Calendrier de l'avant 2020
Les Noëls des Mangemorts, « monstres » et mages noirs.
Bon… Messieurs, Mesdames, mesdemoiselles, veuillez lire attentivement ce qui va suivre.
CECI N'EST PAS LA POUR FAIRE JOLI ALORS LISEZ !
Pour ceux qui ne connaîtraient éventuellement pas, le principe de calendrier de l'avant, la chose est simple. Vous aurez du 1er au 25 décembre un nouvel OS, afin d'attendre Noël.
Ces OS qui n'auront rien à voir les uns avec les autres, à part le fait qu'ils traitent de personnages d'Harry Potter. Vous pourrez donc aisément les lire à part les uns des autres s'il y a qui ne vous conviennent pas.
De plus, j'emploie, pour 3 trois des 4 maisons, les noms anglais. Vous trouverez donc à la place de Serdaigle, Serpentard et Poufsouffle, leurs équivalant anglophone que je préfères : Ravenclaw, Slytherin, et Hufflepuff.
Ensuite, ils ne suivent PAS la trame originale. Ce sont pour ainsi dire des UA. Il est donc tout a fait normal que les personnages n'aient pas leur caractère d'origine.
Donc ceux qui cherchent quelque chose qui suit le travail de JK Rowling, vous pouvez allez frapper à une autre porte que la mienne !
Veuillez noter qu'il y aura essentiellement des couples gays traités. Avec aussi des mentions type MPREG, lemon et autres.
Les Warnings serons tous présents AVANT CHAQUE OS dans une note d'auteur. Cette note inclura également les ships présentés et le résumé.
Enfin, sachez que tous les couples principaux, le premier marqué sous les différents résumés, sont issus du hasard. J'ai listés 25 personnage se trouvant du « bon côté » et 25 du « côté obscure ». Les membres du duo ont donc tous été tirés au dé. Je ne veux donc rien entendre sur l'étrangeté des couples. Vous êtes bien entendu libre de ne pas aimer tel ou tel couple, c'est pourquoi je rappel qu'il est ESSENTIEL que vous lisiez les notes avant de commencer les OS.
Voilà, je crois que j'ai tout dis. Je vais maintenant vous présenter le 1er d'entre eux.
OS n°1 : Les sentiments sont une force mon Seigneur !
Un Mangemort réalise l'horreur. Il décide alors de sauver Harry et ses amis en pleine bataille du Ministère. Les rapatriant à Gringotts, l'histoire prend un tournant différent et des secrets finissent par être dévoilés. Quelles serons les conséquences pour l'élu et le monde magique ?
Ships : Euphémia/Fleamont/Corban ; Harry/Neville
Warning : Trio mentionné, Yaoi, no lemon
Les sentiments sont une force mon Seigneur !
Il était horrifié par ce qu'il se passait. Pour la 1ère fois depuis qu'il était Mangemort, il réalisait pleinement que ce qu'ils faisaient tous était mal. Avant de prendre la marque il avait été une personne comme n'importe qu'elle autre, possédant un coeur et des émotions. Mais, cette magie qu'il avait sur son bras, il s'en rendait compte maintenant, annihilait l'humanité qu'il restait au fond de lui.
Alors, en cet instant au Ministère de la magie, en pleine bataille entre son camp et celui de l'Ordre du Phénix avec au milieu des tirs croisés, des adolescents, il se rappela avoir été comme eux, et que jamais son père n'aurait permit de les laisser mourir. D'un seul coup sa magie s'emballa, stoppant les combats, et il attira à lui les jeunes gens avant de disparaître. Ils étaient tous totalement déboussolés en arrivant, se retrouvant au coeur même de Gringotts, dans le bureau d'un gobelin. Un des larbins de Voldemort était là, debout près d'eux et les regardaient tous, assit dans un fauteuil.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'avez vous fait ? Que nous voulez-vous ?
- Cette guerre est celle des adultes. Vous ne devriez pas être entraînés là-dedans, cela n'aurait jamais du se produire. Ces choses nous rendent fous, répondit-il en dévoilant le serpent sortant de la tête de mort, tatoué sur son bras. Ceci est néfaste pour nous tous. C'est ce qui a conduit à temps de souffrance. Cela n'aurait jamais du être inventé.
