Holaaaaaaa !

Comment ça va ? Ces quinze jours m'ont semblé looooongs ! Vous m'avez manqué, Dradra et Ryry m'ont manqué, et Harry Potter en général m'a manqué. Pas le temps de lire des fanfictions, de regarder les films, de chercher des vidéos sur youtube, à peine le temps de traîner sur la page Facebook :(

Bref, heureusement qu'il y a quand même le groupe pour pouvoir discuter avec vous ! Vous êtes des vraies perles, et vous illuminez mes journées ! Enfin, pour ceux qui n'en font pas partis, je vous y invite, je sais pas, on se marre bien (haha).

Sinon, concernant le chapitre, il n'a pas été bêta reader parce que ma bêta préférée n'est toujours pas rentrée d'UK et que si j'attends, vous l'aurez la semaine prochaine, donc je l'ai relu mais je m'excuse par avance si certaines choses ne vous plaisent pas :p

Et comme promis, 22 pages de pur Drarry avec duuuuuuuu, attention, LEMON ! HAHAHAHAHA ! Enfin, pour moi c'est du lemon mais c'est pas non plus un truc bien trash donc je m'excuse pour ceux qui auraient voulu quelque chose d'encore plus détaillé mais ça va pas dans mon écriture haha, enfin vous comprendrez pourquoi je pense ! Bref, j'espère que ça va vous plaire, je papote pas plus longtemps parce que je sais que vous voulez enfin ce chapitre haha !

Juste, vous êtes merveilleux, on a dépassé les 150 reviews ! Voilà quoi, 151 reviews, 39 favoris et 77 followers. Vous êtes parfaits, vous me faites rêver et vous me donnez envie de pleurer comme un bébé haha. Merci à 974, Yumika Plume, Sirius Lee Ron, amaty, Amande16, Agraphe, et Akiko292. Vous êtes au top !


RAR :

Louna : Coucouuu ! Déjà, lire que tu as lu et relu ce chapitre me rend euphorique, mais genre je suis pas loin de danser comme une folle dans ma maison mais je me retiens parce que hein, je passe déjà assez pour une folle comme ça ! Bref, merci mille millions de fois d'être présente sur cette histoire et de me donner le smile :) Et je suis super contente qu'il t'ai plu, parce que je sais que ça diffère pas mal de d'habitude quand on a beaucoup de passages centrés sur Drago et Harry. Mais là, des explications étaient nécessaires et vu ce qui va suivre, je pense que je me serais faite pardonné (j'espère haha) Héhé, je dirais rien, j'aime pas spoiler :p mais bon, vu que dans le livre ce n'est pas vraiment Drago qui tue Dumby donc on sait jamais :p Ouiiiii, je connais Kill Your Darlings ! Mon dieu, ce film est tellement génial ! Genre parfait quoi, avec Dane et Dan, pouaaaaaah ! L'orgie de sentiments et de groupie ! :D Mais j'aime quand les reviews sont longues donc lâches-toi, te gênes pas :D Bref, sur ce, je te fais plein de bisous ! Et j'espère que tu aimeras ce chapitre :D A très très vite ! :D Et, ouiiii Rubis et Théodore, j'aime que tu les aimes ! Les bébééééééés coeur coeur love !

Daidaiiro30 : Héhé, je t'imagines trop en train de sautiller comme une folle ! Tu me fais rêver ! Désolée de te décevoir, mais non, ce chapitre est centré uniquement sur Dradra et Ryry haha ! Enfin j'imagine que ça doit pas te déranger non plus ! Ils reviendront dans le prochain :D (Mais en fait, t'es trop une philosophe quoi, inspire nous avec tes citations divines :p) Je suis contente que tu sois contente d'avoir eu des infos sur Rubis. J'adore ce personnage (narmol d'un côté haha) et ça me fait plaisir qu'il soit apprécié malgré qu'il soit un OC ! Héhé, j'ai hésité pendant un moment à faire arriver Rubis avant Jade mais finalement, ça coule mieux comme ça ! Je dirais pas que t'as faux mais ouais, le pauvre Harry est toujours la poire, à apprendre les choses à la fin ! Pauvre bébé :( Mais le pire, c'est que j'ai toujours les oreilles qui sifflent HAHAHA ! Je vais aller me plaindre à Tom chéri ! :p Enfin, j'espère que tu vas aimer ce chapitre ! Pleins de bisous et à très vite :D Oh mon dieu, mais en fait, je vais devoir attendre une semaine de plus pour avoir de tes nouvelles ... Je suis trop triste :'( Dépêches toi de rentreeeeeeeer :D

Kassandra : Héhé, je suis comme Dieu, je claque des doigts et hop l'ampoule s'allume ! Ok, désolée, c'était pourri xD M'enfin, je suis contente d'avoir pu t'éclairer :p C'est difficile quand c'est super clair dans ta tête mais que t'arrives pas à le transmettre correctement aux autres haha ! Rassures-toi, ce chapitre va te ravir, parce qu'il n'y aura que notre couple chéri :D Juste pour me faire pardonner hein :p Merlin, enfin quelqu'un qui a un peu de peine pour Ginny ! Ca viendra, et je te promet que ça ira pour elle ;) Allez, bisous bisous et à très vite ! :D


Bonne Lecture !


Musique :

Stephen Bennett

Stand Up

Arn Andersson

Shards Of Light


Chapitre 18


Harry ne l'aurait avoué pour rien au monde, mais il angoissait. Il savait qu'il n'avait aucune raison de stresser, surtout parce qu'au fond il avait l'impression d'attendre ce moment depuis une éternité. Il avait passé la journée à compter les heures et les minutes jusqu'au moment où il pourrait enfin retrouver Drago.

