Hello !

Comment ça va ? Bon, je suis enfin allée voir Avengers, l'ère d'Ultron, et c'était juste parfait ! En 3D en plus, alors c'était juste le top du top, je m'en remet pas, et j'ai qu'une envie, c'est de retourner le voir ! :D

Concernant le chapitre, on arrive dans un moment clé du livre, qui va nous diriger vers quelque chose de ... haha, je vais pas en dire plus mais je m'excuse tout de suite auprès de Lintuu qui va vouloir me tuer :p Pitié, ne me lance pas un avala kedavra, ce serait vraiment triste de ne pas avoir la suite de l'histoire non ? :p

Sinon, je suis super contente de voir plein de petits nouveaux sur cette histoire, ça fait vraiment plaisir de voir que ça plait et je ne vous remercierais jamais assez tous pour avoir pris le temps de laisser un petit commentaire. C'est super adorable, et je vous adore ! Du coup, on est maintenant à 28 reviews, 9 favoris et 25 followers, trop toooop :D

Merci aux nouveaux : Talousa, Caella,Dora Malena, Patate Troll, et widlydopemilshake ! :)


Un petit mot de ma bêta préférée :"Vous aurez envie de tuer ClaP après avoir lu ce chapitre... Mais je l'aime bien alors évitez s'il vous plaît !"


RAR :

Aventurine-san : Meilleur que le dernier ? Ouao, merci, c'est juste génial de lire des mots comme ça ! Merci merci merci ! Désolée pour la frustration, malheureusement je crois que ce sera la même chose pour celui-là ... xD Haha, pauvre Drago, surtout que non en effet, il n'a rien à voir avec Cormac ! Il en est même à des années lumières ! Concernant Ginny, malheureusement elle ne va pas s'arrêter là, mais bon, il faut bien un peu de piquant :p Quand à Luna, c'est vrai qu'elle est géniale ! Haha heureuse de voir que cette version te plait plus que celle du film, j'avoue aussi que j'aurais préféré voir quelque chose comme ça ! Et oui, c'est exactement ça ! "suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis" ça correspond tellement à eux ! Merci de l'avoir rappelé :D Hélas non, ce chapitre n'est pas consacré qu'aux vacances, une petite partie au début, mais on revient vite à Poudlard ! Comme je l'ai dit au début il me semble, je m'attarde pas trop sur les passages qu'on connait parce que je veux pas que ça soit rébarbatif, alors je me concentre sur le reste ;) M'enfin, j'espère que ce chapitre te plaira ! :D

joey : Oh merci pour cette adorable review ! C'est vraiment gentil ! J'espère que la suite te plaira tout autant et que je te reverrais vite ! :D

Yukino : Heyy ! Oh je crois que ça les as rassurés ! Enfin j'espère :) Concernant Avengers, mon dieu, que c'était bien ! J'en reviens toujours pas, je n'attend qu'une chose, c'est qu'il sorte en DVD pour le voir et le revoir en boucle ! Est-ce que tu es allée le voir ? Mdr, je crois que ce sont les mots appropriés pour Ginny, comment ose-t-elle poser ses patounes sur Ryry ?! Mais bon, on est bien obligé d'en passer par là :p Haha, Luna est géniale, et merci de préférer cette version, je suis contente de voir qu'elle te satisfait pleinement :D En tout cas, j'espère que ce chapitre te plaira !