- Vous voulez dire que les membres de votre groupe sont tous… Manipulés ?
- Certains n'ont plus la moindre lucidités, d'autres sont proches de succomber et d'autres encore demeurent sauvables car il reste au fond d'eux cette part humaine que j'ai encore. C'est pour elle que je vous ais emmené ici.
- Mais… Il ne risque pas de venir nous chercher ? demanda Hermione.
- Vous vous devez être miss Granger. Le jeune Malfoy parle parfois de vous. Brillante Ravenclaw dans le corps d'une Lionne. Vous devriez savoir que la banque des sorciers est un territoire neutre et que les gardes pourraient le mettre dehors sans peine. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle je vous ais tous emmenés ici.
- Pourquoi resterions nous avec un maudit Mangemort ?
- Ah ah… Ronald Weasley. Il serait bon que vous preniez un peu de la sagesse de votre amie. Mais enfin… Je suis surtout là pour aider Mr Potter. Severus a bien trop de rancœur envers vous à cause de votre père pour prendre sur lui pour vous aider, alors c'est mon tour d'honorer une vieille promesse, prononça-t-il en posant son regard sur le jeune élu.
- Une promesse à qui ?
- Vos grands-parents paternels. Je les aient connus il y a longtemps. Nous étions à Poudlard tous les trois. Respectivement à Ravenclaw pour Euphémia, Gryffondor pour Fleamont et Slytherin pour moi. Malgré nos différences, nous sommes devenus amis. Je leur ais promis que si un jour ils avaient des enfants ou des petits enfants je veillerais sur eux. J'ai échoué pour votre père à cause des pouvoirs de la marque. Je n'ai aucune envie de rater encore une fois ma tâche.
- Vous… Vous êtes sérieux ?
- On ne peut plus sérieux oui. J'étais le parrain de James.
- Quoi ?! Vous avez une preuve ?
- Bien sûr. Garial, vous êtes prêt ?
- Oui Lord Yaxley, répondit le Gobelin en démarrant une pensine capable de projeter les souvenirs.
Les jeunes gens purent alors assister aux premiers pas de ce drôle de trio ensemble, la promesse de Corban, le remplissage des papiers pour James, et puis cela prit fin.
- Vo… Votre maître était au courant ?
- Non. Et j'ai voulus être gardien pour le secret de James, mais il a refusé comme j'avais rejoins le mauvais camp. Je crois qu'il m'en voulait toujours quand il est mort.
- Comment vous pourriez m'aider ?
- En te montrant le moyen de vaincre le Seigneur des Ténèbres bien entendu, dit-il avec un doux sourire avant que le Gobelin n'apporte la coupe de Poufsouffle, sortie par ses soins du coffre des Lestrange, ainsi que d'autres objets, préalablement récupérés par Corban.
Il expliqua alors ce qu'étaient les Horcruxes alors que son gérant de compte les purifiaient un à un avec l'aide d'un chaman qui détruisit ensuite les bouts d'âmes. Il y avait également Nagini de présente, mais hélas pour elle, son cas était perdu, elle fut tuée sans douleur puis le Mangemort parla de la nuit d'Halloween aux jeunes gens. Il raconta qu'au moment de tuer Harry, quand le sort a ricoché, un fragment de l'âme de Voldemort s'était détaché pour aller dans l'enfant, laissant comme seule trace, la cicatrice.
- Donc j'en suis un ?
- Oui. Et il n'y a pas 36 solutions pour te l'enlever, dit-il avant d'incanter pour séparer le garçon de ses amis. Surtout, ne bouge pas. Je sais que c'est beaucoup demandé, mais fais moi confiance.
- D'accord, murmura l'élu un peu hésitant malgré tout, fermant les yeux en restant immobile.
Il entendit simplement une incantation dans une langue inconnue et sentit un puissant mal de crâne l'envahir, puis d'un seul coup, plus rien. Quand il ouvrit les paupières, le sang pur était à genoux sur le sol, en sueurs et il s'approcha de lui.
- Vous allez bien ?
- Ne t'inquiète pas. Cette saleté était juste bien accrochée à ton âme, dit-il en se relevant.
Harry braqua alors son regard sur le bras gauche de l'homme, la marque avait disparu.
- Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Juste que je ne suis plus dans le mauvais camp, et que tous les problèmes serons bientôt terminés. Il n'est pas question que ce soit toi qui le tue cependant alors, quand il viendra, tu ne bougeras pas de ta place et tu me laissera faire.
- Mais pourquoi ? N'est-ce pas mon destin ?
- Ce n'est pas parce qu'une prophétie a été prononcée qu'elle va forcément se dérouler comme énoncé. La divination est une branche floue et méconnue de la magie. Tout le monde ne peut pas la maîtriser ou même la comprendre.
Un des adolescents allait lui poser une question quand le bâtiment trembla.
- Ah, le voilà, dit-il amusé. Et l'ordre du Phénix n'est pas loin. Allons dans le hall. Garial, vous savez ce que vous avez à faire si jamais cela se passait mal.
- Bien sûr Lord Yaxley, prononça la créature alors que les sorciers se dirigeaient vers le hall de la banque, heureusement vide de clients à cette heure.
Les autres Mangemorts apparurent ainsi que l'Ordre et au milieu d'eux, Tom et Albus.
- Yaxley ! Qu'est-ce que vous fabriquez avec mon filleul et ses amis ?! cria Sirius.
- Je tiens une promesse aux miens. Vous n'êtes pas le seul à avoir à coeur de protéger ce garçon, bien que jusqu'à maintenant ma marque m'en empêchait.
- C'est quoi encore cette histoire ?
- Harry vous expliquera, dit-il simplement avec un doux sourire.
- Deviendrais tu sentimental ? ricana Voldemort en regardant l'homme qui avait quitté ses rangs tout récemment.
- Les sentiments sont une force mon Seigneur ! Vous vous êtes trompé sur toute la ligne. Vous vous êtes privé de la seule chose qui aurait put empêcher cette guerre de commencer et ce sang de se perdre inutilement pour une cause futile. Voyez à quoi nous en sommes réduits, à nous battre entre cousins, même éloignés, pour une simple histoire de lignée alors que les plus puissants d'entre nous ne sont même pas des sangs-purs. Vous êtes un sang-mêlé ! Albus également. Et Miss Granger la plus brillante sorcière de sa génération est une née moldue. La pureté du sang n'améliore pas notre magie, au contraire, nous déclinons chaque fois davantage. Pourquoi pensez-vous que les Métamorphomages soient rares et qu'il y ait autant de Cracmols ? La consanguinité ne nous aide pas, elle nous pousse à notre perte. Je l'ai compris depuis quelques années déjà mais je n'ai pus me rebeller qu'au moment où j'ai décidé d'abandonner cette cause vouée à l'échec.
- Silence ! Vous racontez n'importe quoi ! s'exclama Voldemort.
- Je vous défie de me faire taire, répliqua Yaxley.
- Avec plaisir, dit-il avant de lancer sa formule favorite que le sang-pur esquiva aisément, un air déterminé dans le regard alors qu'il combattait son ancien maître.
Les sorts s'enchaînaient si vite qu'il était difficile de voir qui avait l'avantage et c'était un vrai combat de titans, jusqu'à ce que finalement, les deux adversaires tombent au sol immobiles. Harry
se précipita aux côté de Corban tandis que Bellatrix alla voir le Lord. Cependant, ce dernier était mort, pour de bon cette fois, les membres de l'ordre eurent juste le temps de l'empêcher de sauter sur Yaxley et ils bloquèrent ses acolytes dans la banque.
- Corban ! Répondez-moi s'il vous plaît… murmura le Gryffondor à l'oreille du sorcier.
Il ne le connaissait pas depuis longtemps, mais il lui était reconnaissant de l'avoir aidé, d'avoir accomplit ce qu'il aurait du faire. Il savait que maintenant il pourra avoir des études plus ou moins tranquilles, mais il eut l'impression de perdre un autre membre de sa famille. Il se rendit cependant compte après quelques minutes qu'il respirait encore et il fut emporté à Sainte Mangouste.
