Olaaaaa !
Comment ça va ? On est mercredi, et qui dit mercredi, dit Chapitre ! Mais aussi AVENGERS 2 ! Aaaaaaaaaaaah ! Est-ce qu'il y a des fans par là ? J'attend la suite depuis quoi, des mois et des mois, et enfin ! Je vais devoir attendre ce week end pour aller le voir :(
M'enfin, assez parlé de moi, pour vous faire plaisir, ce chapitre est beaucouuuup plus long que d'habitude ! Et, ô merveille, nous sommes maintenant à 18 reviews, 8 favoris et 23 followers ! Le TOP du TOP !
Je remercie donc les petits nouveaux, Aventurine-San, Lucretia Toc Septnet, widlydopemilshake, Amoure12, et Adlyne. Je vous adore !
Un petit mot de ma super top méga géniale bêta : "Vous croyiez tout savoir sur la soirée de Noël de Slughorn ? ClaP74 n'est pas de cet avis... Et bizarrement, j'aime bien sa version de l'histoire !"
RAR :
Aventurine-san : Je suis super contente de voir que cette histoire t'as donné envie de me laisser un petit mot ! :D Tes compliments sont parfaits, j'en suis toute rouge ! Pour une relation malsaine, oh oui, c'en est une, mais on parle de Drago et Harry, c'est pas étonnant :) J'espère que ce chapitre te plaira !
Yukino : Mdr, si ça me permettait de devenir hyper connue, je dis pas non ! Rien que le fait d'avoir mon pseudo taggé là-bas me rend folle :D :D Oh je peux pas dire que ça va vite s'arranger, mais ça s'arrangera, promis :) Je leur dirais que tu penses à eux, ça les rassurera :p
sublimo : Tes reviews sont vraiment géniales ! Elles me font sourire à chaque fois, et je suis super heureuse quand je les reçois :) Ah non hein, c'est moi qui te remercie de venir la lire et de laisser ton avis à chaque fois, c'est adorable et je ne pourrais jamais assez te remercier pour ça ! ;) Ton soutient me fait chaud au coeur, merci ! :D Oh tu t'es largement rattrapé ! :p Ooooh, c'est trop gentil ! Ils sont tellement faits l'un pour l'autre, je comprends pas que JK ne nous l'ait pas avoué :( M'enfin, je t'envoie Drago tout de suite, il se fera une joie de te faire des câlins (et d'en tirer réconfort aussi haha) ! J'espère que ce chapitre te plaira :)
Bonne Lecture !
Chapitre 4
Harry tapota encore une fois le dos de Ron dans une tentative maladroite de rassurer le rouquin sur ses compétences au quidditch. Dire que l'entraînement avait été une catastrophe était un euphémisme.
Ron avait été désastreux, et Harry ne savait définitivement pas quoi lui dire de plus pour réussir à lui redonner confiance en lui. Il savait que le rouquin était parfaitement capable d'arrêter le souaffle et le lui répétait le plus souvent possible. Pourtant, le stress de son ami à l'approche du premier match de la saison prenait le dessus, et le brun se retrouvait complètement incapable de gérer son co-équipier.
Il s'apprêtait à lui dire, encore une fois, qu'il était sûr qu'il serait un joueur exemplaire lors du match quand il vit Ron s'arrêter subitement. Fronçant les sourcils, il suivit le regard de son ami, et il tomba sur eux.
Dean avait passé un bras autour de la taille de Ginny et la maintenait bien serrée contre son torse, leurs bouches scellées. Il se sentit vide, complètement perdu. Sa bouche s'assécha, et pendant un instant, la fugace envie de se trouver à la place du Gryffondor l'envahit. Ce fut aussi soudain que la silhouette de Ron se précipitant vers le couple.
- Ta réaction est ridicule, murmura Hermione en se penchant vers eux pour qu'ils soient les seuls à l'entendre.
Ron grogna, lançant un regard noir à Ginny, assise à quelques places de la leur. Harry aurait juré que le rouquin s'était retenu de se lever quand Dean prit place à côté de sa sœur.
- C'est comme si Harry embrassait Malefoy ! Ça me ferait le même effet, tu vois ?! siffla Ron d'un air mauvais.
Harry recracha son verre de jus de citrouille, les yeux exorbités.
- Désolé vieux pour l'exemple, je sais que ça arrivera jamais, ajouta Ron d'une voix plus conciliante en lui tapotant le dos.
