer les yeux, le visage de Voldemort venait le hanter, sa voix glaciale et sifflante, son regard carmin, ses promesses de mort s'il venait à échouer à sa mission.

Il se relevait dans son lit, incapable d'arrêter les tremblements qui s'emparaient de son corps, une sueur froide glissant le long de son dos, interminable. La respiration lourde et hachée, il attrapait ses genoux entre ses bras, se mordait la lèvre et attendait que l'épuisement l'atteigne aux lueurs de l'aurore.

Il pensait pouvoir y arriver, mais l'angoisse le submergeait à chaque fois qu'il avait le temps de penser à ce que lui avait demandé Voldemort. Ses mots le rongeait, l'isolait, l'effrayait.

Les rares fois où il croisa Potter dans la semaine ne suffirent pas à le sortit de l'abime dans lequel il s'enfonçait. Dès le moment où il avait mis les pieds dans l'école, une terreur sourde l'avait envahi, et il n'avait savouré qu'avec peu de fierté son attaque contre le survivant. Plus rien n'avait de goût.

Il avait trouvé l'armoire. Et il s'était senti complètement inutile, ne sachant que faire, lançant des sorts au hasard pour essayer de comprendre, de savoir ce qui n'allait pas avec l'objet.

Chaque soir, il se rendait dans la salle sur demande, et restait assis, des heures durant jusqu'à ce que ses jambes engourdies le forcent à se lever et à retourner à son dortoir.

C'était là qu'il avait entendu les pas lourds et précipité derrière lui. Potter n'avait aucune discrétion, et il était plus facile de l'attirer dans une salle vide à l'abri des regards que de courir jusqu'à son dortoir pour s'isoler de toute question de la part du survivant. Drago s'amusait à croire qu'il avait envie que Potter fasse quelque chose, qu'il réalise que Voldemort s'était insinué jusque dans Poudlard.

Une autre partie de lui se laissait persuader qu'il voulait que Potter l'approche, comme il l'avait fait il y a quelques mois. Contrairement à Harry, Drago y avait pensé pendant tout l'été, s'efforçant de cacher ce fâcheux incident derrière ses barrières mentales les rares fois où il s'était retrouvé en présence de Voldemort.

Il ne s'expliquait pas ses actes. Sur le coup, cela avait semblé être la meilleure solution pour faire réagir Potter, mais maintenant qu'il y repensait, Drago regrettait de s'être laissé emporter. Ca avait été trop facile de succomber.

Le blond était conscient que dès le départ, sa relation avec Potter avait quelque chose d'ambiguë et malsain. Et ils venaient définitivement de franchir la ligne. Il savait qu'il aurait dû plus s'inquiéter de l'obsession évidente de Potter – il avait surpris trop souvent ses regards appuyés – et même si il pensait que le Gryffondor se doutait de quelque chose à propos de sa mission, l'idée que ce pouvait être plus que ça l'effrayait.

Drago était pris dans un étau de terreur, et malgré son apparente sérénité froide, il avait, au fond de lui, un maelstrom d'émotions plus effrayantes les unes que les autres qui menaçait de déborder à tout moment.

Potter le scrutait. Peut-être s'était-il imaginé qu'il ne verrait pas son regard, pourtant, Drago pouvait distinguer chaque émotion passant sur le visage du Gryffondor malgré l'obscurité. Et il le laissait faire en silence, jusqu'à ce que le silence interminable entre eux ne le trouble beaucoup trop.

- Qu'est-ce que tu veux Potter ? demanda-t-il d'une voix trainante, essayant de garder un air aussi froid et neutre que possible.

Les émotions qui passèrent sur le visage du Gryffondor étaient si déroutantes et rapides que Malefoy crut avoir rêvé. Il eut peur, comme il était terrifié depuis plusieurs mois.

Et puis soudainement, sans qu'il ne s'y attende réellement – ce qu'il plus tard, s'avouera être un mensonge complètement éhonté – Potter se retrouvait à quelques centimètres de lui, ses mains agrippées à ses épaules, sa respiration se mêlant à la sienne.

Drago ne bougeait pas, attendant inévitablement que le Gryffondor réduise l'espace entre eux comme lui-même l'avait fait la dernière fois.

Et il le fit.

