Bonjour !
Comment allez-vous ? Vous avez survécu au déluge ? :) Là où j'habite, on a eu une coupure d'électricité toute la nuit, des pans de montagnes qui sont descendus sur la route, les rivières qui sont sortis faire un tour et des ruisseaux qui sont apparus dans les champs, une grande aventure ! Sinon, j'ai fini d'écrire le chapitre 10 ce week end, et je ne m'attendais pas vraiment à arriver jusque là niveau longueur, mais je viens de battre mon record, 27 pages word, alors vous serez servis x)
Et bonne nouvelle, ce chapitre ne se finit pas de manière frustrante, en tout cas de mon point de vue ;)
On est donc maintenant à 35 reviews, 13 favoris et 32 followers, ça augmente, ça augmente :D alors merci aux nouveaux : LiilyPotter, Mechiante, chris Halinski, biancca black, Danse et Quatre saisons, chat-de-nuit, et Meylhana :)
Un petit mot de la bêta qui murmurait à l'oreille de Drago ;) : "Un chapitre où l'on retrouve Drago et ses démons... Et un rapprochement qui risquent de déplaire à certains !"
RAR :
Talousa : Tu me détestes ? :'( Je suis trop triste, je voulais pas que tu me détestes ... Mais j'espère que je saurais me faire pardonner avec ce chapitre, et qu'il réussira à assouvir ta faim ! M'enfin, si tu trouves que ce soit génial que je sois horrible avec vous, je veux bien continuer hein :D Haha en tout cas, je pense que ce chapitre va en même temps te satisfaire et probablement t'énerver xD J'ai hâte de savoir ce que tu en penses :) Bisous bisous, et à bientôt j'espère !
Aventurine-san : *Clara court pour échapper à la morsure de Aventurine-san et fait les yeux doux pour se faire pardonner* ça marche ? :p Je suis rassurée de voir que ce que j'ai fait de leurs vacances te satisfait, je voulais pas m'appesantir dessus au risque que ça soit trop long alors qu'on sait déjà tous ce qu'il se passe pendant ce temps ! Haha tu as bien raison d'être sadique, on aime bien les faire souffrir nos petits personnages adorés ! Haha le fameux Ron-Ron, j'ai vraiment hésité à le mettre, mais je me suis retenue au risque de me pisser dessus devant mon écran et tourner au ridicule, bref ... xD Ah c'est pour ça que j'ai passé une semaine trop pourrie xD parce que tu m'as maudite haha ! En tout cas, tu devrais pouvoir te satisfaire avec le début de ce chapitre, et la fin va probablement t'énerver, mais promis, elle n'est pas frustrante :p En espérant que tu ne me maudisses pas une nouvelle fois, à très très vite j'espère ! :D
sublimo : Coucouuuuu ! Aaah Saturn ! Qu'est-ce que tu en as pensé ? :) Tes mots me font tellement plaisir, j'ai l'air d'une gamine qui mange une glace pour la première fois à chaque fois que je lis tes reviews ! D'ailleurs, ma bêta a dit que vous étiez adorables ! Et gagné, le chapitre commence par la petite entrevue entre Harry chéri et Drago et aie aie aie, j'espère que ça va te plaire ! Oooooh, non, c'est trop adorable ! T'es trop gentille ! Je suis trop impatiente à chaque fois d'attendre le mercredi pour pouvoir te répondre ! PS : Je te laisse Steve avec plaisir, je me satisfait pleinement de Tony chéri :D Mdrrrrr, t'inquiètes pas, je te rassure, on est deux obsédées alors xD Oh noooooon la chance ! C'était bien cette deuxième fois ? :D Merciiiiiiiii Madame Rogers :D J'espère que ce chapitre te plaira ! :D :D Ah au fait, je voulais te demander ! Tu lis un peu des ff sur Marvel ? Tu connais le FrostIron ? Si oui, c'est laquelle ta préférée ? :p Bon allez, je te laisse au chapitre :p Pleins de bisouuuuuus !