Du jour au lendemain donc, les Mangemorts furent jugés et condamnés, tandis que la paix revenait sur le monde de la magie. Le jeune Potter n'eut plus à retourner chez les Dursley, Sirius fut innocenté et il put retourner auprès de lui. Malgré son bonheur, le garçon demeurait inquiet pour celui qui l'avait sauvé et alla le voir tous les jours à l'hôpital jusqu'à ce que finalement il ouvre les yeux. Il fut soulagé quand il le vit reprendre connaissance et lui fit un câlin. L'homme ne s'y attendait pas du tout et resta figé avant de lui demander :
- Tu fabriques quoi là ?
- Je te souhaites simplement un bon retour chez les vivants.
- Hum… J'aurais préféré qu'il me tue, mais je ne crois pas que ça aurait plu à tes grands-parents. Alors comment ça se passe ?
- Tout va bien, grâce à toi. Merci beaucoup.
- J'ai juste fait ce qu'il fallait c'est tout.
- Peut-être mais c'est déjà énorme.
- Je te devais bien ça avec tout ce que Fleamont et Euphémia ont fait pour moi. Et tu risque de m'avoir encore un moment sur le dos.
- Tant mieux, il me manquait un papy surprotecteur pour aller avec les tontons blagueurs.
- Papy… Hum… T'es pas si loin de la vérité.
- Quoi ?
- Je blague c'est tout. Allez, pousse toi que je puisse me lever.
Harry s'exécuta en riant, donnant tout de même un coup de main à l'homme. Quand il fut debout, il remarqua qu'il était pas très stable et s'appuya sur le jeune Gryffondor.
- Ca va aller Corban ? demanda ce dernier.
- Oui ne t'inquiète pas. Mais… Ne devrais-tu pas être à l'école ?
- C'est les vacances. Nous sommes le 10 juillet.
- Déjà ?! J'ai trop dormis moi…
- On peut pas dire que tu avais trop le choix, dit-il doucement.
- Tu n'as pas tord. Bien… Je penses qu'il est temps que je rentre à la maison.
- Vous ne devez pas attendre qu'un médicomage vous donne la permission normalement ?
- Au point où j'en suis… 5 minutes de plus ou non ça changera rien, soupira-t-il.
Le plus jeune allait dire quelque chose quand en effet un médecin sorcier entra et força son patient à s'asseoir pour qu'il puisse l'examiner. Il ne put s'en aller que près d'une heure plus tard. Il prit tout juste le temps de dire au revoir à Harry qui le trouva un peu bizarre mais n'osa pas poser de questions. Corban rentra chez lui en toute hâte puis s'enferma dans sa chambre pour pleurer. Cette date était pour ce sorcier, l'une des pires qu'il avait vécu, car c'était le jour de la mort de ses amis, qui étaient décédés de la dragoncelle.
Il s'en voulait toujours de ne pas avoir été avec eux à cette date et il se rappelait le moment où il les avaient découvert mourant alors qu'il revenait d'une longue mission pour le seigneur des Ténèbres. Il resta dans cet état-là durant un moment avant de s'évanouir de fatigue et là seulement, l'elfe de maison de sa famille osa entrer. Il s'occupa de mettre son maître dans une position plus confortable et le couvrit d'une épaisse couette pour qu'il n'ait pas froid avant d'aller parler à un personnage dans un tableau :
- Va chercher les Potter s'il te plais. Le maître aura besoin de les voir à son réveil.
L'homme représenté acquiesça et quelques instant plus tard, dans un portrait de la chambre de Corban, apparurent Fleamont et Euphémia Potter qui le regardaient dormir avec un sourire triste.
- Il ne s'en est toujours pas remis…
- En effet mon coeur… Tu crois qu'il fera ce qu'il a dit la dernière fois ?
- Je n'en sais rien… Mais j'espère que non. Notre petit-fils a besoin de lui après tout.
- Je suis sûre qu'il ne lui a même pas encore dit qui il était…
- C'est très possible le connaissant, soupira Fleamont avant que le silence ne revienne dans la chambre, les deux sorciers se contentant d'observer l'ancien Mangemort.
Le temps passant, Corban ne sorti plus de sa maison, bien que ses amis lui rappelaient que l'anniversaire d'Harry approchait. Il était encore tout retourné suite à son réveil à Sainte Mangouste et il ne voulait voir personne. Il ignorait cependant que le garçon avait plus d'un tour dans son sac, et grâce à son parrain, il parvint à entrer dans la demeure des Yaxley le 31 Juillet. Il trouva donc l'homme roulé en boule dans son lit, dos à un cadre vide.