Hermione secoua la tête, renonçant à répondre aux âneries de son meilleur ami. Harry, quant à lui, avait la sensation de s'être pris un seau d'eau glacée sur la tête. Un frisson d'effroi lui courait le long de la colonne vertébrale, lui rappelant des souvenirs qu'il s'était efforcé d'oublier pendant toute cette semaine. Il ne devait surtout pas penser à Malefoy. Il ne devait surtout pas tourner la tête vers la table des Serpentard.
Il s'en était pourtant bien sorti, parvenant à reléguer Malefoy et les fâcheux événements des salles de classes dans un coin de son cerveau. Il avait même réussi à complètement oublier qu'il avait presque pleuré devant lui après sa réunion avec Dumbledore et la découverte effrayante de l'enfance de Voldemort.
Tout allait donc pour le mieux avant la phrase de Ron. Même le baiser de Dean et Ginny n'avait pas réussi à lui faire baisser sa garde. Au contraire, il s'était imaginé à sa place, serrer la rouquine contre lui, sentir son corps contre le sien, goûter ses lèvres. Une chaleur incroyable l'avait envahi et il s'était sentit invincible pendant quelques minutes, jusqu'à ce que Ron hurle à tout va sur sa sœur au milieu du couloir.
Il avait vu Ginny grandir sans vraiment s'en rendre compte. La rouquine était devenue femme, et il ne pouvait pas se mentir sur sa beauté flamboyante. La réaction de Ron l'avait complètement refroidi. Le rouquin aurait-il eu le même discours s'il s'était trouvé à la place de Dean ? Il n'en avait aucune idée, mais ne souhaitait pas vraiment tenter l'expérience, maintenant que tout était revenu à la normale.
- Harry ? Ça va ?
Le brun croisa le regard d'Hermione. Il n'avait pas eu conscience d'être perdu dans ses pensées. Il acquiesça, peu désireux de parler de ce qui le tracassait, que ce soit à propos de Ginny ou Malefoy. L'humeur massacrante de Ron avait jeté un froid sur la table, il ne préférait pas envenimer la situation en disant quelque chose qu'il ne penserait pas.
Le reste de la semaine fut rythmé par l'humeur massacrante de Ron et l'air blessé d'Hermione qui subissait la première les colères du rouquin. Harry préférait passer plus de temps seul plutôt que de partager l'ambiance froide dans laquelle gravitaient ses meilleurs amis. Non seulement, il ne supportait plus les remarques méchantes de Ron sur sa sœur et ses crises de rage lors des entraînements de quidditch, mais la fatigue due à ses cauchemars n'aidait pas la chose.
La plupart du temps, il rêvait qu'il se trouvait dans ce couloir avec Ginny, il glissait son bras sur sa taille et l'embrassait, enfin. Soudainement, Malefoy arrivait. Le blond attrapait la rouquine, l'éloignant et s'emparait de son bras. Il se collait contre lui, et murmurait quelque chose à son oreille. Le Serpentard posait ses lèvres dans le creux de son cou, et Harry oubliait tout, jusqu'à la présence de Ginny juste à côté. Et, aussi subitement que Malefoy était apparu, Ron les trouvait. Il se réveillait alors en sursaut, le visage du rouquin imprimé dans son esprit, le regard de pure haine gravé sur sa rétine.
Il avait eu du mal à différencier le Ron de ses rêves de son vrai meilleur ami. Le comportement du rouquin était si violent qu'il avait parfois l'impression qu'il n'y avait plus de frontière entre l'imaginaire et la réalité. Il avait eu envie de le frapper, l'avait menacé de le virer de l'équipe s'il n'était pas capable de mettre sa rancœur de côté, ce qui avait eu pour effet de complètement démoraliser le jeune homme.
Il en était là de la situation le matin du fameux match de quidditch, à devoir gérer un Ron déprimé et ses propres obsessions, quand la solution lui apparut enfin.
Ginny et Demelza se trouvaient déjà aux vestiaires quand Harry et Ron arrivèrent d'un pas léger. Le rouquin, persuadé d'avoir bu du Felix Felicis, débordait de confiance, souriant même au passage à sa sœur, qui le suivit du regard d'un air surpris. Elle tourna la tête vers Harry, la question se lisant clairement dans ses yeux.
