Hum ...

Coucou ?

Promis, vous ne me jetterez pas de tomates sur le visage ? Ni d'épluchures de légumes pas frais trouvées dans une poubelle ?

*puppy eyes*

Je suis vraiment très très désolée pour tout ce retard. Certains doivent commencer à me connaître et savoir que j'ai toujours du mal à tenir mes deadlines, malheureusement. J'étais pas motivée, j'arrivais pas à écrire, j'ai recommencé ce chapitre plusieurs fois (et c'est bien la première fois que ça m'arrives), en bref, j'étais jamais contente, et quand je voulais écrire, j'étais tellement fatiguée que j'avais même pas la force d'attraper mon ordi. Mais ça y est, il est là, fini et je crois que j'en ai surpris plus d'un à finalement l'écrire en deux jours. Je suis désespérément chiante ...

Je suis quand même particulièrement heureuse d'avoir reçu toutes vos reviews, elles m'ont fait très très plaisir, et je ne me lasse pas de les lire et les relires ! Vous êtes des lecteurs merveilleux, même si je râles souvent.

Concernant le chapitre, il n'est absolument pas joyeux, loin de là. Ceux qui font partis du groupe sur facebook le savent déjà, mais si j'avais dû donner un titre à ce chapitre, ça aurait été quelque chose comme "La mort et la folie". J'ai un peu peur de vos retours sur ce chapitre. Selon ma bêta, il passe bien, mais j'attends quand même vos avis, parce qu'il est plus ou moins déterminant dans l'axe que prend l'histoire à partir de maintenant ^^
Certains vont peut-être déçus, d'autres surpris, satisfaits, pourquoi pas ? M'enfin, j'ai hâte de savoir ce que vous en pensez !

Depuis tout ce temps, on en est à 185 reviews, 49 favoris et 98 followers (on est pas loin des 100 héhé). La crème de la crème des lecteurs !

Merci à didi35, Sieba972, , chidine, YummyYaoiGirl, kyoko-dono, MisaoO-Chan, Grey Swan, Oznela, Drey02, Ellixyre, ange69, et Nourson.


Un mot de Indifferente, encore et toujours la meilleure bêta : "Notre pauvre Drago est attiré dans les bas fond de la violence et même l'amour ne peut pas toujours vaincre lorsque Duncan et Voldemort prennent les choses en main"


RAR :

Daidaiiro30 : Coucouuuu ! D'abord, comment tu vas depuis tout ce temps ? Ouais, je sais, tout ce temps. Tu devais ne plus m'attendre non ? ^^ Désolée ... Je suis tellement désespérante ! En tout cas, j'espère que tu seras toujours là, je suis à chaque fois super contente de recevoir tes commentaires :) Malheureusement, on ne verra pas tous les personnages dans ce chapitre, il est beaucoup plus centré sur Drago, mais il change la donne ! J'espère qu'il te plaira :p Je suis désolée de te frustrer au passage, je suis une méchante auteure :( Ryry va devoir attendre encore un peu, mais j'en dis pas plus, parce que je veux pas spoiler :x Moi, une petite fée ? La classe ! Est-ce que j'ai la même taille que la fée Clochette ? Oulalalala, je dérive ! Je suis contente que tu aimes Narcissa en tout cas, c'est vraiment un personnage que j'aime et je suis toujours triste de ne pas assez la voir, surtout dans Drarry. Enfin voilà haha j'ai hâte d'avoir de tes nouvelles ! Et j'espère que ce chapitre te plaira :) Bisous bisous !


Bonne Lecture !


Musique :

Audiomachine

When It All Falls Down


Chapitre 22


Le froid.

C'était quelque chose que Drago pensait avoir expérimenté. Le froid qui vous mordait les doigts et vous engourdissait les membres. Ce froid-là, il le connaissait.

Au contraire, celui qui vous paralysait l'esprit et le cœur, qui vous laissait un goût amer dans la bouche, qui vous vrillait le cerveau et vous laissait pantelant la nuit. Celui-là, il ne le connaissait pas avant d'avoir rencontré Harry.

Potter avait cette insupportable faculté d'apporter dans votre vie tant de lumière et de chaleur que s'éloigner de sa présence revenait à se précipiter au fond d'un gouffre sans fin. Drago, s'il avait eu le choix, aurait préféré se menotter au brun plutôt que de supporter un seul jour de plus sans lui.

Il avait l'impression qu'on lui lacerait le cœur à coups de griffes. Et même les promesses de sa mère ne suffisaient pas à soulager sa douleur. Il exécrait les démonstrations ne serait-ce qu'un peu affective, ne supportait plus de voir un sourire alors que lui passait ses journées à se demander comment survivre à la suivante.

Il avait le goût âcre de la défaite au fond de la gorge. La scène où il perdait, se répétait inlassablement dans sa tête jusqu'à l'en rendre fou. Il se renfermait sur lui-même, oubliait de manger. Sa mère passait le voir plusieurs fois par jour, mais il ne réagissait pas, préférait rester dans son coin à ruminer ses pensées. Il avait arrêté de réfléchir en réalité, parce que réfléchir revenait à essayer de comprendre comment il avait pu passer d'un bonheur palpable à la plus affreuse des situations.

Il était assis sur le rebord de sa fenêtre quand on ouvrit sa porte. Il avait oublié ce qu'était l'intimité depuis qu'il était ici. Les mangemorts étaient comme des voleurs d'âmes et se repaissaient à chaque fois de le voir ainsi, dépité et absent. Il s'était énervé, au début. Il avait usé du ton des Malefoy et renvoyé tous les malotrus qui osaient s'aventurer dans sa chambre sans son autorisation. Et puis, il avait fini par se lasser quand il avait compris que ça ne changeait rien parce qu'il était loin d'avoir des amis au manoir.

Voldemort, évidemment, avait empêché quiconque de poser des sorts sur la demeure, et Drago n'avait pas d'autres choix que de les laisser l'envahir. Il se dégoûtait ainsi, incapable de produire la force nécessaire pour les repousser. Il préférait penser à Harry, drainer son énergie à dessiner et redessiner les traits de son visage dans sa tête et rejouer ses souvenirs jusqu'à ce qu'il n'arrive plus à discerner la réalité de l'imagination.

Il essayait de recréer le rire du Gryffondor quand Bellatrix le dérangea.

Il ne l'avait jamais vraiment aimée, même quand sa mère lui en parlait. Elle avait beau lui narrer ses souvenirs d'enfance, la décrire comme une sœur qu'elle avait aimée, il ne parvenait pas à faire de même. Il n'avait jamais réussi à l'apprécier et ce n'était certainement pas maintenant que ses sentiments envers elle allaient changer, pas même parce qu'ils partageaient le même sang.

Elle était même pire que ce qu'il avait connu d'elle avant de se retrouver piégé ici. Elle était vile et folle, elle était devenue destructrice et violente, et Drago appréhendait toujours les moments en sa présence, comme si sa simple personne pouvait l'enfoncer encore plus profondément dans sa douleur qu'il ne l'était déjà.

Parce qu'elle était jalouse, et désespérée.

Et d'autant plus dangereuse.

Drago avait rarement vu une telle haine émaner d'une personne. Même Voldemort ne dégageait pas autant de violence. En tout cas, pas aussi volontairement.