Il n'avait même aucun scrupule a laisser Ginny, seule avec Ron et Hermione alors que son devoir de petit ami aurait été de passer du temps avec elle. Il ne pouvait juste pas, pas quand il avait enfin l'occasion de passer du temps avec Drago sans risque que quelqu'un les surprenne. Il y avait en effet peu de chance qu'on les découvre tous les deux dans la salle sur demande. Qui croirait sincèrement qu'ils s'isolent dans cette pièce ?

Hermione et Blaise, à la rigueur, mais Harry savait qu'aucun des deux n'irait répéter ça à quelqu'un d'autre. Il connaissait assez sa meilleure amie pour savoir qu'elle ne ferait jamais rien qui pourrait le rendre malheureux, et Blaise avait simplement l'air de tellement apprécier le simple fait qu'ils soient ensemble qu'il serait probablement le dernier à chercher à créer des ennuis.

Non, ce qui l'angoissait, c'était plutôt qu'il avait peur de décevoir Drago, de faire quelque chose de travers, qu'il s'attendre à des choses qu'il n'était pas forcément prêt à lui donner. Pourtant, Merlin, il était certain de ce qu'il voulait. Il avait besoin du blond, il le ressentait au fond de ses tripes, acceptait l'idée que chaque minute qui passait était une de trop loin du Serpentard.

Il était complètement accro. Il avait envie, tout le temps, trop souvent, à chaque fois, d'être près de lui, de sentir son corps contre le sien, de voir son regard, ces yeux qu'il aimait. Merlin comme il les aimait. Il voulait voir son sourire, entendre sa voix, qu'il pose sa main sur son bras, sur son visage, qu'il caresse la courbe de sa mâchoire. Il voulait tellement de chose qu'il avait l'impression de suffoquer simplement parce qu'il était trop en manque.

C'est dans ces moments qu'il se rendait compte qu'il était incapable de s'imaginer sans lui. Il ne voulait même pas essayer de comprendre à quoi ressemblerait sa vie si il avait refusé de voir l'autre Malefoy.

Il y avait juste cette chose dont il était certain, il avait besoin de Drago, il voulait être au près de lui, tout le temps. Peu importait qu'il soit un mangemort ou qu'ils se soient pris la tête pendant aussi longtemps, il s'en moquait bien maintenant.

Et comme un con, devant la tapisserie, il attendait, le cœur battant la chamade.

Il lui suffisait juste de faire trois allers retours pour retrouver son blond mais il restait là, sur le pas de la porte, comme on disait, et il angoissait.

- Merde ! Jura-t-il en passant sa main dans ses cheveux d'une manière énervée.

C'était complètement con, il n'avait vraiment aucune raison de stresser comme ça. Drago lui avait juste demandé de passer la soirée avec lui, pas de se mettre à nu dès qu'il poserait un pied dans la pièce. Il avait beau maugréer contre lui-même, il y avait cette pensée qui tournait dans sa tête depuis des heures.

Qu'est-ce qu'il allait vraiment se passer ? Qu'est-ce que Drago voudrait ? Est-ce qu'il serait prêt pour tout ça ?

Il savait ce qu'il voulait, il n'avait pas de doute là-dessus, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir peur de décevoir le Serpentard. Il savait que Drago avait une réputation de tombeur et de coureur de jupons, et qu'il n'en était probablement pas à sa première relation. C'était pour ça qu'il avait peur. Ce n'était même pas une question de confiance envers le blond, il ne doutait pas de lui, jamais. Il avait plutôt du mal à avoir confiance en ses propres capacités, comme si il n'était pas certain d'être capable de donner du plaisir au Serpentard.

Il en avait envie pourtant, trop envie même, pourtant ce putain de stress l'empêchait de passer cette porte.

Il fallait qu'il souffle un bon coup, qu'il respire, parce que tout irait bien. C'était Drago, il savait qu'il ne lui ferait plus de mal. Plus maintenant.

Il se décida, refusant de laisser son esprit le tourmenter encore longtemps alors que tout ce qu'il voulait était de voir le Serpentard.

Alors il passa trois fois devant la tapisserie de Barnabas Le Follet, répétant cette litanie dans sa tête.

« Je veux rejoindre Drago, je veux rejoindre Drago, je veux rejoindre Drago. »

Au bout de son troisième passage, il ouvrit enfin les yeux qu'il n'avait pas eu conscience d'avoir fermé, et la porte apparut à ses pupilles. Il franchit les derniers centimètres qui le séparaient de la Salle sur demande, et entra dans la pièce.

La première chose qu'il vit fut Drago, assis sur le rebord d'une fenêtre. Derrière lui, à travers la vitre, les montagnes s'élevaient, leurs sommets saupoudrés de neige. Mais Harry ne voyait que lui. Adossé au muret, la tête penchée en arrière, les yeux fermés. Il souriait, et le brun n'avait qu'une envie, poser ses lèvres sur les siennes. Il dégageait une telle luxure, une telle carrure qui lui donnait envie de se blottir contre lui, de sentir la chaleur de son corps contre le sien. Il réalisa qu'il avait tellement envie d'être prêt de lui qu'il était prêt à tout pour ne plus jamais le voir s'éloigner de lui.

Quand il tourna la tête vers lui et qu'il ouvrit les yeux, il sentit son cœur s'emballer, ses mains trembler et son souffle s'accélérer. Drago se releva et sauta au sol. Harry déglutit, suivant du regard le déhanchement de son corps s'avançant jusqu'à lui. L'admiration qu'il éprouvait pour le blond le rendait fou, à tel point qu'il se tenait devant lui, incapable de faire un geste autre que de le fixer, s'imprégner de tout son saoul du Serpentard. Le moindre détail, son moindre souffle tant qu'il pouvait ancrer dans son esprit l'image du blond. Comme si la peur de l'oublier était trop importante et trop effrayante pour qu'il la laisse l'envahir.