- Corban ? appela-t-il doucement.
- Partez… Je veux voir personne… Dehors… souffla-t-il.
- Pas question. Je ne peux pas te laisser comme ça. S'il te plais Corban, lève-toi. Fais-moi plaisir, c'est mon anniversaire aujourd'hui. Tu peux bien faire un effort non ?
- Je peux pas… J'aurais du rester avec eux…
- Rester avec qui ? Je ne comprends pas… dit-il en s'installant près de lui.
- Avec nous, prononça un homme ressemblant un peu à Harry en beaucoup plus vieux avec les yeux bleus et les cheveux soigneusement peignés, apparaissant dans la toile.
- Qui êtes-vous ? demanda-t-il perplexe.
- Ce sont les parents de James, répondit Sirius à la place de Corban. Bonjour Mr et Madame Potter.
- Ravis de te revoir Sirius, dirent-ils doucement.
- Vous… C'est vous mes grands-parents ?
- Oui Harry. Ravis de te rencontrer, prononça Euphémia. Nous avons suivis tes aventures par le journal que nous lisait Corban toutes ces années.
- Alors vous savez que maintenant nous sommes libres ?
- En effet, et il était temps. Cela faisait un moment que nous n'avions pas vu notre Corban complètement saint d'esprit.
- Votre… Vous voulez dire… que… vous… Vous étiez ensembles ? Tous les trois ? demanda-t-il en regardant le tableau les yeux ronds.
- C'est exact. Mais James ne le savait pas. Nous avions nommé Corban parrain pour cacher le fait qu'en vérité il était son père.
- Donc… Il est… Il est vraiment mon grand-père ?
Le duo acquiesça et Harry malgré le choc enlaça Corban, le priant de revenir à lui car il s'était évanouit entre temps.
- S'il te plais… Je veux pas perdre encore quelqu'un de ma famille…
Il fallut attendre un moment avant que le blond ne rouvre les yeux et le garçon soupira de soulagement avant que Sirius et lui l'emmènent au Terrier après lui avoir donné quelques potions de soin, emportant avec eux la toile. Arthur sursauta en les voyant arriver avec cet invité surprise.
- Harry ! Depuis quand tu ramène des maudits Mangemorts au Terrier ? s'offensa Ron.
- La ferme ! répliqua son ami. N'insulte plus jamais ce sorcier devant moi, sinon tu peux dire adieu à mon amitié pour de bon !
- Qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu n'as jamais parlé à Ron comme ça avant, demanda doucement Neville, ayant émergé de son coin en le voyant arriver.
- Il… C'est… Compliqué on va dire. Madame Weasley, est-ce que vous pouvez rajouter un couvert pour lui ? Je suis sûr qu'il appréciera votre divine cuisine après ces quelques jours sans avaler grand-chose.
- Aucun problème mon chéri. Je reviens tout de suite, dit-elle en disparaissant en cuisine tandis que Harry et Sirius font asseoir Corban à une place libre à côté de celle réservée au jeune homme.
- Merci… murmura-t-il alors que l'adolescent place sur une seconde chaise le portrait de Fleamont et Euphémia pour qu'ils soient là aussi.
- Je t'en pries. Tout ira bien, ne t'occupe pas de Ron. Il est de mauvais poil tant qu'il a pas mangé.
- Je vois, dit-il, légèrement amusé malgré les traits de son visage déformés par la fatigue.
- Voilà les couverts en plus, déclara Molly en arrivant derrière eux.
- Merci beaucoup madame Weasley.
- De rien. Tout le monde est là maintenant je penses ?
- Oui ! On peut manger ? demanda Ron suppliant.
- Bien entendu, mais les invités d'abord, aide moi à servir, et toi aussi Ginny.
Les deux plus jeunes de la fratrie soupirèrent avant de faire ce que leur mère leur a ordonné. Quand tout le monde eut son assiette pleine, la seulement, le repas put commencer. Corban avait une boule au ventre en voyant sa portion et mangea plutôt lentement malgré le goût délicieux de la cuisine de son hôtesse. Cette dernière en le voyant picorer son assiette tel un moineau fut un peu vexée et demanda un peu sèchement :
- Avez-vous quelque chose à redire sur le repas Mr Yaxley ?
