Bonjour, bonjour !
Non, je n'ai pas encore entièrement fondu même si je vais finir par mourir, parce que même à 19h il fait encore plus de 30° degrés chez moi. Bref, j'essaie survivre.
Sinon, vous avez de la chance, parce que le chapitre aurait pu arriver probablement un autre jour haha. J'ai fini de l'écrire aujourd'hui à 14h et ma bêta Indifferente est tellement géniale qu'elle a eu le temps de le corriger pour maintenant. Vouez-lui un culte, elle le mérite amplement !
Elle m'a conseillé de vous faire un petit résumé parce qu'on a été tellement pris dans les affaires de coeur de Ryry et Dradra que le reste est peut-être passé aux oubliettes haha. Bref, je rappelle juste que Darius représente La Colère, Alénior la Solitude, Tom aka Voldy Les Ténèbres et Duncan l'Angoisse. On les connait aussi sous le nom des Chevaliers de l'Ombre, et sont au service de la Mort. En face, on a Jade et Rubis qui servent La Magie.
Voilà, c'est à peu près tout pour le blabla inutile. Ah si, je m'excuse de ne pas avoir répondu aux reviews la semaine dernière, mais avec le boulot, je ressemble genre à un panda avec mes cernes et j'ai absolument pas de temps pour moi. Même mon cheval fait la tronche parce que je passe moins de temps avec lui. C'est dur d'être une adulte (Peter Pan sauve-moi !) Voilà, encore désolée !
Enfin, on en est à 123 reviews (ma danse de la joie ne s'arrêtera jamais), 27 favoris, et 60 followers. Ca me fait tout drôle de savoir qu'à chaque fois que je poste un chapitre, soixante copains reçoivent un mail les informant que la suite est là. C'est trop beau.
Bref, merci aux nouveaux : Morgane Black, melysen, Maiawela, et Little SAINT-ANGEL. Vous êtes des dieux et des déesses !
Du coup, je voudrais vous remercier encore tous pour être présents sur cette histoire, de laisser des reviews, de me faire partager vos avis et simplement de lire cette histoire, que vous laissiez un commentaire ou non. Je suis vraiment vraiment heureuse de partager cette histoire avec vous. Je vous n'aime !
Un mot de ma bêta, qui est enfin revenue (hé ouais, je suis carrément trop nulle quand elle est pas là) : "Alerte, Harry et Drago sont trop mignons pour notre bien, ClaP va finir par nous rendre fous !"
RAR :
Daidaiiro30 : En fait, t'as trop de la chance de pouvoir ressusciter aussi souvent xD Mais tout ça, c'est la faute à Ryry et Dradra aussi, si ils avaient une vie ennuyante, ce serait plus simple, pas de crise cardiaque xD Nan mais je le ferais hein, ça va venir haha En fait, ils le font déjà dans ma tête xD Je sais, je suis trop folle ! Mais carrément que tu me manquerais ! Savoure ton pouvoir, mouhahahahahahaha ! Bref, ne me quitte paaaaaaaaaaaaaas ! Oh non, j'aurais pas osé (même si j'ai osé la semaine dernière parce que j'ai cru mourir tellement j'étais crevée mais que je me suis quand même bougé la pêche pour poster le chapitre) ! Hum hum, je vais aller me cacher dans un placard à balai en espérant que Tom Jedusor passe par là et me capture héhé. Enfin, je suis trop contente de t'avoir autant donné la pêche ! J'espère que ce chapitre aussi te plaira ! Bisous bisous :D
Stacy : Coucou ! :D Contente de te voir par là ! Et très très heureuse de savoir que tu n'es pas morte ;p Ca promet en effet pas mal de rire, c'est pas pour tout de suite, mais quant ça viendra ... xD Bref, à très vite j'espère !
Guest : Mon dieu, mais mon dieu, ta review est absolument parfaite ! Je la lis, la relis, et la rerelis ! Tes compliments sont parfaits, ça me donne envie de pleurer quoi. C'est pas exagérer, au contraire, c'est vraiment ce que je cherche à faire. J'espère que tu as passé une super semaine en tout cas :) Comment je fais pour écrire ça ? Disons que je puise dans ce que j'ai vécu, ce que je vis à l'instant présent. j'essaie au max de me mettre dans la peau des personnages, et surtout, j'écris avec de la musique, ça me transcende xD et ça m'aide à mettre des mots sur le trop plein d'émotions que j'ai en moi dans ces moments-là. Pour tout te dire, je finis généralement aussi crevée que si je courais un marathon après 25 pages de Drarry haha. Ta dernière phrase me tire une fierté sans nom. Que tu me dises que tu vois les personnages de Jo plus que ceux du film, c'est juste extraordinaire, ça me donne des ailes, ça me fait rêver et rien que pour ça et pour des personnes comme toi, je veux écrire, toujours. Merci, j'espère lire ta réponse :) Bisous !
Yukino : Coucouuuuu ! Je vais bien, je suis épuisée et j'ai trop chaud mais dans l'ensemble, disons que y a des choses pires ! Et toi ? J'espère que tout va bien de ton côté ! Mon dieu, je suis rassurée que tu ai préservé ta tête ! Comme je le dis souvent, ils sont tellement des handicapés sentimentaux que c'était loooooooong de les faire réaliser qu'ils sont fous l'un de l'autre et qu'ils sont fait pour être ensemble ! Bref, maintenant qu'ils ont compris, il faut qu'ils trouve un moyen de vivre leur amour coeur coeur love en paix haha. Héhé, c'est comme ça qu'on l'aime notre Harry, complètement pas doué :D surtout très paumé. Bref, j'ai eu la vision de Lockhart dans la tête, ça m'a fait exploser de rire xD Les gens me regardaient bizarre autour haha Voui voui il a un maître ! Genre La Mort est son maître dans cette histoire mais le reste du temps, il m'obéit au doigt et à l'oeil mon bébé Jedusor (je deviens folle, je sais haha) mais il y'a une bonne explication à tout ça ;) Cooool, j'ai hâte de te voir alors ! Des milliards de bisous !