Et Drago était là, face à lui. Harry n'arrivait pas à croire qu'il soit là, à le regarder sans la moindre lueur de haine dans les yeux, sans aucune envie de lui crier au visage des mots détestables. Quand il y pensait, il souriait, se rappelant tout ce par quoi ils étaient passés et imaginant tout ce qu'il avait loupé avant de se rendre compte de ce qu'il ressentait vraiment.

- Hey ! Murmura simplement Drago quand il s'arrêta à quelques centimètres de Harry.

Le brun sentit son souffle se bloquer dans sa gorge et il eut l'impression que tout son corps se mettait à trembler et à réagir à proximité du blond. Le Serpentard lui sourit, ce genre de sourire en coin qui le rendait fou et qui donnait à son visage cet air attendri et tellement chaleureux. Harry aimait le simple fait qu'il soit le seul à avoir le droit à ce sourire. Ca le rendait heureux, et il avait des envies de danser et de chanter comme une adolescente incapable de contrôler ses hormones.

Certains auraient pu trouver ça ridicule, mais lui, il en était amusé. Drago, bien qu'il soit un mangemort était la seule personne qui le rendait suffisamment heureux pour le sortir pendant un moment de tous ses problèmes.

- Tu m'as manqué, ajouta le blond d'une voix rauque, son regard plongé dans le sien.

Harry pouvait voir toutes les nuances de gris qui dansaient dans ses pupilles, de l'argent liquide, le miroir de ses émotions. La pureté des Malefoy.

- Tu dis ça à chaque fois, répondit le brun avec un sourire amusé.

- C'est parce que tu me manques tout le temps, rétorqua le blond.

Le cœur de Harry fit un looping. Drago lui lança un clin d'œil et approcha sa main de son visage, posant sa paume brûlante sur sa joue. Le brun frémit, sa peau se hérissant au contact de celle du blond. Il soupira d'aise, et le sourire du Serpentard lui indiqua assez clairement sur son état. Il était visiblement aussi bien que lui.

Harry avait l'impression que rien ne pourrait jamais le rendre malheureux. Pas quand il vivait ça.

Le pouce de Drago passait le long de sa mâchoire, retraçait le contour de son visage, s'attardait sur ses lèvres, et relevait son menton, parce que ce petit con de blond, qui était légèrement plus grand que lui voulait qu'ils se regardent, les yeux dans les yeux.

L'émeraude dans l'argent, l'argent dans l'émeraude.

Leurs souffles se mêlèrent, et Drago l'embrassa enfin. Il posa ses lèvres sur les siennes, et Harry sentit que son cœur s'emballait, qu'il allait déchirer sa poitrine pour s'évader dans le ciel, battre des ailes et voir les cieux, trainant derrière lui des poussières de bonheur.

Il avait cette image en tête alors que son blond glissait ses mains dans sa nuque, dans ses cheveux ébouriffés, griffant et glissant le long de sa peau, traçant des arabesques contre son corps d'une manière trop sensuelle pour être réelle.

C'était trop bon, trop parfait, encore mieux que ce matin quand ils s'étaient retrouvés dans ce placard.

- Je pourrais t'embrasser toute la journée comme ça, mon petit Potty, susurra Drago à son oreille, mais je suis sûr que tu as faim, et moi aussi.

Le ton dans la voix du blond ne laissait aucun doute quand aux sous entendus du Serpentard, et Harry ne pût s'empêcher de frissonner quand il s'imagina le corps nu de Drago contre le sien.

Pourtant, le blond se recula, et avec un sourire mystérieux, attrapa la main du brun pour l'inciter à le suivre. Harry vit avec un émerveillement proche de celui d'un enfant de cinq ans, un coin de la salle se métamorphoser pour laisser apparaître une table en cristal sur laquelle des montagnes de nourritures reposaient. Le brun connaissait la salle mais jamais il n'avait vu une transformation aussi perturbante. Les murs s'étaient mis à onduler, devenant complètement flous jusqu'à enfin reprendre consistance et lui apparaître nettement, découvrant cette table et deux chaises qui devaient valoir à elles seules une fortune.

- Ferme la bouche, on dirait que t'as jamais vu de magie avant, dit Drago avec un rire dans la voix, juste avant de glisser sa main dans les cheveux du brun d'une manière affectueuse.

- Comment t'as fait ça ? Lui demanda Harry.

- Il suffit juste d'y penser.

- Je croyais qu'il fallait sortir de la salle avant !

- Pas si tu sais comment faire exactement, lui répondit Drago avec un clin d'œil complice.

Harry grommela quelque chose qui ressemblait à une suite de mots dénués de sens et s'apprêtait à dire quelque chose qui rabattrait le caquet à cet homme trop fier – on ne perdait pas sept années de lutte comme ça – mais Drago l'avait déjà tiré vers lui et amené devant sa chaise.

Les seuls mots qui lui vinrent à l'esprit furent « dîner aux chandelles » et même si clairement, ils n'étaient tous les deux, pas des romantiques dans l'âme, Harry devait avouer que l'idée le charmait. Ce n'était pas tant la présence des bougies ou le fait que l'ensemble lui donnait envie de fondre comme une pucelle mais il appréciait assez l'idée d'un repas en tête à tête avec le blond.

Harry s'assit sur sa chaise, et observa avec une admiration non feinte sa majesté Malefoy poser son royal fessier sur le velours carmin. Quoi que fasse Drago, ses gestes étaient emprunts d'une noblesse qui lui donnait à la fois envie de lui taper dessus pour avoir l'air aussi classe dans n'importe laquelle situation, et dans d'autres cas, l'impressionnait tellement qu'il rêvait secrètement que Drago lui apprenne comment faire.