Yukino : Aaaah, je suis contente que tu l'ai trouvé bien :D Oh ma pauvre, t'en as pas fini avec Ginny malheureusement ! :p Oh tu peux faire un gros câlin à Drago pour le réconforter si tu veux :) Héhéhéhéhé, je suis trop sadique ! Mais promis promis, ce chapitre ne finit pas de manière frustrante :p Enfin j'espère que ça le sera pas pour toi, à mon avis tu seras plus énervée qu'autre chose mais j'espère que tu m'en voudras pas haha ! A très très vite j'espère :D
Bonne Lecture !
Chapitre 6
Drago n'osait pas bouger, ni même respirer. Il ferma les yeux, il voulait effacer le regard de Potter, il voulait qu'il arrête de le fixer avec ses yeux innocents et perdus. Il se retourna, c'était trop insupportable. Il devait sortir de la volière aussi vite que possible. Il posa sa main sur la poignée de la porte.
- Malefoy, attends !
Il sentit son cœur se serrer. Ce n'était pas le moment où Potter devait l'appeler avec une voix aussi peu confiante. Pas alors qu'il avait failli tuer Weasley et que le Gryffondor ne se doutait même pas qu'il en était l'auteur.
Drago était absolument effrayé par ce qu'il avait fait. Si les autres élèves apprenaient que la bouteille d'hydromel venait de lui, il ne donnait pas cher de sa peau. Il craignait moins le courroux de Voldemort que la violence que déclencherait sa trahison envers Poudlard.
Il craignait surtout la réaction de Potter. Il était bien placé pour savoir que s'en prendre à l'un des proches du Gryffondor revenait à se condamner lui-même à la mort mais il n'avait pas désigné Weasley comme sa cible.
Tout foirait.
Rien ne se passait comme prévu, et l'Angoisse, comme il aimait l'appeler avec un grand A prenait de plus en plus d'ampleur au fil des jours. Elle l'empêchait toujours plus de dormir, le rendait affable, haineux envers les autres élèves, inconscients de ce qu'il se tramait au dessus de leurs têtes. Il en venait même à ne plus supporter la présence des autres Serpentard à tel point qu'il préférait s'isoler pendant plusieurs heures dans la salle sur demande ou n'importe quelle autre pièce du château où il pourrait être tranquille. Il ne pensait pas trouver quelqu'un dans la Volière à cette heure-là de la journée après qu'il avait passé la nuit dans la salle sur demande. Il voulait juste être seul.
Sa main se crispa sur la poignée de la porte. Il avait le choix. Soit il quittait la pièce, et ignorait Potter. Soit il se retournait et affrontait son regard.
Il n'optait visiblement pas pour la bonne solution, mais il en avait marre de devoir s'isoler et de pleurer seul dans les toilettes avec pour seule compagnie Mimi Geignarde.
Il se retourna et fit face à Potter.
Sa chouette était toujours perchée sur son épaule, et il se souvint avoir rêvé plus jeune d'en posséder une aussi belle. Lucius n'avait jamais accepté. Le Gryffondor caressait ses plumes d'un air distrait, toute son attention focalisée sur lui. Pour une fois, il n'y avait aucune lueur calculatrice, ni haineuse dans ses yeux. Il y avait juste cet air fatigué.
Drago glissa ses mains dans ses poches pour en cacher les tremblements. Potter semblait hésiter, ne sachant pas quoi dire. C'était dérangeant, ils n'étaient clairement pas à l'aise dans cette position, peu habitués à se retrouver dans la même pièce sans chercher à se battre.
- Comment elle s'appelle ? Demanda finalement Drago d'une voix aussi basse que possible, doutant que le Gryffondor l'entende.
Potter eut un sursaut de surprise qui fit s'envoler sa chouette. Elle se posa sur une poutre un peu plus haut en poussant un hululement indigné. Le brun le fixait sans comprendre.