Bellatrix scrutait les visages, cherchait la plus petite faille pour s'y engouffrer et vous torturer jusqu'à ce que vous vous sentiez si misérable, aussi misérable qu'elle, que vous ne puissiez plus que vous prostrer dans un coin d'un couloir en priant pour qu'elle ne vous approche plus jamais.

Drago s'était senti misérable quand elle s'était jetée sur lui. Elle l'avait littéralement poussé à devenir fou, et sans l'aide de sa mère pour le sortir de toute cette léthargie destructrice, il n'aurait certainement pas pu s'en sortir seul.

Tout ça à cause de Duncan.

Ça n'avait jamais été une surprise d'apprendre que Bellatrix était folle du Seigneur des Ténèbres. Et ça n'aurait pas dû en être une non plus de la voir réagir de cette manière.

Elle avait cette aura affreuse qui le dégoûtait quand elle posa ses talons vernis près de la fenêtre, le surplombant de son regard absent.

- Il veut te voir, cracha-t-elle sans une once d'humanité, faisant fi de son visage épuisé.

Drago leva les yeux vers elle, incapable de plonger son regard dans le sien, de peur d'y trouver la même chose. Même s'il l'exécrait au plus au point, ne supportait pas sa présence et préférait encore être enfermé dans une cave qu'être avec elle, il la comprenait.

Il comprenait sa souffrance, ces griffes qui vous lacéraient le cœur, brûlant tout espoir sur son passage. Même si elle l'aimait d'un amour destructeur et fou, Drago admettait qu'il ressentait la même chose.

Il évitait son regard, préférait se leurrer que croire qu'ils pourraient trouver un moyen de se réconforter. Ils se détestaient. Elle l'avait toujours trouvé trop lâche, indigne de la mission que leur maître lui avait donnée. Il la considérait comme la pire des monstres et ne se gênait pas pour lui faire comprendre.

Ils auraient pu se liguer contre Duncan, faire en sorte que son emprise se fasse moins puissante, mais ils en étaient incapables. Et pour rien au monde il ne s'allierait à cette folle.

Elle sortit de sa chambre comme elle était arrivée, laissant un sillage nauséabond de folie derrière elle. Une atmosphère de peur et de désespérance.

Il se leva difficilement, laissant tomber ses jambes dans le vide, ses pieds nus fouler le sol de la pièce. Avec un soupir lourd, il attrapa ses chaussures et les enfila automatiquement. Il évita son reflet quand il passa devant le miroir, refusant de voir son visage tuméfié par la douleur et la fatigue.

Il jeta un coup d'œil à sa baguette, hésita, ses mains agitées de soubresauts. Il l'attrapa, la glissa dans la manche de sa cape, le pressentiment que quelque chose se tramait fourmillant le long de sa colonne.

Il traversa les couloirs dans un état second, complètement absent, se détachant volontairement de toute pensée qui l'aurait fait fuir à chaque embranchement. Son esprit le poussait à revenir sur ses pas, chercher un moyen de s'échapper de l'emprise de Voldemort, mais son corps, qui avait pris le relais depuis longtemps, l'emmenait droit vers l'enfer.

Il faisait sombre, dans le manoir, mais il n'avait pas besoin de lumière pour en connaître chaque recoin. Il croisait des mangemorts, des âmes sans vie, des monstres qui murmuraient sur son passage, parlaient entre eux, prononçaient des mots qui vous faisaient froid dans le dos.

Il arriva bien trop vite devant la porte de la salle de réception. Il savait que Voldemort avait élu domicile ici, et que Duncan s'y trouverait également. Il aurait été fou de croire qu'il ne sortirait que du bon de cette entrevue, il savait que s'il ouvrait cette porte, il n'en ressortirait pas indemne.

Ils l'avaient laissé, pendant plus de trois semaines, sans chercher à l'approcher. Drago avait eu le temps d'imaginer tous les scénarios possibles. Il avait repassé dans sa tête chaque solution, de la plus optimiste et clairement impossible, aux plus sombres. Il se demandait chaque jour pourquoi Voldemort ne l'avait pas trainé jusqu'à ses pieds pour avoir des informations sur Harry ou pour se servir de lui.

Il savait, au fond, que Duncan jouait parfaitement bien son rôle. Parce qu'il angoissait comme jamais. Une chape de plomb lui dévorait l'esprit et le forçait à rester assis sur une chaise pendant des heures, incapable de croire qu'une issue était possible. Pourtant, il se tenait là, devant cette porte noire, prêt à savoir ce qu'ils lui voulaient.

Il ne frappa pas, et il n'attendit que quelques secondes avant que la porte s'ouvre d'elle-même.

Il s'attendait à ce que la pièce soit si sombre qu'il n'aurait distingué rien d'autre que des silhouettes, mais un feu ronflait dans la grande cheminée et illuminait chaque recoin de la salle. La longue table était parsemée de parchemins et sur une des chaises Duncan, prostré comme un roi, le jaugeait de son regard noir. Un sourire mesquin se dessina sur ses lèvres et Drago ne put s'empêcher de déglutir piteusement.

Ses jambes refusaient de bouger et de le pousser dans la pièce. Il ne voyait pas Voldemort mais se doutait qu'il était assis dans un des larges fauteuils devant le feu, celui sur lequel se trouvait Nagini, paresseusement enroulée autour des accoudoirs.

Entre Drago, susurra Duncan en se levant gracieusement.

Malgré sa peur et son angoisse, le blond osa faire un pas en avant, jusqu'à ce que ses pieds le mènent au bout de la table, à une distance suffisamment éloignée de Duncan et de la cheminée.

Il sentait le regard de l'Angoisse peser sur lui, alors qu'il avait les yeux baissés, tirant un grand intérêt des lignes qui traversaient le sol de la pièce. Il se retenait de trembler et de prendre ses jambes à son cou. Il entendit des pas, sûrement Duncan qui se déplaçait, se préparant psychologiquement à la vague de peur qui allait l'envahir quand il s'approcherait de lui, mais le bruit s'éloigna.

Il releva la tête, imposa l'image du visage de Harry dans son esprit pour éviter de paniquer et chercha des yeux la silhouette de ses bourreaux. Duncan était adossé contre la cheminée, une main posée sur le fauteuil où il devinait la silhouette du mage noir.

Avec lenteur, il vit le Seigneur des Ténèbres se lever et lui faire face. Ses yeux carmin étaient rivés sur lui, et si Drago n'avait pas été aussi désemparé par la scène qui se jouait, il aurait pu voir la main de Duncan qui voyagea jusqu'à l'épaule de Voldemort, avant de retomber discrètement le long de sa hanche.

Au contraire, il ne pouvait s'empêcher de fixer Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.

Il savait qu'il avait passé trois longues semaines enfermé dans le monde restreint de ses angoisses mais il ne s'attendait certainement pas à ça quand il en sortirait. Voldemort ne ressemblait en aucun cas à Voldemort. Ou en tout cas pas à la version reptilienne qu'il avait toujours connu. Il avait des cheveux aussi sombres que ceux de Duncan, et un nez. Ses traits fins étaient sensiblement aussi nobles que les siens, et c'était d'autant plus effrayant de voir un visage aussi beau déformé par la violence et le mal.

Et surtout, il ne comprenait pas.

