Hellooooo !
Comment ça va ? Est-ce que vous profitez bien vous aussi de tous ces jours fériés ? :p
Sinon, la pauvre Ginny en a pris pous son grade après le chapitre de mercredi dernier, ça m'a bien fait rire et je partage vos mots :p Elle est pas méchante, mais Ryry ira avec Drago, un point c'est tout haha
Concernant ce chapitre, on rentre dans une plus ou moins nouvelle période puisque ça a commencé à évoluer entre les deux chéris, et j'espère que ce sera à la hauteur de vos attentes ! Les chapitres s'allongent également de plus en plus au fur et à mesure et ça dépasse largement les 20 pages word ;)
Et pas de fin frustrante pour ce chapitre-ci, je m'assagis :p
Enfin, on en est 41 reviews, 13 favoris, et 33 followers :D Ca fait vraiment vraiment plaisir, même si y a eu une baisse par rapport aux autres chapitres. M'enfin, ça arrive, et j'espère que celui-là vous plaira !
Merci à AlexandraPhysalis pour avoir ajouté cette histoire dans ses alertes :)
Un petit mot de ma bêta, perdue dans une forêt : "Ce chapitre marque, selon moi, une séparation entre le début et la fin !"
RAR :
Aventurine-san : Sur plusieurs générations ? :o Mais, mais, comment je vais faire pour expliquer à mes futurs enfants qu'une malédiction plâne sur leur tête à cause d'un problème de Drarry ? :p Oh non c'est trop adorable que tu boudes :p Si ça peut te rassurer, t'es pas la seule de la ligue Anti-Ginny haha ! C'est exactement ça par rapport à leurs échanges, d'autant plus qu'ils se sont haïs tellement longtemps qu'ils sont un peu paumés, ils ne savent pas du tout comment réagir autrement que par la violence. Héhé, je ne dirais rien mais je pense que ça va te plaire ! Oooooh oui désolée, je suis allée vite pour publier et du coup je l'ai oublié :'( Je fais super gaffe d'habitude ! Une de mes amies avait des syncopes en voyant des fautes d'orthographes alors j'ai pris le pli haha ! Merci de la remarque en tout cas, je corrigerais tout ça si je trouve comment faire pour changer tout ça sans re-publier le chapitre :) Voilà, j'espère que ce chapitre te plaira ! A touteeeee !
Yukino : J'adore ta déclaration d'amour pour Drago ! C'est tellement ça ! Le gars est vraiment à l'ouest quoi, profiiiiites, mais nan, c'est tellement plus facile de faire le gars colérique haha ! J'espère que tu lui a donné une bonne correction, qu'il comprenne un peu ses bêtises :p C'est le Destin haha, ils devaient se retrouver tous les deux ici après ce qu'il avait vécu, la presque-mort de Ron et la connerie de Drago. Tu devrais prendre un marteau et enfoncer cette idée dans la tête de Harry à propos de Ginny, peut-être qu'il comprendrait ! Haha. Noooooon, pitié pardonne moi ! Je peux me mettre à genoux si tu veux ? :o Promis, je vais me rattraper pour tes beaux yeux ! :D
sublimo : Oh mon dieu, quand j'ai vu ta review hier, j'ai eu une vague de soulagement énorme haha j'attendais trop qu'elle arrive xD Harry et Drago sont des boulets, incapables de prendre la tendresse du moment pour eux. Bon d'un côté, ils sont tellement paumés par rapport à ce qu'ils doivent faire que je veux bien leur donner une excuse pour tout ça :p Leurs réactions dans ce chapitre ? Tellement complexes, tellement propres à eux, enfin j'espère. Je pense que ça va te plaire, je prie pour que ce soit le cas, je voudrais pas te décevoir ! Mdr, pauvre Ginny, je la plains, elle s'en prend tellement plein la tête xD Tu ferais quoi de ses cheveux ? xD Oh mais c'est toi qui a le coeur sur la main ! T'es vraiment trop trop adorable ! Je crois pas qu'il y ai assez de mots pour te dire combien tout ce que