- Ta chouette, ajouta le blond sans bouger.
Le Gryffondor ne cacha pas sa surprise à ces mots, mais Drago ne s'en formalisa pas.
- Hedwige, croassa difficilement le brun, posant son regard partout ailleurs sauf sur lui.
Drago hésita, il ne savait pas vraiment quoi répondre. Il ne savait même pas comment faire la conversation à Potter. Il se déplaça, s'approcha de la fenêtre, et s'accouda à la rambarde de pierre, tournant volontairement le dos au Gryffondor.
Il sentit Potter le rejoindre quelques secondes plus tard, s'appuyant également contre la pierre froide. Le jour s'était levé depuis quelques heures seulement mais pas une âme ne traversait le parc. Quelques oiseaux chantaient. Le Gryffondor se racla la gorge, Drago ne réagit pas. Le brun pouvait bien faire ce qu'il voulait pour attirer son attention, il ne voulait que de la tranquillité. Il remua à ses côtés et le blond se retint de grogner de mécontentement.
- Qu'est-ce que tu trafiques Malefoy ? demanda finalement le brun en fixant l'horizon devant lui.
Drago s'y attendait, mais la manière dont le Gryffondor avait posé sa question le laissait absolument surpris. Il s'était attendu à des menaces, des promesses de sorts mais pas à une simple phrase sans aucune arrière pensée.
- Aucune importance, répondit-il en tripotant ses mains.
Potter ouvrit la bouche pour dire quelque chose, et la referma immédiatement.
- Arrête de te prendre la tête avec ça, t'as autre chose à foutre que de t'intéresser à ce que je peux faire, ajouta le blond d'une voix amère.
- Et si j'ai pas envie ? Rétorqua le Gryffondor avec une moue boudeuse sur le visage.
Drago tourna la tête vers lui avec un air parfaitement moqueur et exaspéré.
- Nan mais je rêve Potter, arrête de faire le gamin et mêle toi de tes affaires !
- Tout ce qui concerne Voldemort fait parti de mes affaires !
Le blond grimaça quand il prononça le nom du mage noir. La conversation prenait un tournant qu'il ne voulait absolument pas aborder et l'Angoisse s'insinuait à nouveau lentement en lui.
Merlin, il fallait qu'il se calme, son cœur se mettait à battre trop rapidement et sa gorge s'asséchait bien trop vite. Ses mains tremblaient de plus en plus, ce qui n'échappa pas au regard du Gryffondor. Il renonça à les cacher.
Potter posa une de ses mains sur la sienne, et il se raidit instantanément. Il ne savait pas à quoi jouait le brun, mais il n'était pas à l'aise.
- Tu joues avec le feu, marmonna Potter en évitant son regard.
- De quoi tu te mêles ?! Siffla le blond en retirant violemment sa main de la poigne du Gryffondor.
Le brun eut une moue triste qui lui donna envie de vomir. Il ne supportait pas l'idée de ne pas apprécier un tel air sur son visage. C'était du grand n'importe quoi ! Depuis quand se sentait-il mal quand Potter était triste ?
Il serra les dents et ferma les yeux pour échapper au regard du Gryffondor.
- Je sais pas, j'avais juste …
- Rien ! Tu ne sais rien et tu n'avais rien, absolument rien à dire ! le coupa Drago d'une voix glacée.
Il ouvrit les yeux, et il regretta. Potter semblait peiné putain, il avait cet air perdu sur le visage, celui de « je suis désolé, je ne sais pas quoi dire d'autre » qui l'insupportait à chaque fois qu'il le surprenait. Il avait envie de le frapper, mais il ne devait pas, surtout pas. Il ne voulait pas que ça finisse comme la dernière fois, de manière aussi malsaine. Il en avait marre de tous ces trucs pourris.