- Tu prends le commandement de l'attaque de ce soir.

La voix claqua dans l'air comme un coup de feu. Drago se figea, un frisson désagréable lui traversant tout le corps, le laissant pantelant d'effroi.

- Pardon ? ne put-il s'empêcher de lâcher d'une voix blanche.

Voldemort le fusilla du regard, un sourire cruel naissant sur ses fines lèvres.

- Duncan t'accompagnera, ajouta le mage noir.

Drago avait l'impression qu'on lui enfonçait un clou dans le cerveau. Il aurait voulu s'évanouir et ne plus se réveiller pour éviter d'avoir à vivre ça. Il ne comprenait pas. On ne l'avait pas approché depuis plus de trois semaines et il avait eu le fol espoir que Voldemort ne lui demanderait plus jamais de tuer pour son compte mais il s'était visiblement trompé. Non seulement il devait diriger une attaque, et il était loin de croire qu'il avait le cran pour ça, mais il devrait en plus se battre aux côtés d'une personne qu'il abhorrait.

Il avait envie de vomir ses tripes sur le tapis hors de prix.

- Tu trembles, se moqua vicieusement Duncan en s'approchant.

Il posa une main sur son épaule avant même que Drago ait le temps de se reculer. Une vague soudaine d'angoisse l'envahit et il eut l'impression qu'on lui arrachait le cœur. Des images de Harry, blessé, haineux, désespéré, déçu, le submergèrent. Le sang battait à ses tempes et il ne distinguait plus rien autour de lui hormis la main de l'Angoisse, ses doigts crochetés sur sa cape.

Il distingua le rire de Voldemort par dessus les cris qui envahissaient sa tête.

- Ce n'est rien par rapport à ce que tu vivras ce soir, murmura Duncan à son oreille, son souffle brûlant le faisant frissonner de peur.

Drago sentit sa respiration se couper, et la poigne de l'Angoisse sur lui ne se défaisait pas.

- Laisse-le, j'ai besoin qu'il soit maître de ses gestes pour ce soir, siffla la voix de Voldemort derrière eux.

La main de Duncan disparut comme elle était apparue, et Drago se recula jusqu'à buter contre le rebord de la table. Il s'appuya dessus, certain que ses jambes ne le retiendraient plus longtemps. Tout son corps tremblait.

- Vous serez cinq, ajouta le Seigneur des Ténèbres en le fixant. Echoue et je te tuerai de mes mains.

Drago ferma les yeux, déglutit, retint les tremblements qui agitaient ses mains.

- Bellatrix, Lucius et Greyback vous accompagneront.

- Je sais, répondit Duncan avec une moue ennuyée.

Voldemort se pinça les lèvres et jeta un regard noir à l'Angoisse, lui intimant silencieusement de se la fermer. Drago aurait pu être amusé par la scène mais de les voir aussi proches était à la fois effrayant et désappointant. Il ne savait toujours pas ce qu'ils voulaient réellement de lui si ce n'était qu'il était destiné à faire pencher la balance vers leur camp ou celui de Rubis.

- Je suis surpris qu'il ne nous pose pas plus de questions.

Drago tourna le regard vers Duncan. Celui-ci le fixait d'un air amusé qu'il aurait bien voulu effacer de son visage par un coup de poing bien placé.

- Ne sais-tu pas ce qui t'attend ? Ajouta l'Angoisse avec un sourire en coin.

Drago ferma les yeux un quart de seconde, effrayé à l'idée de ne pas pouvoir les surveiller s'il les gardait fermés plus longtemps, et inspira profondément.

- Non.

Sa propre voix lui parut lointaine, dénuée de vie et si peu sûre d'elle qu'il se demanda si c'était bien lui qui avait parlé. Il s'en voulait de paraître si faible alors qu'il aurait pu se battre. Il n'avait rien à perdre, il avait du mal à imaginer qu'il pourrait retrouver Harry après ça alors à quoi bon ? Il pouvait bien mourir, et si c'était en ayant tout fait pour ne pas tomber sous le joug d'un monstre, il pouvait bien le faire.

Mais il était lâche.

Lâche et assez fou pour croire qu'il pouvait y avoir une solution, que peut-être dans sa grande bonté, Harry lui pardonnerait un jour.

- Arrête de rêver, tu es un adulte maintenant, prends tes responsabilités, se moqua Duncan.

C'était ironique. Drago n'avait jamais autant voulu redevenir un enfant et échapper à ces putains de responsabilités. Comme s'il avait voulu de tout ça. Des meurtres, de la violence, des mensonges. Il aurait préféré rester à Poudlard. Tout était plus facile là bas comparé à ici.

- Pourquoi maintenant ? Ne put-il s'empêcher de demander.

Voldemort caressa distraitement la tête de Nagini. Il savait qu'il n'aurait pas de réponse parce qu'ils savaient tous les trois pourquoi ils avaient attendu jusqu'à maintenant. Ils savaient que Drago serait assez docile pour obéir sans rechigner. Ce qui n'aurait sûrement pas été le cas lorsqu'ils l'avaient forcé à venir ici.

- Tu peux disposer.

La voix était froide, claire, implacable, et même s'il l'avait voulu, Drago n'aurait pas essayé de contester l'ordre. Il jeta un coup d'œil au mage noir mais il lui avait déjà tourné le dos. Il se détacha à regret de la table et s'assura de tenir sur ses jambes avant d'oser faire un pas vers la sortie.

Encore tremblant, il chancela plus qu'il ne marcha jusqu'à la porte, jetant des coups d'œil à Duncan et Voldemort furtivement pour les surveiller.

- Je passe te prendre dans une heure, s'exclama l'Angoisse au moment où il passait la porte et disparaissait avec un soupir non feint dans l'obscurité des couloirs.


- Il ne le fera pas, constata Duncan une fois que Drago fut sorti de la pièce et que la porte se referma derrière lui.

Tom se tourna et le fixa pendant un long moment.

- Bien sûr qu'il le fera, tu ne lui laisseras pas le choix.

Duncan sourit d'un air mielleux, les coins de sa bouche atteignant quasiment le plissement de ses yeux.

- Evidemment.

L'Angoisse s'approcha et s'arrêta à quelques centimètres du visage du Seigneur des Ténèbres.

- Aurais-je droit à une récompense ? lui demanda-t-il d'une voix espiègle.

- Evidemment.

Duncan frissonna.


L'heure passa trop vite.

Drago était directement retourné dans sa chambre sans s'arrêter. Il avait retenu sa respiration tout au long du chemin, et s'était permis de se relâcher seulement quand il se retrouva entre les quatre murs de son repaire.

Il avait immédiatement repris sa place sur la fenêtre et posé son front contre la vitre en priant pour que tout ça ne soit qu'un cauchemar et qu'il se réveille. Mais comme il n'avait guère de chance ces derniers temps, il accepta rapidement que le cauchemar ait largement dépassé son sommeil.

Il repassait dans sa tête la scène surréaliste qu'il avait vécue et se demandait comment il avait réussi à rester en vie. Il ne s'en inquiétait pas moins pour la suite. Ça avait l'air d'être une attaque discrète et rapide. Il ne savait pas s'il devait être rassuré de savoir qu'il serait avec son père ou s'il devait au contraire s'en inquiéter.