tu dis est génial, parfait et la plus belle chose qu'on m'ait jamais dite ! Je suis vraiment plus qu'heureuse que tu sois tombée sur cette histoire et que tu la partages avec moi ! On peut faire les touristes japonaises toutes les deux en tout cas :D et je suis sûre que tu es une personne en or ! C'est même plus qu'une certitude :D Encore merci pour ces mots parfaits ! Aloooooors, oui on peut le dire dans les deux sens, j'utilise plus souvent FrostIron que IronFrost mais ça marche :p Oh oui oui oui ! J'en ai plein plein plein, mais une que je veux vraiment te conseiller, c'est Bend Around The Wind, traduite par Nordremo. C'est un gros morceau, 100 chapitres, mais c'est définitivement la meilleure fanfiction que j'ai jamais lue, tous fandoms confondus :) :) :) Vraiment, si tu veux lire quelque chose de génial et te faire plaisir, celle-ci est parfaite ! Géniaaaaaal, j'en ai lu quelques unes de Cap/Tony mais je suis preneuse sur celles que tu connais parce que j'ai pas l'habitude d'en lire ! :D Voilà, j'ai super hâte de lire ton avis sur ce chapitre, et tous tes petits mots :D A très très vite ! Pleins de bisous !
Bonne Lecture !
Chapitre 7
Harry passa les jours qui suivirent à jongler entre la rage incontrôlable qui le prenait quand il apercevait Malefoy et l'irrésistible envie d'aller lui parler. Il continuait à inspecter la carte du Maraudeur dans l'espoir de découvrir où se rendait le Serpentard et enfin savoir ce qu'il trafiquait. Mais à chaque fois qu'il tombait sur lui dans un couloir, le blond se détournait précipitamment ou un élève l'empêchait de le rattraper.
Il n'osait même pas en parler à Hermione maintenant qu'elle était redevenue amie avec Ron, et le rouquin ne voulait certainement pas passer ses journées à écouter Harry radoter quand il venait le voir à l'infirmerie. En réalité, le brun passait plus de temps à échapper à Cormac, qui avait tendance à se prendre un peu trop pour le capitaine de l'équipe de Quidditch, et Lavande qui venait constamment se plaindre.
Le Gryffondor avait des envies de meurtre. Non seulement, il n'avait toujours pas réussi à récupérer le souvenir de Slughorn et l'idée que Dumbledore le convoque alors qu'il ne l'avait pas l'angoissait, mais le prochain match contre Poufsouffle n'annonçait rien de bon. Avec Ron à l'infirmerie, Harry s'était vu obligé de donner la place de gardien à Cormac, ce qu'il regrettait chaque jour depuis qu'ils avaient commencé les entraînements.
McLaggen était un enfoiré de première, et Harry se fit la réflexion qu'il pourrait facilement rivaliser avec Malefoy si l'envie lui en prenait. Le brun rêvait de balancer son poing dans la figure de cet arrogant mais se retenait. Ou plutôt était retenu par Ginny qui avait bien compris que le Gryffondor ne supportait plus les paroles de son gardien. La rouquine était un havre de paix dans toute la merde qui l'entourait ces derniers jours. Ils ne passaient réellement du temps ensemble que lors des entraînements, mais ça lui suffisait, et c'était le seul moment où il était capable de laisser de côté le visage de Malefoy pour admirer celui de Ginny.
Il avait surpris Dean lui lancer des regards noirs quand il osait tourner la tête vers lui. La manière dont il s'était rapproché de la rouquine cette année n'avait pas échappé au noir, qui visiblement n'aimait pas ça du tout. En vérité, Harry n'en avait rien à foutre. Tout était trop absurde pour qu'il s'attarde sur la jalousie de son camarade de Gryffondor. Il avait l'impression d'avoir grandi d'un seul coup en l'espace de quelques mois, depuis la mort de Sirius.