Bonne Lecture !
Musique :
Thomas Newman
That Next Place
Olafur Arnald
Og Lengra
Chapitre 16
Harry se réveilla avec le sourire aux lèvres et son mini-lui fièrement dressé. Un sentiment de plénitude lui gonflait le cœur, il ne s'était pas senti aussi bien depuis longtemps.
Il avait rêvé de Drago. Drago qui l'embrassait, qui le caressait, qui lui susurrait des mots doux à l'oreille. Il avait encore du mal à croire que tout ça était réel. Que son blond l'avait bel et bien embrassé et qu'il le voulait lui, Harry Potter. C'était trop beau pour être vrai, il avait tellement l'habitude de voir les gens qu'il aimait s'éloigner qu'il avait l'impression de vivre un rêve éveillé.
Il se souvenait de chaque caresse de Drago, de ses lèvres contre les siennes, de son regard quand il lui avait promis qu'il ne serait qu'à lui. Son cœur aurait pu exploser de joie si c'était possible.
Il se leva quand il fut sûr que son excitation était retombée et s'attira les regards surpris de ses amis qui n'avaient pas pour habitude de le voir se réveiller aussi facilement. Ron le fixa d'un air suspicieux. Heureusement pour Harry, tout le monde était couché quand il était rentré la veille et il avait pensé à lancer un sort pour camoufler le suçon que Drago avait laissé dans son cou.
- Qu'est-ce qui t'arrive mec, on dirait que t'as passé une bonne nuit ? demanda Seamus avec un clin d'œil après qu'il avait vérifié que Dean était toujours dans la salle de bain.
Ron fit semblant de vomir et Harry explosa de rire. S'ils savaient.
- Je crois qu'on l'aurait entendu, si Harry avait passé la nuit avec Ginny, non ? Ajouta Neville en lançant un regard moqueur au rouquin.
- Arrêteeeeez, se plaignit Ron, qui avait plaqué ses mains sur ses oreilles d'un air dégoûté.
Les trois Gryffondor le fixèrent d'un air hilare, se moquant ouvertement de la gêne de leur ami. Harry, lui, se fichait bien qu'on prétende qu'il ait passé la nuit avec Ginny. Il était trop heureux pour prendre conscience qu'il avait un problème.
Ils passèrent sous la douche rapidement, Dean leur ayant hurlé qu'ils avaient cours avec Rogue dans moins de 20 minutes et qu'ils n'avaient pas le temps de descendre à la Grande Salle. Les cinq Gryffondor traversèrent les couloirs en courant à perdre haleine, certains que s'ils arrivaient en retard, Rogue n'hésiterait pas à les mettre en retenue chaque soir jusqu'à la fin des cours. Harry s'en serait moqué si tous ses samedis n'étaient pas déjàréservés à l'insupportable professeur. Et puis, s'il courait aussi vite, c'était pour une bonne raison.
Ils arrivèrent en avance, leurs rires résonnant dans les couloirs et leur attirant un regard noir d'Hermione et d'autres amusés des filles de leur maison qui étaient déjà là.
- Tu crois qu'elle nous aurait réveillé au lieu de nous fusiller du regard comme ça ? grommela Ron en se prenant un coup de livre sur bras de la part de la brune.
- Vous êtes irrécupérables, les gronda Hermione. Vous avez de la chance que Rogue ne soit pas encore arrivé !
- J'ai faim, gémit Ron, s'attirant les rires des autres Gryffondors et des remarques moqueuses des Serpentards.
Hermione, elle, se contenta de soupirer d'un air abattu, habituée au comportement de Ron. Pourtant, on ne pouvait louper la lueur attendrie dans ses orbes chocolat quand elle regardait le rouquin.
Harry, lui, ne s'y intéressait pas. Pour la première fois de sa vie, il était heureux de se retrouver en cours avec Rogue. La raison était simple, ils le partageaient avec les Serpentard.
Drago Malefoy était adossé au mur, un peu à l'écart, seulement accompagné de Blaise alors que les autres vert et argent discutaient entre eux. Harry n'avait d'yeux que pour lui, se foutant royalement de son indiscrétion. Son blond n'était pas beau, il était resplendissant. Malgré ses cernes, sa peau trop pâle et ses cheveux ternes, le brun le trouvait magnifique.
Drago lui souriait, ce genre de sourire en coin qu'il avait déjà aperçu quand il avait surpris le visage heureux du Serpentard. Et lui ne pouvait s'empêcher de sourire aussi, rêvant secrètement de s'approcher de lui et de se blottir dans ses bras. C'était violent et ça emplissait tout son corps et ses pensées comme si la seule chose qui importait était de sentir de le corps de Drago contre le sien.
Le blond se mordit la lèvre volontairement, lui lançant un regard empli de désir et Harry crut qu'il allait craquer quand Rogue arriva.
La chauve-souris les somma d'enter dans la salle et avant qu'ils aient le temps de s'asseoir à leurs places habituelles, Rogue les arrêta d'un mouvement de la main impatient.
- Aujourd'hui, commença leur professeur de sa voix grave, vous travaillerez par binôme, que j'aurais bien évidemment choisi, finit Rogue avec un sourire malsain.
La plupart des élèves poussèrent des exclamations indignées, mais Harry fixait Drago à l'autre bout de la salle, une lueur d'espoir dans les yeux. Sentiment qui semblait partagé puisque le blond lui envoya un clin d'œil discret.