sublimo : Hééééééé, comme j'étais contente de voir ta review ! Tu peux pas savoir ! :D Mon cerveau et moi sommes plus qu'heureux, en fait, on est carrément sur un petit nuage et on arrive pas à en descendre et mes mains ne cessent de me pousser à te remercier encore et encore pour ces mots juste adorables et parfaits et absolument géniaux ! Enfin bref, j'aimerais ériger une statue en ton honneur ! J'ai l'image d'une touriste japonaise et je trouve ça génial xD Vraiment ! En effet, pauvre Drago et ça va pas en s'arrangeant :( Heureusement, tu peux compter sur Ryry pour le réconforter, et je suis sûre que tu serais pas contre l'aider aussi haha ! Et vraiment, que tu me dises que ce chapitre est ton favori, oua, merci c'est génial, et je stresse encore plus pour la suite xD ! OH MON DIEU, tu connais Sleeping At Last ?! Mais mais, c'est le destin ! J'adore ce groupe, j'en suis trop fan ! Je savais pas qu'ils avaient fait une reprise de cette chanson, mais elle est vraiment magnifique alors merci de m'en avoir parlé ! Sinon, mes préférées sont Saturn et Uranus :D Et toi ? Aaaaah mon dieu, Avengers 2 ne m'a pas plu, il m'a rendu dingue et je veux le revoir, j'en ai trop enviiiiiie ! xD Si ça peut te rassurer moi aussi ! Bon ils ont coupé la scène de Loki donc je peux pas dire Loki, mais j'hésite entre Tony et Steve, même si je penche plus pour Tony :p Et toi ? D'ailleurs, est-ce que tu lis du FrostIron ou d'autres fics sur Marvel ? Enfin voilà, je blablablate haha mais si tu veux en parler plus, je serais ravie de te donner mon adresse mail ou toi la tienne :D Voilà, j'espère que ce chapitre te plaira !


Bonne Lecture !


Chapitre 5


Son souffle caressa sa peau, ses dents prenant possession de son cou, ses lèvres en une douce torture sur son épiderme. Il frotta son corps contre lui, délicieusement, violemment, son envie gonflant. Il voulait plus, plus, plus. Il suffoquait, il avait besoin de respirer. C'était trop.

Harry se redressa vivement dans son lit, avalant une énorme goulée d'air qui lui brûla la gorge. Son cœur battait trop vite. Ses jambes tremblaient, ses draps étaient trempés et il esquissa une grimace en constatant qu'il avait encore sali son caleçon en pensant à Malefoy.

Les ronflements de Ron brisaient le silence de la chambre. Le Terrier était complètement endormi. Il posa les pieds sur le parquet froid et se leva sans bruit pour aller à la salle de bain.

Il voulait prendre une douche, très froide, pour se calmer les idées mais la simple pensée de réveiller quelqu'un et qu'on lui pose des questions qu'il n'avait pas envie d'entendre l'en dissuada. Il lança un rapide récurvite et se contenta de se passer de l'eau glaciale sur le visage, essayant d'oublier le corps de Malefoy contre le sien.

Il fixa son reflet dans le miroir. Ses yeux étaient cernés de noir. Il souffla un grand coup. Impossible d'oublier ce qu'il s'était passé juste avant les vacances. Il se réveillait chaque nuit après des rêves similaires, mettant tous en scène Malefoy. Harry ne comprenait pas comment ils avaient pu en arriver là.

Il y a quelques jours, il était encore persuadé d'une chose. Rien ne pourrait être pire que de se dire qu'il allait mourir un jour de la main de Voldemort. Maintenant, il hésitait entre ça, et l'idée qu'il avait envie de Malefoy. Il se savait assez désespéré pour s'accrocher à la première marque d'affection qu'on lui donnait, mais le Serpentard était tout sauf de l'affection.

Ce n'était pas seulement Malefoy. Harry s'était toujours pensé hétéro, et ça n'allait pas changer maintenant. S'il avait eu envie du Serpentard, c'était uniquement parce qu'il avait besoin de se changer les idées, ou en tout cas, c'était ce dont il essayait de se persuader. Il ne regardait pas les hommes, ne cherchait pas à avoir des rapports autre qu'amicaux avec eux. Malefoy n'était rien d'autre qu'une passade, il n'y avait rien entre eux que cette haine violente et ce besoin de faire mal. Pas de tendresse, pas même une once de respect ou d'amitié. C'était impossible.

S'il devait parler de sentiment, c'était à Ginny qu'il pensait. Ses cheveux de flamme, son sourire attendri lorsqu'elle posait les yeux sur lui, sa douceur de femme. Il devait effacer Malefoy de ses pensées, devait oublier son corps et ses mots. Drago Malefoy était un mangemort, et ce simple fait devait suffir à le dégoûter de sa personne.