Il posa ses lèvres sur les siennes avec tant de douceur qu'il s'imagina un instant que ce n'était pas un garçon qui l'embrassait, mais une de ces filles magnifiques qu'il avait pu voir dans les magazines de Blaise ou Théo. Drago ne réagit pas, complètement absent, quand Potter osa finalement se presser un peu plus contre lui. Juste un petit peu plus pour qu'il se réveille et repousse violemment le Gryffondor, qui alla s'effondrer, complètement surpris sur une des chaises de la salle.

- Je savais que t'étais con, cracha Drago méchamment, mais pas à ce point-là !

Potter le fixait d'un air complètement ahuri, lui-même ayant l'air de ne pas comprendre pourquoi il avait agi ainsi. Drago s'en voulait, de s'être laissé faire, et d'avoir apprécié quelques secondes l'esquisse d'un baiser entre son pire ennemi et lui. Il le fixait, une rage bouillonnante brulant en lui, serrant et desserrant ses poings à mesure qu'il essayait de reprendre son souffle.

Face à lui, Potter n'avait pas fait l'esquisse d'un geste, n'essayait pas de se relever, ni même de s'excuser. Ce qu'il n'attendait pas de la part du Gryffondor, pour être honnête. Au lieu de ça, il avait l'impression de retrouver le même mec qui se tenait avachi devant lui quand il l'avait frappé. Avant, tout ça était avant, il devait s'en rappeler. C'était une erreur, une simple erreur, et Potter avait mal interprété la chose.

Il se releva enfin, évitant désormais son regard.

- Qu'est-ce que tu veux à la fin Potter ?

- Montre-moi la marque, lâcha-t-il dans un souffle, sa voix rendue rauque par l'effort.

C'était donc de ça qu'il s'agissait. Voldemort, les mangemorts. Est-ce qu'il n'y avait que ça dans la vie de Potter ?

Il ricana, et il se surprit à penser qu'il avait oublié pendant quelques instants qu'il devrait tuer Dumbledore ou mourir. Potter avait toujours eu le don de lui changer les idées.

Le Gryffondor recula, s'adossant au mur de la salle, renversant sa tête en arrière jusqu'à toucher les pierres froides. Un sourire désabusé se peignit sur ses lèvres.

- Je suis persuadé que tu es un mangemort, mais tu dois déjà le savoir, ajouta Harry.

Drago aurait voulu rire, parce que Potter était le seul saint d'esprit dans cette école pour avoir compris ce qu'il s'était passé cet été. Pas même le vieux fou de Dumbledore n'avait pu remarquer ce qu'il était advenu de lui après que son père ait été emprisonné. Il avait voulu le tuer, il avait voulu détruire Potter d'avoir fait de son père un esclave d'Azkaban, jusqu'à ce qu'il se retrouve lui-même sous les ordres de Voldemort.

Il observa le brun, essayant de se souvenir avec quelle haine il avait voulu le briser. Le jeune homme se tenait devant lui, les yeux fermés, et jamais auparavant il n'avait autant apprécié la vision de Potter, complètement abandonné, face à lui. Plus de haine viscérale, celle qu'il réservait maintenant à Voldemort. Le Gryffondor était à sa portée, et il aurait été facile de sortir sa baguette et de lui lancer un sort. Accessible, une proie aussi facile, comme il l'avait été cette fois là.

Personne n'était là pour lui dire ce qu'il devait faire, son père était en prison, Voldemort n'avait accès à son esprit, et sa mère n'en saurait jamais rien. Il pouvait craquer, ne serait-ce qu'une fois, et ça ne se reproduirait plus.

Il s'approcha de Potter à pas de loup jusqu'à se retrouver à quelques millimètres seulement du corps du Gryffondor. Il sentait la respiration du jeune homme contre son visage, et se rapprocha encore, se collant complètement contre lui. Il ne se rendit compte qu'il était complètement tendu que quand il relâcha la pression dans son corps au contact de celui du Gryffondor.

Potter baissa la tête et ouvrit les yeux. Emeraude contre argent. Fascinant. Il avait l'air étonné, et Drago se doutait qu'il devait rencontrer le même genre de regard.

Le brun lâcha un gémissement surpris quand Drago se colla un peu plus à lui. Il attrapa ses lèvres, ferma ses yeux, et oublia.