Se frapper la tête contre le mur était vraiment tentant.
- … Et je pense que tu devrais faire un peu plus de sport, c'est flagrant, quand on te regarde voler, on a l'impression que tu n'arrives même pas à tenir le manche de ton balai, regarde ….
Coote jeta un regard perdu et implorant à Harry, ne supportant plus le monologue insultant et complètement inutile de Cormac. Le survivant lui renvoya un sourire désolé, s'il intervenait maintenant, il n'était pas sûr de laisser le visage du gardien de l'équipe intact. Comme chaque jour depuis plus d'une semaine, l'entraînement avait été catastrophique, et il s'en était fallu de peu pour que Peakes ne s'écrase pas au sol avant que Coote le rattrape. Tout ça, parce que McLaggen avait décidé que jeter le souaffle à la tête du batteur était une bonne solution pour l'entraîner à réagir rapidement. Harry avait envie de le tuer.
- Qu'est-ce que tu en penses Harry ? demanda Cormac à la fin de son monologue.
Il n'avait absolument rien écouté, et n'allait surtout pas lui donner satisfaction en lui répondant. Hors de question.
A la place, il enfila rapidement son bonnet et son écharpe, et s'enfuit dans le froid du mois de mars. Il avait besoin d'air, et il avait surtout besoin de se retrouver seul un moment pour réussir à se calmer. Il préférait encore affronter Voldemort que subir les discours sans fin de McLaggen.
Ses pieds s'enfonçaient lourdement dans la neige recouvrant le parc de Poudlard, rendant difficile sa marche jusqu'aux portes du château. Son souffle formait un nuage de buée devant ses yeux, le calmant légèrement. Au bout de plusieurs minutes de galère enneigée, il passa enfin les lourdes portes et embrassa la chaleur qui émanait du château avec soulagement.
Il tapa ses pieds au sol en continuant d'avancer, regardant avec fascination la neige de ses chaussures contraster avec les pierres sombres. Absorbé, il ne se rendit pas compte qu'il fonçait dans un élève avant de le percuter de plein fouet.
Il releva la tête d'un air perdu, et plongea immédiatement dans les yeux de celui qu'il avait bousculé. Il déglutit bruyamment.
Par Merlin, pourquoi Malefoy devait justement se trouver à cet endroit là, à ce moment précis ?
Le Serpentard le fixait d'un regard furieux, et passé le moment de choc, Harry sentit une rage similaire l'envahir. Le brun grinça des dents.
- Arrête de me suivre Potter, est-ce que c'est clair ? siffla Drago d'un air menaçant.
Harry haussa un sourcil, clairement pas intimidé par l'attitude du Serpentard. Le blond ne lâchait pas, gardant un regard furieux, qui lui demandait plus d'effort que jamais. Il savait que l'Angoisse n'était pas loin.
- Et comment tu comptes m'en empêcher ? demanda Harry, sournois.
En réalité, Drago n'en avait aucune idée. Il espérait que Potter arrête simplement de le suivre, mais il semblerait qu'il se soit trompé, ou qu'il ait omis que le Gryffondor n'abandonnait jamais.
Il suffisait qu'il abandonne, et peut-être que le brun se lasserait. Il tourna les talons aussi soudainement qu'il avait été percuté par Potter, mais le Survivant lui attrapa le bras et le tira violemment vers lui.
Il se cogna contre le front du brun et des étoiles dansèrent devant ses yeux.
- Mais qu'est-ce que tu fais Malefoy ?
Le souffle de Potter était trop proche de son visage, et l'Angoisse, cette salope d'Angoisse se rapprochait tout doucement. Il essaya de s'arracher de la poigne du brun sans succès.
- Tu vois très bien ce que je fais, je m'en vais ! cracha le blond en tirant son bras.
Potter tenait bon. Le brun tourna la tête dans tous les sens, tiqua quand il vit Cormac et les autres membres de l'équipe se rapprocher de l'entrée, et se précipita derrière la première porte qu'il trouva en tirant Malefoy derrière lui.