Il lui offrit un grand sourire, et le visage de Ginny s'éclaira. Son cœur fit une embardée, son corps se remplit d'allégresse. La rouquine avait des yeux magnifiques qui s'accordaient avec sa chevelure de feu. Le rouge lui allait bien, en fait, sa tenue de quidditch semblait avoir été dessinée spécialement pour elle. Le feu brûla dans ses veines. La jeune femme leur parlait, mais il n'entendait pas un mot de ce qu'elle disait, trop perdu dans ses pensées.
- … et il a déclaré forfait, Malefoy est malade !
Une seconde. Harry s'extirpa de ses pensées avec violence.
- Quoi ?! S'exclama-t-il en clignant des yeux. Malade ? Qu'est-ce qu'il a ?
- Aucune idée, répondit Ginny avec un grand sourire. Mais l'essentiel est là, la fouine ne nous tournera pas dans les pattes, et Harper, son remplaçant, est un vrai nul !
Harry ne répondit pas. A la place, il jeta un regard lourd de sens à Ron, certain que l'absence du Serpentard avait quelque chose à voir avec le fait qu'il soit un mangemort.
- C'est louche, non ? murmura-t-il au rouquin.
- Je dirais plutôt qu'on a de la chance, répondit Ron avec un grand sourire, faisant allusion au Felix Felicis qu'il avait versé dans son verre pendant le déjeuner.
Harry secoua la tête. Il y avait autre chose, puisqu'il n'avait pas versé la potion dans le jus de citrouille de Ron. Détail qu'il ne pouvait pas dévoiler maintenant à son ami. Il se demandait ce que trafiquait Malefoy. Il n'avait jamais loupé un match de quidditch, et les rares fois où il avait été malade, le Serpentard avait fait en sorte de repousser la rencontre entre les deux équipes. Le blond cachait quelque chose, Harry en était persuadé. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas ses co-équipiers se diriger vers le terrain, jusqu'à ce que Ron passe sa main plusieurs fois devant ses yeux.
- Harry, à quoi tu penses ? lui demanda le rouquin en fronçant les sourcils.
- Malefoy. Je ne comprends pas, il n'a jamais loupé un seul match. Il y a quelque chose qui cloche.
Ron secoua la tête d'un air négatif.
- Arrête, tu te fais des idées, c'est juste la chance ! Allez viens, on a un match à gagner ! répondit le rouquin d'un air joyeux et confiant.
Il attrapa le bras du brun et l'attira à sa suite jusqu'à la clameur des tribunes.
La confiance en soi vous faisait parfois faire des choses que jamais vous n'auriez jamais cru possible. Harry avait encore un peu de mal à croire qu'ils avaient gagné le match et que son petit stratagème avec Ron avait fonctionné. Le rouquin avait été sensationnel, persuadé d'avoir bu du Felix Felicis, il s'était révélé un joueur exceptionnel.
Visiblement, il n'était pas le seul à avoir vu le potentiel du rouquin. Lavande et Ron, dans un coin de la salle commune, étaient collés l'un à l'autre, s'embrassant à pleine bouche. La fête qui battait son plein ne suffisait pas à les éloigner ne serait-ce qu'une seconde.
- Ridicule ! Et après il ose me dire quelque chose ?
Ginny s'était arrêtée à côté de lui, lui tirant un frisson tout le long du corps. Elle souriait, rigolait de la situation. Elle en avait voulu assez longtemps à Ron pour ne pas pouvoir s'empêcher de se moquer de lui, mais tout dans son expression laissait transparaître qu'elle disait ça d'une manière amusée et attendrie. Il se mit à sourire sans vraiment s'en rendre compte. La présence de Ginny l'apaisait, il se sentait heureux, libre de pouvoir penser à autre chose qu'au combat contre Voldemort. Il voulait la prendre dans ses bras, sentir la chaleur de son corps le réconforter, il voulait de la tendresse et de l'affection.
Elle posa sa main sur son bras. Un courant de chaleur l'envahit. Elle lui sourit puis s'éloigna après avoir serré tendrement sa main au passage. Il n'osa pas la retenir. En réalité, il ne savait pas comment faire. Il n'avait pas eu besoin de retenir Cho l'année précédente, ça ne marchait de toute façon plus entre eux.