- Oh non. Veuillez m'excuser c'est délicieux mais j'ai une boule à l'estomac… Je ne peux pas manger comme d'ordinaire. Qui plus est je dois commencer avec de petites quantités après avoir presque jeûné pendant plusieurs jours. Sinon je risque de me faire remonter les bretelles.
- Par qui ? demanda Ginny curieuse.
- Eux, dit-il en désignant le portrait à côté de lui. Je vous présente Fleamont et Euphémia Potter.
- Potter ? Ce sont les grands-parents d'Harry ? interrogea Hermione.
- En effet Miss Granger.
- Mais que font-ils avec vous ?
- Hum… Eh bien… Vous avez été élevée par des moldus je crois. Je ne penses pas que vous ayez déjà vu un couple comme le notre enfin… Nous étions trois. Je suis seul maintenant.
- T… Trois ? dit-elle choquée, alors qu'il caressait distraitement le cadre, quelques larmes coulant le long de ses joues pâles.
- Corban… murmura Euphémia. Ne pleure pas. Tout va bien se passer. Tu n'es plus tout seul.
- Je sais bien… Mais rien n'est plus pareil depuis que vous m'avez tous quitté les uns après les autres. Il ne reste plus que Harry…
- Nous le savons. Tu peux compter sur lui. Je ne crois pas qu'il te laisseras seul maintenant qu'il sait pour ton lien avec lui, renchérit Fleamont.
- Si vous le dites, marmonna-t-il alors que tous les Weasley le dévisageait.
- Ils ont raison tu sais grand-père, dit timidement Harry. Je ferais en sorte que tu sois plus seul quand je partirais à Poudlard en Septembre.
- D'accord mon grand, répond-il en lui souriant, mangeant un tout petit peu plus que le tiers de son assiette. J'ai confiance en toi.
- Tu peux, je suis un Gryffondor après tout, dit-il doucement.
Le vieux sorcier eut un doux rire puis le repas se finit un peu plus tard sur l'immense gâteau au chocolat de la maîtresse de maison, chargé de 16 bougies en cire rouge et or. Corban regarda son unique petit fils les souffler puis l'observa déballer ses cadeaux. Il n'avait rien pour lui et soupira, se replongeant dans ses anciens souvenirs, se déconnectant en partie de la réalité. Il n'émergea qu'en sentant l'adolescent le secouer un peu.
- Tu vas bien grand-père ? demanda-t-il inquiet.
- Oui. C'est juste que, je me rappelais ton père quand il était petit. Il était un gosse un peu capricieux, quand j'arrivais les mains vides, il tapait du pied longtemps pour avoir un cadeau en plus. Je ne compte plus le nombre de fois où je lui ais collé de bonnes fessées pour qu'il arrête son cinéma. Je passais toujours pour le méchant. Il devait me détester d'avoir survécus contrairement à ses parents… Comme il n'a jamais su que j'étais son père… J'en ais beaucoup souffert…
- J'ai pas besoin que tu m'amène de cadeaux tu sais. Le fait que tu sois là est mieux que tout ce que tu pourrais acheter ou fabriquer grand-père, dit-il en venant lui faire un câlin.
Cette réponse rendit Corban tout ému et il fondit en larmes en serrant plus fort le jeune garçon contre lui. Celui-ci caressa ses cheveux et lui murmura des paroles apaisantes pour l'aider à se calmer puis, bien plus tard, quand chacun rentra chez soit, Sirius et Harry raccompagnèrent le Lord Yaxley chez lui avec le portrait. Il fut difficile pour lui de laisser son petit-fils repartir, ce fut à un tel point que le jeune homme insista à passer la nuit au manoir Yaxley.
Son parrain, compréhensif, demanda à Kreattur d'emmener quelques affaires à Harry puis rentra chez lui. Corban eut alors la joie de montrer les lieux à son petit-fils avant de le guider à sa chambre. Il alla ensuite se coucher, rassuré par la présence de l'adolescent sous son toit. Il mit le portrait à sa place et embrassa le visage des deux personnes représentées avant de se glisser sous sa couette fraîchement lavée par son elfe de maison durant son absence.