Potter répondait à son baiser avec entrain, mordillant, rapprochant leurs bassins, passant sa langue sur ses lèvres, de plus en plus violemment jusqu'à qu'ils puissent les mêler en un ballet effréné. Il n'y avait rien de romantique ou de doux, uniquement de la pure violence, destiné à faire mal à l'autre.

Drago mordit la lèvre de Potter, une goutte de sang carmin glissant le long de sa mâchoire sans qu'ils ne s'en inquiètent. Il s'appuya plus fort contre le survivant, attrapant ses mains, les levant au dessus d'eux, contre le mur, mêlant leurs doigts, s'accrochant à l'autre pour mieux l'abandonner après. Il sentait les doigts du Gryffondor descendre le long de son bras, chercher la marque des ténèbres, mais Drago se recula, resserrant sa poigne, abandonnant les lèvres rougies du Gryffondor. Il lui lança un regard assassin, se rapprochant quelques secondes plus tard, plongeant dans le cou du brun, mordant avec avidité la peau, laissant sa marque sous les grognements du survivant.

Potter roula des hanches, faisant gémir Drago dans son cou, tout près de son oreille. Il sentit le corps contre lui trembler au bruit, et cela lui donna encore plus de force.

Il retrouva les lèvres du brun, attaqua sa langue, se jetait avec avidité dans l'oubli tant qu'il pouvait effacer Voldemort et ses problèmes de sa tête. Il avait l'impression qu'il pourrait se plonger pendant des heures en Potter. C'était comme prendre trop de drogue d'un seul coup et frôler l'overdose. C'était trop violent, trop inattendu, et trop viscéral.

Beaucoup trop.

Il se recula, respira le même air que Potter, n'osa pas croiser son regard. Le Gryffondor se laissa tomber, l'entrainant dans sa chute avec lui. Il appuya son front contre le mur froid, la respiration hachée, juste à côté de la tête du brun jusqu'à sentir l'odeur de son shampoing.

Il tenait toujours les mains de Potter dans les siennes, et aucun d'eux ne semblait les lâcher. Ils fermèrent leurs yeux, le silence les enveloppant. Drago se retenait, sur la pointe des pieds, ne voulant pas tomber sur le Gryffondor. Celui-ci le poussa légèrement, le déséquilibrant et le faisant tomber contre son corps avec un soupir bienvenu.

Le blond resta quelques secondes sans bouger, la tête posée sur l'épaule du brun.

- Et si je suis un mangemort ? murmura-t-il si bas qu'il se demanda si Potter l'entendrait.

Le corps du brun se raidit, et il sût qu'il avait entendu. Mais Potter ne répondit pas, n'esquissa pas un geste, gardant pourtant cette posture crispée.

L'instant d'oubli était terminé. La simple attitude qu'avait adopté le brun était une réponse assez éloquente sur le fait qu'ils étaient ennemis et qu'ils le resteraient. Le rire moqueur de Voldemort résonna dans sa tête. Il ne pourrait jamais s'échapper.

Alors il préféra se relever, ignorant le regard perdu de Harry et sortit de la salle sans un regard en arrière. Comme avant.


Drago s'efforça d'oublier ce qu'il s'était passé avec Potter. Il lui était assez facile de l'éviter puisqu'il partageait son temps entre les cours, les devoirs et la salle sur demande. Souvent, il restait immobile devant l'armoire à disparaître, l'angoisse lui tordant le ventre, attendant qu'une idée germe dans son esprit.

Le reste du temps, il naviguait entre les regards absents de Potter et ceux inquiets de Blaise et Théo qui n'étaient pas dupes quand au fait que quelque chose ne tournait pas rond depuis qu'ils étaient revenus à Poudlard.

- Drago, ça va ?

Le blond tourna la tête vers Pansy qui le regardait d'un air préoccupé. Il était trop souvent perdu dans ses pensées. Elle lui tendit la gazette du jour avec une mine peinée. Il ne jeta qu'un coup d'œil rapide à la couverture du journal, n'ayant peu envie de lire un tel torchon mais se figea en lisant les lettres qui dansaient devant ses yeux.

Une seconde perquisition au Manoir Malefoy. Que cachent l'une des familles les plus anciennes d'Angleterre ?