Drago se laissa glisser contre le mur en soupirant lourdement. Il avait une furieuse envie de pleurer mais il se refusait le loisir de craquer. Ses mains tremblaient, et il ne parvenait pas à les arrêter sans les coincer entre ses jambes pliées. Rien ne fonctionnait. Il ne trouvait pas le moyen de réparer cette foutue armoire et d'heure en heure, une angoisse sans nom l'envahissait.

Elle était familière, dérangeante, éprouvante. Il perdait pied à chaque fois qu'il repensait aux menaces de Voldemort, à son incapacité à remplir sa mission. Il voyait la mort venir à grand pas jusqu'à lui, il imaginait le regard blessé de sa mère, honteux de son père, et ces images lui donnaient toujours envie de vomir.

Heureusement pour lui, Potter ne passait pas ses vacances à Poudlard et il pouvait ainsi essayer d'oublier la plus grosse erreur de sa vie. Par merlin, il cherchait encore à comprendre pourquoi et comment il avait pu en arriver là. Il s'était juré de faire souffrir le Gryffondor par tous les moyens, mais sûrement pas en prenant lui-même son pied dans l'histoire.

Il y avait quelque chose de dérangeant dans le fait qu'il avait pu avoir envie d'embrasser le brun, même si c'était pendant une fraction de seconde et sûrement parce qu'il était trop perturbé émotionnellement par la discussion qu'il avait eu avec son parrain juste avant. Il avait détesté Potter le jour où il avait refusé de lui serrer la main, et il ne voyait pas ce qui avait pu changer maintenant. Le Gryffondor était toujours le même type insupportable qui réussissait dans tout ce qu'il faisait et qui l'énervait constamment. Il le détestait toujours autant, et il voulait toujours lui faire du mal.

Il savait que la meilleure solution serait de carrément oublier le Survivant, l'effacer de sa vie, ne plus chercher à lui en faire voir de toutes les couleurs. Il avait déjà trop de soucis avec sa mission pour en plus ajouter ses problèmes avec le Gryffondor. Il pouvait bien réussir à vivre sans Potter.


Harry regarda une dernière fois Mrs Weasley verser sa larme avant de disparaître dans un nuage de fumée verte. Dumbledore avait exceptionnellement mis en place les réseaux de cheminée pour rentrer à Poudlard à la fin des vacances de Noël. McGonagall les accueillit avec son air sévère, et Ron, Ginny et Harry rejoignirent leur dortoir.

Hermione était déjà rentrée de vacances, et si Harry pensait que les vacances auraient apaisé les colères de sa meilleure amie envers Ron, il se trompait lourdement. La brunette eut un tel regard de dégoût quand Lavande se jeta au coup du rouquin qu'il préféra ne pas pousser sa chance et emmena la jeune femme vers deux fauteuils éloignés pour lui raconter ses vacances et les découvertes qu'il avait faites sur Malefoy.

Il se tourna vers Ginny pour lui proposer de les accompagner, mais elle lui répondit qu'elle devait aller voir Dean. Harry ne loupa pas le sourire peu enjoué de la rouquine, ni même la manière dont elle avait posé sa main sur son bras, caressant sa peau au passage aussi discrètement que possible. Hermione lui jeta un regard suggestif, ayant clairement vu leur manège. Harry se sentit soudainement plus joyeux, le rouge lui montant aux joues.

- Alors ? demanda Hermione en prenant place sur un fauteuil, tournant le dos à Ron et Lavande. Qu'est-ce que tu voulais me dire ?

- J'ai surpris Malefoy en pleine conversation avec Rogue après la soirée de Slughorn. Il cherchait à savoir ce qu'il manigançait, je suis sûre qu'il y a quelque chose de pas clair dans cette histoire Hermione ! Voldemort a forcément fait de lui un mangemort ! Rogue lui a dit qu'il savait pour sa mission et qu'il pouvait l'aider.