Il dormait depuis à peine une petite heure quand un grand cris le réveilla. Il sursauta avant de se rappeler de la veille et se dirigea vers la chambre de son invité en courant pour voir ce qui n'allait pas. Il le trouva en sueurs tout tremblant sur son lit et le prit doucement dans ses bras, caressant ses cheveux avec affection en lui demandant :
- Qu'est-ce que tu as vus ? Parlez des mauvais rêves aide souvent à ne plus les refaire.
- La 4e année… Ma participation au Tournois… Le cimetière… La mort de Cédric…
- Je vois… Je sais ce que c'est de voir des proches mourir… C'est moi qui ait découvert tes grands-parents mourant il y a quelques années… Ils ont rendu leur dernier souffle dans mes bras… J'étais blessé suite à une mission et ils ont puisés dans leurs dernières forces pour me soigner. Pour que James ne soit pas seul… J'en ais fais des cauchemars durant des années avant de finalement parvenir à accepter que c'était leur choix, que ce n'était pas ma faute. Dans ton cas, Cédric a accepté de te suivre, certes il a été tué par Pettigrow, mais c'était son choix. Tu ne dois plus t'en vouloir, il n'aimerait pas ça, tout comme tes grands-parents ont détestés me voir me refermer sur moi-même parce que je me sentais coupable…
- Tu crois que ça m'aiderait pour ne plus avoir de cauchemars ? D'accepter ce fait ?
- Au moins tu n'auras plus celui-ci mon grand. Et puis si tu as besoin de parler, nous sommes là pour toi. Que ce soit moi ou alors Sirius ou encore le jeune Neville.
Il ne loupa pas les rougissements de son petit-fils à cette dernière mention et ajouta :
- Tu devrais lui dire ce que tu ressens pour lui. J'ai vus comment il te regardais à ta fête. Fleamont et Euphémia avaient le même regard pour moi dans le temps.
- Tu crois vraiment grand-père ?
- Je suis plus vieux que toi, je m'y connais pour ce genre de choses.
- D'accord… Je lui dirais. A la rentrée.
- Cela me paraît un peu tard, mais si ça te conviens, c'est parfait.
- Merci grand-père.
- Pour ? Je n'ai rien fais.
- Tu m'as écouté… C'est la première fois que quelqu'un de ma famille avec qui j'ai directement un lien de sang fait ça pour moi…
- Où vivais tu avant ?
- Chez les Dursley… J'étais… Leur elfe de maison…
- QUOI ?! Mais comment tu t'es retrouvé là-dedans ?
- Dumbledore… murmura-t-il.
- Celui-là il va m'entendre ! Demain je lui vole dans les plumes ! C'est pour ça que tu es si mal dans ta peau, ce sont eux qui t'ont blessé...
- Oui… Ma tante, mon oncle et mon cousin…
- La sœur de Lily donc… Mais quel vieux fou ! Il savait pourtant que Pétunia détestait tout ce qui avait à trait à la magie ! Enfin, le principal c'est que tu ne retournera plus chez eux.
- Je suis d'accord. Et tout ça c'est grâce à toi.
- D'ailleurs il faudra aller récupérer tes dernières affaires chez eux.
- Je n'ais pas grand choses tu sais…
- J'imagine, mais au moins ça me permettra de mettre les choses au clair avec ces trois moldus.
- Comme tu voudras. Dis… Tu veux bien rester le temps que je me rendorme ?
- Bien sûr mon grand, dit-il alors que le jeune homme se rallonge. Bonne nuit.
Harry ferme les yeux et s'endort quelques minutes plus tard puis son grand-père lance un enchantement pour chasser les mauvais rêves.
- N'ais pas peur. Je suis là. Tu peux dormir tranquille, murmura-t-il.
Il vit l'adolescent sourire dans son sommeil et parti se recoucher un peu plus tard. Le lendemain, il se leva tôt pour préparer le petit-déjeuner avec l'aide de son elfe. Il alla ensuite réveiller son invité en douceur, d'un baiser sur le front. Harry en fut surpris, pas habitué à avoir un réveil doux et se redressa d'un coup avec un regard paniqué.