- Mais c'est pas possible, lâche-moi stupide Gryffondor ! gronda le blond en se débattant de plus en plus fort.
La porte se referma derrière eux dans un bang sonore, et leur monde se mit subitement à tourner quand l'empressement du brun et les mouvements désordonnés de Malefoy les firent tomber au sol. Le Serpentard se prépara instinctivement au choc de leur chute sur le sol dur, mais ne s'attendait pas du tout à ça.
Le sol était complètement mou, et une odeur de terre s'élevait tout autour d'eux. Leur silence soudain avait été explosé par les chants des oiseaux et de la nature. Potter aurait pu choisir un placard à balai, mais non, il fallait qu'il les emmène dans la salle de cours de Firenze.
Drago essaya de se relever, mais Potter était allongé de tout son long sur lui, et ne semblait pas pouvoir bouger. Il aurait volontiers envoyé balader le Gryffondor d'un coup de pied bien placé.
- Pousse-toi Potter.
Le brun ne daigna même pas répondre. Il se contenta de se relever, à califourchon sur le Serpentard et s'assit, tout à son aise, devant le regard ahuri du blond.
- Pour qui tu te prends ?! demanda Drago, complètement éberlué par l'attitude du brun.
- C'est le seul moyen pour te garder ici, répondit Harry d'un air nonchalant.
Le blond avait la furieuse envie de frapper le Gryffondor. Et il ne se demandait même pas pourquoi il ne le faisait pas. Il tourna la tête sur le côté, échappant au regard du brun. Il était allongé dans l'herbe, ce qui était toute somme carrément perturbant alors qu'ils étaient en plein mois de mars. Un ruisseau coulait sur sa droite, allant se faufiler un peu plus loin entre les arbres qui bordaient la salle de classe. Drago aurait presque regretté de ne pas avoir continué la divination rien que pour passer un peu de temps dans cette pièce.
- Alors, que t'as demandé Voldemort ? attaqua le brun en se penchant sur le visage du blond.
Drago posa sa main sur le front du brun pour éloigner son visage du sien.
- J'y crois pas, tu vas me lâcher avec ça Potter !
Il poussa un cri de rage quand le brun lutta contre la pression de sa main sur son front.
- AIE !
Drago ricana intérieurement. Il avait retiré sa main subitement, et Potter s'était cogné violemment contre son épaule. Certes, ça lui avait fait mal aussi, mais la douleur du Gryffondor effaçait la sienne.
Potter lui attrapa soudainement les cheveux en tirant. SES cheveux ! Une grimace d'horreur se peignit sur son visage.
- Espèce de … Aïe ! Sale con ! Lâche mes cheveux immédiatement enfoiré de Potter !
Le Gryffondor rit d'un air sournois, ne lâchant pas pour autant ses cheveux, mais relâchant la pression. D'un coup de hanche bien placé, Drago poussa le brun et se retrouva enfin au dessus.
- Qui c'est qui domine maintenant Potter ?! cracha le blond d'une voix mauvaise.
Il regarda avec fascination la mâchoire du Gryffondor se crisper à ses mots. Potter tenait toujours ses cheveux, et il tira son visage vers le bas.
- On verra ça ! Siffla Harry dans une parfaite imitation du ton que le Serpentard employait habituellement.
Le blond lui jeta un regard moqueur, peu effrayé par le Gryffondor. Il aurait dû s'y attendre, Potter était complètement taré.
Le brun se jeta en avant, et Malefoy se retrouva en dessous une seconde fois, puis au dessus, et au final, ils roulèrent, complètement désordonnés sur la pelouse, sans s'arrêter. Ils s'étaient mis à se taper dessus, ce n'était même pas étonnant, Drago s'y attendait.
Il avait été assez idiot pour ouvrir la bouche quand ils se retrouvèrent dans le ruisseau et avala des tonnes d'eau. Heureusement pour eux, ce n'était pas assez profond pour qu'ils se noient comme des imbéciles, mais il y avait suffisamment de fond pour qu'ils se retrouvent tout à coup complètement trempés.