Il n'avait de toute façon aucun espoir que l'attaque se passe bien. Ce serait forcément la catastrophe, non seulement parce qu'il y allait à contre cœur, mais également parce que les personnes qui se trouveraient avec lui étaient des créatures sans scrupules, son père inclus.

Bellatrix était folle et sans cœur, Greyback un monstre assoiffé, et son père, eh bien son père était déterminé à faire en sorte de ne pas mourir, même si pour cela il devait massacrer des innocents. Il avait toujours admiré Lucius, il avait même cru que ses choix étaient parole de sage. Il l'avait toujours vu comme celui qu'il fallait suivre, et maintenant, quand il le voyait ainsi, fatigué, bouffé par la culpabilité, et qu'il remarquait chaque trait de ressemblance entre eux, il regrettait ses choix.

Il ne lui en voulait pas. Il avait vite fini par comprendre qu'il avait fait ces choix pour pouvoir protéger sa famille quand il avait été lui-même contraint de se mettre aux ordres de Voldemort.

Cela n'empêchait pas qu'il était un monstre et Drago se considérait également comme tel.

Avec Duncan qui complétait le tableau, il ne pouvait s'attendre qu'à l'horreur. Il n'y avait aucun espoir que cette attaque soit innocente.

Il avait essayé de penser à Harry pour oublier ce qui l'attendait mais les paroles de Duncan revenaient sans cesse s'entrechoquer dans sa tête. Ses responsabilités. Il n'avait jamais eu autant envie de leur cracher à la gueule à ces responsabilités.

Il se figea désagréablement quand on toqua à sa porte exactement une heure plus tard. Duncan n'attendit évidemment pas son accord pour entrer, et il sentit l'air se charger d'une atmosphère lourde dès qu'il mit un pied dans sa chambre. Il sauta de sa fenêtre aussi rapidement que possible et se retrouva face à face avec l'Angoisse.

Duncan était habillé tout en noir, et la seule chose flagrante dans son apparence était ses yeux qui ressortaient étonnamment sur cette forme sombre. Il se demanda un instant s'il porterait le masque des mangemorts mais en doutait. Il avait assez clamé qu'il n'était en aucun cas un de ces chiens qui se pavanaient devant leur maître pour en porter un maintenant.

Il ne prononça pas un mot, se contenta de le fixer d'un air si grave qu'il eut l'impression pendant un moment d'avoir quelqu'un d'autre devant les yeux. C'était surprenant, parce qu'il avait toujours vu Duncan comme un insupportable emmerdeur qui ne prenait jamais rien au sérieux, excepté quand il s'était battu contre Harry et maintenant.

Il en fut encore plus effrayé mais pria pour qu'aucun de ses sentiments ne transparaissent sur son visage.

- Peine perdue, marmonna Duncan en se retournant, l'invitant implicitement à le suivre.

Une goutte de sueur perla à la tempe du blond, seul signe extérieur de son effroi, et il se décida à lui emboiter le pas silencieusement. Il était plus de 23 heures, mais Drago avait l'impression que le monde s'était arrêté. Il n'y avait pas de bruits dans le château, à croire que les mangemorts présents étaient déjà tous couchés ou plus vraisemblablement, s'éloignaient dès que l'aura de Duncan les submergeait. Et il les comprenait. Lui-même se demandait encore comment il parvenait à ne pas succomber alors que son esprit était dévoré par la peur, l'angoisse et l'appréhension.

- Parce que je me retiens, lui lança Duncan sans lui jeter un coup d'œil en arrière.

Il était mal à l'aise, c'était le cas de le dire. Il avait toujours réussi à maintenir ses barrières psychiques contre les autres, mais dès qu'il s'agissait de l'Angoisse, il était mis à nu sans aucun moyen de contrer ça. Et il le détestait.

Seul le bruit de leurs talons sur le sol résonnait contre les murs. Pas un son ne venait troubler leurs esprits, et ils arrivèrent bien trop vite dans le hall du manoir.

Il reconnut immédiatement la silhouette de son père sous son masque. Il portait la robe noire dans laquelle il l'avait toujours vu quand il le surprenait à rentrer de mission plus jeune. C'était déstabilisant et il avait du mal à se sortir l'image de son père autrefois plus glorieux à celle piteuse qui se tenait face à lui.

Bellatrix se tenait aux côtés de son père et lui murmurait quelque chose à l'oreille qu'ils ne purent distinguer, mais vu sa posture crispée, ça ne lui plaisait pas. Greyback était un peu plus loin, d'apparence sereine, mais Drago savait qu'il attendait son heure avec patience.

Duncan s'arrêta au milieu du hall et jaugea chacune des trois personnes qui seraient sous leur commandement d'un regard impérieux.

- Vous suivrez les ordres de Drago à la lettre, commença l'Angoisse d'une voix grave et vibrante de puissance. Désobéissez et vous mourrez. Je ne veux aucun survivant, est-ce que c'est clair ?

Les trois mangemorts acquiescèrent en fixant Drago, incapables de regarder ne serait-ce qu'un instant de plus l'Angoisse dans les yeux. Il savait qu'ils leur en coutaient beaucoup plus que ce qu'ils ne montraient, de devoir s'abaisser à obéir à un lâche tel que lui. Il ne pouvait imaginer la fureur de son père et de Bellatrix, les rouages du cerveau de Greyback tournant à vive allure pour trouver un moyen de faire ce qu'il voulait sans que cela ne passe pour de la désobéissance.

Drago avait peur, le sentiment lui vrillait les os si profondément qu'il douta un jour pouvoir retrouver du courage. Il avait peur depuis si longtemps qu'il trouvait ça normal, et rassurant, comme une vieille amie qui se tient près de vous dans les derniers combats, s'assurant que vous ne soyez pas seul.

La présence de Duncan n'arrangeait pas les choses, mais Drago aurait été bien incapable d'obéir à Voldemort s'il ne craignait pas que l'Angoisse se charge de le surveiller. Parce que c'était de cela qu'il s'agissait, il le savait, une mission impossible sous la tutelle d'un monstre.

Et plus les minutes s'égrenaient, plus il comprenait. Les froids calculateurs, les monstres, la folie, la violence et la force, on l'emmenait dans la fosse aux lions où la seule solution possible était de s'emparer du félin en nous et de le laisser se déchirer pour détruire les autres.

On voulait le pousser à devenir le monstre qu'il avait cherché à repousser si profondément qu'il s'était transformé en lâcheté, et Drago ne savait pas s'il réussirait à le garder bien longtemps enfoui.


La première chose qui le frappa quand ils arrivèrent dans le bourg fut le calme qui y régnait. Ce n'était pas le silence dérangeant qui stagnait dans les couloirs du manoir Malefoy, mais quelque chose de plus doux et serein.

Et leur présence venait déchirer cette accalmie.

Leurs silhouettes noires se détachaient sous les lumières des lampadaires comme des monstres inquiétants qui venaient envahir les cauchemars des enfants. Drago se sentait mal et l'impression affreuse que tout allait tourner à la catastrophe le rendait étrangement éveillé.

- Enlève-ça, claqua la voix de Duncan près de son oreille.

Drago leva la tête vers lui et avant qu'il ait pu faire quelque chose, l'Angoisse lui avait retiré son masque. Il fronça les sourcils et tenta de le remettre mais le regard furieux de Duncan l'en empêcha.