Il soupira, il ne supportait même plus de se battre avec Potter. C'était trop. Beaucoup trop de stress et d'obscurité dans sa vie ces derniers temps. Il voulait autre chose, quelque chose qui le tirerait un moment de ce bordel dans lequel il s'était mis.
Et Potter, cet enfoiré, avait exactement compris ce qu'il fallait faire. Il avait laissé le brun s'approcher suffisamment près de lui pour le prendre dans ses bras. Par Merlin, si son père apprenait ça, se faire consoler par l'ennemi … Il ne savait même pas comment le Gryffondor avait pu comprendre ce dont il avait besoin juste maintenant, il était sûr qu'aucune émotion n'était passée sur son visage.
- C'est toi qui joues avec le feu maintenant Potter, siffla Drago d'une voix qui se voulait mauvaise – et il savait que ça ne ressemblait en rien à ça – contre le cou du brun.
Potter ne répondit pas, se contentant de le serrer un peu plus fort contre lui. Il aurait pu protester, repousser le Gryffondor, mais en réalité, Drago en avait marre de se battre. Alors il abandonna. Il passa ses bras autour du brun à son tour, et laissa totalement tomber sa tête contre son épaule.
Bordel, il s'abandonna complètement à l'étreinte du Gryffondor, et il sentait que Potter se laissait aller aussi, qu'il était aussi épuisé que lui de se battre et qu'ils n'en avaient rien à foutre à cet instant qu'il soit un mangemort et lui l'élu. La seule chose qui comptait, c'est qu'ils avaient enfin quelqu'un sur qui se reposer, rien qu'un moment.
Potter sentait bon, une odeur de quidditch, un mélange de cuir et autre chose un peu plus sucré. Le Gryffondor lui rappelait son enfance, quand Drago avait encore la chance de pouvoir voler avec insouciance et de manger des chocogrenouilles toute la journée. Et il restait dans les bras de son ennemi, savourant la chaleur bienfaisante d'un autre corps contre le sien.
La violence de leurs derniers échanges ne lui manquait pas, il n'avouerait jamais qu'il aimait un peu de tendresse, mais il ne pouvait consciemment pas repousser le brun alors qu'il ne s'était pas senti aussi bien depuis longtemps. Il se foutait de ce que dirait son père s'il le voyait, et il doutait qu'il en ait écho depuis les tréfonds d'Azkaban.
Une seule question le tiraillait, qu'est-ce qui avait bien pu passer par la tête du Gryffondor pour agir ainsi ? Il avait compris que le brun n'avait pas associé son nom à l'empoisonnement de Weasley et il en était absolument rassuré. Pourtant, et bien qu'il s'imaginait parfaitement que Potter avait besoin de "réconfort", il ne comprenait pas que le jeune homme puisse se laisser aller aussi facilement contre lui, dépourvu de défense.
Ils n'avaient jamais partagé que de la haine, et peut-être qu'au fond de tout ça, ils avaient réussi à se construire de telle manière qu'ils étaient maintenant les seuls à comprendre combien ils souffraient de toute cette guerre.
Potter soupira de contentement dans son cou, son nez niché contre sa peau. Drago sentait son propre cœur battre la chamade, et il ne comprenait rien. Il ne comprenait pas pourquoi il ne bougeait pas et pourquoi il acceptait autant de douceur de la part du Gryffondor. C'était inhumain, inattendu, tellement agréable. La chaleur qu'il lui transmettait le rendait plus vivant que jamais, plus encore que ces derniers mois. Son étreinte lui donnait l'impression qu'on tenait un peu à lui, même s'il ne se faisait pas d'idée quant au fait qu'il n'était que le poteau de réconciliation du brun et qu'une fois passé la porte de la volière, tout ça aurait disparu.
Merde, il avait envie de pleurer. Il n'était pas une chochotte, on lui avait toujours interdit de pleurer devant les autres. Ce n'était pas parce qu'il avait terriblement besoin d'attention et que son meilleur ennemi lui en donnait qu'il devait être autant à fleur de peau. Et Potter, comme d'habitude, Saint Potter comprenait, observait. Et il le serrait un peu plus contre lui à mesure qu'il se mettait à trembler et que l'Angoisse pointait le bout de son nez.
