Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.

Résumé : Vingt-quatre fois Noël. Vingt-quatre fois Lancel. [Calendrier de l'Avent 2020]

Note de l'auteur : Ce calendrier de l'Avent est mon premier du genre et les mots donnés ont été soumis par Almayen, Starck29 et Mana2702.

Jour 2 : Bataille de boules de neige

Les Noëls de Lancel

Un bonheur simple

Il ne neigeait pas souvent sur les terres de l'Ouest. Les neiges d'été étaient bien plus communes à Winterfell en raison de sa position géographique. Pourtant, aussi rare était-elle, la neige, quand elle daignait leur rendre visite, était épaisse et tenait quelques jours.

La dame blanche se faisait encore plus discrète à la capitale.

De ses nombreuses années à Port-Réal, c'était bien la première où Lancel la voyait tomber si fortement et il se dit que les mestres et les Stark avaient raison : l'hiver venait. Ses frères de la foi et lui le sentaient dans leurs corps, les nuis étaient bien fraîches. Mais il ne s'en plaignait pas. Sentir ce froid était une preuve qu'il vivait. De plus, oui, il avait renoncé à énormément de choses mais contrairement aux pauvres de Culpucier, il avait encore un toit au-dessus de sa tête. Il mangeait moins, oui. Mais il avait encore de quoi manger. Pas si loin de lui, des mères mourraient de froid en tentant de réchauffer leurs enfants en leur servant de bouillottes. Non, Lancel ne se plaignait pas, trouvant l'idée indécente, d'autant plus qu'il avait choisi cette vie-là. Et pourtant, malgré la dureté de leurs vies, les enfants de Port-Réal trouvaient encore le moyen de s'émerveiller devant des choses simples, leur innocence étant décidément bien résiliente. Aussi, s'il parvint à le cacher, il tomba des nues quand les orphelins lui demandèrent de rester avec eux pour jouer dans la neige. Il les regarda, vit un instant Martyn, Willem, Janei à leur place, quelques temps avant son départ pour devenir l'écuyer du roi. Tout cela lui semblait si loin désormais.

- D'accord, d'accord. Finit-il par céder avec un léger sourire. A quoi voulez-vous jouer ?

Un sourire malicieux éclaira le visage des enfants et très vite, la cour de l'orphelinat devint un champ de bataille rempli de cris joyeux et de rires, de boules de neige qui s'écrasaient contre les piliers.

C'était cela aussi, être un moineau.

Apporter un moment de paix, de joie, aux plus démunis.

Dans son ancienne vie de cour, il n'aurait jamais osé ou on ne le lui aurait jamais permis. Pas pour des pécores. A la rigueur, on aurait toléré qu'il s'amuse avec les plus jeunes des enfants de la reine. Mais on l'aurait surtout raillé. A croire que les goûts de l'enfance devaient mourir avec l'âge adulte.

C'était pour des instants comme ceux-ci, où les frontières dessinées par la condition sociale s'effaçaient, que Lancel ne regrettait pas une seule seconde d'avoir choisi son existence actuelle.

Même après s'être retrouvé avec les cheveux enneigés, les joues rouges et les doigts engourdis.

FIN