- Je ne veux pas te voir avec ça, tu n'es pas l'un d'eux, ajouta-t-il en jetant un coup d'œil aux trois mangemorts qui les accompagnaient.

Drago les vit se raidir mais Duncan ne leur accorda pas plus d'importance.

- Tu n'es pas l'un des leurs, tu es l'un des nôtres.

Malefoy sentit un frisson courir le long de son dos, quelque chose de désagréable et qui lui rappelait qu'il était là parce que cet homme le voulait. Quoiqu'il fasse, il savait que Duncan en était l'investigateur.

- N'essaye pas de te rebeller, tu ne sais pas de quoi je suis vraiment capable, tu feras ce que je veux.

Il avait murmuré ces derniers mots, mais sa posture et la manière qu'il avait de le surplomber étaient suffisantes pour que tous sachent qu'il était le vrai chef ici.

- Maintenant, prends le commandement et souviens-toi, pas d'échec.

Drago le fixa d'un air incertain. Maintenant ? Il se mit à trembler, incapable de savoir quoi faire, alors même qu'il ne voulait justement rien faire. Il savait très bien ce qui l'attendait. Il voulait qu'il tue tous les habitants de ce bourg, sans exception.

Et il en avait la nausée.

Il se dégoûtait de ne pas réagir, mais au fond de lui, il était trop lâche pour chercher à éviter ça. Son père l'observait, Bellatrix attendait ses ordres, Greyback se préparait, et Duncan le fixait durement. Il ne s'était jamais senti aussi misérable, incapable de prendre à bras le corps ses responsabilités.

Ses putains de responsabilités.

Il devait au moins le faire pour son père. Parce que s'il échouait, il ne donnait pas cher de sa peau. Et il s'était toujours juré de protéger sa famille. S'il avait au moins le pouvoir de faire ça, il le ferait.

Il respira profondément et il sentit plus qu'il ne vit le sourire de Duncan, quelque chose entre la fierté et la suffisance. Il avait dû suivre chacune des pensées qui tiraient le fil jusqu'à cette décision.

- Je veux tous les moldus au centre du bourg, les mains liées, je ne veux pas un cri, démerdez-vous, jetez-leur un silencio. Pas d'exception. Maintenant.

Les trois mangemorts le regardèrent sans un mot et disparurent aussi rapidement que possible dans l'obscurité de la nuit. Il entendit des portes s'ouvrir, et des pas se rapprocher de lui.

Duncan se glissa dans son dos et posa sa main sur son épaule, ses doigts proches de sa nuque.

- Vas-y, suis les, libère-toi.

Drago était tenté. Il était tiraillé, par la peur, le sentiment que tout ça était tellement mal qu'il n'aurait aucun moyen de revenir en arrière s'il craquait. Il essayait de penser à Harry, à ce que sa mère dirait si elle le voyait ainsi, à ce que Rubis lui avait révélé, mais Duncan s'arrangeait pour que son esprit soit rempli de pensées toutes aussi mauvaises les unes des autres.

Bellatrix qui le regardait comme s'il était un moins que rien, le regard déçu de son père quand il avait perdu son match de quidditch, la compassion dégoulinante de Dumbledore, Severus Rogue qui cherchait à lui voler sa gloire.

Une rage sans nom s'emparait de lui au fur et à mesure que l'Angoisse jouait avec ses souvenirs. Si finement qu'il ne pouvait qu'être aveuglé par sa propre colère. Il se remit à trembler, non pas à cause du froid ou de la peur, mais parce que son sang vibrait, pulsait dangereusement.

Il était aveugle, et son guide n'était nul autre que l'Angoisse.

Il sentit la main de Duncan descendre le long de son bras et s'emparer de la sienne. Il le guida et Drago le suivit, comme un enfant docile, les yeux brouillés par la haine. Il l'emmena devant une maison.

Elle était simple d'apparence, ses volets étaient fermés, aucune lumière ne filtrait à travers. Un ballon de foot trainait dans le petit jardin mais ça ne l'arrêta pas. Il suivit le chemin jusqu'à la porte d'entrée, l'Angoisse sur ses talons. Il sortit sa baguette silencieusement et ouvrit la porte dans un souffle, pénétrant dans la demeure sacrée d'une famille.

Il y avait des photos accrochées au mur, immobiles, mais symboliques. Des clichés de groupe, un enfant qui souriait à l'objectif, des moments de la vie immortalisés et totalement invisibles pour lui. Il n'avait qu'un seul objectif, les trouver et leur faire payer leur bonheur.

Il monta l'escalier le plus silencieusement possible, le souffle de Duncan dangereusement proche dans son cou. Il n'y avait que trois portes à l'étage, toutes avec un dessin les informant de leur utilité. La chambre des parents, celle de leur fils, et la salle de bain.

- Je m'occupe des parents, murmura l'Angoisse à son oreille.

Son souffle le brûla, chargé de rancœur, de folie et du souffle de l'enfer. Il se tourna vers lui pour voir dans ses yeux sa propre démence.

Les pupilles de Duncan étaient striées par la douleur et le désir. Un mélange détonant de folie qui le rongeait intérieurement. Drago était bien loin d'un tel état mais le résultat de l'emprise de l'Angoisse sur lui avait suffit à le rendre fébrile et à dégager de son esprit toutes les questions sur l'éthique.

Sa lâcheté s'était transformée en une volonté féroce de se battre contre tous ceux qui n'avaient pas cru en lui jusqu'à maintenant, tout ceux qui cherchaient un moyen de le rabaisser coûte que coûte. Il voulait leur montrer qu'il n'était pas le lâche serpentard qu'on croyait et qu'il était capable de tout pour redorer le blason des Malefoy. Et si devenir puissant de cette manière lui permettait de retrouver Harry et de sauver sa famille alors il le ferait, peu importait les coûts.

Duncan l'attrapa par le col de sa cape avec un sourire et posa son front contre le sien. Drago était presque sûr que son regard était similaire au sien, et jamais auparavant il n'avait pu admirer d'aussi près la folie à l'état pur. C'était une sensation bizarre que de s'abandonner à ses pulsions. C'était différent de quand il se lâchait avec Harry mais c'était jouissif, une impression de tomber sans s'arrêter, loin de la peur.

Il savait qu'il ne craignait rien face à des moldus, et cette impression de puissance salvatrice se diffusait dans son corps, le rendant plus sûr de lui, plus fort.

Duncan se recula avec un sourire en coin, et même si le geste n'était rien d'autre que symbolique, il sentit que cet acte marquait son passage dans la violence et le mal. Il n'avait jamais été qu'un pion, et il devenait un maître.

Il ne comprenait pas pourquoi Harry n'avait jamais accepté son rôle de leader aussi pleinement, pourquoi il n'avait pas voulu de cette puissance alors qu'on se sentait aussi vivant et invincible.

L'Angoisse se dirigea vers la chambre des parents sous ses yeux et ouvrit la porte de la chambre des parents. Il le fixa jusqu'à ce qu'il disparaisse dans l'obscurité de la pièce, et se tourna vers la porte qui l'intéressait. Il avait l'impression de n'avoir jamais été aussi lucide sur ce qu'il devait faire, comme si toute sa vie n'avait été qu'un brouillard duquel il n'arrivait pas à se sortir.