Il ne devrait y avoir rien d'effrayant dans le fait de tenir le corps de Potter contre lui, mais elle était là. L'Angoisse. Cette salope. Elle le bouffait, et il priait pour que le Gryffondor la repousse comme il l'aurait fait avec un détraqueur. Il ne pouvait pas dire un mot, de peur que tout disparaisse et que le brun s'enfuie. C'était tellement irréel. Drago voulait bien croire que tout ça n'était qu'un rêve et qu'il allait se réveiller encore une fois dans la salle sur demande, l'armoire à disparaître le narguant de toute sa hauteur.
Mais Potter restait. Il sentait chaque partie de son corps contre le sien, chaque mouvement avec une sensibilité qu'il n'avait pas connu depuis qu'il avait compris qu'il allait mourir avant la fin de l'année. Il fallait qu'il dise quelque chose.
- Potter, dit-il d'une voix rauque.
- Tais-toi. J'ai juste besoin de ça.
Un raz-de-marée de culpabilité l'envahit. Potter ne pouvait pas chercher du réconfort auprès de lui alors qu'il était celui par qui tout avait commencé. A vrai dire, si Weasley n'avait pas bu cet hydromel avant lui, il serait probablement seul maintenant. Le Gryffondor serait mort à l'heure qu'il est, et Drago se préparerait à mourir, non seulement parce qu'il aurait détruit l'espoir mais également toute idée de vengeance de Voldemort.
Il se mordit la lèvre. Quelle différence ça ferait puisqu'il aurait droit au même destin ? Pourrait-il mettre fin à la vie du Survivant simplement pour abréger sa propre douleur ?
Trop lâche. Trop égoïste, comme toujours.
Il se détacha de l'étreinte de Potter trop violemment à son goût, et le froid l'envahit. Il le regardait d'un air perdu, ne comprenant pas sa soudaine réaction.
- Qu'est-ce que tu fais ? Ne put s'empêcher de lui demander Potter en essayant de lui attraper le bras.
Drago se recula, échappant à la poigne du Gryffondor.
- Nan, toi, qu'est-ce que tu fais ? A quoi tu joues Potter ? Tu penses que pour la simple bonne raison qu'on est tous les deux aussi désespérés l'un que l'autre, tu crois me connaître et prétendre pouvoir me comprendre ? Tu rêves. Tu ne sais rien de moi. Rien, tu entends ! Tout ça n'était rien ! C'était même n'importe quoi et je regrette amèrement de ne pas t'avoir frappé dès le moment où tu as osé poser tes mains sur moi ! Maintenant, dégage ! rétorqua violemment le blond d'une voix froide, trop glaciale.
Potter lui jeta un regard noir. Drago se sentait mal. Une chouette hulula, secouant ses plumes d'un air courroucé.
- DEGAGE ! Hurla Drago.
Le Gryffondor serra ses poings à les blanchir, plantant ses yeux dans ceux du Serpentard, un air de pure haine plaqué sur le visage. Il tourna finalement les pieds et sortit de la volière sans un seul regard en arrière, claquant la porte violemment.
Drago frappa le mur, et la douleur lui brouilla la vue.
Drago Malefoy était un enfoiré, Harry ne cessait de se le répéter.
Assis sur un canapé de la salle commune, vide à l'exception de quelques élèves déjà levés, ses genoux repliés contre son torse, Harry jurait. Comment pouvait-on passer de supportable à insupportable connard en l'espace de quelques secondes ?
Il admettait qu'il ne savait absolument pas ce qu'il lui était passé par la tête quand il avait décidé de prendre le Serpentard dans ses bras, mais, même si la situation était tout sauf normale, Malefoy n'avait pas besoin de le repousser de cette manière au bout de quelques minutes comme s'il était un pestiféré. Évidemment, il devait probablement penser que Harry était un pestiféré, mais quand même.