Sous le titre en grosses lettres s'étendait une photo du manoir, arpenté par les aurors, sous le regard froid et noble de Narcissa Malefoy. Un éclat de rage l'envahit à l'idée que ces ordures osent s'aventurer chez eux alors que sa mère était seule, assumant les actes de son mari et la colère de Voldemort.

Se ressaisissant, il poussa le journal sur le coin de la table du bout des doigts, signifiant ainsi son dégout pour ce torchon inutile, ne laissant transparaître aucune émotion sur son visage.

- Ce journal est un résidu de connerie, dit-il d'un air détaché, lançant un regard froid à Pansy quand elle ouvrit la bouche pour répondre.

- Pourquoi est-ce qu'il font ça ? demanda Blaise en mâchonnant un bout de toast.

Drago ne répondit pas, il n'en avait aucune idée et même s'il le savait, il n'était pas du genre à partager ce genre d'informations avec eux. Blaise avait beau être son meilleur ami, il n'en était pas moins qu'il n'avait pas le droit de clamer à voix haute que son père était un mangemort et que les aurors cherchaient probablement des indices de son implication dans les rangs de Voldemort.

Son regard virevolta dans la grande salle, tombant sur celui de Rogue, qui le fixait d'un air songeur, presque scrutateur. Son parrain cherchait quelque chose, sa présence horripilante aux frontières de ses barrières mentales le confortant dans cette idée. Il lui lança un regard noir, peu effrayé par l'idée d'une retenue ou d'une remarque de sa part, espérant que son ancien professeur de potion abandonne.

Il tomba finalement sur Potter, toujours accompagné de la belette et de la sang-de-bourbe. S'il avait eu l'audace de se l'avouer, il aurait enfin admis qu'il avait eu peur de croiser le regard du Gryffondor depuis qu'ils s'étaient embrassés dans cette salle de classe. Une partie de lui, haineuse, voulait désespérément se convaincre que c'était une nouvelle manière de torturer son ennemi, et il parvenait sans mal à se laisser se prendre.

Il y avait un plaisir malsain dans l'idée qu'il avait fait ça dans le seul but de rompre les défenses de Potter pour mieux le détruire plus tard. Il regarda avec délectation les sourcils du brun se froncer face à son sourire carnassier, et se demanda s'il était possible qu'il craque réellement ou qu'il joue lui aussi au même jeu que lui. Weasmoche se retourna, lui signifiant discrètement d'un geste élégant de la main qu'il pouvait aller se faire foutre.

- Qu'est-ce que tu vas faire à Potter ? demanda Blaise en le fixant avec curiosité.

Zabini était parfois le genre de personne absolument énervante et avide de connaître tous les potins de Poudlard. Drago tourna la tête vers lui, abandonnant le regard fuyant du Gryffondor.

- Pourquoi tu dis ça ? répondit le blond d'un air suspicieux.

Le souvenir de leurs deux corps s'imposa dans son esprit.

- T'arrêtes pas de le fixer comme si tu préparais un mauvais coup.

Son corps se détendit instantanément. Un sourire amusé flotta sur ses lèvres.

- Et alors ? Ajouta Malefoy.

- Et alors ?! répéta Blaise en faisant mine de s'étouffer. Il se pencha vers le blond pour chuchoter à son oreille. Je veux savoir quel plan machiavélique ton ingénieux cerveau a mis en place pour pourrir la vie de Potty !

- Même pas en rêve ! répondit Drago avec un sourire hautain.

Blaise grommela, mais Malefoy n'en avait rien à faire. Il posa une nouvelle fois son regard sur Potter qui semblait plongé dans une conversation inutile avec Granger. Il sourit, il allait souffrir.


C'est le cœur lourd et à regret que Harry quitta la salle commune des Gryffondor pour se rendre à la retenue de Rogue. La journée avait été désastreuse. Elle avait commencé par Malefoy qui lui lançait des regards qui ne présageaient rien de bon, et s'il avait réussi à ne pas trop penser – c'est-à-dire pas toutes les cinq minutes – à ce qu'il s'était passé dans cette salle de classe, ses efforts avaient été réduits à néant quand l'argent de ses yeux avait croisé les siens.