- Harry, tu ne crois pas que Rogue a dit ça juste pour que …

- Pour que Malefoy lui dise de quoi il s'agit. Oui je sais, Mr Weasley et Lupin m'ont dit la même chose. Mais j'avais raison, il trafique bien quelque chose, la coupa Harry avec un air supérieur.

- Je sais pas Harry, on parle de Malefoy là, pourquoi Voldemort lui donnerait une mission ?

- Je ne sais pas Hermione, mais il manigance quelque chose et ça a forcément un rapport avec Voldemort !

- Est-ce que tu en as parlé à Dumbledore ?

- Non, pas encore, je ne l'ai pas vu pendant les vacances, mais en parlant de Dumbledore, le ministre de la magie m'a rendu visite au Terrier.

- Le ministre ?! Qu'est-ce qu'il voulait ?

- Des infos sur Dumbledore et ce qu'il trafiquait quand il n'était pas à Poudlard. Il voulait se servir de moi pour sa politique.

Hermione grimaça à ses mots, montrant clairement sa désapprobation.

- Fais attention Harry, ne le laisse surtout pas interférer, on ne sait pas jusqu'où ils ont été infiltrés au Ministère …

Harry acquiesça. Il avait parfois du mal à se rendre compte de tout ce qu'il se passait à l'extérieur de Poudlard. Il observa les élèves dans la salle commune, insouciants, ignorants des actes de Voldemort en dehors de l'école. Son regard se posa sur Ginny, aux côtés de Dean. Le métis lui racontait probablement ses vacances, mais le sourire crispé de la jeune femme ne trompait pas son ennui, ce qu'il ne semblait pas avoir remarqué.

- J'ai l'impression que leur couple bat un peu de l'aile.

Harry tourna la tête vers Hermione. Elle le regardait avec un sourire attendri, désignant le couple qu'il regardait du menton. Il haussa les épaules. Qu'est-ce qu'il en savait ? Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de sourire à son tour aux paroles de sa meilleure amie.

- Je t'envie parfois, ajouta la brunette.

- Pourquoi ? demanda Harry en fronçant les sourcils.

- Ginny est tellement plus observatrice que Ron.

Harry la fixait sans comprendre.

- Harry, continua-t-elle avec un petit rire, même Ginny a remarqué tes regards et tes petites attentions envers elle. Ça ne m'étonnerait pas qu'elle quitte bientôt Dean, elle a toujours été amoureuse de toi, finit-elle avec un clin d'œil.

Le Gryffondor rougit instantanément. Se pouvait-il que la rouquine ressente quelque chose pour lui ? Une intense chaleur l'envahit, tout son corps se réveillant à la pensée de Ginny. Son sourire, sa douceur, sa voix. Et puis Malefoy s'imposa à son esprit, un sentiment de culpabilité immense le submergeant. Que dirait-elle si elle venait à apprendre que le Serpentard l'avait embrassé, et qu'il s'était laissé faire ?

Il ne pouvait pas faire ça. S'il voulait avoir sa chance avec Ginny, il devait s'éloigner de Malefoy par tous les moyens. Il aurait bien le temps de trouver une solution pour prouver qu'il était un mangemort et qu'il trafiquait quelque chose une fois qu'il aurait pu en parler à Dumbledore.

Ce soir-là, il s'endormit avec le sourire, et ce ne fut pas Malefoy qui envahit ses rêves, mais une crinière de feu et une voix féminine.


Se faire une promesse était une chose, la mettre en œuvre en était une toute autre. Même si Harry et Drago s'étaient confortés dans l'idée que leur santé mentale résiderait dans le fait de s'ignorer royalement, il était d'autant plus difficile de le faire lorsqu'ils partageaient les mêmes cours et qu'ils se croisaient encore plus souvent que d'habitude dans les couloirs.

Ils n'osaient même plus s'insulter entre deux couloirs, Harry passait de plus en plus de temps sur le terrain de quidditch, à faire ses devoirs ou à ses réunions avec Dumbledore, tandis que Drago cherchait un refuge malsain dans la salle sur demande.