Il avait bien vu que Malefoy avait besoin de réconfort, et par Merlin, lui aussi. Alors il avait oublié un instant qu'il était forcément un mangemort et il s'était juste rapproché de lui pour le prendre dans ses bras comme il l'aurait fait avec un ami. Excepté qu'ils n'étaient pas amis, et qu'ils ne le seraient jamais.
Il laissa tomber sa tête en arrière avec un soupir contrit. Chercher des excuses ne rimait à rien, il pouvait tout aussi bien être si désespéré qu'il était prêt à aller chercher du réconfort chez son ennemi comme il pouvait juste avoir envie de voir autre chose chez Malefoy que le simple mangemort et enfoiré de première qu'il laissait paraître.
- Ça va Harry ?
Le brun se releva à la voix de Ginny. Il lui sourit d'un air fatigué et la jeune femme s'assit à côté de lui sur le canapé. Elle avait l'air aussi épuisée que lui.
- Ça va mieux depuis que je sais que Ron va bien, répondit-il.
- Merci, de l'avoir sauvé.
Elle posa sa main sur son bras, et une douce chaleur l'envahit. Elle le fixait avec un sourire si doux qu'il ne put s'empêcher de passer son autre bras autour de ses épaules et de la serrer contre lui. Elle se cala contre son corps, ramenant ses genoux contre les siens.
- Je ne sais pas ce que j'aurais fait … ajouta-t-elle, et il savait parfaitement ce qu'elle voulait dire.
- Moi non plus.
- Je sais que maman va être encore plus inquiète après ça. Elle ne voulait pas qu'on revienne à Poudlard, surtout maintenant que Voldemort s'est infiltré jusque dans le Ministère.
Harry admirait son courage. Elle était l'une des rares personnes à oser prononcer le nom de Voldemort. Il se demanda ce que dirait Dean s'il les surprenait dans cette position.
- Est-ce que tu penses que Ron et Hermione vont enfin se rendre compte qu'ils sont fait l'un pour l'autre ? Demanda-t-elle pour changer de sujet.
- J'aimerais voir le jour où Ron va enfin admettre qu'il ne peut pas vivre sans Hermione, répondit le brun avec un sourire amusé.
Ginny rit contre lui, et ça lui fit du bien. Il avait envie de savoir pour Dean et elle, ça le démangeait.
- Comment ça va avec Dean ? Finit-il par demander d'une voix incertaine.
Elle se raidit, ça aurait pu passer inaperçu tellement ce fut rapide, mais ainsi contre lui, il sentait chaque changement, chaque tension dans son corps.
- Pas très bien, finit-elle par répondre sans s'éloigner de lui. Il est … beaucoup trop jaloux. S'ils nous voyaient maintenant, il me ferait probablement une scène.
Harry sourit d'un air victorieux, ravi de voir que ça n'empêchait pas la jeune femme de rester dans ses bras. C'était différent de l'étreinte qu'il avait partagée avec Malefoy. Ginny lui faisait confiance, et il le ressentait dans la manière dont elle se laissait aller contre lui. Avec le Serpentard, c'était perturbant, inhabituel, il ne savait pas quoi faire.
- Et toi Harry ? Tu vois quelqu'un ? lui demanda-t-elle gentiment.
Ce fut à son tour de se figer. Est-ce qu'il oserait lui dire que Malefoy l'a embrassé et qu'il l'avait pris dans ses bras ? Merlin non. Il aurait trop honte, et surtout, il a trop peur du regard de Ginny, Ron et Hermione. Il était mal à l'aise.
- J'ai entendu dire que Romilda te tournait autour, ajouta la rouquine d'une voix presque froide.
- Elle est flippante, répond Harry en grognant, ce qui fit rire Ginny.
- Je veux bien te croire, elle parle sans arrêt de toi, ça en devient presque gênant !