Drago aurait pu jurer ne pas avoir conscience que Potter était juste au dessus de lui, même après avoir atterri dans le ruisseau, lorsqu'il gémit.
Ca n'avait rien à voir avec du plaisir, de la douleur ou bordel, il ne savait même pas quel nom donner à ce putain de son, mais il y avait ce sournois concours de circonstance lui éclatant au visage : se battre avec Potter l'excitait. Et il n'était pas le seul.
Drago n'avait jamais défini sa sexualité comme délimitée par hétéro ou gay. La question ne se posait même pas puisqu'il ne pouvait pas imaginer avoir des sentiments pour quelqu'un et qu'il ne considérait le sexe uniquement comme un plaisir personnel et complètement égoïste. Il n'avait jamais cherché à partager quelque chose avec ses coups d'un soir, ni même à devoir choisir entre un mec ou une fille. Il prenait ce qui tombait et s'enorgueillissait de se dire qu'il avait à chaque fois donné suffisamment de plaisir pour que le sien surpasse tout.
En bref, être excité par un mec ne le dérangeait pas. Non, ce qui le tracassait, c'était que ce mec soit Potter, et que cette envie soit partagée.
Non pas qu'il allait admettre que le Gryffondor était vilain, il savait apprécier la beauté quand il la voyait. Mais on parlait de Potter, l'insupportable enfoiré qui était son ennemi et qu'il ne verrait jamais que comme Celui-qui-a-survécu-et-qui-se-battrait-contre-la-face-de-serpent. Toute somme, le mec qui était supposé le détester et le combattre par le simple fait qu'il était au service de Voldemort.
Et puis, il détestait Potter. De toutes les fibres de son corps. Le visage du brun lui donnait des envies de meurtre, son propre corps se réveillait et une rage sans nom l'envahissait, le poussant à frapper, agresser, tout sauf sauter sur le Gryffondor pour autre chose que lui faire mal.
Potter ne devait pas avoir une putain d'érection parce qu'il était nonchalamment et complètement trempé et assis sur lui. Il l'avait embrassé à la fin de leur cinquième année simplement parce qu'il savait que le brun souffrirait de ce geste. Et il avait recommencé parce qu'il était conscient que c'était là un bon moyen de le faire enrager, de le rendre fou. Il n'avait pas réalisé à quel point tout ça devenait malsain, même quand ils s'étaient frottés l'un contre l'autre la dernière fois. Il ne devait même pas envisager pouvoir sauter Potter. C'était interdit, un point c'est tout.
Cet abruti de Gryffondor bougeait ses hanches, ne se rendant même pas compte qu'il accentuait la friction entre leurs deux érections. Est-ce qu'il se rendait au moins compte de son propre plaisir ? Clairement pas.
Les yeux de Potter étaient remplis de haine, son souffle erratique, tout son corps tremblait. Il n'y avait aucune place pour la conscience. C'en était rassurant, Drago préférait être le seul à s'en rendre compte, il n'osait même pas imaginer la réaction du brun s'il comprenait qu'il avait visiblement envie de lui.
Il devait pousser Potter et sortir du ruisseau avant qu'il fasse une connerie. Si le brun n'arrêtait pas de bouger ses hanches dans moins de trente secondes, il ne donnait pas cher du corps du Gryffondor. Il fallait qu'il trouve un moyen de l'éloigner. Sa baguette était tombée de sa poche quand ils avaient roulé dans l'herbe et maintenant qu'il était complètement écrasé, dans l'eau, il ne voyait pas vraiment comment il pourrait venir à bout des muscles du brun.
Le ruisseau ! Évidemment.
Il envoya une gerbe d'eau au visage du Gryffondor, qui ferma les yeux sous l'impact. Drago poussa le brun en arrière violemment et s'extirpa de sous son corps dans un sursaut. Il se jeta sur le côté, arrachant des touffes d'herbes au passage en remontant à la surface, et respira enfin correctement.