Non seulement, il avait été paniqué à l'idée que quelqu'un puisse l'apprendre, mais aussi énervé de s'être laissé prendre si facilement à ce jeu interdit entre eux. C'était sans compter sur Hermione qui lui avait passé le savon de sa vie quand elle avait compris qu'il ne rendrait pas le livre du Prince pour celui, neuf, qu'il venait de recevoir. Il n'était pas assez fou pour se séparer de l'objet qui le rendait presque aussi intelligent qu'elle en potion, et ça rendait folle la jeune femme.

Les sélections pour l'équipe de quidditch s'étaient avérées être plus un match entre les filles qui auraient le plus de chances de se rapprocher de lui, qu'un essai pour jouer dans l'équipe. La plupart des candidats n'étaient même pas capable de tenir un manche normalement, et Harry s'était retenu toute la matinée de lancer des sorts sur celles qui gloussaient toutes les deux minutes dès qu'il posait son regard sur elles. Heureusement pour lui, Ron avait réussi à arrêter tous les tirs contrairement à Cormac et il n'avait pas été obligé de faire un choix de préférence. Il n'avait fait aucune remarque à Hermione de peur que le rouquin l'entende, mais la remerciait intérieurement pour ce geste.

Et pour finir, il allait devoir trier des veracrasses en la charmante compagnie de Severus Rogue. Dire qu'il traînait les pieds était un euphémisme. Si Harry avait eu le choix, il aurait sûrement opté pour une soirée dans la forêt interdite plutôt que de se retrouver dans une salle de classe seul avec Rogue.

Le pire restait qu'il aurait tout le temps pour réfléchir, et donc laisser toutes ces pensées déprimantes envahir sa tête. A ses cauchemars s'était mêlé le souvenir que lui avait montré Dumbledore du grand père de Jedusor. Il se réveillait chaque nuit, le cœur au bord des lèvres, le rictus de Gaunt levant sa baguette face à Sirius. Il n'osait pas en parler à Ron et Hermione. Le rouquin ne saurait pas quoi répondre, tandis que sa meilleure amie s'efforcerait de trouver une explication à ses cauchemars. Il ne voulait pas de ses explications. Il était bien conscient qu'il ne s'était toujours pas remis de la mort de son parrain, et il doutait qu'il en verrait un jour le bout, mais il préférait encore garder ça pour lui plutôt qu'on cherche une solution à son problème.

Il était déjà bien assez angoissé par la prophétie pour qu'on ajoute à ça qu'il n'était pas capable de faire son deuil.

Il passa devant la Grande Salle d'où il entendait les derniers élèves prendre leur repas. Il n'avait pas réussi à avaler ne serait-ce qu'un bout de pain. Une nouvelle feuille avait été accrochée sur le tableau d'affichage à côté et il s'en approcha plus pour se changer les idées que par curiosité. L'annonce d'une sortie à Pré-au-Lard au mois d'octobre aurait dû le réjouir plus que ça, mais par les temps qui couraient, Harry avait du mal à imaginer qu'on puisse penser à aller s'amuser en toute sécurité.

Une douleur lancinante pointait son nez dans un coin de sa tête. Il soupira, ses épaules se courbant légèrement vers l'avant. Il était fatigué, et il n'avait absolument pas envie d'aller en retenue. Il espérait juste que Rogue le laisserait seul dans la salle, et surtout qu'il ne croiserait pas Malefoy au retour.

Ce n'était vraiment pas le moment, surtout quand le Serpentard manigançait visiblement quelque chose. Rien n'avait changé entre eux, ils ne cherchaient qu'à enfoncer un peu plus l'autre dans l'abîme de noirceur où ils étaient plongés, leur échange dans la salle de classe le prouvait. Il ne s'imaginait pas une seule seconde qu'il puisse y avoir autre chose que de la violence et de la haine entre eux. Il ne voyait de toute manière pas pourquoi quelque chose changerait. Voldemort régnait d'une main de maître, tirait les ficelles alors qu'il se cachait à l'abri à Poudlard.

Il se sentait pitoyable, à l'image des veracrasses qu'il allait avoir le plaisir de côtoyer toute la soirée. Il fixa la porte du bureau de Rogue, et, avec un dernier soupir résigné, frappa.


Et voilààà !

J'espère que ce deuxième chapitre vous a plu ! Cette fois-ci, pas de fin trop sadique haha ! A la semaine prochaine ! :D