- Harry ! Qu'est-ce que tu fais ?! S'exclama Hermione en lui jetant un regard circonspect.
Le brun aurait dû s'inquiéter ou répondre quelque chose mais il se moquait bien qu'elle ait vu les regards qu'il échangeait avec Drago. Hermione devait bien être la seule à l'avoir remarqué et il la connaissait assez bien pour savoir qu'elle ne dirait rien devant les autres. Il n'écoutait même pas Rogue et Ron dut lui donner un coup de coude dans les côtes pour qu'il sorte de sa torpeur.
- Mec, murmura-t-il à son oreille, t'es avec Zabini ! Et moi avec Goyle, gémit-il avant de se tourner vers Hermione qui prenait place à la table derrière eux. La pauvre est avec Malefoy, ajouta le rouquin avec une moue désespérée.
Alors c'était pour ça que Drago avait un air aussi perplexe sur le visage. Harry ne savait pas si le fait que le blond se retrouve avec sa meilleure amie soit une bonne chose, surtout alors qu'elle les avait surpris. Et puis, au fond, il était aussi profondément jaloux.
Avec un soupir résigné, il souhaita bonne chance à Ron et ignora volontairement Hermione qui le suivait du regard. Gryffondor et Serpentard ne se gênaient pas pour se bousculer tandis que chacun trouvait son partenaire mais Harry s'en moquait. Il passa le plus près possible de Drago et un frisson de délice lui traversa tout le corps quand son blond caressa volontairement sa main au passage.
Il s'assit à la table de Zabini avec un grand sourire niais, absolument pas inquiet de devoir faire équipe avec un Serpentard pour un devoir de défense contre les forces du mal.
- Vous devriez être plus discrets.
Harry se figea et tourna la tête vers Zabini, il le fixait avec un sourire en coin qui ne lui disait rien qui vaille.
- Je vois pas de quoi tu parles, murmura le brun du bout des lèvres en vérifiant que personne ne les écoutait.
Il ne remarqua que Hermione qui semblait râler contre Malefoy. Il pria pour que ce soit à propos des cours.
- Drago et toi, vous n'êtes absolument pas discrets, souffla Blaise à son oreille.
Harry sursauta quand il découvrit le Serpentard aussi près de lui, certain qu'il ne l'avait pas entendu se rapprocher. Il était tellement plongé dans la contemplation du blond que Rogue aurait pu s'asseoir sur son bureau sans qu'il ne s'en rende compte.
Il avait l'impression que toute trace de sang avait quitté son visage.
- Pardon ? demanda Harry d'une voix blanche.
- Oh Potter, pas avec moi, minauda Blaise en penchant vers lui, assis sur un tabouret. Drago sourit comme un idiot depuis qu'il est levé, ce qui veut dire qu'il s'est enfin passé quelque chose entre vous deux !
La manière dont Harry rougit était sûrement la meilleure réponse qu'il pouvait lui donner.
- Alors, qu'est-ce que ça fait d'avoir l'un des meilleurs partis d'Angleterre comme petit-ami ? demanda le noir avec un clin d'œil complice.
Cette conversation était absurde et Harry se dit qu'il devait probablement rêver. Il se pinça le bras sous le regard hilare du Serpentard, ravalant une grimace de douleur. Au moins, il ne rêvait pas.
- On sort pas ensemble, marmonna le brun plus pour lui que pour répondre à Zabini.
Il ne put s'empêcher de poser les yeux sur Drago. Il avait l'air concentré sur ce qu'il faisait et Harry le trouvait attendrissant comme ça. Ses doigts tapotaient sur le bord de la table et il avait la tête penchée sur le côté quand il écrivait.
- Oh, à cause de Weasley, n'est-ce-pas ? Demanda le noir en ouvrant son livre pour commencer l'exercice donné par Rogue. Et Potter, fais au moins semblant de travailler avant que Rogue remarque ton air complètement paumé.
Harry grommela.
- C'est pas à cause de Ginny. Qu'est-ce qu'on est censé faire ?
- Rédiger un devoir à deux sur la meilleure manière de combattre un troupeau de quintapeds. Et bien sûr que c'est à cause d'elle. Potter, t'es coincé entre la rouquine qui te court après depuis la première fois qu'elle t'a vu, et de l'autre, par mon meilleur ami super hot. Je veux pas te faire de leçon de morale Potter, parce que je suis probablement le moins bien placé pour ça, mais arrivera un moment où tu devras faire des choix. Fais juste attention à choisir le bon.
Harry fixa Blaise sans trop savoir à quel moment exactement leur discussion était devenue sérieuse et comment il avait pu accepter qu'un Serpentard lui parle aussi honnêtement de quelque chose dont il n'avait même pas dit un mot à ses amis.
- Panique pas Potter, on a des quintapeds dont il faut qu'on s'occupe. Et maintenant, plus un mot de tout ça, Rogue ramène sa poire par là !
Harry sourit et trempa sa plume dans son encrier. Zabini avait l'air … intéressant ? Cool ? Quoiqu'il en soit, le brun avait apprécié ces quelques mots et il espérait que le Serpentard pourrait lui en apprendre plus sur Drago.
Alénior fixait le mur. On pourrait dire de lui qu'il avait tout l'air d'un fou sorti de l'asile, mais il était aussi sain d'esprit qu'on pouvait l'être.