- Doucement mon grand. C'est juste moi, dit-il doucement sur un ton rassurant.
- Désolé grand-père. Je… Avant… En me réveillant c'était des coups violents à ma porte…
- Plus tu m'en dis sur eux, plus j'ai envie de faire un malheur…
- Quand tu les verras, tu comprendras que s'énerver ne sert à rien.
- Je verrais bien une fois qu'on y sera. Viens, le petit-déjeuner est prêt.
- Super, dit-il avant de le suivre. Pour une fois que c'est pas moi qui doit préparer à manger pendant les vacances !
Après le repas, Corban accompagna Harry à Priver Drive et toqua à la porte. Ce fut Pétunia qui ouvrit et elle fut bien étonnée de voir son neveu devant la maison.
- Qu'est-ce que tu fais-là toi ? Je croyais que tu étais resté parmi tes amis bizarres.
- Je me trouvais avec mon parrain. Je suis venu récupérer mes dernières affaires tante Pétunia.
- Et lui c'est qui ? Un de tes enseignants mabouls ?
- Non madame, dit « l'enseignant ». Je suis le Lord Corban Yaxley, son grand-père paternel.
- Un Lord ?! Vraiment ?
- Oui, à l'instar de James de son vivant. Pouvons-nous entrer ?
- J'imagine que je n'ais pas le choix, dit-elle encore sous le choc, avant de se décaler pour les laisser entrer dans la maison.
- Montre moi où tu as passé ton enfance Harry, dit le vieux sorcier.
- Tu ne vas pas aimer ce que tu vas voir grand-père…
- Je sais, mais je préfères savoir tout de suite que d'attendre ton prochain cauchemar.
Le garçon acquiesça alors et lui montra son placard où il avait vécus jusqu'à ses 11 ans, où étaient maintenant rangées ses affaires liées à la magies, enfermées à clef. Ensuite il monta à l'étage avec le vieil homme qui découvrit donc la chambre aux meubles un peu miteux que Harry avait hérité à partir de son retour de la première année. Il serra les poings, contenant péniblement sa colère alors qu'il aidait son petit-fils à rassembler ses affaires dans une petite valise trouée dénichée dans un coin de la pièce, qu'il répara d'un coup de baguette discret avant de descendre avec lui. Il était descendu le premier, au cas où, et Vernon arrivé peu avant attendait au pied de l'escalier, semblant guetter son neveu pour lui coller une ultime correction.
- Qui êtes-vous ? demanda le moldu.
- Celui qui vous tueras si jamais vous osez encore porter la main sur Harry, dit Corban sur un ton glacial. Le garçon part aujourd'hui avec moi en un seul morceau et ne reviendra plus jamais ici.
- Vous osez me menacer dans ma propre maison ?!
- Oh que oui. Et je serais capable de pire que ça si vous ne me laisser pas partir. Pour ce que vous lui avez fait subir vous mériteriez que je vous tues sur le champ. Mais ce serait risquer un aller simple pour Azkaban. Et je n'ais aucune envie de faire un tour là-bas. Alors poussez-vous maudit moldu avant que ma colère ne prenne le pas sur mon bon sens.
- Vous êtes comme lui ! Un de ces maudits êtres bizarres qui peuple votre monde de cinglé.
- Sans moi vos vies seraient encore menacées par le Seigneur des Ténèbres, alors vous feriez mieux de la fermer immédiatement. Déjà qu'une enquête va être ouverte sur vous de notre côté. Sur ce, bonne fin de journée, dit-il en le bousculant avant de quitter les lieux avec Harry.
Le jeune homme le suivait admiratif de son sang froid puis ils transplanèrent tous les deux pour gagner la résidence de Sirius. Le Lord le confia aux bons soins de son parrain puis il parti pour Poudlard sans attendre, s'en moquant de potentiellement déranger Albus durant ses vacances. Il en avait gros sur la patate et il fallait qu'il sorte toute cette colère qui risquait de le bouffer de l'intérieur dans le cas contraire. Il débarqua dans la Grande-Salle où quelques profs se trouvaient encore, pas retournés chez eux pour le moment.
- Yaxley ! Que venez-vous faire à Poudlard ? demanda Severus qui l'avait vu le premier.
- