Hum hum, salut ?
Non non, je ne suis pas morte, j'ai juste disparu dans un trou noir, puis été aspiré dans un siphon de douche et j'ai finalement réussi à m'en sortir en nageant jusqu'à un sous-marin de l'armée américaine qui passait par là. Ouais, toute une histoire ! Tout ça pour vous dire que je m'excuse de ces trois loooongues semaines, mais le voici le voilà ce chapitre 19.
Je vais essayer de revenir à un chapitre par semaine, essayer hein, je promets pas que ce sera possible mais ma motivation est revenue en force et je me sens d'attaque :) Et puis ff remarche, alors profitons-en !
Dans tout ça, j'espère que vous allez bien, et que la reprise n'a pas été trop dure ! Perso, je reprend que le 21 septembre alors je me la coule douce héhé.
En tout cas, le lemon du chapitre précédent a l'air de vous avoir bien plu, et j'en suis contente, j'avais bien la pression haha.
Enfin, on en est à 167 reviews (vous avez laissé 16 reviews, vous êtes vraiment merveilleux), 40 favoris et 87 followers. Je vous aimes.
Merci à newin38, 8, Yoru-no-Akuma, labelge, Draconis86, Rababaz, OlympeBlanche, Blair18, et Volcane4 ! Vous êtes d'une perfection sans nom !
Un mot de ma bêta, qui est revenue (imaginez la danse de la joie :D ) : "Les plus sensibles peuvent sortir les mouchoirs et les plus nerveux vont devoir faire preuve de sang froid : les choses sérieuses commencent !"
RAR :
Louna : Heyyyyy ! Déjà, comment vas-tu depuis tout ce temps ? Merci pour ta review hein ! En tout cas, oui, c'est le cas, Drago est comme qui dirait complètement dépendant à Harry et en fait sa bouée de sauvetage, et j'adore ça, parce que je vois tellement Dradra de cette manière. Quand il aime, c'est jusqu'au bout, sans concession. Ils sont beaux, je les aimes. Merci comme toujours pour ces mots parfaits qui me vont droit au coeur ! Je ne me voyais pas écrire une Drarry avec des Gary-Sue haha, no way ! Dradra et Ryry ont leurs défauts et leurs qualités et c'est ça qui font leur charme et qui rend leur histoire aussi belle :) Gosh, Kill Your Darlings est tellement parfait, tellement bien réalisé et tellement bourré d'émotions ! A chaque fois que je regarde ce film, je sens mon coeur s'échapper de mon corps et je vois Drago et Harry. Dane est parfait dans ce rôle, c'est vraiment un acteur génial ! Haha, j'espère qu'un jour j'arriverais à te la faire garder en tête à tel point que tu voudras plus l'oublier et que tu me maudiras :p Je redoute aussi ce jour, mais j'ai pas mal de projet alors qui sait, peut-être qu'il y aura toujours des mercredi drarry :) Pleins de bisous et à très vite ! J'espère que tu pardonneras mon retard horrible ! Kisssssss
Kassandra : Heu, je crois que je vais courir me cacher xD Je veux pas mourriiiiiiiiiiir, Tom sauve moiiiiiiiii ! Merlin, ne me remercie pas, c'est plutôt à moi de le faire, c'est adorable de laisser des reviews et je suis plus qu'heureuse d'y répondre même si je met trente ans pour le faire ^^ J'espère que tu t'en es remise de ce chapitre hot :p et que tu seras toujours là malgré mon retard ... Haha ! En tout cas, si ça t'intéresse, tu peux nous rejoindre sur le groupe Facebook ClaP74, comme ça je pourrais te répondre plus facilement :) Pleins de bisous et à très très vite j'espère ! :D
Daidaiiro30 : Coucouuuuuuuu ! Mais oui tu m'as manqué pardis ! Moi aussi ? :D Oh je me sens toute chose haha ! Merci ! J'aime bien quand les gens se languissent, et puis si ça peut te rassurer, j'en pouvais plus moi-même d'attendre pour écrire une telle scène entre eux. Je suis carrément dingue hein ?! xD J'ai lu des trucs tellement plus hard que pour moi ça fait vraiment soft et pas assez détaillé xD mais si ça te va comme ça, j'imagine pas la suite xD Enfin bref, Ryry est un petit timide mais rien à faire, on ne peut PAS résister à Dradra quoi ! Ah l'appel charnel ! xD Au moins, t'es intelligente ! Et puis si ça se trouve, Merlin ou Dieu (je préfère Merlin perso, avec son grand chapeau pointu) va glisser sa lumière divine sur toi et faire de toi un génie de la citation ! xD Hum hum du coup je me sens un peu nulle là, t'as attendu quoi 10 jours ... Désoléeeeeeee :'( je suis un caca en conserve ... Mais il est là enfin et visiblement ma bêta l'a bien aimé alors ça aura valu le coup !? Hein ? Anne-Ju, je sais que tu lis ces mots alors pitié dis moi que c'est vrai xD Je veux pas mourir moi ! Breeeef, je me calme ! Je te fais pleiiiiins de bisous et à très très vite ! Je croise les doigts !
Yukino : Coucouuuuu ! Je vais bien (en tout cas beaucoup mieux que tout cet été tout pourri) et toi ? Oui oui j'ai vu ton message ! Comment ce sont passées tes vacances ? C'était cool ? T'es revenue toute bronzée ? Dradra et Ryry t'ont manqué ? Sinon, le boulot était horrible, j'en pouvais plus, ça me déprimais à mort ! Et mon cheval va beaucoup mieux, on est pas passé loin, mais maintenant il pète la forme, et rien que ça, ça me met en joie ! Héhé, à nous deux on va créer le club "On aime Rubis" ! Non franchement je suis contente que tu l'aimes bien, parce que je t'avoue que c'est un des personnages que j'aime le plus au monde ! Haha je déconne, je l'adore, c'est trop mon chouchou et je me suis éclatée à le créer ! Je pense que j'écrirais quelques OS sur lui pour le coup :) Vouuiiii, Théo et Blaise :D J'ai été convertie au Zabnott alors j'étais obligée ... Héhé :D T'aimes aussi ? Ohhh merci pour les compliments ! Hum quand va-t-il la plaquer ? Haha tu verras :p Je ne spoiiiile pas :p Bref, à très très vite, pleins pleins de bisous !