Il tourna la tête au moment où une masse de cheveux bruns passait le portrait de la Grosse Dame. Un sentiment de détresse l'envahit à l'idée qu'Hermione ait pu voir le couple qui s'embrassait dans un coin de la salle commune. Il fallait être aveugle pour ne pas voir les sentiments de la jeune femme pour le rouquin. Sentiments d'ailleurs partagés par Ron qui était malheureusement trop borné pour voir ce qu'il avait sous le nez.
Il trouva Hermione dans une salle de classe vide, des oiseaux voletant tout autour d'elle. Elle avait les yeux rouges, et pendant un instant, il oublia tous ses problèmes pour s'approcher de la jeune femme. Il posa sa main sur l'épaule de la brune, ne sachant pas vraiment quoi dire pour essayer de réconforter son amie. Il avait envie de lui dire qu'il savait ce qu'elle ressentait, et qu'il comprenait sa douleur. Elle renifla piteusement et il en voulut à Ron de la mettre dans cet état là.
Ledit Ron qui arriva au même moment avec Lavande. Il n'essaya même pas d'aider le rouquin quand Hermione envoya ses oiseaux l'attaquer.
Harry en avait presque oublié de penser à Malefoy tant la guerre que se menaient Ron et Hermione lui prenait du temps et de la patience. Ses deux meilleurs amis saisissaient chaque occasion pour s'envoyer des piques, arguant, chacun de leur côté qu'il ou elle avait raison sur toute cette histoire.
Hermione n'avait finalement pas eu l'idée du siècle en se faisant inviter par Cormac pour la soirée de Noël de Slughorn. Harry se retenait de rire à chaque fois qu'il croisait le regard exaspéré de sa meilleure amie. Le regret émanait d'elle à chaque pas qu'elle faisait, chaque mot qu'elle prononçait. Il ne disait rien, se contentait de sourire et de regarder la brune chercher par tous les moyens de s'échapper de la poigne du Gryffondor.
Luna l'avait abandonné quelques minutes seulement après qu'ils étaient entrés. Il ne lui en voulait pas de s'intéresser au vampire plutôt qu'à lui. Il n'avait pas vraiment réfléchi au moment de l'inviter et s'il n'y avait que lui, il aurait trouvé un moyen d'échapper à cette fête, si seulement Hermione ne l'avait pas forcé à y aller.
- Mon garçon !
Harry sursauta violemment quand une main se posa rudement sur son épaule, renversant un peu de son champagne sur sa robe au passage. Il se retourna, tombant nez à nez avec Slughorn.
- Professeur ! Comment allez-vous ?
Il aperçut Luna qui gravitait dans la salle, ayant visiblement abandonné son vampire. Elle posa ses grands yeux sur lui et s'approcha d'eux. Il ne put empêcher un soupir silencieux de s'échapper de sa bouche à l'idée qu'elle ne le laisserait pas seul avec Slughorn.
- Bien bien, mon cher Harry. Vous me voyez heureux, vraiment, de vous voir ici ce soir. Depuis le temps que je cherchais à vous inviter !
Harry grimaça, espérant que Slughorn ne se soit pas rendu compte qu'il avait délibérément cherché à éviter les réunions du Club de Slug. Heureusement pour lui, Luna arriva au même moment.
- Professeur, commença-t-elle en le fixant sans aucune gêne, est-ce que vous connaissez les joncheruines ?
Harry écarquilla les yeux devant le regard complètement abasourdi de son professeur de potion, une violente envie de rire lui remontant le long du dos. Luna avait le don de tourner la conversation à la rigolade d'une simple phrase. Slughorn ouvrait la bouche et le refermait comme un poisson, incertain de ce qu'il pouvait répondre. Son regard fit le tour de la salle et se posa subitement sur Rogue, qui passait à côté de leur petit groupe sans se douter une minute de la discussion ahurissante qu'ils venaient de commencer. La jeune femme avait entamé un long monologue sur les joncheruines lorsque Slughorn attrapa le bras de Severus et l'amena dans leur cercle sous le regard horrifié de Harry qui se mit à chercher n'importe quel moyen pour échapper au regard haineux et sombre de Rogue.