Si Alénior fixait le mur, c'était pour une bonne raison. C'était le seul moyen qu'il avait pour suffisamment se concentrer et oublier qu'il avait laissé sa sœur mourir. On lui avait laissé croire qu'il aurait tout ce qu'il désirait en échange de ce à quoi il tenait le plus au monde. Il pensait que c'était son argent. A la place, ils avaient pris Octavie alors qu'elle n'avait que onze ans. Il avait pillé, brisé, déclamé haut et fort que peu importe ce qu'on lui disait, il était son propre maître. Et pourtant, on l'avait pris à son propre jeu. Il avait perdu la seule personne qui le maintenait encore sur le droit chemin.
Quand la Mort l'avait trouvé, il était devenu la Solitude.
Drago sortit de la salle de cours si rapidement que Blaise ne le vit pas passer. Le blond s'en moquait pas mal, tant qu'il pouvait être le premier dehors. Il savait que les Gryffondor prenaient leur temps pour quitter la salle et que Harry était sans cesse entouré de ses amis mais il espérait que le brun avait remarqué ses regards et ses clins d'œil appuyés. Le Gryffondor n'était certes pas une lumière mais Drago l'aimait assez pour croire qu'il serait capable de comprendre qu'il avait absolument besoin de le voir.
C'était viscéral, violent et ça lui donnait des ailes, comme si la simple idée qu'il pourrait avoir le corps de Harry blotti contre le sien rapidement suffisait à lui donner l'envie de respirer.
Il se faufila dans un coin du couloir, à un endroit où il était sûr que suffisamment d'élèves afflueraientpour que son manège passe inaperçu. Il le vit enfin apparaître à l'autre bout, sortant de la salle, accompagné du rouquin et de la Granger. Merlin qu'il était beau. Presqu'autant que lui. Ce qui, venant d'un Malefoy, équivalait à dire que vous étiez un dieu vivant.
Il sourit quand il vit les yeux du Gryffondor fouiller le couloir à la recherche de quelqu'un. Oh, son gryffon avait compris. Il s'était placé sur la droite, pour être sûr de pouvoir s'éclipser rapidement s'il le fallait.
Drago s'adossa contre le mur.
Pas mal d'élèves se pressaient dans le couloir, certains se dirigeant vers leur prochain cours alors que d'autres profitaient d'une heure libre pour se diriger vers le parc. C'était l'occasion idéale.
Il attrapa la main de Harry au moment où il passait juste à côté de lui et le tira, l'entraîna derrière lui aussi vite que possible, passant inaperçus dans la foule. Il s'engouffra dans le premier placard à balai qu'il trouva.
- Et il a commencé à me regarder comme si j'allais l'aider, avec ses yeux affreux. Oh Merlin, c'était horrible, gémit Ron.
Il renifla d'une manière désespérée, jetant un coup d'œil à Hermione pour voir si elle allait tenter de le réconforter, mais la jeune femme marchait d'un pas pressé, l'air préoccupée par quelque chose.
Il se tourna vers Harry. Il était sûr que son meilleur ami réagirait, lui.
Il s'arrêta brusquement quand il ne vit personne là où il aurait dû se trouver. Il regarda en arrière, fronça les sourcils, plissa le nez mais rien n'y fit.
- Hermione, je crois qu'on a perdu Harry.
La brune s'arrêta aussitôt et se tourna vers Ron, quelques pas derrière elle. Elle fronça les sourcils et remua ses mains d'une manière complètement incompréhensible pour le rouquin. Il la voyait réfléchir, s'inquiéter, grommeler, et finalement, elle lui répondit enfin.
- Il a dû croiser Ginny.
Ron acquiesça. Pourtant, il avait l'impression que même Hermione n'était pas très sûre de sa réponse. Après tout, Harry était un grand garçon et il ne voulait absolument pas savoir ce qu'il se passait entre sa sœur et lui.
Drago lança un lumos dès qu'il ferma la porte du placard. Il voulait le voir. Admirer ses yeux, fixer ses lèvres, suivre des yeux la ligne de sa mâchoire et les tremblements qui secouaient son corps quand il le touchait.
Il voulait profiter de tout, puiser en lui, se repaître de son brun, se saouler à en crever.
- Salut, murmura-t-il d'une voix rauque, admirant avec un délice enflammé le sourire qui naquit sur les lèvres de Harry.
- Salut, répondit-il simplement, et rien que ce mot suffit à le rendre dur.
Harry posa sa main sur sa joue, glissa ses doigts dans son dos, au creux de ses vertèbres, rapprochant leurs corps, et il posa ses lèvres sur les siennes. C'était si naturel, si bon, que Drago eut l'impression qu'il vivait un rêve éveillé. Il aurait pu pleurer de joie tellement il se sentait bien, à sa place.
Harry s'empara de sa langue, dansa, mordilla, soupira.
- Tu m'as manqué, murmura le brun dans un souffle brûlant, abandonnant ses lèvres non sans lui tirer un soupir frustré.
Drago colla leurs fronts ensemble, frotta son nez contre celui de Harry avec un sourire amusé.
- Toi aussi, j'ai cru que je n'arriverais jamais à t'avoir pour moi tout seul.
Harry frissonna contre lui. Merlin, c'était tellement bon.
- Qu'est-ce que t'as dit Blaise ? Ne put s'empêcher de demander Drago.
Harry sourit et attrapa sa main, entrecroisant leurs doigts avec une tendresse qu'il n'avait jamais eu l'occasion de connaître.
- Que pour la discrétion, on pouvait repasser. Il est plutôt cool.
Drago l'embrassa jusqu'à ce qu'il en perde son souffle.
- Blaise est, comment dire, le meilleur ami dont j'avais vraiment besoin.
Harry haussa un sourcil interrogateur, passa sa langue sur les contours des lèvres du blond.
- Je crois qu'on en parlera une autre fois, réussit à dire Drago entre deux gémissements.