Précédément dans D'émeraude et d'argent : Voldemort a donné comme mission à Drago de trouver un moyen de faire entrer les mangemorts dans Poudlard et de tuer Dumbledore. S'il échoue, il tuera sa mère et laissera son père croupir à Azkaban jusqu'à la fin de la vie. Notre pauvre Dradra, désespéré et subissant les assauts de Duncan aka l'Angoisse, trouve refuge dans les bras du Survivant, Ryry, l'homme indéniablement tellement hot que même Ginny sort avec lui. Mais, bienvenue dans Amour, Gloire et Beauté, Ryry, fou amoureux de Dradra, cache la vérité à ses amis et sort en cachette avec le blondinet alors qu'il est en couple avec la rouquine. C'était sans compter sur le cerveau de l'aventure, Hermione, qui découvre le pot au rose et qui n'apprécie pas vraiment que Ryry joue avec les sentiments de Weasley femelle. Plus loin dans un bureau près du ciel, Dumbledore explique à Rogue qu'il va mourir et qu'il doit le tuer. Le petit Snape, qui a en plus fait le serment de prendre soin de Dradra s'en prend plein la tête (pauvre chou, même si je t'aime pas, je compatis). En attendant, Rubis et Jade flippent leur race bien calés chez eux alors que nos copains les Chevaliers méchants manigancent aux quatre coins du monde pour prendre le contrôle du monde.
Bonne Lecture !
Musique :
Houssem Turki
The Survivor
Chapitre 19
Jade avait un mauvais pressentiment. L'impression que quelque chose de mauvais allait arriver et bouleverser le peu de paix qui avait trouvé place ces derniers jours. La peur lui tordait le ventre comme jamais auparavant. C'était irrationnel, cette sensation dévorante de l'appréhension.
Il pianotait sur le bord de la table, ses jambes agitées de soubresauts sur sa chaise. Il était seul, Rubis avait disparu il ne savait où et cela ajoutait à son inquiétude. Il n'osait aller voir son Maître, pas quand il l'avait vu aussi préoccupé.
Il sentait son souffle s'accélérer par moment et son cœur s'emballer. Il n'avait pas peur pour lui. Il avait arrêté de s'inquiéter pour lui-même quand il avait compris que c'était des autres dont il avait besoin de prendre soin.
Il avait peur pour Rubis, et pour Harry et Drago et toutes ces pauvres âmes qui ne voyaient pas venir le malheur.
Le bruit d'une porte qu'on ouvre le sortit de sa torpeur effrayée et il leva la tête dans un soubresaut.
- Rubis, croassa-t-il en posant les yeux sur la silhouette de son ami.
L'homme s'avança jusqu'à lui d'une démarche chaloupée et posa sa main sur son épaule en s'accroupissant pour être à sa hauteur.
- Tu l'as senti aussi ? lui demanda Jade en cherchant dans ses yeux la même lueur inquiète qui abritait les siens.
Il hocha la tête, et avec un soupir fatigué, laissa tomber sa tête sur le genou de Jade. Il passa sa main dans les cheveux noirs de Rubis en une douce caresse, puisant dans ce geste un apaisement bienvenu.
- J'aime pas quand tu pars comme ça, murmura Jade.
Rubis grimaça et attrapa la main libre de Jade dans la sienne. Il paraissait vulnérable ainsi et l'homme aux yeux carmin ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter de le voir comme ça. Il avait beau être plus vieux que lui, cela n'empêchait pas qu'il lui semblait trop fragile. Il ne supporterait pas de le perdre.
Jade faisait partie de lui, il avait toujours été à ses côtés du plus loin qu'il s'en souvienne. Ils avaient traversés tellement d'épreuves et des moments indescriptibles qu'il ne pouvait pas s'imaginer un seul instant le voir disparaître.
- Le destin n'a jamais été aussi flou, répondit simplement Rubis en serrant la main de Jade dans la sienne.
Duncan s'amusait.
Leur peur le rendait ivre de plaisir et il ne se gênait pas une seule seconde pour en ajouter une couche. Les regards fuyants, les fuites dans un coin du couloir, leurs gestes de terreur quand il apparaissait soudainement dans une pièce, tout était bon pour s'amuser.
Il n'y avait que cette folle de Bellatrix qui osait le regarder dans les yeux. Certes, elle ne tenait guère plus longtemps que quelques secondes, mais Duncan se faisait un plaisir de la voir lutter pour ne pas flancher. Ce qui arrivait à chaque fois.
Tom avait bien essayé de le raisonner, lui rappelant que ses mangemorts étaient essentiels dans leur plan de conquête mais Duncan n'écoutait personne d'autre que lui-même.
En réalité, il n'attendait qu'une seule chose.
Rencontrer Drago Malefoy, se retrouver devant lui, voir dans ses yeux la surprise et la peur s'installer. Il savait exactement ce qu'il ferait.
Il imaginait le jeune homme, immobile, incapable de bouger, paralysé par la peur. Il s'approcherait doucement, le plus lentement possible pour laisser l'appréhension monter et envahir le corps du Serpentard. Quand il serait enfin face à lui, il s'arrêterait et plongerait ses yeux dans les siens.
Parfois il s'imaginait qu'ils ne reflétaient que la peur, d'autres, il aimait croire que le blond lui renverrait un regard flamboyant.
Il était sûr que derrière ce masque de lâcheté et de peur, Drago Malefoy cachait un guerrier hors pair. Il suffisait simplement d'attiser la bonne flamme. Duncan savait comment faire, il savait comment jouer avec son angoisse pour le pousser à se battre.
Il rêvait de ce moment tous les jours.
Parfois, quand il passait trop de temps à s'imaginer leur rencontre, il devenait fou et plus aucune pensée saine d'esprit ne parvenait à le sortir de sa transe. Leur puissance les rendait dément, certains à un degré plus élevé que les autres.
Tom se contrôlait et si Duncan l'avait un temps admiré pour cette faculté à rester à peu près sensé, il avait depuis longtemps cessé de combattre sa folie. Il laissait le pouvoir l'envahir et brûler ses veines, réduisant ses pensées au mal, à l'angoisse et à la douleur.
Rien ne pouvait l'arrêter, mis à part La Mort. Lui seul avait le pouvoir de le calmer. Tom s'y était essayé mais Duncan lui avait brisé le bras, Alénior l'évitait et Darius ricanait dans son coin. Ils étaient une bonne bande d'enfoirés.