Un mois s'écoula sans qu'aucun contact n'ait eu lieu entre eux, ce dont ils se félicitaient cyniquement. Harry n'avait pas reparlé de sa théorie du mangemort à Hermione et Ron, trop énervé par ses échecs pour récupérer le souvenir falsifié de Slughorn, et Drago n'avait pas cherché à s'approcher du Gryffondor.

Mi-février amena avec lui les premières leçons de transplanage, et la mise à l'épreuve de leurs promesses.

Harry et Drago n'avaient malheureusement pas d'autres choix que de se retrouver dans la même pièce, et même si le Gryffondor s'était juré de ne pas l'approcher, la réprimande de McGonagall envers le Serpentard avait attiré son attention et le brun s'était arrangé pour se rapprocher de lui afin de surprendre sa conversation avec Crabbe et Goyle.

Il ne put s'empêcher d'intervenir pour provoquer Malefoy. Ça faisait trop longtemps.

Il observa le corps du blond se figer, et le Serpentard se retourna vers lui, ses yeux lançant des éclairs. Il le vit avec une joie non dissimulée sortir sa baguette de sa poche, mais au même moment le professeur de transplanage leur donna une nouvelle instruction.

Il en profita pour s'éloigner discrètement jusqu'à revenir vers Hermione qui lui jeta un regard courroucé. Il se concentra sur les instructions du professeur, ignorant les yeux curieux de Ron, un peu plus loin.


Harry monta en courant les marches qui le séparaient de son dortoir, suivi d'un Ron maugréant contre son meilleur ami qui le traînait à travers le château à toute vitesse sans aucune explication. Arrivés dans leur chambre, le brun se jeta sur sa valise et en sortit un vieux parchemin tout racorni.

- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, s'empressa de prononcer Harry à voix basse, vérifiant une dernière fois que personne d'autre qu'eux deux se trouvaient dans le dortoir.

- Harry, qu'est-ce que tu fais ? demanda Ron d'une voix essoufflée en se laissant tomber sur le lit de son ami.

- Malefoy se sert de Crabbe et Goyle pour quelque chose, et je dois découvrir ce que c'est !

Ron soupira, clairement pas convaincu par ce que lui disait Harry.

- Aide-moi à le trouver ! Le pressa le brun.

Le rouquin se pencha également sur la carte.

- Ici, lui répondit-il en pointant la salle commune des Serpentard. Il ne fait rien de méchant, tu vois bien, il glande juste avec ses deux gorilles et les autres élèves.

- Je regarderai sur la carte tous les jours, il me suffira de prendre la cape et de le suivre pour découvrir ce qu'il manigance !

Harry ne vit pas le regard désapprobateur de son ami, trop absorbé par la carte. Il fallait qu'il découvre ce que Malefoy manigançait, peu importe ce qu'il devrait faire pour ça.


Il n'eut guère le temps de vraiment surveiller Malefoy les jours qui suivirent. Lorsqu'il regardait la carte, le Serpentard se trouvait presque toujours en compagnie de ses larbins dans la grande salle ou en cours, et les rares fois où il semblait seul, il était alors impossible de le localiser sur la carte. Harry se demanda plusieurs fois s'il sortait du château mais il était impossible d'échapper à la vigilance de Rusard et les passages secrets étaient tous indiqués sur la carte du maraudeur. Le Serpentard disparaissait quelque part pendant plusieurs heures sans qu'il ne sache comment ni où.

Le mois de mars arriva rapidement sans qu'il ne trouve de preuves de ce que manigançait le Serpentard. Pas une seule fois il n'avait pu enfiler la cape d'invisibilité pour suivre le blond, soit parce qu'Hermione le forçait à l'accompagner à la bibliothèque pour rédiger un devoir ou bien à cause de Ron qui cherchait à échapper à Lavande, devenue bien trop collante à son goût.