Le brun s'était emparé de sa bouche et l'embrassait avidement, sa main libre glissant le long de son dos, le faisant frissonner. Drago attrapa les hanches du Gryffondor et les serra, rapprocha son aine de celle de Harry.
Ils poussèrent un gémissement, un long appel du cœur, du corps, de l'esprit. Un cri du plaisir, un son qui exprimait à lui seul toute la profondeur de leur envie et de leur amour.
Il avait tellement envie du brun qu'il aurait pu le prendre comme ça, dans un placard en plein milieu de la journée, avec les élèves qui passaient tout près de leur porte. Il aurait pu, mais il ne voulait pas, pas comme ça, pas une simple baise violente.
Il voulait plus que ça, il voulait que le corps pantelant de Harry soit offert à ses yeux, il le voulait libéré, sincère, sentimental, il voulait de la douceur. Il voulait lui faire l'amour, ressentir des milliers de frissons dans son corps quand le brun poserait ses lèvres sur sa peau, il voulait voir dans ses yeux que c'était la meilleure chose au monde.
Il en voulait beaucoup, certes, mais c'était aussi la seule chose qu'il voulait. Il se foutait complètement du reste tant que Harry restait à ses côtés. Même le fait qu'il soit officiellement en couple avec la belette femelle ne suffisait pas à ternir son amour pour lui.
Les gémissements de Harry sonnaient comme la plus belle mélodie à ses oreilles et il continuait de se presser aussi ardemment contre lui, mêlant ses murmures aux siens.
Il allait venir, il le sentait. Il allait crier son plaisir à Harry si cette putain de sonnerie n'avait pas retenti au même moment. Il était sûr que son brun n'était pas loin, lui non plus. Ses pupilles étaient noires de désir, ses lèvres tremblaient et sa respiration était hachée. Son corps, sa peau délicieuse frissonnait, et ils ne pouvaient qu'attendre que le cri strident de la sonnerie cesse.
Elle se stoppa enfin et la seule chose qui rompit le silence entre eux, immobiles, était leurs respirations lourdes.
- Rejoins-moi ce soir.
Harry lui sourit.
- Où ? Lui demanda le brun.
- Dans la salle sur demande.
- Tu t'en vas ? Ajouta Harry en attrapant sa main.
- J'ai cours, grimaça le blond.
Drago posa sa main sur la joue de Harry et l'embrassa, savourant le goût sucré des lèvres du brun.
- Tu vas être en retard, gémit le Gryffondor en reculant avec regret.
- Je m'en fous, marmonna le blond en posant un baiser sur la mâchoire du brun.
Harry gémit encore une fois et Drago ne put s'empêcher de sourire, passant sa main libre dans les cheveux désordonnés du Gryffondor pour le décoiffer encore plus qu'il ne l'était.
- Va en cours, souffla Harry.
Drago grommela, mais se recula, plongeant dans l'émeraude des yeux du brun. Il avait ce regard attendri qu'il lui était arrivé de voir quand il regardait ses amis, et son cœur fit une embardée quand il comprit qu'il avait une vraie place dans la vie du Gryffondor.
- A ce soir, alors ? Demanda le blond, la voix remplie d'espoir.
Harry acquiesça et Drago sourit. Comme un gosse, comme un amoureux, comme un simple adolescent heureux à l'idée que quelque chose de génial va se passer, que sa vie va bien et que peu importe ce qui arriverait, tant qu'il y aurait Lui, alors, ça irait.
Il l'embrassa à perdre haleine et fila, des papillons plein le cœur.
Duncan dansait de manière désordonnée, ses membres valsant sans aucune mesure le long de son corps. Il était fou.
Il le savait depuis longtemps. C'était comme s'il avait toujours su que son esprit fonctionnait différemment. Chaque mot, chaque geste pouvait prendre une dimension complètement inhabituelle. Ça avait semblé normal à ses yeux et il ne portait jamais vraiment attention à ce qu'on pouvait dire autour de lui.
Rien ne l'inquiétait, si ce n'était ce qu'il allait manger dans les minutes qui suivraient. Malgré tout ça, il avait ses moments de lucidité.
La violence s'emparait de lui, l'Angoisse devenait son aura à part entière et il devenait incontrôlable. Il voulait faire souffrir, regarder les vermines humaines vivre ce qu'il vivait chaque jour depuis qu'il avait perdu la capacité d'avoir des sentiments autres que la haine et la peur.
Dans ces moments-là, il pouvait laisser libre court à ses pulsions. Il avait l'impression de contrôler le monde, d'avoir la toute puissance sur les émotions de ses victimes. Il les observait, perdu dans ce manoir introuvable, savourant leur détresse.
Il aimait regarder Drago Malefoy.
L'humain, sous sa carapace d'acier, était aussi faible qu'il l'avait été lui-même avant qu'il comprenne qu'il avait le pouvoir de détruire tous ceux qui s'élevaient sur son chemin. Drago Malefoy était comme lui.
Seul, perdu, effrayé.
Jusqu'à ce que ce foutu Harry Potter le voit, lui aussi.
Il échouait rarement, pour ainsi dire jamais.
Il avait vu rouge, quand il avait observé les deux anciens ennemis se rapprocher aussi intimement. Coincé où il était, il n'avait aucune chance d'approcher le garçon pour le ramener lentement mais sûrement dans ses filets.
Alors, il dansait. Évacuait toute sa rancœur et sa rage. Les objets volaient autour de lui, certains se fracassant contre le mur de pierre dans un bruit sourd.
Il attendait. Il savait que le moment viendrait où il pourrait enfin mettre la main sur sa proie.
Théodore Nott était le genre de garçon auquel on ne faisait pas vraiment attention.