Et il attendait le jour où Drago Malefoy serait enfin face à lui. Il en frémissait d'avance.
La première chose que remarqua Harry quand il se réveilla fut qu'il avait chaud. Pas une chaleur suffocante, non, plutôt la sensation revigorante d'un corps brûlant contre le sien.
Il sourit et remua légèrement pour se rapprocher, tirant un gémissement à Drago. Son souffle descendait le long de son dos et ses bras possessifs le maintenaient contre son torse.
Harry ne pouvait pas rêver meilleur réveil que celui-là. Dans les bras de Drago, leurs corps à moitié nus et son esprit agréablement engourdi par le plaisir. Il se sentait bien, et il aimait ça. Il ne pensait qu'au blond et à sa main qui caressait son torse.
- Continue comme ça, murmura le brun, le sourire aux lèvres.
- Huum, comme ça ? demanda le blond en glissant ses doigts sous l'ourlet du caleçon de Harry.
Le gémissement du brun suffit à lui confirmer que oui, comme ça, c'était très bien. Le corps de Harry frissonnait complètement contre le sien. Drago aimait le sentir comme ça, savoir qu'il lui donnait du plaisir.
Définitivement, ils voulaient se réveiller de cette manière tous les jours.
Rogue faisait les cent pas dans le bureau de Dumbledore.
- Il va réussir, n'est-ce pas ? Demanda le directeur de Poudlard d'une voix fatiguée, ses yeux autrefois pétillants ternis par l'inquiétude et la vieillesse.
- J'imagine, susurra le mangemort du bout des lèvres, ses pieds frôlant le sol à une vitesse trop rapide.
- Vous devez vous tenir prêt Severus, ajouta le vieil homme en observant sa main noircie par le maléfice de Voldemort.
Rogue déglutit silencieusement. Ce ne serait pas la première fois qu'il tuait mais il éprouvait toujours un amer dégoût pour cet acte ignoble. S'il avait eu le choix, il aurait refusé la requête de Dumbledore, mais les circonstances l'empêchaient de faire marche arrière.
Il voyait l'échéance arriver à grands pas et il aurait menti s'il disait qu'il n'avait pas peur. Il n'avait en réalité jamais été aussi effrayé, excepté quand il avait appris que Voldemort en avait après Lily.
Il ne pouvait imaginer une victoire sans l'aide de Dumbledore. Ce n'était pas qu'il n'avait pas confiance en Potter, mais il avait du mal à imaginer que le garçon soit capable de détruire le mage noir seul.
Et sans le vieil homme à ses côtés …
Tom ferma les yeux et inspira profondément, priant pour que sa colère l'empêche de tuer le misérable sorcier qui se prosternait vainement devant lui.
Sa posture le dégoûtait, son visage dégoulinant d'obéissance et de peur le rendait ivre de colère et sa sale manie d'écouter aux portes auraient dû lui valoir depuis longtemps un aller simple dans les cachots aux mains de Greyback.
Mais il avait besoin de cette vermine. Queudver était le seul capable de s'infiltrer facilement dans Poudlard de la manière la plus discrète possible.
- Maître, est-ce que je dois partir maintenant ?
- Va-t-en ! Siffla Tom en le congédiant d'un geste impatient de la main.
Queudver disparut par un trou dans le mur après s'être transformé en rat et Tom s'autorisa enfin à respirer normalement. Il avait la pression. Pas seulement parce qu'il allait enfin pouvoir se débarrasser de Dumbledore mais surtout parce que son Maître n'attendait de lui aucune erreur.
Et on ne voulait absolument pas décevoir la Mort.
Il l'avait fait une fois, quand il s'était introduit dans la maison des Potter pour tuer le bambin. Sans l'intervention de son maître et de ses pouvoirs, il aurait erré pendant des siècles sur terre sans aucune autre forme que celle d'un spectre.
Et maintenant, l'avancée de son plan reposait sur les épaules d'un gamin qui n'avait même pas le cran de le regarder dans les yeux.
Tom savait que le jeune Malefoy serait celui qui ferait pencher la balance et il espérait bien qu'en le poussant à tuer le vieux fou, il comprendrait enfin qu'il n'avait d'autres choix que de le suivre, lui et son maître.
Il n'avait jamais révélé à qui que ce soit sa vraie nature. Pas même à ses plus fidèles mangemorts. Il avait fait passer Duncan pour un mage noir d'une contrée lointaine inconnue d'eux et qui croyait assez en leur combat pour choisir de leur prêter main forte. Il savait que la plupart de ses disciples ne croyaient pas réellement en cette histoire mais en réalité, Tom s'en moquait. Il avait depuis longtemps abandonné l'idée de croire que ses mangemorts portaient de l'importance à d'autres mots que « pouvoir » ou « victoire ».
Et puis, ils ne lui étaient utiles que parce qu'il l'avait décidé. Il pourrait se débarrasser d'eux dès qu'il serait sûr que Drago Malefoy ait rejoint le camp de l'Ombre.
Il suffisait juste de patienter.
Drago plaqua Harry contre la porte de la salle sur demande avant que celui-ci ne l'ouvre.
- Rappelle-moi pourquoi je ne peux pas t'obliger à rester ici toute la journée et te faire enfin l'amour ? Lui demanda le blond encore une fois.
Harry gémit quand la langue du Serpentard glissa le long de sa mâchoire jusqu'au lobe de son oreille qu'il mordilla sensuellement.
- Parce que si je ne vais pas à la retenue de Rogue maintenant, il prendra un malin plaisir à remplacer tout le temps libre que je peux passeravec toi par des heures de colle ...
Drago grogna de mécontentement.
- Maudit soit-il ! Grommela le blond.
Harry acquiesça mais ne se dégagea pas pour autant de la poigne puissante de son amant. Si on lui avait demandé, il aurait répondu que non, pour rien au monde il ne voudrait quitter les bras de Drago Malefoy. Pourtant, personne ne lui demanderait jamais parce qu'il n'avaitde toute manière pas le choix. Il avait déjà enfreint pas mal de règles et des promesses pour avoir la chance de partager de tels moments avec le blond.
- Je voudrais ne jamais te quitter, murmura Harry la boule au ventre.
Drago le fixa intensément et le brun vit sans surprise la lueur perdue dans les yeux du Serpentard.