Cet enfoiré le fixait. En réalité, le Serpentard passait son temps à le regarder. Ca ne changeait pas vraiment de leurs échanges habituels. La seule amélioration était la manière dont il le regardait. Avec des étoiles pleins les yeux et ce sourire en coin.

Harry ne pût s'empêcher de rougir, sentant ses joues chauffer et ses yeux papillonner dans tous les sens, évitant de se poser sur le visage amusé de Drago.

- Potter, souffla le blond, serais-tu intimidé ?

Le brun arrêta son regard sur le Serpentard et un frisson lui remonta le long de l'échine quand le blond passa sa langue sur ses lèvres rosées. Il déglutit difficilement.

- Pas du tout, parvint-il à répondre en relevant la tête, esquissant un sourire qui se voulait arrogant.

Drago explosa soudainement de rire, s'attirant un regard surpris de la part du brun.

- T'es une vraie passoire, tous tes sentiments et tes émotions passent sur ton visage aussi clairement que si tu les exprimait à voix haute, expliqua le blond, qui peinait à retrouver un sérieux qu'il n'avait même pas avant ça.

Harry prit un air choqué et croisa les bras comme s'il boudait.

- J'aime ça, chez toi, ajouta le blond en le fixant ardemment.

Le brun déglutit mais lui rendit son regard, laissant cette chaleur trépidante brûler ses veines.

- Seulement ça ? Demanda Harry en se penchant instinctivement en avant pour se rapprocher du blond.

Il avait l'impression d'être trop loin. Drago ricana et se leva pour se déplacer à côté du brun. Ainsi placés, ils avaient l'air aussi complices que jamais. Le blond posa son coude sur la table, entre deux plats qui avaient l'air tous plus appétissants que les autres, et posa sa joue contre sa paume, oubliant toutes les règles de bienséance. Il s'en moquait bien, parce qu'ainsi, il pouvait regarder Harry.

- J'aime tout, commença-t-il en le fixant avec un sourire attendri, attrapant la main du brun au passage. J'aime que tu sois un abruti courageux et que tu ais osé venir. J'aime que tu sois celui contre qui je me suis battue depuis presque toujours. J'aime tes cheveux en permanence indisciplinés, tes yeux aussi verts que les feuilles des arbres quand je me promenais dans la forêt près de chez moi petit. J'aime tes putains de manies de Saint Sauveur du monde sorcier, parce que sans ça, je serais probablement loin d'ici, et loin de pouvoir faire ça.

Drago releva la tête et attrapa le menton du brun entre ses longs doigts. Il rapprocha leurs visages, et murmura :

- Je ne pourrais pas faire ça, ajouta-t-il en posant ses lèvres sur sa mâchoire, et ça, il souffla contre sa peau, pointant sa langue pour goûter le coin de sa bouche, et ça, il descendit dans son cou et attrapa la chaire ambrée, mordillant, tirant des gémissements de plaisir à Harry. Et ça, finit-il en se levant soudainement, attrapant la cravate du brun pour l'attirer jusqu'à lui.

Déséquilibré, le Gryffondor se releva subitement, et attiré par le blond, s'écrasa contre son torse, le cœur battant la chamade. Il plongea ses yeux dans les siens.

- J'ai envie de toi, murmura Drago d'une voix rauque.

Harry sentit sa bouche s'assécher.

- Pourquoi ? Ne pût-il s'empêcher de demander, s'insultant mentalement au même moment pour poser des questions aussi débile à un tel instant.

Le blond se figea et le fixa, papillonnant, son souffle se mêlant au sien.

- Parce que c'est toi, répondit-il, parce que je pense tout le temps à toi, que depuis le moment où tu as refusé de prendre ma main, j'ai toujours voulu savoir ce que ça faisait que de t'avoir rien que pour moi. Simplement parce que, merde, j'en sais rien, je suis juste incapable de penser à autre chose qu'à toi.

Harry frissonna et mû par un instinct fougueux, se jeta sur les lèvres du blond. Il avait besoin de le sentir contre lui, de partager son air avec lui, de lui prouver qu'il était le plus important et que tout ce qu'il voulait était de passer son temps avec lui.

Oubliés Ginny, Voldemort, les mangemorts, la guerre et les promesses qu'il avait faites. Pour une fois dans sa vie, il décidait de ce qu'il voulait pour lui, et pas pour les autres, et ce qu'il voulait à l'instant présent, c'était Drago.

Il passa sa langue sur les lèvres du blond, lui demandant implicitement de s'offrir à lui, de le laisser s'abandonner dans ses bras. Il ne savait même pas comment il arrivait à tenir debout tant son corps était secoué de tremblements. Il ne sentait que les mains de Drago qui couraient le long de son corps, de sa nuque jusqu'à ses fesses, et de son corps contre le sien, qui s'imbriquait parfaitement.

Il n'avait plus d'air, mais il s'en moquait. Drago était bon, Drago avait le goût du luxe, et de la luxure. Quelque chose comme du champagne, un pétillement sucré et doux à la fois. Il jouait avec sa langue, la caressait, la dominait, la mordait, il était fou, fou du Serpentard.

Drago empoigna sa fesse droite, et Harry gémit dans sa bouche, les battements de son cœur accélérant encore plus si c'était possible. Il entrechoqua leurs bassins, les faisant soupirer et le brun glissa sa main dans son dos, remonta le long de sa colonne, sous sa chemise, frôlant son épiderme sensible.

- Putain de merde, grogna Drago quand ils se reculèrent, cherchant leur souffle.

Harry sourit, et remercia Merlin de l'avoir placé sur le chemin du blond. Il tenait toujours sa cravate dans sa main, et le Serpentard le tira une nouvelle fois vers lui. Il aimait ça, il aimait que Drago se l'approprie, qu'il décide d'être aussi possessif et qu'il lui montre autant d'envie.

- Enlève-moi ça, souffla le blond en dénouant le nœud de cravate rouge et or pendant que Harry entreprenait de décoiffer Drago.

Il avait un air diablement sexy comme ça. Les cheveux fous, les pupilles brûlées par le désir, et ses mains agitées, tentant de défaire sa cravate. Drago était le dieu du désir ainsi. Harry s'en serait damné des millions de fois.

L'envie, le désir soudain de le voir dans toute sa splendeur lui déchira les tripes. Il attrapa sa propre cravate et l'arracha sous le regard agréablement surpris du blond, qui entreprit de faire sauter les boutons de la chemise du brun sans aucun scrupule, dévoilant son torse.

Drago recula, admira, soupira, trembla. La chemise sortie du pantalon, à moitié déchirée, le corps frémissant, les yeux remplis de désir, les lèvres gonflées par leur baiser, et ses marques sur sa peau. Harry, son Harry. La respiration du blond s'accéléra et il jura entre ses dents.

- Merlin, viens ici, lui ordonna Drago d'une voix hachée par le désir.

Le blond tendit la main et Harry s'approcha jusqu'à ce que les doigts du Serpentard frôlent sa peau. Il frissonna, et ferma les yeux tandis que le blond caressait sa peau nue avec une lenteur douloureuse. Il sentait son érection grossir, son désir gonfler et le faire vibrer jusqu'au plus profond de son corps.

La main de Drago s'éloigna et Harry eut l'impression que son corps devenait aussi froid que l'hiver. Quand il ouvrit les yeux, le blond avait enlevé sa propre chemise – et il se fit la réflexion que s'il l'avait trouvé parfait, son Serpentard était au-delà même de la perfection humaine - et il se rapprochait de lui, attrapant le haut de son pantalon, se débattant sur le bouton qu'il réussit à ouvrir d'une main tremblante. Harry le laissait faire, émerveillé de voir autant de désir chez lui, de l'observer ainsi, libéré, fougueux, vivant, tel qu'il le connaissait avant que Voldemort n'essaie de le détruire.

Drago tira sur le pantalon du brun, et dans son empressement, enleva son caleçon si rapidement que le Gryffondor ne réagit que quand il sentit un courant d'air froid caresser son corps. Le Serpentard recula jusqu'à s'adosser contre la table en cristal, renversant une bouteille de vin qui se déversa sur le sol sans qu'ils ne s'en rende compte.

Simplement parce que Harry était nu face à lui et que Drago jura qu'il n'avait jamais vu aussi belle chose avant ce jour.

Il passait sa main dans ses cheveux blonds d'une manière précipitée, son souffle hachée l'empêchant de parler alors que son autre main, fermement cramponnée à la table, lui permettait de tenir encore debout.

Harry lui, ne bougeait pas, si intimidé qu'il avait l'impression qu'il ne pourrait pas respirer tant que Drago n'aurait pas prononcé un mot. Voilà pourquoi il avait peur, pourquoi il avait mis autant de temps à se décider. Et si Drago ne l'aimait pas ?

Nu, à sa merci comme jamais il ne l'avait été avant, il tremblait comme une feuille sous le regard inquisiteur et brûlant du blond. Seule sa chemise, encore sur son dos, témoignait de la fouge de leur échange.

- Regarde-toi, parvint à dire Drago, t'es si parfait.

Harry avait un doute sur la sincérité de ses mots mais il ne pût s'empêcher de rire, meilleur moyen pour lui d'évacuer toute sa pression. Il n'aurait jamais dit de lui qu'il était parfait. Beaucoup diraient qu'il était beau, que le quidditch avait contribué à le muscler assez suffisamment pour qu'il ne ressemble plus à ce gamin efflanqué qui portait les vêtements trop grands de Dudley, pourtant, il était loin d'être parfait.

Et ça le stressait.

Il lui suffisait pourtant de regarder Drago pour voir que ça allait, qu'à sa manière, il était assez beau pour lui plaire, et ça lui redonnerait suffisamment de confiance en lui pour accepter le désir dans les yeux du Serpentard.

Oui, il fallait juste qu'il le regarde.

Alors il plongea ses yeux dans les siens, et Drago réagit au quart de tour, comme s'il n'attendait que ça pour s'approcher de lui et entrelacer leurs doigts et l'embrasser à perdre haleine, comme si le meilleur moyen de respirer sainement était de partager leur souffle jusqu'à ne plus en avoir.

Et son autre main voyageait, le découvrait, glissait sur son corps comme une trainée brûlante, agrippant ses fesses, et arrivant finalement .

Il l'empoigna.

Pas comme une brute, mais fermement, doucement, comme si c'était la chose la plus merveilleuse qui soit, et Harry se sentit venir, son corps se tendre, luttant pour ne pas céder immédiatement, pour laisser Drago faire ce qu'il voulait de lui avant de partir dans les étoiles.

Il était tellement dur, il avait tellement de désir pour le blond qu'il fut surpris de tenir. Drago le caressait de la manière la plus sulfureuse qui soit, le faisant pousser des râles de plaisir, sa tête penchée en arrière, laissant le Serpentard mordre son cou, descendre sa bouche le long de son torse jusque .

Il baissa la tête, et croisa le regard du blond, à genoux devant lui, les yeux brillants de désir, sa langue courant le long de ses lèvres, se régalant par avance de ce qu'il allait faire.

- Drago, murmura Harry d'une voix très rauque.

Et il le fit putain. Harry crut qu'il était au septième ciel, qu'on venait de le tuer et que c'était ça le paradis, parce que la bouche brûlante du blond autour de son sexe, leurs mains entrelacées si fort qu'ils ne sentaient plus leurs doigts, sa langue taquine, aventureuse, tout ça était la plus belle manière de mourir.

Il explosa aussi soudainement qu'il réalisa la portée de ses sentiments.

L'esprit embrumé, il se laissa tomber à genoux, s'écroulant dans les bras de Drago, collant leurs fronts. Le blond se lécha les lèvres, se laissa tomber en arrière, attirant Harry contre lui.

Allongé sur le blond, le brun se sentait poisseux, mais tellement bien qu'il n'osait bouger. Il avait eu un putain d'orgasme, la vision céleste d'un être qu'on appelait Dieu quand les miracles se produisaient alors que son dieu à lui était blond et pressait adorablement son corps contre le sien.

Mais il voulait plus. Il voulait sentir la peau nue du Serpentard contre la sienne, il voulait que le blond ressente autant de plaisir qu'il ne lui en avait donné.

Il passait sa main le long de son torse, imaginant avec délice tout ce qu'il lui ferait, sentant le corps du Serpentard frémir sous ses doigts à mesure qu'il descendait de plus en plus jusqu'à la partie la plus sensible. Harry se releva, remplaçant ses doigts par sa bouche, faisant gémir le blond qui empoigna les cheveux du brun. Il fit disparaître son pantalon, refusant d'être le seul homme nu dans la pièce, et le fixa un instant dans les yeux avant de faire quoi que ce soit d'autre.

Drago lui sourit, et ce sourire, Merlin, ce visage abandonné, confiant, libre, lui donna envie de pleurer de bonheur, et une montée de désir pur le prit soudain, le réveillant.

Il mordilla la peau du blond, juste au creux de sa cuisse, avant de remonter plus doucement, jusqu'à son sexe. Il n'avait plus peur, Merlin, il voulait seulement que Drago crie de plaisir pour lui, qu'il jouisse pour lui, qu'il crie son prénom.

Maladroitement, il l'embrassa, passa sa langue, devint plus aventureux quand la poigne de Drago sur ses cheveux se resserra, osa quand Drago gémit, accéléra quand il prononça son prénom de la plus érotique des manières et il resta quand son blond souffla qu'il allait venir.

Il sentit qu'il partait en même temps que lui, et c'était merveilleux. C'était bon, et c'était Drago, c'était salé, c'était Malefoy.

Il remonta jusqu'à son visage, et le Serpentard attrapa sa mâchoire pour l'embrasser, partageant leurs goûts, les liant intimement, charnellement.

Ils se blottirent l'un contre l'autre, Harry glissant une jambe entre celle de Drago, posant sa tête sur son torse, soupirant d'aise.

- Refais-ça autant de fois que tu veux, murmura le blond près de son oreille, et Harry entendit dans le sourire dans le son de sa voix.

- Je te prends au mot, répondit le brun, un air de pur ravissement sur le visage.

Drago caressait ses cheveux tendrement, son bras serrés possessivement autour de la taille du brun.

- Je dois t'avouer un truc, ajouta Harry en laissant le silence planer.

- Quoi ?

Drago se releva légèrement, inquiet, fixant Harry comme si quelque chose de grave allait arriver.

- J'ai faim, grimaça le brun au moment où son ventre se mettait à gargouiller.

- Merlin ! S'exclama le blond en se laissant tomber en arrière.

Drago ne pût s'empêcher de rire, observant le brun se relever, lui-même allongé, appuyé sur un coude. Il s'attarda sur les fesses fermes de Harry, à moitié cachée par sa chemise, et ses jambes musclées.

Il avait faim, mais pas de nourriture.

Il esquissa un sourire moqueur quand le brun ne pût s'empêcher de remettre son caleçon de manière pudique.

- Il n'y a rien que je n'ai pas déjà vu, l'informa le blond, et puis j'aimais assez la vue sans.

Harry lui tira la langue puérilement et revint s'asseoir à côté du Serpentard, une assiette dans la main. Il planta sa fourchette dans la part de tarte à la mélasse et l'amena à la bouche du blond qui haussa un sourcil interrogateur mais accepta quand même de manger le morceau de tarte en prenant bien soin de se lécher les lèvres de la manière la plus sensuelle possible. Ce qui ne loupa pas au vu des rougeurs qui coloraient les joues du Gryffondor.

- Je peux savoir pourquoi tu me nourris comme ça Harry chéri ? Demanda Drago d'une voix moqueuse en acceptant une deuxième bouchée de la part du survivant.

- Hermione fait ça avec Ron, répondit le brun en haussant les épaules.

Drago s'étouffa à moitié, toussant d'une manière choquée.

- Peux-tu s'il te plait éviter de parler de la belette et de Granger alors qu'on vient d'avoir un super orgasme ? maugréa le blond en lui donnant une pichenette sur le bras.

Harry se renfrogna et refusa de lui redonner un bout de gâteau, lui tournant le dos et finissant sa part comme si il n'existait pas.

- Oh allez, Harry chéri, minauda Drago en se rapprochant, s'installant derrière le brun et l'enserrant de ses bras et de ses jambes.

Il glissa une main aventureuse sur la cuisse du Gryffondor et il sentit que le brun se laissait aller contre lui, apparemment pas contre une autre de leur petite partie de plaisir.

- Arrête, se plaignit le brun, c'est injuste !

- Pourquoi ? Souffla le blond à son oreille.

- Comment tu veux que je résiste à ça ? Grommela Harry.

Drago rit et continua de le caresser, refusant pourtant de dépasser la barrière de son caleçon, laissant le brun pantelant contre lui.

De son autre main, il força Harry à pencher sa tête en arrière, et attrapa ses lèvres, l'embrassant tendrement.