D'autres auraient trouvé cette situation oppressante et auraient cherché par tous les moyens à se donner assez de prestance pour qu'on les remarque, mais lui ne s'en inquiétait pas vraiment.
Il n'avait jamais été du genre à se mettre facilement en avant, préférant regarder du fond de la classe les blagues de ses camarades, sans pour autant y participer.
On le disait mesquin, effrayant, parce qu'il ne parlait pas assez, qu'il ne voulait jamais participer aux soirées ou s'intégrer aux groupe. On lui trouvait l'excuse du « il se sent plus intelligent que les autres », et même si c'était dans le fond assez vrai, ce n'était pas la raison pour laquelle il préférait rester dans son coin.
Son seul lien d'affection était mort quand il avait cinq ans, et son père n'avait jamais cherché à remplacer sa mère. Ce n'était pas la question de Voldemort, ou de la souffrance de la perte de sa femme. Carmélius Nott était un homme froid et Théodore était juste comme lui.
Il aimait l'obscurité de la nuit et la fraîcheur de l'aurore. Il traînait souvent dans Poudlard quand tous les autres élèves étaient censés dormir.
Il avait vu trop de choses.
Rogue et Quirrell se battre lors de sa première année, près du couloir interdit du troisième étage. En deuxième année, il avait surpris Ginny Weasley, les yeux hagards, du sang sur les mains devant le mur où on avait retrouvé Miss Teigne. Il avait aperçu Sirius Black dans les couloirs du château en troisième année. Piqué par la curiosité, il s'était aventuré dans la forêt interdite lors du tournoi des trois sorciers pour voir les dragons de plus près. A 15 ans, il avait suivi des yeux la troupe de l'Armée de Dumbledore qui se faufilait dans la salle sur demande.
Il avait gardé le silence à chaque fois.
Et puis hier soir, il avait vu Malefoy et Potter s'embrasser, adossés contre un mur dans un couloir, complètement inconscients. Il n'était pas choqué, simplement surpris et pour la première fois de sa vie, il s'était dit que s'il était le premier à révéler le secret, il pourrait essayer d'attirer l'attention des Serpentards.
Il avait laissé son plan travailler toute la nuit dans sa tête, se régalant de voir les têtes de Potter et Malefoy le lendemain, innocents, ne s'attendant pas à sa trahison.
C'est alors qu'il l'avait vu. Ce regard qui l'avait persuadé que l'idée qu'il avait eue n'était que connerie et que parce que Lui avait décidé que de voir un Gryffondor et un Serpentard ensemble était bien, il le pouvait sûrement aussi.
Il ne savait pas que Blaise Zabini pouvait avoir autant de tendresse dans les yeux quand il les regardait.
La Magie était trop vieille. Elle avait vue trop de choses, trop de souffrances, de peines, de malheurs, mais au fond de son cœur, l'espoir vivait toujours.
Elle savait que Rubis et Jade prenaient soin de son monde, que son Émeraude et son Argent la rejoindraient bientôt.
Elle avait foi en eux, peu importait les dangers et les tentations. Elle croyait.
Harry avait rejoint Ron et Hermione dans le parc quelques minutes après que Drago était parti. Son sourire éclatant et son air béat pouvaient facilement passer pour le bonheur d'être enfin en couple avec Ginny.
Pourtant, il ne cessait de sentir sur lui les regards appuyés de Hermione. Ron n'y voyait que du feu, trop concentré sur son devoir de métamorphose, ce qui pour une fois n'était pas pour lui déplaire. Le rouquin avait trop tendance dernièrement à prendre le parti de leur meilleure amie. Il ne voulait pas avoir à faire face à Ron également.
La brune se mordait les lèvres d'une manière agaçante.
- Oh non, gémit soudainement Ron. J'ai oublié mon livre de métamorphose dans le dortoir, ajouta-t-il en se laissant tomber en arrière comme si c'était la fin du monde.
- Va le chercher alors, répondit Hermione.
Ron lui lança un regard déprimé, soupirant d'avance.
- Ne fais pas ton feignant ! Si tu t'arrêtes maintenant, tu ne le finiras jamais ce devoir, le sermonna-t-elle. On garde tes affaires et on t'attend là.
Le rouquin pesta, mais acquiesça sagement quand la brune lui jeta un regard courroucé.
Harry ne savait pas s'il devait s'attendre à ce que Hermione lui fasse la leçon aussi. Sur où il était passé après le cours par exemple.
- Je sais, dit-elle simplement après que Ron se soit suffisamment éloigné, le regard posé sur le visage du brun.
Elle surveillait chacune de ses réactions, il le savait. Il la connaissait assez pour savoir qu'elle saurait s'il mentait.
- De quoi tu parles ? Demanda-t-il prudemment.
Hermione se mordilla la lèvre et attrapa la plume que Ron avait laissé à côté de son parchemin, la faisant tourner entre ses doigts. Elle s'arrêta soudainement et inspira par à-coups.
- Toi et Malefoy.
Harry blanchit. Son sang quitta ses veines et sa respiration se coupa. Il pria pour que sa meilleure amie ne le remarque pas. Ce qui évidemment était peine perdue.
- Je vois pas ce que tu veux dire, répondit le brun d'une voix lointaine.
Ses oreilles bourdonnaient et la peur se faufila dans ses entrailles.
- Je sais ce que vous faites Harry, et ça m'inquiète.
Le brun fronça les sourcils, clignant des yeux plusieurs fois. Elle l'avait mis au pied du mur. Elle saurait qu'il mentait s'il niait. Elle était trop intelligente et il aurait dû savoir qu'elle comprendrait tôt ou tard. Il ne s'attendait juste pas à ce que ce soit aussi rapidement.
- Je ne fais rien de mal, souffla-t-il en essayant de s'en convaincre.
Hermione secoua la tête, passant sa langue sur ses lèvres comme si elle ne savait pas quoi dire.
- Je n'ai pas dit que tu faisais quelque chose de mal. C'est juste que c'est dangereux. On parle de Malefoy, et puis, est-ce que tu penses à Ginny ?
Harry se figea, tout son corps se raidissant. Il avait volontairement omis de penser à Ginny dans toute cette histoire. Ça ne faisait même pas vingt-quatre heures qu'il avait enfin compris que son cœur appartenait au Serpentard et il avait préféré profiter de Drago au maximum plutôt que de ruminer des pensées qui l'auraient rendu immédiatement malheureux.
- Ne craque pas Harry, s'il te plaît, le supplia-t-elle.
Il la fixa d'un air abasourdi, incapable de savoir quoi répondre. Qu'il ne craque pas ? Pourquoi ? Parce que Drago était un mangemort et qu'il était censé être son ennemi ?
Il vit le visage de sa meilleure amie blanchir à mesure que son silence s'alourdissait, et elle porta sa main à sa bouche d'un air choqué. Il aurait dû s'énerver mais il était trop stupéfait pour dire un seul mot.
- J'y crois pas, c'est … Tu … Merlin, Harry, est-ce que tu trompes Ginny ?
Il cligna des yeux.
- Oui.
Hermione le fixa longuement, le visage impassible.
- Depuis quand ? Demanda-t-elle soudainement, le dos raidi par l'appréhension.
- Hier soir, marmonna le brun.
Elle ferma les yeux douloureusement.
- Quand-est- ce que ça a commencé, tout ça ? Comment ça a pu arriver ? Ajouta-t-elle en bougeant ses mains comme si c'était la seule manière qu'elle avait d'exprimer sa panique.
- L'année dernière, après la mort de Sirius. Il m'a embrassé, et … Et je sais pas comment c'est arrivé Hermione, mais c'est arrivé ! S'exclama Harry en se redressant, respirant enfin correctement.
Il était prêt à se battre pour montrer à sa meilleure amie que non, ce n'était pas qu'une histoire passagère et que c'était plus compliqué que tout ça. Une partie de lui voulait lui faire comprendre que tout ce temps, Drago avait toujours été présent et qu'elle ne s'en était jamais rendue compte. C'était mesquin, mais il avait besoin de voir dans les yeux de la brune qu'elle comprenait que le Serpentard avait été sa bouée de sauvetage ces derniers mois.
- Tu l'aimes ? Lui demanda-t-elle de but en blanc.
Il se figea.
- Je … Je sais pas, je crois.
Elle pinça ses lèvres. Comme quand elle les réprimandait.
- Pourquoi ? Demanda-t-elle dans un souffle, un air perdu sur le visage.
- J'en sais rien, mais j'ai besoin de lui Hermione et il a besoin de moi.
- Tu me l'as caché.
- Qu'est-ce que tu aurais fait si je t'avais dit que je passais mon temps libre à me battre avec lui ou à l'embrasser ? Demanda-t-il d'un air énervé.
- Je …
- Tu m'aurais demandé de ne plus le voir ! La coupa-t-il. Tu aurais trouvé un moyen pour que je me débarrasse de cette obsession que vous trouvez tous malsaine mais je m'en fous ! Ça n'a rien de mauvais ! Il a besoin de moi, et j'ai besoin de lui, et rien de ce que tu diras, toi ou Dumbledore, ne me fera changer d'avis !
- Dumbledore sait ? Lâcha-t-elle d'un air choqué.
- Il m'a demandé de ne plus le voir, mais j'ai craqué.
- Mais, et dans les toilettes ?
- C'était un accident ! Ça n'aurait jamais dû arriver, je ne voulais pas, mais je l'avais abandonné alors qu'il avait besoin de moi et …
Harry sentait qu'il commençait à paniquer. Il ne savait pas pourquoi, ne cherchait pas à savoir, mais il avait besoin de voir Drago. Maintenant.
De s'assurer qu'il allait bien, qu'il était toujours avec lui, qu'il lui sourirait toujours et que ses yeux le regarderaient toujours avec cette étincelle particulière.
Hermione le prit soudainement dans ses bras et même s'il se figea un instant, déboussolé, il se détendit, acceptant l'étreinte réconfortante de sa meilleure amie. Elle posa sa main dans son cou et la glissa dans ses cheveux pour le détendre.
- Je ne vais pas t'empêcher de le voir, je ne voudrais jamais te rendre malheureux Harry, murmura-t-elle à son oreille. Je voulais juste comprendre, t'aider, savoir pourquoi tu avais l'air si déboussolé ces derniers temps. Mais tu dois faire un choix. Tu ne peux pas être à la fois avec Ginny et Malefoy.
Harry ne répondit pas, se contentant de soupirer, perdu.
- Et surtout, n'en parle pas à Ron, ajouta-t-elle avec douleur.
Il avait vraiment, vraiment besoin de voir Drago.
Il existe un lieu sur Terre, où la mort a pris racine.
Les landes sont désertes, l'humain presque invisible et seul une chapelle et un phare s'élèvent sur le rocher qui a vu autant de morts que de vivants.
La Terre de Feu rugissait du vent et de ses tempêtes, l'atmosphère glaciale qui y régnait charriait un air sombre qui cachait leurs silhouettes désordonnées dans l'obscurité de la nuit.
L'odeur salée de la mer et les cris des quelques oiseaux qui parvenaient à voler rompaient le silence tendu qui s'était installé quand ils étaient apparus au Cap Horn.
- Tu l'as apporté ? gronda la voix de Darius.
Alénior sortit un sablier en cristal de la poche de sa robe et le tendit à La Colère. Darius l'attrapa, laissant l'objet se balancer au bout de sa chaîne en argent, suspendant le temps entre les quatre chevaliers.
Il le rangea dans une de ses poches et avança, suivi de ses acolytes. Pas un mot ne sortait de leur bouche, pourtant, on sentait toute la tension qui habitait leurs corps et la barrière ténue qui retenait encore leur folie pour quelques instants.
Duncan se contenait difficilement. Ses pensées tourbillonnaient avec désordre dans sa tête, appelant le sang et la violence. Il savait qu'il n'était pas le seul, il pouvait voir la soif de douleur dans les yeux de Tom et la crispation trépidante de la mâchoire d'Alénior.
Darius marmonnait des phrases dans sa langue natale qu'il n'avait aucune envie de comprendre.
Ils étaient tous déjà assez fous sans en plus se soucier de ce que les méandres de l'esprit des autres voulaient dire.
Darius caressa la poignée de la porte de la chapelle d'une manière douloureusement folle et Tom le poussa d'un air énervé pour ouvrir.
Ils s'avancèrent dans l'obscurité de la chapelle, leurs pas inaudibles et leurs silhouettes passant inaperçues. La Mort leur avait appris rapidement à être le plus invisible possible.
Alénior leur indiqua une porte sur la gauche qui menait à la sacristie. Ils ouvrirent la porte sans aucune délicatesse et un cri résonna dans la pièce quand ils se précipitèrent en avant.
- Qui êtes-vous ? demanda la voix, apeurée.
Duncan ricana, sentant la folie meurtrière qui l'habitait gratter à la surface de sa conscience.
- Ton pire cauchemar, siffla-t-il avec un air fou.
L'homme recula contre le mur, jusqu'au vitraux. Un bateau s'échouant sur le rocher du Cap Horn y était représenté, les visages des marins déformés par la peur et la mort.
- Qu'est-ce que vous voulez ? Bégaya l'homme de Dieu, agrippant la croix attachée autour de son cou.
- Récupérer cet endroit. Il Lui appartient misérable vermine, La Mort veut son dû.
L'homme poussa un cri de peur.
- Vous êtes les enfants du Diable, murmura-t-il en gémissant.
Le prêtre, qui avait pour nom Julio, se tassa sur lui-même, peut-être dans l'espoir de passer inaperçu ou de disparaître.
- Assez ! Rugit Darius en attrapant un vase et en le jetant sur l'homme qui leur faisait face.
La porcelaine explosa au visage du prêtre, traçant des plaies sanguinolentes sur sa peau vieillie par les années. Il ne poussa pas un seul cri, trop surpris.
Darius et Duncan ricanèrent. Un son horrible qui se répercuta en écho dans toute la chapelle, comme le rire sinistre de la fin et de la souffrance.
- Qu'est-ce que vous allez me faire ? Balbutia le prêtre, les lèvres recouvertes de sang, sa voix se cassant.
- Tu rejoindras toutes les âmes qui se sont échouées ici, et tu nous serviras, comme ils le font depuis l'aube de la vie.
Le prêtre se mit à pleurer. Il pria Dieu et tout ceux dont l'amour était assez fort pour que quelqu'un le sauve, qu'on l'empêche de sombrer aux mains du Diable et qu'on vienne en aide à son âme.
Pas un son ne lui répondit.
Tom se tenait droit, les yeux rivés sur les vagues qui se déchaînaient contre la falaise. Il avait du mal à tenir debout, mais il tenait bon, sa conscience rivée sur ce qu'il se passait dans la chapelle.
Darius et Duncan s'en donnaient à cœur joie.
- Tu n'y participes pas.
Il se tourna vers Alénior qui s'était arrêté à sa hauteur. L'homme parlait si rarement que Tom fut surpris de le voir prononcer ces quelques mots.
- Je n'ai pas besoin de voir cette boucherie.
La Solitude hocha la tête, comprenant probablement qu'il était trop fier et intelligent pour ne pas succomber à ces pulsions dévastatrices. Il craquait rarement.
- Était-ce nécessaire ? demanda Alénior.
Les Ténèbres fronça les sourcils.
- Oui.
Tom avait accepté depuis longtemps qu'il ne devait en aucun cas désobéir aux ordres de son Maître, quand bien même sa fierté en prenait un coup.
- Il était le gardien de la porte qui nous mènera aux Enfers. Le Maître veut ces âmes, ajouta Tom.
Alénior acquiesça.
Un dernier cri retentit dans la sacristie et Tom disparut dans un craquement sonore.
Derrière lui, pendu autour du cou de Jésus, dans la chapelle Stella Maris, un sablier se balançait.
Le sable, s'écoulant lentement, marquait le début de la fin.
Un albatros hurla dans la nuit.
Voili voilou !
L'histoire avance un peu plus, Théo entre dans la place, et nos quatre fous deviennent, bah encore plus fous haha.
J'espère que vous avez aimé, et que vous avez eu assez de Drarry pour passer une bonne semaine !
Pour la semaine prochaine, ce sera encore surprise surprise puisque le chapitre 17 n'est pas encore écrit haha.
Sinon, il y'a une chose que je voulais vous demander. Je pense à créer un groupe sur Facebook, pour parler de cette histoire, et en général de tout ce qui ma passe par la tête quand je l'écris, pour partager des choses avec vous, et que vous puissiez intervenir quand vous voulez. Pour éviter de polluer la page qu'on tient avec Indifferente haha ! Bref, si ça vous intéresse, faites le moi savoir :)
En plus, on pourra parler librement de Dradra et Ryry sans passer pour des perverses xD
A la semaine prochaine alors, je vous aimes trop !