- Alors ne me quitte jamais, lui répondit-il d'une voix suppliante.
- Jamais.
- Promets-moi que malgré tout ça, malgré ce que nous sommes, tu m'aimeras comme tu m'aimes aujourd'hui.
- Merlin Drago, je crois que je ne pourrai jamais cesser de t'aimer.
- Alors pourquoi tu dis ça ? Lui demanda le blond d'un air perdu.
- Parce que je n'ai pas le choix, je ne l'ai jamais.
Il vit le visage de Drago s'assombrir et l'air préoccupé qui glissa dans ses yeux lui fit plus de mal que ce à quoi il s'attendait. Il posa sa main sur sa joue et le blond soupira, laissant sa tête reposer sur la paume du brun.
- Tu me demanderas de choisir, n'est-ce pas ? Demanda Drago, la voix cassée.
- Non ... Murmura Harry.
- Mais je ne pourrais pas.
Il croisa son regard et Harry y lut toute sa peur et son appréhension.
- Tu ne m'as jamais demandé en quoi consistait ma mission ... Pourquoi ? Ajouta Drago, son ton devenant faible.
- Parce que je ne veux pas te perdre.
- Tu le regretteras, quand tu sauras.
- Je ne veux pas regretter ! S'exclama Harry en le serrant contre lui. Je ne veux pas que Voldemort gâche ça, je ne veux pas détruire les sentiments que j'ai pour toi. Je veux oublier un instant qu'on est coincés dans une putain de guerre dans laquelle on peut mourir à tout instant, ajouta-t-il d'une voix plus douce.
Drago se recula soudainement, juste assez pour pouvoir regarder le brun droit dans les yeux. Il agrippa ses bras avec force.
- Promets-moi que tu ne mourras pas ! Lui ordonna le blond en pressant ses doigts sur sa peau halée.
- Je ne peux pas ... Répondit le brun en détournant la tête pour échapper au regard de détresse de Drago.
- Promets-le moi ! Répéta le blond.
Harry remua la tête piteusement, son cœur se serrant d'avantage.
- Promets-le moi, je t'en supplie, murmura Drago en attrapant son visage entre ses mains pour le forcer à croiser son regard.
Il caressa la pommette de Harry avec son pouce.
- Je ne survivrai pas sans toi, ajouta le blond.
Harry sentit son cœur s'emballer et les larmes le frapper de plein fouet. Il les retint pourtant, refusant d'inquiéter plus encore le blond. Il ne pouvait pas lui dire qu'il allait mourir, que tout ce pour quoi il se battait, la paix, l'amour, la disparition de Voldemort, il ne verrait pas tout ça.
Il savait que Dumbledore serait présent pour tuer Voldemort quand lui-même aurait disparu mais il se refusait à l'avouer à Drago.
Il n'était pas fou, il savait que ses chances de battre Voldemort était inférieure à 5% et même si sa rage de vivre et Drago, son Drago, suffisaient à lui donner envie de gagner, il avait depuis longtemps accepté l'idée qu'il avait peu de chances de remporter le combat. Il savait qu'il était loin d'avoir la puissance nécessaire pour vaincre Voldemort.
Toutes ces choses, il ne pouvait pas les dire à Ron ou à Hermione, et encore moins à Drago.
- Tu ne peux pas mourir, tu es Harry Potter.
Drago semblait si sûr de lui, si certain qu'il était invincible qu'il n'osa pas lui dire le contraire. Il ne voulait pas voir la lueur triste et désespérée dans son regard, ni cet air angoissé qu'il arborait avant.
Alors il se contenta de le serrer dans ses bras et de le rassurer, lui promettant qu'il ne l'abandonnerait pas et qu'il serait là. Toujours.
Sibylle Trelawney croyait dur comme fer en la divination. Elle savait, au plus profond d'elle-même que la magie était liée intrinsèquement à la faculté de voir l'avenir. Elle avait beau dénigrer les centaures, elle était tout de même assez intelligente pour admettre que leur statut de créature magique leur permettait de lire dans les étoiles. Malgré tout, elle continuait de se répéter que la vraie divination ne se faisait pas dans les astres célestes.
Elle était dans une de ses transes quand elle se retrouva devant la porte de la salle sur demande. Motivée par un état second qui dictait ses gestes et ses réactions, elle vit la porte apparaître après avoir fait trois aller retour devant le mur vierge. Se saisissant de la poignée, elle poussa la porte.
La première chose qu'elle remarqua fut le rire hystérique, quelque chose de victorieux, des mots fous de réussite. La seconde chose, l'insulte qui fusa à son visage et le sort qui l'envoya valser dans le couloir.
Après ça, le noir total.
Drago contemplait l'armoire sans y croire.
Il avait réussi. Enfin.
C'était hallucinant, et si cette folle de Trelawney n'avait pas essayé de s'introduire dans la salle quand il y était, il serait probablement encore en train de rire comme un dément jusqu'à devenir fou. Il ne s'était pas gêné pour lui jeter un sort. Il préférait ça plutôt qu'elle le reconnaisse et aille voir immédiatement Dumbledore. Pas alors qu'il avait réussi et qu'il pouvait enfin toucher du doigt la fin de son calvaire.
Une grimace déforma son visage angélique et son cœur se souleva quand il se rappela qu'il devait tuer Dumbledore. Il se laissa tomber au sol, comprenant que c'était loin d'être la fin de ses problèmes.
Il pensait à Harry surtout et à sa réaction quand il apprendrait qu'il était le meurtrier du directeur de Poudlard et qu'il était responsable de l'accident avec Weasley. Il angoissait et il sentait que Duncan se tenait près de son esprit, qu'il saisirait la moindre occasion pour le détruire.
Tout allait pourtant très bien ce matin. Il s'était réveillé dans les bras de Harry, il lui avait promis d'être toujours à ses côtés malgré le fait que la peur de le perdre lui tordait les entrailles, et pourtant, maintenant qu'il avait réussi à réparer cette saloperie d'armoire à disparaître, il se demandait sérieusement s'il ne venait pas simplement de mettre fin à tout ce qui le rendait heureux dernièrement.
Certes Harry lui avait fait une promesse, mais Drago n'osait pas croire que s'il apprenait toute la vérité, il le rejetterait il en était malade.