Harry avait été la lumière qui transperçait la brume, et Duncan avait fait en sorte de le dissiper complètement.

La poignée était brûlante contre sa paume quand il la baissa. Il fut surpris un instant de constater que la pièce n'était pas complètement sombre mais éclairé par une veilleuse. Le gamin dormait dans son lit, paisiblement.

Drago fut pris d'un sursaut d'hébétude en observant la chambre. Des jouets trainaient un peu partout, des vêtements étaient posés sur la chaise du bureau. Les murs étaient recouverts de posters de sports qu'il ne connaissait pas, et de stars inconnues. Un profond malaise l'envahit en regardant tout ça.

Il n'avait certainement pas eu ce genre d'enfance mais voir ce bonheur et cette insouciance affichés dans chaque recoin de la pièce l'angoissa. Il était tiraillé par l'envie de faire ce qu'il devait et celle de fuir à toute jambe. L'idée qu'il allait tuer un innocent, un enfant, le dérangeait plus qu'il ne le pensait. Il n'avait pas réussi à tuer Dumbledore, et il ne voyait pas comment il pourrait le faire avec une personne aussi innocente.

Il avait la désagréable sensation que Duncan l'avait fait exprès, qu'il savait qu'il douterait. Et Drago était coincé, c'était soit cet enfant, soit ses parents. Il ne doutait pas qu'ils s'en prendraient à eux s'il échouait.

Il s'avança sans un bruit jusqu'au lit et se pencha au dessus du garçon. À vue de nez, il ne devait pas avoir plus de 8 ans.

Il jeta un silencio pour l'empêcher de crier quand il l'attrapa d'un seul coup et le souleva sur son épaule comme un vulgaire sac à patates. L'enfant se débattit, essaya de crier, roula des yeux affolés quand il se rendit compte qu'il n'émettait aucun son, mais Drago ne bougea pas et maintint sa poigne sur le corps frêle.

Il n'attendit pas une seconde de plus pour sortir de la chambre quand il entendit du bruit dans l'escalier, signe que Duncan s'était probablement déjà occupé des parents.

L'Angoisse tourna immédiatement la tête vers lui quand il se retrouva en haut des escaliers, et Drago fut choqué par les traits de son visage. Ils étaient déformés par la folie, une joie indescriptible de se laisser aller dans ses plus pures pulsions. Qu'elles soient malsaines n'était visiblement pas un problème pour lui.

Il avait des éclats de sang sur le visage, et quand il jeta un coup d'œil à ses pieds, il distingua nettement les traces écarlates sur le parquet. Drago eut un mouvement de recul, évitant de marcher dans les flaques vermeilles.

Il se félicita intérieurement que sa position ne permette pas au gamin de voir ses parents en bas de l'escalier, les mains ligotées par des liens magiques. Il n'osait imaginer sa réaction autrement.

Il le cramponna fermement et descendit les escaliers, grommelant quand le gosse parvenait à lui donner un coup de pied dans les côtes. Il avait l'impression que le brouillard qui l'entourait avant se rapprochait et que ses pensées devenaient plus confuses à mesure qu'il descendait les marches.

Duncan l'attendait devant la porte, son emprise sur ses victimes si puissante qu'il pouvait sentir son aura magique s'élever autour d'eux. Il ne s'attarda pas sur leurs visages, ne voulait pas voir leur air terrifié et surpris. Il ne jeta pas un seul regard aux photos qui ornaient les murs de l'entrée. Il sentait que le gamin dans ses bras se mettait à trembler, et il sut avant que ça n'arrive qu'il allait se mettre à pleurer.

Les parents ne semblaient pas se rendre compte qu'il tenait leur fils dans les bras, figés sous un impérium qui les empêchait de discerner et de réfléchir à ce qu'ils avaient sous les yeux. Drago en aurait remercié tous les dieux de cette ironie. Il ne savait pas s'il supporterait de voir leurs visages désespérés et effrayés.

Il imaginait trop bien ceux de ses propres parents, et sa douleur le dissuada de faire demi-tour et de cacher le gamin aux yeux des mangemorts et de la folie meurtrière de Duncan, même s'il en mourrait d'envie. Son cerveau analysait chaque solution, mais la même pensée revenait le hanter à chaque fois qu'il pensait avoir trouvé le moyen d'arranger tout ça.

La puissance, le pouvoir, l'invincibilité, la promesse de ne pas mourir. C'était trop de choses qu'il ne voulait pas abandonner maintenant que Duncan lui en avait donné un aperçu. Il avait passé assez de temps à se morfondre et à se renfermer sur lui-même. Il avait attendu suffisamment, et si c'était le seul moyen pour qu'il s'en sorte par ses propres moyens, il était enfin temps qu'il le fasse. Il avait échoué en refusant de tuer Dumbledore, et il ne laisserait pas passer son occasion de devenir enfin quelqu'un.

Il avait déjà perdu son âme quand Voldemort avait posé sa marque sur son avant bras, et même si Harry avait réussi à ramener de l'humanité en lui, il avait son choix depuis bien longtemps pour reculer maintenant.

Duncan le fixait, la tête penchée sur le côté, comme s'il suivait le fil de ses pensées. Drago savait que c'était le cas, mais sans savoir s'il pouvait réellement connaître le fond de ce qu'il pensait. Une chose était sûre, il ne le forcerait en rien, et il aurait préféré que ce soit le cas tant c'était dérangeant pour lui d'accepter de devenir un bourreau à son tour.

Il était détruit. Il ne tirait plus aucun espoir de personne, pas même de lui et de sa mère qui lui avait promis qu'elle le sortirait de là. Il avait attendu, il avait cru que tout s'arrangerait et qu'il pourrait retrouver Harry, Blaise et une certaine accalmie, mais c'était faux.

On ne choisissait pas de changer comme ça. On ne pouvait pas s'échapper ainsi de notre vie, de ce qu'on avait fait de nos décisions. Il avait choisi de faire parti du clan de Voldemort, même si c'était à contre cœur. Il n'avait pas essayé de refuser. Il avait simplement accepté parce qu'il pensait que c'était le seul moyen pour lui de sauver sa famille et de se sauver lui-même.

Et c'était pareil.

Le gamin pleurait. Il pouvait sentir les larmes traverser sa cape et son pull. Mais il n'avait pas le choix, il avait lui-même donné l'ordre de les amener sur la place et de les condamner sans aucun autre jugement. C'était de la barbarie, mais son cerveau l'omettait. Il ne gardait en vue que la puissance, et la sensation de contrôle qu'il sentait pulser dans ses veines à mesure que le regard de l'Angoisse se faisait plus flamboyant sur lui.

Duncan était fier de lui, et jamais Drago n'aurait osé admettre à voix haute qu'il aimait ça. Qu'on soit fier de lui. Qu'on le regarde comme s'il avait enfin réalisé quelque chose de bien. Il avait l'esprit embrouillé par toutes ses convictions, les paroles des autres autour de lui, ce qu'on lui avait dit, les sangs-de-bourbe, les moldus, la pureté du sang, les explications de Harry sur ces conneries, le regard de Dumbledore. Et à travers tout ça, ce regard fou et fier.