- Mon cher Severus, peut-être pourrez-vous nous éclairer sur ce que sont les joncheruines, je crains que …
Soudain, le regard de Harry se posa sur l'étrange couple qui venait d'entrer dans la salle. Un frisson d'excitation lui traversa tous le corps à la vision de Malefoy, traîné par Rusard, râlant contre ces satanés élèves qui rôdaient dans les couloirs tous les soirs. Ils s'arrêtèrent juste devant eux, le concierge expliquant qu'il avait trouvé le Serpentard dans un couloir et qu'il lui avait assuré qu'il avait été convié à la soirée de Slughorn. Harry n'écoutait pas, il fixait Malefoy. Le blond évitait son regard, mais pas seulement le sien. Sa posture réticente, coléreuse et légèrement effrayée était directement tournée vers Rogue, qui le scrutait méticuleusement.
Le brun n'avait pas eu l'occasion d'observer Malefoy depuis qu'ils s'étaient battus – il refusait de donner un autre nom à leur altercation – après la sortie à Pré-au-Lard. Entre les entraînements de quidditch, le match et les embrouilles entre Ron et Hermione, Harry avait vu les mois de novembre et décembre passer à une vitesse fulgurante. Ce n'était pas qu'il n'avait pas pensé à Malefoy, il avait juste été occupé à d'autres choses, et l'image de Ginny s'était imposée à lui, alors que le blond avait comme disparu de la circulation. Il avait évité de le regarder en cours quand il avait encore le temps de souffler entre les deux tonnes de devoirs qu'ils avaient et ne l'avait plus croisé dans les couloirs.
Le changement sur le visage du Serpentard était flagrant et il se demanda un moment ce qui avait pu pousser le blond à être aussi épuisé. Des cernes noirs s'étalaient sous ses yeux, et son teint habituellement pâle était maintenant blafard. Il semblait malade.
Il ne se rendit compte que Rogue avait entraîné Malefoy à l'extérieur uniquement quand il l'attrapa par le bras comme un gosse qu'on allait gronder. Harry se tourna vers Luna qui lui souriait d'un air mystérieux.
- Professeur, je crois que Harry a besoin d'aller dormir, dit-elle en se tournant vers Slughorn.
- Votre amie a sûrement raison, répondit le professeur de potion en le fixant d'un air préoccupé. Vous travaillez trop mon ami. Je vous donne la permission de partir.
Harry hésita entre l'envie de rire ou grogner de consternation. A la place, il remercia son professeur et Luna avant de sortir de la salle, s'empressant de sortir sa cape d'invisibilité et de s'en vêtir. Il ne savait pas ce qui était le pire entre le sourire conspirateur de Luna qui semblait avoir compris son manège ou l'air paternel qu'arborait Slughorn quand il lui parlait. Ces deux-là devaient s'entendre comme larrons en foire.
Il arpenta les couloirs, cherchant une trace de Malefoy et Rogue, quand il entendit des éclats de voix provenir d'une salle de classe. Il s'en approcha, collant son oreille à la porte, laissant les mots des deux Serpentard glisser jusqu'à son esprit curieux.
Harry eut juste le temps de se reculer avant que la porte ne s'ouvre sur lui. Le corps de Drago le percuta violemment, le blond fronçant les sourcils devant l'absence de personne devant lui. Il plissa les yeux, tendit la main devant lui jusqu'à toucher la cape d'invisibilité de Harry. Une aura de colère destructrice émanait du Serpentard et le brun retint instinctivement son souffle. Il savait que Rogue devait probablement encore se trouver dans la salle, et la simple idée que le mangemort puisse découvrir l'existence de la cape lui tordit le ventre de peur. Il n'avait pas peur de Malefoy, il doutait même que le blond se rende compte de ce qu'il possédait réellement.
Le regard du Serpentard se fixa là où il pensait qu'il était, sa main agrippée à un pan de la cape. Ses yeux ne reflétaient rien d'autre que de la colère et de la peur.
Un bruit de pas dans la salle à côté les réveilla. Malefoy ne pouvait pas le voir, mais il avait parfaitement senti son mouvement de recul. Le blond fit soudainement demi tour et s'enfuit le long du couloir, tournant la tête une dernière fois vers Harry.
Le brun lui emboîta le pas avant que Rogue ne sorte de la salle, un air préoccupé sur le visage.
Il sentait la présence de Potter derrière lui, le bruit de ses pas derrière chacun des siens. Il ne savait pas ce qu'il lui avait pris, il ne l'avait pas invité à le suivre, il n'avait ressenti qu'une colère immense contre Rogue, et puis il avait foncé dans le Gryffondor.