Si seulement ils s'étaient rencontrés plus tôt, il aurait peut être eu choix et il n'aurait jamais eu à réaliser cette mission suicide pour le compte d'un taré avec un visage de serpent.
Il ne pouvait plus reculer, pas quand il avait une chance de sauver ses parents. Et il ne savait même pas ce qui allait advenir de lui après tout ça. Il s'imaginait mal rester à Poudlard quand on apprendrait qu'il était la plaie qui avait apporté le malheur sur l'école des sorciers.
Il avait envie de pleurer. Et de voir Harry. Il voulait juste se blottir dans ses bras et oublier qu'il était un mangemort qui allait détruire tout le bien qu'il avait réussi à apporter dans sa vie.
Il ne lui restait plus qu'à prévenir son maître.
Harry était fébrile. Il avait du mal à garder son calme. Il n'arrivait pas à aligner des pensées cohérentes. Drago, Voldemort, un horcruxe, Dumbledore, la mort, la folie de Trelawney, est-ce que Drago avait été mis en danger ?
Il n'avait pas eu le temps de voir ses amis. Après avoir quitté Drago, il s'était rendu directement à sa retenue avec Rogue, qui avait été absolument horrible, comme toutes celles qu'il avait eu avec lui – trier des fiches était presque pire que de récurer des chaudrons, Harry avait l'impression que son cerveau allait exploser. Quand elle s'était terminée, il s'était rendu vers le bureau de Dumbledore pour son rendez-vous quand il était rentré dans le professeur Trelawney.
Elle passait déjà pour une folle quand elle leur faisait cours, mais ainsi, les cheveux débraillés, une bosse sur le front et ses lunettes de travers, Harry avait cru voir un patient tout droit sorti d'un hôpital psychiatrique.
Elle avait l'air tellement sonnée qu'il ne put s'empêcher de vouloir en savoir un peu plus. Il avait blanchi quand elle lui avait parlé de la salle sur demande et pire encore quand il avait appris que lorsqu'elle avait prononcé la prophétie le liant à Voldemort sans le savoir, la seconde personne à l'avoir entendue était Rogue. L'ironie du sort étant qu'elle ne savait pas elle-même qu'elle était celle qui avait prononcé cette prophétie et qu'elle venait de lui révéler l'une des pires choses qu'il ait jamais entendu.
Dire qu'il était dans une colère noire était un euphémisme. Il avait renvoyé sa professeur comme une moins que rien, ne s'inquiétant même pas de son comportement déplacé vis à vis d'elle. La peur et la colère lui tordaient le ventre, l'incompréhension également.
Il se posait trop de questions. Il était pratiquement sûr que c'était Drago qui se trouvait dans la salle sur demande quand elle avait essayé d'y entrer et le fait qu'il y pousse des cris de joie ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose : Il avait réussi sa mission.
Harry ne savait pas s'il devait en rire ou en pleurer. Rire parce que dans un certain sens, il était presque sûr qu'ainsi Drago ne craignait plus grand chose de la part du mage noir, et pleurer parce que ça voulait dire qu'ils allaient être éloignés plus rapidement qu'ils ne le pensaient.
Il savait que ce moment arriverait. Il n'était pas assez fou pour ne pas voir que même s'ils le désiraient au plus profond d'eux-mêmes, le moment viendrait où leurs passés et leurs décisions les forceraient à s'éloigner. Harry aurait pleuré de désespoir si la colère ne se mélangeait pas également à ses émotions.
Quoi de plus normal que de sentir ses veines frémir de rage quand on apprenait que c'était de la faute de Severus Rogue si ses parents étaient morts. Il était le vil félon qui était allé rapporter à Voldemort les paroles de Trelawney.
Il en aurait vomi tellement cet homme le dégoûtait, tellement il le haïssait.
Voilà pourquoi il avait couru jusqu'au bureau de Dumbledore. Il avait oublié pourquoi il devait s'y rendre, envahi par des émotions trop puissantes.
Son professeur l'avait rendu coi dès qu'il avait posé un pied dans le bureau, à tel point qu'il en avait presque oublié sa colère. Pourtant, il avait suffit que Dumbledore lui demande ce qui n'allait pas pour qu'il explose et laisse sa rage affluer au visage de son professeur. Il ne dit pas un mot à propos de Drago tant il avait peur pour lui.
Et maintenant, après l'avoir rapidement congédié pour préparer ses affaires, il se dirigeait sans attendre jusqu'à son dortoir.
Il appréhendait.
Il attendait ce moment depuis tellement longtemps qu'il ne savait pas exactement comment réagir. Il avait l'impression qu'il allait enfin faire quelque chose pour combattre Voldemort, qu'en trouvant cet horcruxe, il réaliserait ce pourquoi on l'admirait depuis le début.
Il allait se battre.
Il s'arrêta soudainement auprès de Ron et Hermione, assis sur un canapé devant la cheminée quand il arriva dans la salle commune. Il leur lança un rapide « je reviens » avant de monter en courant dans son dortoir.
Il se laissa tomber devant sa valise et fouilla dedans comme un forcené, mettant enfin la main sur une chaussette roulée en boule. Il en sortit sa fiole de felix felicis qu'il s'empressa de glisser dans sa poche et se saisit de sa cape d'invisibilité et de la carte du maraudeur.
- Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises, dit-il d'une voix essoufflée en pointant sa baguette sur le parchemin.
Il devait trouver Drago et lui parler. Il n'avait aucune idée de ce qu'il lui dirait ou même de ce qu'il ferait, mais il avait l'impression qu'il devait absolument le voir, qu'il devait au moins le rassurer.
Au fond, il voulait aussi se rassurer lui-même. Il avait beau attendre ce moment depuis longtemps, il n'en était pas moins angoissé, et si on ajoutait en plus la peur que quelqu'un découvre que Drago était réellement un mangemort, son cœur battait la chamade.
Il parcourut des yeux la carte du maraudeur en vain, espérant apercevoir le prénom de Drago, mais il devait probablement se trouver dans la salle sur demande. Son cœur se serra et il eut l'impression fugace de se sentir soudain très seul, qu'il était trop isolé dans son combat que quoiqu'il fasse, il n'arriverait pas à en sortir indemne, et c'était mieux ainsi, même s'il en était malade.
Il était effrayé.
Il referma la carte avec rage et se releva, les membres tremblants. Il se releva et fit volte face, se précipitant dans les escaliers pour rejoindre Ron et Hermione.