Il resserra sa prise et avança. Sa respiration formait un nuage de buée dans la nuit, et le sang sur le visage de Duncan semblait aussi noir que ses cheveux. Il fut un instant subjugué par la scène.

Les parents, aussi immobiles que des statues, leurs visages striés par des coupures magiques, le jardin comme suspendu dans le temps, Duncan les cheveux balayés par la légère brise qui venait de la mer, le sang noir sur son visage et ses mains, ses yeux sombres éclairés par la folie et les lampadaires. Avec pour seul bruit les sanglots de l'enfant dans ses bras.

C'était irréaliste, et ça lui allait ainsi.

C'était moins grave, plus facile à accepter quand toute la logique disparaissait et laissait place à l'inconnu.

Duncan lui sourit et lui emboita le pas quand il passa à côté. D'un mouvement de main, il poussa les parents à le suivre. L'enfant posa sur eux ses grands yeux, mais les larmes et la détresse qui sortaient de son corps étaient trop fortes pour qu'il comprenne ce qu'il se passait réellement.

Il traversa l'une des seules rues qui composait le bourg jusqu'à la large place où étaient déjà rassemblées les familles. Ils les avaient placées en cercle, Greyback se tenant au milieu, son regard rivé sur les plus jeunes.

Il garda la tête haute, se cramponna au gamin plus qu'il ne le devait et les rejoignit, l'âme détruite. Il était le seul avec Duncan à ne pas porter de masque, et tous les visages des habitants se tournèrent vers eux. Il distingua sur certains visages une lueur de peur, d'autres étaient déformés par la colère d'une telle injustice, mais les pires étaient ceux empreints par l'incompréhension.

- Qu'est-ce que tu foutais ? Cracha Bellatrix quand elle fut sûre qu'il était assez prêt pour l'entendre.

Il ne lui répondit pas, refusant de lui donner le plaisir de trouver un moyen de se battre, et s'empressa de déposer le gamin près de ses parents, à côté d'un vieil homme qui essaya de lui cracher au visage.

- Alors, qu'est-ce qu'on attend ? Demanda Greyback avec une lueur malsaine dans les yeux.

Drago retint sa respiration, Duncan s'approcha de lui et il sentit son aura meurtrière l'envelopper, sa folie se glisser dans ses veines, envahir ses sens, le laissant pantelant. Il vit rouge.

- On fait ce pourquoi on est là, lâcha-t-il d'une voix lourde.


- Je les ai tués.

Narcissa l'observa en silence. Les larmes qu'elles voulaient laisser couler restaient prisonnières de ses paupières alourdies par la fatigue.

-On les a tous tués. Ils ne faisaient pas un bruit. Il n'y avait même pas de sang jusqu'à ce que Greyback s'en mêle. Mais j'ai réussi, n'est-ce pas ? Ils seront fiers de moi ?

Narcissa hocha la tête tristement. Drago avait le regard hagard, les sourcils froncés, il frissonnait. Elle n'était que spectatrice du résultat de leur œuvre. Elle avait échoué à protéger son fils.

- Je l'ai fait pour une bonne raison, c'était justifié. C'était pour vous, pour vous protéger, toi, papa et Harry. Si je deviens plus fort, si j'accepte la puissance, je serai capable de les empêcher de vous tuer.

Elle se dégoûtait, d'en être arrivée là. De regarder son enfant se transformer en monstre pour la protéger elle, alors que ç'aurait dû être le contraire depuis le début.

- Je suis resté avec lui jusqu'au bout. Il pleurait mais étrangement, quand je lui ai tenu la main, il s'est arrêté. Il avait des jouets dans sa chambre, j'aurais dû en prendre un pour lui donner avant qu'il ne meure.

-Stop !

Il tourna la tête vers elle, braquant ses yeux perdus sur son visage. Il haussa les sourcils, ne comprenant pas pourquoi elle l'avait interrompu.

- Arrête ça, ajouta-t-elle en fermant les yeux et en se levant du lit de son fils.

Il essaya d'attraper sa main mais elle le repoussa.

- Tu n'es pas fier de moi ? lui demanda-t-il avec une once d'espoir dans la voix pour qu'elle réponde que oui, elle était fière de lui et de ce qu'il avait accompli.

Elle haussa les épaules et attrapa son châle sur la chaise à côté du lit. Ce n'était pas de lui dont elle n'était pas fière, c'était d'elle-même et de ses échecs.

Elle avait échoué à protéger son mari, puis son fils. Elle avait échoué à les garder à l'écart de la guerre et de la monstruosité de tout ça.

Elle avait échoué, et c'était son fils et son mari qui en faisaient les frais.

Elle sortit de la pièce sans un regard en arrière, se promettant qu'elle réussirait malgré tout à le sortir de là, et pria, pria tous les dieux qu'elle connaissait pour que Harry Potter gagne la guerre et sauve son fils de l'horreur.


- Tu la sens ? Demanda Duncan en se penchant au dessus de lui.

Drago acquiesça en percevant la chaleur de la magie envahir ses veines subtilement.

- Laisse-la venir, le conseilla Tom.

Il la sentait glisser en lui, se propager dans tout son corps comme de la lave, le laissant agréablement pantelant. Il se sentait plus fort et plus puissant que jamais.

- Essaye maintenant, lui ordonna Voldemort.

Il tourna sa main vers l'âtre dans lequel ronflait le feu. Il se concentra, puisant au plus profond de lui-même, cherchant les liens obscurs de la magie noire pour modeler à sa guise son pouvoir.

Une panthère noire apparut dans les flammes, formée par le feu flamboyant. Elle ouvrit sa grande gueule et darda sur Drago ses yeux d'ocre. Elle se redressa à sa demande, inclinant la tête pour s'assurer son allégeance.

- C'est une âme du feu. Elle te suivra où que tu ailles. Invoque du feu, et elle sera à même de t'aider dans tes combats. Elle tire sa force des souffrances de tes adversaires mais aussi de la tienne, lui expliqua Duncan en tendant la main vers la créature qui essaya de le mordre.

Drago continua de l'observer un long moment, acceptant doucement qu'elle s'imprègne de ses propres douleurs. Il vivait avec. Quelques jours après le massacre, son esprit était toujours ravagé par ses actes, et ses cauchemars continuaient de le hanter toutes les nuits.

Mais paradoxalement, il ne s'était jamais senti aussi bien. Il refusait de penser que ce qu'il avait fait était monstrueux et immoral. Il continuait de penser à Harry comme le seul lien qui le poussait à travailler cette puissance, pour un jour avoir le pouvoir de le retrouver.

Voldemort et Duncan l'y aidaient.

Ils s'étaient révélés un soutient surprenant, un mélange de folie et de résolution froide qui l'empêchait de penser à l'horreur de ce qu'il faisait et le poussait à accepter le mal qui le rongeait.

- Ne te sens-tu pas plus vivant ? lui demanda l'Angoisses en jouant avec le nœud de sa cape, ses yeux fixés sur lui.

- Je ne me suis pas senti aussi vivant depuis longtemps, répondit-il d'une voix rauque.

Un sourire satisfait s'étala sur les lèvres de Duncan. Il était assis dans un des fauteuils placés autour de la cheminée, à côté de Voldemort et de Drago.