Il ne devait surtout pas penser à ce qu'il venait de se passer alors que son érection trop douloureuse était pressée contre le sol. Potter n'était certainement pas loin, et c'était même étonnant qu'il n'ait pas encore essayé de le frapper.
L'Angoisse s'approchait, il la sentait se faufiler dans ses entrailles. L'adrénaline l'avait quitté en l'espace d'un millième de seconde, ses pensées floues devenant trop claires. Il avait envie de Potter putain. Il regarda ses doigts se mettre à trembler comme dans un état second, son corps s'engourdit, et il entendit presque Voldemort ricaner dans un coin de sa tête, se moquant vicieusement de son attirance sexuelle pour le Gryffondor. Des promesses de doloris flottaient autour de lui.
Sa respiration devint erratique et il ferma les yeux pour ne pas voir sa main trembler complètement. Il avait froid, et ses vêtements trempés n'arrangeaient rien.
Saloperie d'Angoisse.
- Malefoy ?
Drago déglutit, empêchant l'air de passer dans sa gorge. Il avait envie de vomir.
- Malefoy ?
La voix de Potter se rapprochait. Il enfouit sa tête dans l'herbe, ramena ses genoux contre son torse en position fœtale. Il voulait disparaître.
- Malefoy ? Ça va ?
Le ton inquiet n'était probablement qu'un tour de son imagination. Potter n'en avait rien à foutre de savoir s'il allait bien ou pas. Cette salope d'Angoisse s'amusait à ses dépends.
L'instant d'après, Potter jetait un sort et ses vêtements étaient de nouveaux secs. Il ne s'arrêta pas de trembler pour autant.
- Bordel, Malefoy, qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Potter posa sa main sur son épaule, et il ouvrit les yeux. Le Gryffondor le fixait d'un air bizarre. Inquiet, c'était ça. Il n'avait jamais vu ce regard sur le visage du brun. En tout cas, pas pour lui.
Il se recula, et la main de Potter tomba sur le côté. Il le vit hésiter, s'approcher à nouveau. Drago s'éloigna.
- Ne me touche pas ! croassa le blond en fuyant son regard.
- Tu as besoin d'aide Malefoy, je sais pas ce qu'il t'arrive mais …
- Je n'ai pas besoin de ton aide !
Potter suspendit son geste, laissant sa main à quelques centimètres de son visage. Drago roula des yeux fous. Il n'essaya même pas de se relever quand le Gryffondor posa finalement sa paume sur son front brûlant. Il se mordit la lèvre et ferma les yeux.
- Je devrais aller chercher Pomfresh, t'as une de ces fièvres, dit Harry en commençant à se lever.
- N'espère même pas que je te laisse faire ça !
Drago attrapa la manche du Gryffondor.
- Un ennemi ne va jamais chercher de l'aide pour son rival, ajouta le blond d'une voix faible.
- C'est n'importe quoi …
- Non, c'est la vérité. C'est tout. On est pas amis Potter, n'imagine pas que tu peux tout d'un coup t'inquiéter de ma santé seulement parce que …
Il ne savait plus ce qu'il disait bordel. Salope d'Angoisse.
- Parce que quoi ? Parce que notre relation haineuse qui dure depuis plus de 5 ans a soudainement évolué en une violente lutte physique qui finit par des câlins ou des bisous ? Rétorqua Harry d'une voix narquoise.
Le blond pâlit soudainement. Le brun fronça les sourcils. D'accord, dis comme ça, tout laissait entendre qu'il y avait autre chose que de la haine entre eux. Ce qui était complètement faux.
Harry ne pouvait pourtant pas s'empêcher de s'inquiéter, même s'il s'agissait de Malefoy et que avant cette année, il l'aurait laissé pourrir dans un couloir plutôt que de vouloir l'emmener jusqu'à l'infirmerie. Le Serpentard avait beau être un enfoiré, il ne fallait pas être très intelligent pour voir qu'il allait mal. Mal au point de le laisser s'approcher de lui.