Il se figea quand il aperçut Ginny à leurs côtés et un sentiment de culpabilité immense l'envahit quand il repensa à tout ce qu'il avait fait alors qu'elle ne méritait aucunement ça. Et dire qu'il l'avait presque oubliée tant il était obsédé par Drago.
Il s'approcha avec un pincement au cœur et leur expliqua rapidement ce que Dumbledore lui avait dit, évitant volontairement le regard angoissé de la rouquine sur lui. À première vue, son récit avait de quoi leur faire peur, mais ses amis avaient depuis longtemps accepté que sa vie n'avait rien d'un long fleuve tranquille.
Il leur confia la fiole de felix felicis et la carte du maraudeur avec la boule au ventre, les fixant tour à tour sans pour autant oser leur montrer toute la peur qu'il ressentait. Il devait faire confiance à Dumbledore.
Pourtant, son instinct le poussa à prendre Hermione à part pour lui parler. Il déglutit quand Ginny lui lança un regard interrogateur, vexée qu'il ne la mette pas dans la confidence, tout comme Ron qui fronçait les sourcils d'une manière qui indiquait clairement que la situation le dépassait complètement.
- Hermione, commença-t-il en prenant soin de vérifier autour de lui que personne ne les écoutait, j'arrive pas à trouver Drago.
Elle plissa les yeux.
- Harry, tout va bien se passer ….
- Je sais ! La coupa-t-il. Mais j'avais besoin de le voir avant, de le rassurer ! chuchota-t-il avec véhémence.
Il lui lança un regard paniqué, ne comprenant pas comment il pouvait être aussi apeuré et aussi proche de la crise d'angoisse alors qu'il savait à quoi s'attendre depuis le début et qu'il avait lui-même demandé à Dumbledore de l'emmener.
- Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Lui demanda-t-elle avec un sourire penaud qui laissait transparaître toute l'ambiguïté de la situation.
Harry savait dans quelle posture il la plaçait. Elle détestait Drago et elle était absolument contre son attitude envers Ginny, mais il avait besoin d'elle, parce qu'elle était la seule qui savait.
- Juste, si tu le vois, dis-lui que je reviens, et que je serai là. Il va s'inquiéter quand il ne me verra pas avec vous, et …
- Et ? Lui demanda-t-elle.
Harry ne pouvait pas lui dire qu'il le soupçonnait d'avoir réussi sa mission. Il aurait dû pourtant, il en était de son devoir, mais il ne pouvait tout simplement pas. Il ne pouvait pas se résoudre à trahir le blond, quitte à se damner lui-même.
- Et je ne veux pas qu'il s'inquiète, répondit-il en fuyant son regard.
Hermione le fixa profondément, voyant clairement dans son jeu, mais n'ajouta rien. Elle se contenta de presser son bras dans un geste réconfortant et Harry fut surpris d'avoir oublié combien son amitié comptait pour luiet combien il avait besoin d'elle, aujourd'hui plus que jamais.
Il se fit une promesse, celle de revenir en un seul morceau et de profiter à chaque instant de ceux qu'il aimait.
Tom souriait.
C'était un fait assez rare pour que Duncan le remarque. Et il avait pourtant passé assez de temps avec Jedusor pour parler en connaissance de cause. C'était assez déroutant, non pas parce que son sourire semblait si cruel que n'importe qui de bien constitué aurait fui devant un tel visage, mais parce que tout dans la posture du mage noir indiquait qu'il attendait ça. Qu'il voulait ces moments de petite victoire, sentir l'adrénaline le gagner et courir dans ses veines, anticiper les gestes, les paroles, le combat.
Le corps de Voldemort déployait tant de puissance et de volonté que Duncan se sentit un instant subjugué.
Il était pourtant probablement plus puissant que lui, mais l'Angoisse avait toujours apprécié regarder les gens de pouvoir. Non pas qu'il les admirait, mais leur magie ondoyant autour de leurs corps l'hypnotisait.
Voilà pourquoi il s'était soudainement arrêté en plein milieu du couloir sombre du manoir. Par la lourde porte entrouverte, il avait vu le corps de l'homme et mu par un sentiment de curiosité malsaine, il était resté immobile pour l'observer.
Se pourléchant les lèvres, il s'empressa de rejoindre le Seigneur des Ténèbres et s'arrêta à quelques centimètres de celui-ci, juste avant de pénétrer dans sa bulle personnelle et de sentir la magie du mage noir vibrer aux frontières de son corps.
- Une bonne nouvelle ? Susurra l'Angoisse en plissant les yeux, ses lèvres s'ourlant d'un sourire mesquin.
Tom se retourna et le jaugea du regard.
- Enfin, laissa-t-il échapper dans un souffle, acceptant pour la première fois de partager sa satisfaction avec Duncan.
L'Angoisse siffla de contentement et se laissa finalement tomber dans un fauteuil placé à côté.
- Quand ? demanda-t-il simplement, impatient.
- Ce soir, répondit le Seigneur des Ténèbres, ses yeux brillants d'un éclat malsain.
Ils se sourirent. Mauvais, démoniaques, ils voulaient déverser sur la terre toute leur violence et leur haine.
Harry courait à perdre haleine, sa cape d'invisibilité dans une main. Il traversa les couloirs à toute vitesse, ne s'arrêtant pas une seule seconde pour répondre aux élèves qui lui adressaient la parole en coup de vent.
Il courait si vite qu'il ne vit pas le corps contre lequel il fonça au détour d'un couloir, juste avant d'arriver dans le hall.
- Harry ?
Le Survivant s'arrêta subitement, son souffle haché par sa course.
- Luna ?
La jeune femme pencha la tête sur le côté et le fixa de ses grands yeux.
- Tu sembles pressé, et inquiet, lui dit-elle.
- Non … Dumbledore m'attend, répondit-il, peu sûr de ce qu'il pouvait dire.
La blonde lui attrapa la main et la serra affectueusement.
- Quoi qu'il se passe, commença-t-elle en le retenant, ne crois qu'en ce que ton cœur te dit Harry.
Le brun la fixa d'un air ahuri, ayant peur de comprendre de quoi elle pouvait bien parler. Il savait que Luna était plus clairvoyante que beaucoup d'autres personnes et hormis Hermione, il n'aurait jamais pensé que quelqu'un d'autre saurait ce qu'il se passait entre lui et Drago, si c'était bien de ça qu'elle voulait parler.