Duncan s'était assuré de ne pas le laisser seul après les évènements. Il avait passé chaque instant libre avec lui, égrenant méticuleusement dans son esprit toutes ses idéologies jusqu'à faire lui le parfait soldat de la Mort. Drago avait pris en assurance. Il regardait Voldemort et l'Angoisse d'un autre œil.

Et eux le regardaient comme un égal.

Le changement s'était fait rapidement, sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Quand il était rentré de sa mission, Duncan l'avait forcé à se rendre directement auprès du Seigneur des Ténèbres, et Voldemort avait su dès son entrée dans la pièce qu'il avait fait ce qu'il attendait de lui.

Il en avait tiré un réconfort surprenant, l'impression qu'il réussissait enfin ce qu'on espérait de lui. Et même si Voldemort était un monstre, il avait fait ce que peu de personne parvenait à réaliser, le satisfaire.

Il n'était pas fier de lui. Le Seigneur des Ténèbres ne s'abaisserait jamais à prendre quelqu'un d'autre que lui en haute estime, mais Drago avait vite compris qu'il acceptait à sa juste valeur son potentiel et la force qu'il leur amènerait.

Le blond était aveuglé par le désespoir mais ils se gardaient bien de le lui dire, le poussant dans ses retranchements pour le forcer à accepter la magie noire qui s'emparait de lui.

Les souvenirs s'effaçaient, laissant place à un tableau vierge de tout bonheur. Duncan s'assurait qu'il ne pense pas à Harry, ni même à d'autres choses qui auraient pu le rendre heureux.

Il n'avait en tête que ces quelques mots : pouvoir, puissance, fierté.


Le Destin est une sacrée garce.

Voldemort se l'était souvent répété.

- Je suis particulièrement fier de nous, glissa Duncan à son oreille.

Mais s'il y avait bien une chose que Voldemort savait faire, c'était de jouer avec le destin.

- Qu'est-ce que tu penses de lui ? Est-ce que tu crois qu'il sombrera définitivement ?

Tom attrapa le bras de Duncan et l'attira contre lui.

- Il sera Le Désespoir, et il sera le pion qui nous mènera à la victoire, susurra-t-il à l'oreille de l'Angoisse.

Il apprécia les courbes du corps de Duncan contre le sien.

- Qu'est-ce que tu vas faire de sa mère ? demanda-t-il au mage noir en se cambrant.

Voldemort descendit sa main le long de sa hanche.

- Rien, elle est inutile. Laissons-lui au moins ça, nous avons besoin de lui complètement. Il faut qu'il s'abandonne à la Mort et il ne le fera que s'il est certain que ses efforts ont un but précis.

- Tu joues avec le feu … Répondit Duncan.

Le Seigneur des Ténèbres poussa un gémissement profond.

- Je veux qu'il devienne aussi fou que toi, aussi enragé que Darius et isolé qu'Aliénor. Je veux qu'il comprenne que seule la victoire et la puissance règne dans ce monde, et que nous sommes les seuls à pouvoir lui offrir. Je veux qu'il soit si dépendant de nous que même la meilleure proposition de Potter ne suffirait pas à le détourner de nous.

Duncan lui sourit victorieusement.

- Alors tu l'auras.


Drago se réveilla en sursaut.

Il avait encore fait un cauchemar. Il avait rêvé que Duncan lui demandait d'assassiner Harry. Son tee-shirt le collait, trempé par la sueur de son angoisse.

Il avait du mal à se rappeler du visage du Gryffondor. Ses traits étaient flous et sa voix incertaine. Il se mit à paniquer, incapable de supporter l'idée de le perdre complètement, comme si le tuer dans ses rêves marquait le début de la fin.

Il se leva d'un bond pour s'extirper de son malaise, tournant comme un lion en cage dans sa chambre. Il attrapa la carafe qui se trouvait sur sa table de nuit et la vida d'une traite, se moquant bien d'en renverser la moitié à côté. De toute manière, son tee-shirt était déjà trempé et il l'enleva précipitamment avant de le jeter dans un coin de la pièce.

Il se laissa retomber sur son lit, cachant son visage dans ses mains, ses coudes appuyés sur ses cuisses.

Soupirant lourdement, il inspira profondément comme le lui avait appris Tom, et laissa son esprit tisser les fils pour créer un feu dans sa cheminée. Une fois que ce fut fait, il l'invoqua.

Il se sentit mieux dès qu'elle apparut, ses grands yeux posés sur lui. Elle vint se frotter contre ses jambes, et posa sa tête de feu sur ses genoux. Il avait eu du mal à accepter qu'elle l'approche au début, craignant les brûlures, mais il avait vite accepté sa présence auprès de lui.

Sa panthère absorbait toutes ses pensées, et pendant un instant, il pouvait oublier quel monstre il était devenu. Il se savait proche de la folie, il sentait les méandres de son esprit s'effilocher tout doucement, ses gestes devenir parfois incohérents, alors que ses sens s'aiguisaient.

La magie noire vous rendait vivant, mais elle tirait de vous toute humanité et toute cohérence. Il l'acceptait, il avait choisi de l'attraper à bras le corps, et ne regrettait pas. Il ne s'était pas senti vivant depuis longtemps, et la puissance qui le submergeait le rendait euphorique. Il comprenait Duncan et Voldemort, il savait ce que ça faisait que de toucher au pouvoir.

Il avait au fond de lui cette limite ténue entre son humanité et la puissance. Il n'imaginait pas ce qu'il lui arriverait s'il acceptait de prendre réellement conscience de ce qu'il avait fait. Le massacre n'était qu'un flou incertain maintenant, et les minutes s'effaçaient de jour en jour pour ne plus laisser qu'une image vague.

Il vivait dans l'obscurité, seul avec comme ami une panthère qui se nourrissait de ses sombres pensées.

Et pas un seul instant, il ne se demanda ce que penserait Harry de tout ça.


Bloup ? Je mérites des baffes c'est ça ? Je sais que ce chapitre est absolument horrible, surtout après les attentats de Paris, mais j'ai eu beau le tourner dans tous les sens dans ma tête, je ne pouvais pas l'écrire autrement que comme ça. Je ne pouvais pas l'effacer non plus sans quoi on ne comprendrait pas par quoi passe Drago. Je sais que c'est pas très joyeux, mais je répète que cette histoire dans ma tête a toujours eu une fin heureuse.

Concernant les évènements dans le village, je me sens obligée quand même de dire qu'initialement, le garçon devait survivre, mais j'avais un gros problème de cohérence. Parce que Duncan peut savoir ce que pense Drago et qu'il n'est absolument pas du genre à laisser passer quelque chose comme Malefoy qui sauve un innocent alors qu'il l'avait interdit, j'ai volontairement changé cet aspect. Ca rend tout ça encore plus horrible mais heureusement pour nous, ce n'est que de la fiction ...

Bwarf, voilà, c'est à peu près tout ! Je vous rapelle que vous pouvez me rejoindre sur le groupe facebook ClaP74, ou sur la page Drarry Shippers - "Il devenait de plus en plus obsédé par Malefoy" pour discuter ou simplement partager avec d'autres fans votre amour pour le drarry.

Pleins pleins de bisous d'amour (la fille qui essaye trop de détendre l'atmosphère quoi) et je vous dis à assez vite (promis je me bouge les fesses pour écrire la suite).