- Dors avec moi, murmura le blond après avoir délaissé la bouche du Gryffondor à regret.

Harry acquiesça avec un gémissement.

- Ils ne diront rien ? Ajouta le Serpentard.

- Je me moque de ce qu'ils diront, répondit Harry.

Le Gryffondor se fichait bien de ce que dirait ses amis de son absence injustifiée pendant la nuit. Certains penseraient qu'il avait passé la nuit avec Ginny, Ron s'énerverait probablement pour la forme parce qu'on ne touche pas à sa sœur sans son consentement, et Hermione lui ferait les gros yeux parce qu'elle serait la seule à avoir compris qu'il avait passé la nuit non pas avec la rouquine mais avec Drago.

- Et toi ?

Drago haussa les épaules.

- J'ai déserté mon dortoir tellement de fois qu'une de plus ou de moins ne changera rien aux soupçons qui pèsent sur moi.

- Pourquoi ? demanda suspicieusement Harry.

- Jaloux ? rétorqua le blond d'une voix amusée.

- Pas du tout ! S'exclama le brun trop rapidement pour que ça soit vrai.

- J'aime quand tu es jaloux, répondit le blond en posant des baisers dans le cou du Gryffondor avec le sourire aux lèvres.

Harry soupira d'aise.

Il ne s'était jamais senti aussi bien qu'à cet instant. Blotti dans les bras de Drago, le vrai Drago, sûr de lui, fier, arrogant, fougueux, vrai, pas celui détruit par Voldemort. Leurs corps à moitié nu, l'érection du blond contre ses fesses, ses lèvres contre sa peau, son souffle ardent. Et sa voix, Merlin, cette voix. Celle de Drago Malefoy.

Celle qu'il avait haï, qu'il avait au fond, désirée depuis le tout début, qu'il voulait entendre, tout le temps.

Il était bien, à sa place.

- Drago ? demanda-t-il en ouvrant les yeux, reprenant conscience de la réalité autour de lui.

- Hum ?

- Qu'est-ce qu'on va faire ?

- Quoi ?

- Qu'est-ce qu'on va faire ? redemanda-t-il.

- Je sais pas, qu'est-ce que tu veux faire ?

- J'en sais rien.

- La seule chose que je sais Potty, c'est que je me fous du reste tant que je peux te caresser autant que je veux.

Harry grommela pour la forme, mais un grand sourire ornait ses lèvres.

- Et toi, qu'est-ce que tu vas faire ? Est-ce que tu vas enfin larguer la belette femelle ?

Le brun se mordit la lèvre, un tic qu'il avait pris à Hermione et dont il n'arrivait pas à se défaire.

- C'est compliqué.

- Oh non Harry chéri, il n'y a rien de compliqué. Inutile de lui dire pourquoi.

Harry se retourna et plongea ses yeux dans ceux du blond.

- Ca se saura, répondit-il sans trembler.

- Un jour peut-être, mais en attendant, je ne partage pas, et encore moins avec une Weasley.

- Elle va me poser des questions.

- Sûrement.

- Et Ron va chercher à savoir lui aussi.

- Je suis sûr que Granger trouvera un moyen de t'aider.

Harry laissa échapper un rire amusé.

- Tu peux rêver, répondit-il. Hermione ne voudra jamais prendre part à ça. Elle va me dire de me débrouiller tout seul parce que je me suis mis seul dans cette situation.

Drago posa son front contre celui de Harry et ferma les yeux.

- Saint Potter, tu trouveras un moyen de résoudre tout ça. J'ai confiance en toi.

Un drôle de sentiment envahit Harry. L'impression qu'il trahissait quelque chose. Les promesses de Dumbledore résonnaient dans sa tête et il se sentait tiraillé entre deux feux. Se préparer comme il le devait pour la bataille finale avec la certitude qu'il allait mourir, et abandonner, trouver un moyen de vivre sa vie avec Drago sans passer par la case Voldemort.

Il avait tant de fois mis de côté ce qu'il voulait, pour choisir à la place le bien de tous qu'il avait envie maintenant de laisser son cœur décider, et non plus sa tête. Il avait beau être un Gryffondor, courageux et loyal, il n'en était pas moins humain, et il en avait marre de voir tous ceux qu'il aimait s'éloigner et disparaître parce qu'il avait fait des mauvais choix. Il avait perdu Sirius, et il refusait de voir, il s'opposait même complètement à imaginer qu'il puisse abandonner Drago et s'enfuir parce qu'il avait trop de responsabilités.

Le blond avait failli mourir à cause de lui, et pour rien au monde il ne voudrait le laisser à nouveau. Il savait qu'avec les bonnes valeurs et les bonnes personnes, on était capable de tout. Drago n'était pas faible, et entouré des bonnes personnes, il était capable d'être aussi fort que lui l'était. Il avait eu simplement dû faire face à des choix tous plus draconiens les uns que les autres et Harry se doutait que s'il en était là aujourd'hui, c'était parce qu'il n'avait pas eu la chance d'avoir de vrais choix.

Il voulait être là pour lui, il voulait pouvoir s'appuyer sur son épaule comme Drago pouvait s'appuyer sur la sienne. Il voulait voir son sourire, écouter son rire et simplement le regarder.