- Je ne sais pas ...
- Tu es probablement l'une des meilleures choses qui soit arrivée à Drago Malefoy, le coupa-t-elle.
- Je …
- Ne l'abandonne pas Harry. Et maintenant file, je crois que Dumbledore t'attend, ajouta-t-elle en lui indiquant le vieil homme un peu plus loin.
Harry se laissa faire quand elle le poussa dans le dos, complètement abasourdi. Il avait du mal à réaliser ce que Luna lui avait dit. Surtout Luna.
La jeune femme se révélait chaque jour être encore plus incroyable que ce qu'il pensait déjà. Et il se demanda ce qu'il avait bien pu faire pour mériter une telle amie. Quelqu'un qui ne le repousserait pas quand on apprendrait qu'il était éperdument amoureux d'un Serpentard, mangemort et son pire ennemi pendant cinq ans.
Au contraire, elle le poussait vers lui, lui rappelait qu'il avait autant besoin de Drago qu'
il avait besoin de lui.
Et à regarder Dumbledore, l'attendant pour partir se mettre en danger - bien qu'il avait une totale confiance en lui, il regrettait de ne pas avoir eu le temps de voir Drago avant de quitter l'enceinte du château.
L'émotion le submergea et il tenta si fort de se contrôler qu'il eut l'impression que son professeur pouvait voir tous ses sentiments exposés sur son visage à mesure qu'il avançait vers lui.
- Est-ce que tout va bien Harry ? lui demanda Dumbledore en le sondant de ses yeux clairs.
Le Survivant hocha la tête, incapable de prononcer un mot de peur de craquer.
- Est-ce que tu as fait tout ce que tu avais besoin de faire ? ajouta le vieil homme en le fixant encore plus intensément.
Harry ouvrit la bouche. Devait-il oui ou non croire que Dumbledore lui demandait implicitement s'il avait dit au revoir à Drago ?
- Oui monsieur, répondit-il finalement avec un pincement au cœur.
Le directeur se retourna alors, l'enjoignant à mettre sa cape pour que personne d'autres que la jeune Serdaigle, toujours immobile au fond du hall, ne le voie partir en compagnie de son professeur.
Il ne put s'empêcher de se retourner au moment où il passa les lourdes portes du hall d'entrée, espérant vainement apercevoir des cheveux aussi blancs que blonds, des yeux argentés et un sourire qu'il ne réservait qu'à lui.
En vain.
Hermione était perdue dans ses pensées. Malgré ce qu'elle avait dit à Harry, elle avait elle aussi un mauvais pressentiment.
Elle se posait trop de questions et malheureusement, les réponses étaient toujours aussi floues les unes que les autres.
Quand elle y repensait, elle trouvait le comportement de son meilleur ami bizarre. D'accord, il entretenait une relation intime avec Drago Malefoy, mais bien avant ça, le brun était persuadé que le Serpentard était un mangemort, et même si elle avait du mal à l'admettre, Harry avait la plupart du temps raison lorsque ça concernait Voldemort et ses plans.
Le problème était que le Survivant avait arrêté du jour au lendemain de répéter que Malefoy était forcément un mangemort, et comme elle le connaissait, cela cachait quelque chose. Soit Harry avait eu la preuve que le Serpentard n'en était pas un, soit et l'option était assez dérangeante, le blond en était bel et bien un et Harry le savait.
Et elle-même avait encore du mal à croire que Malefoy ne pouvait pas en être un, pas avec son comportement pendant toute l'année, et celui de Harry.
Elle ne savait plus quoi penser. Au fond, elle pouvait comprendre pourquoi Harry leur cacherait une telle chose, mais elle ne pouvait pas l'accepter. Oh, elle pouvait admettre que son meilleur ami puisse avoir des sentiments pour un homme, et pour Malefoy, mais à ce point-là, elle avouait ne pas l'avoir un jour imaginé.
Elle savait Harry si rempli de haine contre Voldemort et contre tous leurs idéaux qu'elle n'imaginait que cette solution, qu'il soit si amoureux de lui, que le brun accepte de son plein gré que l'homme qu'il aimait soit un mangemort.
Et ça la rendait malade, parce qu'elle savait que tôt ou tard, l'un d'eux souffrirait. Harry avait trop souffert, il avait déjà perdu trop de gens, renoncé à choisir sa propre vie au détriment d'un combat mortel.
Quand elle regardait Ron et Ginny, la tristesse l'envahissait. Trop aveugles, ses deux amis n'en seraient que plus choqués. Le sauraient-ils en réalité un jour ? Elle n'osait imaginer leur réaction, et plus encore, cela la rendait malheureuse.
Elle avait oublié ce que c'était que de rire avec insouciance, de pouvoir se lier d'amitié avec n'importe qui, de faire confiance et d'aimer sans concession. Elle aurait voulu pouvoir faire quelque chose, montrer au monde que malgré le pouvoir que Voldemort exerçait sur le monde sorcier, rien n'était perdu et que si on voulait, notre soif de liberté pouvait être aussi puissante que la magie noire.
Elle aurait voulu leur dire que l'amour était encore possible, que si Harry avait su voir autre chose en une personne, s'il avait su donner une seconde chance, ils en étaient tous capable, mais c'était si difficile, et elle avait tellement de mal à croire que ce serait aussi facile.
Elle devait faire un choix et malgré le fait qu'elle se mettrait probablement à dos tous ceux qui croyaient en elle avant, elle voyait assez d'amour dans les yeux de Harry pour croire que ça irait.
Elle n'irait pas voir McGonagall pour la prévenir que Drago Malefoy était un mangemort et qu'il préparait quelque chose. Elle devait faire confiance à Harry.
Elle voulait y croire.
Drago attendait.
C'était pire que que tout ce par quoi il était passé avant. Il attendait, attendait, attendait. L'impression que son cœur allait lâcher d'une minute à l'autre. Qu'il faisait la plus grosse erreur de toute sa vie.
Parce qu'il était en train de la faire n'est-ce pas ?
Il allait ruiner toutes les bonnes choses qui étaient arrivées dans sa vie. Il allait être le propre instigateur de sa déchéance. Tout ça parce qu'il avait fait le choix de sauver ses parents. Pour la première fois de sa vie, il avait fait preuve d'altruisme, refusant de se sauver lui-même, et les événements se retournaient contre lui.