Il n'était même pas assez con pour ne pas voir que leur relation avait plus évolué en l'espace de quelques mois qu'en 6 ans. Certes pas de la manière dont il s'y attendait, bien qu'il ne s'attendait à rien d'autre que de la haine jusqu'à sa mort. Il avait remarqué son érection et celle du blond, et même si son cerveau lui interdisait de trouver une explication à tout ça, il était parfaitement conscient que ce n'était pas habituel. Il préférait penser à Ginny, c'était beaucoup plus simple et son cerveau en semblait parfaitement heureux. Il aimait les filles, un point c'est tout.
C'est donc sans arrière pensée qu'il attrapa le Serpentard et la cala contre lui pour le porter. Le corps entier du blond se crispa, et le contact sembla le réveiller complètement. Ses tremblements cessèrent aussi vite qu'ils étaient arrivés, et Malefoy s'éloigna de lui.
Il le fixait d'un regard si venimeux qu'il aurait pu rivaliser avec celui du basilic. Harry en fut abasourdi, même si une partie de lui n'était pas étonnée de la réaction de Malefoy. Il avait vite compris, depuis leur première année, que le blond ne supportait pas qu'on cherche à l'aider. Le Serpentard avait toujours semblé être un solitaire, ne s'entourant de ses « amis » uniquement pour donner l'impression qu'il était aimé. Harry n'avait pas de doute quand au fait que Malefoy puisse recevoir de l'amour, mais il était clair que Crabbe et Goyle n'était pour lui que des camarades de classe.
- Je t'ai dit que je n'avais pas besoin d'aide !
Malefoy le fixait d'un regard suspicieux. Au fond, il distinguait même de l'insécurité. Est-ce que le Serpentard était à ce point solitaire pour ne faire confiance qu'à lui-même ?
Il eut pitié de lui, et si le sentiment traversa un instant son visage, il n'échappa pas au blond qui serra violemment les articulations de ses mains. Harry était persuadé que si Malefoy avait eu sa baguette dans les mains, il lui aurait jeté un sort.
Il allait dire quelque chose et Harry sentit que c'était important, que... il n'était pas sûr, il avait l'impression qu'il en saurait plus sur ce que subissait Malefoy quand la sonnerie annonçant le repas leur vrilla les tympans.
Le Serpentard en profita pour faire demi-tour, abandonnant complètement les mots qu'il s'apprêtait à prononcer. Il récupéra sa baguette et avec un dernier regard dénué de tout sentiment sur Harry, sortit de la salle
Ron dormait quand Harry lui rendit visite après le dîner. Hermione était remontée à leur salle commune, arguant qu'elle avait des devoirs en retard et qu'elle devait récupérer des cours pour le rouquin. Il se doutait que la brunette avait compris qu'il avait besoin de s'éloigner pendant un moment de la salle commune et de Lavande et Cormac, et ne l'avait pas forcé à la suivre.
Il était épuisé, toute sa rage et le stress du match approchant engourdissant ses jambes. Calé dans un fauteuil auprès du lit de son ami, il observait le torse du rouquin s'élever au rythme de sa respiration. Ron dormait à poing fermé, et Harry lui envia un moment sa sérénité.
Un nœud de nerfs lui crispa le dos et le fit grimacer. Avant de disparaître dans les escaliers, Hermione lui avait chuchoté ces mots « Harry, écrire fait du bien tu sais », puis lui avait sourit d'un air compatissant. Il n'avait pas vraiment compris sur le coup, mais maintenant qu'il voyait les feuilles vierges sur la table de nuit de son meilleur ami, il se dit qu'il n'avait rien à perdre à gribouiller ses pensées sur un bout de papier, si ça pouvait aider à desserrer ce nœud dans son dos.
Il se saisit d'une plume et, écoutant la respiration calme de Ron, déversa ses mots sur la feuille blanche. Le souvenir de Ginny se libérant de ses pensées dans le journal de Jedusor lui traversa un moment l'esprit. Es-ce que ça l'avait soulagée, de mettre enfin des mots sur ce qu'elle ressentait ? Probablement, sur le moment.
Il soupira. Il devait commencer par le pire.
1 - Voldemort veut me tuer, et je dois tuer Voldemort
Dis comme ça, ça paraissait beaucoup moins effrayant. Juste quelques mots jetés sur le papier.
2 - Je dois absolument récupérer le souvenir de Slughorn si je veux espérer avoir une chance de le vaincre.
Là, ça compliquait rudement les choses.
3 - Cormac McLaggen est un enfoiré de première et j'ai très envie de lui envoyer mon poing dans la figure.
Il ne pouvait pas être plus clair sur le sujet.
4 - Si Ron ne dit pas à Lavande qu'il la quitte avant la fin de la semaine, je jure par Merlin que je ne me gênerais pas pour lui dire ce que je pense de ses surnoms ridicules. Elle est insupportable.
Il jeta un regard ennuyé à Ron, toujours endormi.
5 - Ron va me tuer quand il comprendra que Ginny me plaît.
Et s'il dessinait des moustaches au rouquin ? Juste pour avoir un moyen de pression sur son meilleur ami si jamais il venait à l'apprendre ?
6 - Malefoy.
Bon d'accord, il devait probablement développer.
7 - J'ai laissé Malefoy m'embrasser après la mort de Sirius.
8 - Sirius est mort.
Sa mâchoire se crispa, et il eut soudainement envie de pleurer.
9 - J'ai embrassé Malefoy.
10 - J'ai gémi sous les caresses de Malefoy.
11 - J'ai rêvé de Malefoy. Et pas des rêves où je suis sensé me battre avec lui. Est-ce que c'est sain de rêver du corps de Malefoy nu contre le mien ?
12 - La première chose que je fais le matin est de chercher Malefoy sur la carte.
13 - J'ai trouvé du réconfort dans les bras de Malefoy.
14 - J'ai eu deux érections en pensant à Malefoy. En fait j'ai eu deux érections simplement en sentant son corps contre le mien.
15 - Est-ce que ça veut dire que je suis gay ?
16 - N'importe quoi, je ne penserais pas à Ginny si je l'étais.
17 - Je suis rassuré. Juste un peu.
18 - Je suis inquiet pour Malefoy. Est-ce qu'il est allé voir Pomfresh ?
19 - Cette liste est une grosse erreur.
20 - Je m'appelle Harry Potter et je suis un abruti infini.
Harry jeta un regard dépité à la liste qu'il tenait entre ses mains. Il n'osait même pas la relire. Il avait beau avoir écrit tout ça avec le plus d'honnêteté possible, il ne voulait pourtant pas se pencher dessus pour essayer de comprendre ce qui traversait son cerveau.
Il n'était pas prêt pour ça.
Il jeta un incendio d'une voix basse pour ne pas réveiller Ron, et observa le parchemin se consumer, le cœur toujours remplie de tous ses soucis.
Il se leva de sa chaise et fit demi tour, prenant le chemin de sa salle commune d'un pas lourd et fatigué.
Et je vous laisse sur Harry qui devient fou en pensant à Malefoy. Je trouve ça mignon haha.
Comme promis, pas trop de Harry/Ginny, mais beaucoup de Harry/Drago :D Mieux non ?
Voilà, j'ai hâte de savoir ce que vous avez pensé de ce chapitre, et des petites inquiétudes trop adorables de Ryry pour Drago :)
La semaine prochaine, ce sera : Voldemort, Dumbledore et Botanique.
Haha, je me marre toute seule, je sais que ça ne vous avance à rien, mais puisque cette fin n'est pas frustrante (c'est le cas hein ?) il fallait bien que je finisse sur une note sadique, foi de Serpentard :p
A mercredi prochain, je vous adore ! :D