Harry frissonna, imaginant un groupe de filles parler de lui comme d'un morceau de viande.
- Il paraît que tu aurais un hippogriffe tatoué sur le flanc, ajouta la rouquine avec un regard faussement impressionné.
- Elles en savent visiblement plus sur mon corps que moi, répondit Harry en rigolant.
- Je peux vérifier ? lui demanda Ginny d'un air malicieux.
Harry rougit. L'idée que la rouquine soulève son tee-shirt et passe sa main sur sa peau le rendit toute chose. Il avait l'impression d'être une jeune adolescente découvrant que les garçons pouvaient être autre chose que de simples amis. Pitoyable.
Elle lui sourit de toutes ses dents, et il remercia Merlin que personne ne regarde vers eux quand elle attrapa son tee-shirt. Il vit ses doigts fins s'approcher de sa peau au ralenti quand elle remonta le tissu, le frôlant trop doucement, quand le tableau s'ouvrit pour laisser entrer un élève en trombe.
Harry et Ginny tournèrent la tête dans un même mouvement, la rouquine retirant sa main discrètement de sous le tee-shirt du brun. Lavande semblait dans tous ses états. Parvati tentait tant bien que mal de la calmer mais les pleurs hystériques de la blonde augmentaient de seconde en seconde devant le regard perdu de son amie. Elle posa ses yeux sur eux, et à travers ses larmes, Harry distingua parfaitement la lueur meurtrière qui lui était destinée. Visiblement, il était plus facile de rejeter la faute sur lui et Hermione.
Elle les fixa pendant quelques secondes, et s'enfuit finalement dans son dortoir, suivie de Parvati qui lança un sourire d'excuse, avant de disparaître dans les escaliers.
- Cette fille est complètement folle, marmonna Ginny en s'extirpant de l'étreinte de Harry.
Elle se releva doucement, et le brun évita son regard. Il aurait voulu qu'elle reste là aussi longtemps que possible. Elle se pencha vers lui, et déposa un baiser sur sa joue. Il papillonna des yeux, abasourdi.
- Merci Harry, ajouta-t-elle avec le sourire. Tu devrais aller dormir, tu as l'air épuisé.
Et elle partit en direction de son dortoir, l'abandonnant seul sur le canapé. Il n'avait même pas eu le temps de réagir ou de répondre quelque chose avant qu'elle ne disparaisse, encore trop surpris par un simple baiser. Ce n'était pourtant pas anodin. Il avait embrassé Malefoy, et pas aussi chastement, alors comment ce simple petit acte pouvait le rendre aussi mièvre ?!
Il se leva à son tour, et se dit que Ginny avait probablement raison, une bonne sieste ne lui ferait pas de mal après tout ces événements. Hermione ne reviendrait pas de si tôt et il savait que la jeune femme n'hésiterait pas à le réveiller s'il le fallait. Il se glissa dans son lit, soupirant de soulagement quand sa tête rencontra son oreiller et ferma les yeux.
Ça ne pouvait pas être pire. Ron avait failli mourir, il avait fait un câlin à son meilleur ennemi et Ginny se rapprochait de plus en plus de lui. Il était habitué à l'anormalité.
Il s'endormit finalement, épuisé, perdu et plus conscient que jamais du danger qui planait à Poudlard après la tentative de meurtre raté contre Dumbledore. Sa dernière pensée fut qu'il ne manquerait plus que Voldemort s'invite au château pour que tout tourne à la catastrophe nucléaire.
Voilà !
Pour les envies de meurtre contre l'auteur ou Ginny, vous pouvez prendre un ticket et faire la queue xD Je m'excuuuuuse, mais inévitablement, ben notre petite rouquine est présente :p
Pour me faire pardonner, quelques mots sur ce qui vous attends mercredi prochain : Entraînement, bagarre et liste.
Haha voilà, pleins de bisous à vous tous, et à la prochaine !