Il ne s'y attendait pas. Il avait essayé de ne pas penser à Potter quand son esprit n'était pas ravagé par sa mission. Il passait trop de temps dans la salle sur demande, en oubliait de manger, et même de s'entraîner au point de ne pas pouvoir participer au match. Ca l'arrangeait au fond, de ne pas pouvoir voir Potter, le seul qui avait compris qu'il manigançait quelque chose.
A quel point avait-il envie que Potter sache exactement ce qu'il faisait ? Est-ce que ça lui permettrait de s'en sortir, de trouver une solution autre que sa mort et celle de ses parents ?
Il se donnait envie de vomir. Depuis quand Potter était-il une option ? Il avait seulement besoin de lui pour le faire souffrir, se divertir, oublier qu'il était dans une impasse et que l'armoire à disparaître ne donnait rien. Il avait envie de frapper quelque chose, de se défouler, et putain, Potter le suivait toujours. Si le Gryffondor pensait être discret …
Il l'attrapa subitement, saisissant l'invisible derrière lui, et le poussa dans le premier placard à balais qu'il eut sous la main. Le brun étouffa un gémissement quand son dos cogna le mur et les manches en bois. Drago s'engouffra à sa suite, fermant la porte à clé derrière lui.
Il plaqua Potter contre le mur, colla son corps au sien dans l'espace étroit de l'armoire. Il ne contrôlait plus rien, sa discussion avec Rogue l'avait rendu fou, de rage, de peur. Il fallait qu'il extériorise.
Il sentait le souffle saccadé du brun contre son visage, et il regretta de ne pas pouvoir voir ses yeux dans l'obscurité. Est-ce qu'il avait peur lui aussi ?
Il savait qu'il faisait une connerie, il devrait jeter Potter hors du placard, le frapper, le faire souffrir d'une autre manière. Il ne devait pas … Il devait l'embrasser.
Putain.
Il posa ses lèvres sur celles de Potter sans aucune douceur. Son souffle était électrisant. Et surtout, le Gryffondor ne le repoussait pas. Il y avait comme un besoin, une envie de se libérer et de jeter aux oubliettes tout ce qui les emmerdait.
Il attrapa les poignets du brun, les serra en s'en brûler les mains, faisant gémir de douleur le jeune homme. Il caressa ses lèvres, forçant l'entrée de sa bouche et mêla enfin sa langue à la sienne avec un soupir de contentement qu'il ignora tant il avait besoin de s'oublier lui-même.
Ils rapprochèrent leurs deux corps en même temps. Ils avaient omis qui ils étaient, se frottant l'un contre l'autre, gémissant ensemble, soupirant, mordant leurs lèvres. Drago recula, rien qu'un instant, glissa son visage dans le cou de Potter et le mordit. Enfin. Il lécha sa peau, glissa ses dents, laissa sa marque sur sa proie.
Potter grogna dans son oreille, de douleur et d'excitation. Putain, il aurait pu jouir rien qu'en entendant le Gryffondor gémir.
Non. Ça non. Il ne pouvait pas.
Il se recula vivement, comme si on venait de le brûler. Son souffle était trop irrégulier, il était revenu trop vite à la réalité. Comment avait-il pu ignorer à quel point il était serré dans son pantalon ? Son érection le brûlait et Potter devait probablement ressentir la même chose vu ce qu'il se rappelait de leurs frottements.
Putain de merde. Il fallait qu'il se calme et qu'il dégage d'ici. Potter ne réagissait même pas. Ils avaient été trop loin.
Il déverrouilla la porte et sortit du placard en trombe. Heureusement, il aurait toutes les vacances de Noël pour essayer d'oublier. Il devait oublier.
Avant de passer pour une sadique, je voudrais m'excuser auprès de Lintuu. Je crois que cette fin est aussi frustrante que les précédentes non ? xD Promis, un jour, je ferais des fins normales ...
Sinon, ben oui, Ginny quoi ! Je ne pouvais pas l'oublier mais j'espère qu'elle a énervé pas mal de monde :p A votre avis, des idées sur ce qu'il va se passer après ? Est-ce que vous aimez Tom Jedusor ? Et Lucius Malefoy ? Est-ce que vous avez des histoires à me conseiller ? Je suis trop en manque haha et je pose trop de questions, je sais ^^
A mercredi prochain ! :D