Le 1er mars, jour de l'anniversaire de Ron, il se leva comme d'habitude, et de manière obsessionnelle regarda encore une fois la carte. Malefoy était de nouveau introuvable. Le rouquin, sur le lit voisin, avait entrepris d'ouvrir tous ses cadeaux, poussant des exclamations de joie à chaque fois qu'il découvrait ce que contenaient les paquets. Du coin de l'œil, il le vit se jeter sur une boite de chocolat, mais trop accaparé à chercher le point Malefoy apparaître sur la carte, ne se préoccupa pas que le rouquin dévore autant de sucreries avant d'aller déjeuner.

Quand il se leva finalement pour descendre à la Grande Salle, Ron avait le regard dans le vague et serrait la boite de chocolat dans ses bras comme un énamouré.

- Ron, ça va ? lui demanda le brun en fronçant les sourcils.

- Je l'aime Harry. J'arrête pas de penser à elle.

- Je sais Ron. Est-ce que tu pourrais poser cette boite de chocolat pour qu'on aille prendre notre petit déjeuner ? Remarque, je doute que tu aies encore faim après ce que t'as avalé …

- Comment est-ce que je pourrais manger alors qu'elle ne sait probablement pas que j'existe ?

- De quoi tu parles Ron, Lavande sait très bien que tu existes !

Le rouquin tourna la tête vers lui et lui jeta un regard incompréhensible.

- Pourquoi tu parles de Lavande ? lui demanda Ron.

- Attends, de qui tu parles ?

- De Romilda Vane ! Elle est tellement belle !

Harry écarquilla les yeux de stupeur quand il comprit l'erreur de son meilleur ami. Il avait posé la boite de chocolats sur le côté quand il avait sorti la carte du maraudeur de sa valise et le rouquin l'avait visiblement pris pour un de ses cadeaux. Hermione l'avait prévenu que Romilda avait commandé des philtres d'amour à Fred et George.

- Qu'est-ce que je peux faire Harry ? lui demanda Ron d'un air désespéré.

Le brun ne savait littéralement pas quoi faire. Il ne pouvait pas aller voir Hermione au risque qu'elle les envoie valser à l'autre bout de la salle commune. L'histoire avec Lavande suffisait, mais si on ajoutait Romilda Vane à l'équation, il doutait de ressortir vivant avant la fin de la journée. Il fallait qu'il trouve une solution, un antidote, quelque chose ! Un antidote ! C'était exactement ce dont il avait besoin !

- Je peux te la présenter, maintenant, lui répondit Harry en espérant que le rouquin accepterait de le suivre.

Avec un ébahissement digne d'un enfant de trois ans, Ron le remercia plus chaleureusement qu'il ne l'aurait dû et, après l'avoir convaincu qu'il n'avait pas besoin de revêtir ses plus beaux vêtement, l'emmena en direction des cachots dans le bureau de Slughorn. Harry pria pour que son professeur lui ouvre malgré leurs récentes conversations désastreuses à propos des horcruxes.

Il frappa au battant de la porte, et celle-ci s'ouvrit sur le professeur Slughorn, encore en pyjama.

- Professeur, commença Harry d'une voix désespérée, j'ai besoin de votre aide !

- Ce n'est pas vraiment l'heure mon garçon, répondit l'homme d'un air précipité.

Slughorn s'apprêtait à fermer la porte immédiatement mais Harry coinça son pied dans l'entrebâillement.

- S'il vous plaît ! Ron a ingurgité un philtre d'amour et …

- Coucou toi !

Ron avait passé sa tête par dessus l'épaule de Harry et souriait de toutes ses dents, un air qui se voulait charmeur sur le visage.

Slughorn soupira et ouvrit la porte pour les laisser entrer.


Convaincre Slughorn de les laisser entrer avait été un jeu d'enfant comparé à ça. Ron, prostré au sol, son corps convulsé par le poison se diluant dans ses veines. Il avait fallu qu'il se jette à une vitesse fulgurante sur les armoires de son professeur pour trouver un bézoard qu'il enfonça illico presto dans la bouche de son meilleur ami en priant pour que ça le sauve.