Il avait fallu qu'il tombe amoureux de Harry Potter et qu'il comprenne qu'il aurait pu trouver un moyen de s'échapper de tout ça avec son aide. Mais il avait réagi trop tard et maintenant, il devait choisir entre perdre ses parents ou Harry.
C'était le pire choix qu'il avait eu à faire dans sa chienne de vie, et même s'il essayait de se convaincre du contraire, il avait décidé depuis longtemps.
Il aimait Harry, Merlin, il en était fou et il n'avait qu'une peur, le voir s'éloigner de lui. Pourtant, il ne pouvait laisser ses parents.
Il refusait d'abandonner sa mère. Narcissa, la femme qui l'avait mis au monde, qui avait pris soin de lui depuis qu'il était bébé, qui derrière son apparente froideur l'aimait plus que tout au monde, plus que son mari. Sa mère. La femme de sa vie.
Il ne pourrait jamais assez la remercier de tous les sacrifices qu'elle avait fait en son nom, pour qu'il survive à tout ça, pour être sûr qu'il sorte de ce pétrin, allant même jusqu'à passer un serment inviolable avec Rogue.
Et son père. Ce père qu'il avait craint autant qu'il l'avait admiré. On pouvait croire ou dire ce qu'on voulait, Drago aimait son père et son père le lui rendait bien. Et même si c'était parfois difficile à tel point qu'il se mettait dans une rage folle, il savait que Lucius était fier de lui, qu'il était satisfait de voir ce qu'il faisait pour sa famille.
Il avait été prêt à tout pour aider son père à sortir de prison et à garder sa mère en vie, quitte à se damner.
Même s'il allait probablement perdre Harry pour ça.
Son Harry.
Si on lui avait dit un jour qu'il tomberait amoureux du Gryffondor, il aurait frappé la personne devant lui, puis lui aurait jeté un maléfice cuisant et enfin aurait ri.
Maintenant, quand il y repensait, il se disait qu'il n'aurait pour rien au monde voulu tomber amoureux de quelqu'un d'autre que de lui.
Harry était son parfait alter ego. Courageux, tendre, loyal, alors qu'il était lâche, mesquin et égoïste. Pourtant, le brun arrivait à faire ressortir en lui certaines qualités qu'il n'aurait jamais pensé avoir. Il n'y avait qu'avec lui qu'il aimait être doux et passionné, qu'il s'abandonnait aussi facilement et qu'il oubliait le masque d'aristocrate qu'il portait en permanence.
Harry Potter était le seul être sur terre qui parvenait à le rendre vraiment humain.
Et il lui disait adieu.
Il avait réfléchi à ce que lui avait révélé Rubis. Et même si son cœur le poussait à se tourner vers eux, il avait du mal à croire qu'après avoir tué Dumbledore, il y ait encore de la place pour lui.
Il avait peur de se retrouver face à Duncan et Voldemort. Il avait peur de voir le regard trahi de Harry. Mais il n'avait pas le choix, son chemin était sombre et parcouru d'épreuves qui ternissaient son âme jour après jour. La lueur d'espoir que représentait le Survivant s'éloignait et il n'avait plus la force de la rattraper.
Il faisait trop sombre autour de lui.
Blaise était subjugué par la manière dont Théo passait sa main dans ses cheveux. Il l'observait depuis plusieurs minutes, le jeune homme inconscient des œillades incessantes du noir sur lui.
Depuis le pacte qu'ils avaient passés pour que Blaise s'assure que Théo garde le silence, ils passaient énormément de temps ensemble. Ça l'arrangeait bien au fond, parce que pendant que Drago s'amusait avec Harry, il ne se retrouvait pas seul à poireauter comme un con dans son dortoir.
Et puis il devait admettre qu'il aimait la compagnie de Théo. Il était intelligent, plein de ressources,et le plus important, il riait à ses blagues pourries. Ce n'étaient pas des rires forcés mais des vrais éclats de voix qui lui tiraient des sourires jusqu'aux oreilles et lui donnaient envie de se jeter sur son camarade pour lui faire un câlin.
Il n'irait pas jusqu'à dire qu'il avait des sentiments pour lui, enfin pas encore, mais il aimait être avec lui, le voir sourire, observer ses moindres faits et gestes.
Et puis, il ne pouvait s'empêcher de se dire que si Drago avait trouvé l'amour, il avait bien le droit lui aussi.
Avec un sourire amusé, il se leva du lit sur lequel il s'était étalé en rentrant dans leur dortoir et s'approcha du jeune homme à pas de loup. Il posa ses mains sur les épaules de Théodore, massant ses muscles endoloris par sa position courbée.
Le brun laissa échapper un soupir de satisfaction, et abandonnant tout ce qu'il était en train de faire, laissa tomber sa tête en arrière contre le torse de Blaise. Il plongea ses yeux dans les siens et avec un grand sourire glissa ses mains sur les bras du noir.
Ils se sentaient bien.
Jusqu'à ce que la porte du dortoir s'ouvre avec fracas, laissant apparaître Pansy, le visage paniqué. Elle se jeta sur les deux garçons et laissa tomber une lettre sur le bureau face à eux.
Théo s'en empara et la parcourut des yeux en même temps que Blaise.
- Je ne sais pas comment a fait Drago, mais ils arrivent, lâcha Pansy dans un souffle, son corps tremblant de peur.
Et Blaise pria. Il pria pour que toutes les pensées qui lui traversaient l'esprit à l'instant ne soient que chimères. Quand Théo lui agrippa la main, et que Pansy se blottit contre lui, il abandonna toute idée d'espoir.
Bon, bon, BON !
Vous savez à peu près comme moi ce que veut dire une fin comme ça et ce que ça annonce ... Ca ne me réjouit pas non plus, mais il faut passer par là hein. J'espère quand même que vous aurez aimé ce chapitre, que vous n'avez pas trop pleuré ou déprimé (je déprime toute seule quand j'écris, je crains trop).
Je vais faire tout ce que je peux pour publier mercredi prochain mais je ne fais pas de promesse, tout va dépendre de la vitesse à laquelle j'écris sachant que j'ai des trucs de prévus ce week end jusqu'à mercredi !
Bref, je vous fais quand même plein de bisous, et je vous aimes très très fort :D
PS : Dradra et Ryry vous ont préparés une thalasso spéciale :p