- Quand j'étais petit, souffla le blond, les yeux toujours fermés, ma mère me racontait ces histoires de chevaliers et de moldus. J'ai toujours cru qu'elles étaient des contes pour enfant mais quelques années plus tard, j'ai découvert qu'elle les tirait d'un recueil de poème qui traitait de la vie au moyen-âge. Je n'étais pas très étonné, c'est pas comme si j'avais été élevé dans les paillettes et les strass. Il n'y avait rien de charmant dans ces histoires, pas de princesses qu'il fallait sauver, de chevaliers fiers et glorieux. C'était juste des fragments de vie, des inconnus pour la plupart qui avaient servis d'exemple à un barde qui passait par là. Ma mère en était fascinée, elle se déplaçait partout avec ce bouquin et à force de me les raconter, je les connaissais aussi bien qu'elle. Mon père ne savait pas évidemment, il était trop occupé ailleurs pour s'en rendre compte et je me doute qu'il n'aurait pas apprécié que mère me raconte les histoires de pauvres hères sans aucun intérêts. Il y en a un qui m'a particulièrement marqué. C'était l'histoire d'un fils de forgeron. Son père qui était un homme connu pour son bon travail souhaitait que son fils prenne sa suite, mais l'enfant, qui détestait les animaux et les gens en général, refusa. Il voulait devenir scribe, et devant les mots violents de son père et les supplications de sa mère, il préféra fuir et abandonner sa famille pour réaliser son rêve. L'histoire dit qu'il a réussit mais qu'il n'a jamais regardé en arrière et que ses sœurs, et sa mère devinrent esclave après que son père, trop vieux pour travailler, se soit brisé la nuque en voulant ferrer un cheval trop fougueux.

Harry ouvrit les yeux et observa le visage du blond, crispé par la concentration. Drago ouvrit les paupières au même moment et ils se fixèrent pendant un moment.

- J'ai juré que je n'abandonnerais jamais ma famille, ajouta le blond avec gravité. Je ne ferais rien qui puisse leur nuire.

- Je sais, répondit douloureusement le brun en se blottissant contre le corps de Drago.


Drago n'arrivait pas à dormir.

Ca faisait des heures qu'il regardait Harry, endormi, enfoui sous les couvertures, sa main accrochée à la sienne. Ils avaient discutés, et puis Drago les avait trainés jusque sur le lit pour dormir quand il avait vu le brun papillonner. Il avait l'ai épuisé et il préférait le voir ainsi, le visage apaisé, son corps blottis contre le sien.

Il aurait aimé qu'ils parlent de choses plus joyeuses, mais il avait vite réalisé que quoiqu'ils fassent, ils étaient toujours rattrapés par la réalité. Ils avaient choisis des chemins douloureux et ils ne pouvaient rien faire pour y remédier sans passer par l'obscurité.

Alors, il chérissait ces quelques moments d'accalmie. Il n'y avait qu'avec Harry qu'il pouvait s'abandonner ainsi et redevenir celui qu'il était avant que Voldemort appose son horrible marque sur son bras, et avant qu'il découvre qu'il devait faire partie d'il ne savait vraiment trop quoi. Il avait écouté l'histoire de Rubis, mais il n'était pas encore prêt à assimiler toutes ses paroles et à les comprendre.

Il préférait s'occuper du Gryffondor et de cette foutue armoire.

Il était heureux que Harry soit là. Il avait eu peur qu'il ne vienne pas, après qu'il ait explicitement dit qu'il avait envie de dormir avec lui. Il savait que le brun n'avait pas d'expériences à ce niveau-là, il suffisait de voir la manière dont il réagissait à chaque fois qu'ils étaient proches physiquement et il avait eu peur de l'avoir effrayé.

Pourtant, il avait bien là son Gryffondor, courageux et téméraire. Il était surpris, très agréablement surpris. En fait, il ne pensait pas que ce serait aussi bon, aussi parfait, aussi … Merlin, il en perdait ses mots. Il sentait juste son cœur battre la chamade, conscient de chaque sentiment et émotion qui traversait son corps à chaque fois qu'il se trouvait près de Harry.

Ils n'étaient pas allés plus loin, et Drago n'avait pas osé pousser le brun même s'il en mourrait d'envie. Il aimait l'idée de prendre son temps, de découvrir Harry petit à petit, de faire ça de la bonne manière. C'était la première fois qu'il portait autant d'attention à une autre personne que lui, et qu'il le faisait parce qu'il avait vraiment envie. Avec Harry, c'était en quelque sorte instinctif, naturel, comme si il avait dû attendre le brun pour avoir ce genre de pulsion protectrice.

Drago était fasciné par la facilité avec laquelle l'humain s'abandonnait dans son sommeil, et regarder Harry, un air de pure sérénité sur le visage, c'était ce qu'il aimait. Un léger sourire ornait ses lèvres, et son souffle régulier témoignait de son apaisement. Le blond se sentait bien, à le regarder ainsi, et le plus beau dans tout ça, c'était que le Gryffondor s'abandonnait dans ses bras. Lui, Serpentard, mangemort, sa Némésis, était parvenu à être celui avec qui le Gryffondor pouvait être aussi libéré.

Drago avait des envies de hurler de joie dans ces moments-là, de danser, de faire tout et n'importe quoi tant que le monde entier pouvait comprendre qu'il était le plus heureux des hommes quand il était avec Harry.

Il glissa sa main sur le flanc du brun, le faisant réagir immédiatement, et Harry plaqua son corps contre le sien. Drago sourit, et soupira de contentement, glissant son visage dans le cou du Gryffondor.

Il ne s'était jamais senti aussi bien à sa place que là, dans les bras de Harry.


Voilààààà ! Verdict ? Bien ou pas bien ? Trop soft ou pas assez ? Enfin je dis ça, mais c'est que le début haha ! Bref, j'espère que vous aurez aimé ce moment de tendresse entre nos deux chouchous :)

Je vous fait des milliards de bisous, et Dradra et Ryry vous passe le bonjour depuis les caraïbes ! Ils vous font savoir qu'ils jouent aux nudistes et que l'eau est trop chaude (à mon avis, y a pas que l'eau qui est trop chaude haha). Je vous aimes très fooooort !

A dans deux semaines :)