Il revoyait encore la scène en fixant Ron, allongé sur un lit de l'infirmerie, le teint blafard. Hermione, à ses côtés, ne lâchait pas sa main, et la couleur de son visage pouvait aisément rivaliser avec celle du rouquin. Harry était épuisé.

Il savait que le poison venait de l'hydromel que Slughorn leur avait servi, et qu'il devait à l'origine offrir cette bouteille à Dumbledore. Encore une fois, le directeur avait été celui vers qui la menace était tournée mais heureusement pour lui, l'égoïsme du professeur de potion lui avait sauvé la vie. Harry essayait de comprendre, mais son cerveau était trop engourdi, et voir son meilleur ami à l'agonie devant lui, l'avait assez éprouvé pour la soirée. Il savait que Dumbledore et les professeurs feraient en sorte de trouver le coupable.

Lavande arriva à ce moment-là, et il se redressa légèrement dans son siège en observant le regard noir que se lancèrent les deux jeunes femmes dès qu'elles furent face à face. Sans un mot, la blonde attrapa la main libre de Ron dans la sienne en signe de possession et Hermione pinça les lèvres.

- Hermiooooone.

Ils se figèrent tous les trois d'un même mouvement. La voix croassante de Ron paraissait sortir tout droit d'un rêve. Pourtant, il ne semblait pas être le seul à l'avoir entendu.

Lavande se leva d'un seul bond, une triste rage s'emparant de ses traits et se précipita hors de l'infirmerie sans un mot sous le regard victorieux de Hermione qui caressait la main de Ron tendrement. Harry ne pût s'empêcher de ressentir une pointe de tristesse pour la blonde. Elle ne méritait pas vraiment d'apprendre les réels sentiments du rouquin de cette manière.

Il sourit à Hermione. On avait l'impression que son teint avait repris quelques couleurs. Il se leva doucement et sortit à son tour de l'infirmerie sans un bruit, laissant sa meilleure amie profiter de l'inconscience de Ron pour qu'ils se rapprochent à nouveau.

Les élèves de Poudlard dormaient encore, seuls quelques lèves-tôt se trouvaient dans la Grande Salle quand il passa devant. Il continua son chemin, incapable de ne serait-ce que penser à manger. Il traversa le château d'un pas lent, appréciant le silence qui régnait dans les couloirs.

Il passa devant les portes de la volière, et l'envie lui prit d'aller voir Hedwige. Il regretta de ne pas avoir pris plus de temps pour aller voir sa chouette, et fut heureux de voir qu'elle ne lui en tenait pas trop rigueur quand elle vint se poser avec tendresse sur son épaule.

Il s'accouda à l'une des fenêtres, caressant distraitement les plumes de sa chouette quand la porte s'ouvrit derrière lui. Il se retourna, curieux de voir quel élève pouvait bien vouloir envoyer du courrier à cette heure-là un samedi matin.

Il se figea.

Malefoy se tenait devant lui, et semblait aussi surpris que lui de le trouver ici. Il avait l'air encore plus épuisé qu'avant les vacances, et il n'osait pas dire un mot de peur de le faire fuir.

En réalité, il ne savait pas quoi faire du tout.


Et voilààà !

Lintuu, désolée pour cette fin encore plus frustrante que les autres, vraiment j'y fais pas exprès, c'est mon cerveau qui me joue des tours :(

Nan sinon, j'espère que ça vous a plu et que vous avez toujours envie de connaître la suite ! Concernant l'avancement de l'écriture, j'ai quasi fini d'écrire le chapitre 9 qui se tourne un peu vers genre 17-19 pages Word, pour vous prouver que les chapitres sont de plus en plus longs au fur et à mesure haha !

Sur ce, je m'adresse aux lecteurs qui n'ont pas de compte, si vous souhaitez discuter, ou que vous voulez que je vous réponde avant le prochain chapitre, vous pouvez me laisser une adresse mail :)

Je vous adore, vous êtes les meilleurs, et si vous avez un Tumblr, je serais super contente d'avoir l'adresse parce que je peux passer mes journées dessus ! Voilà, plein de bisous et à mercredi prochain !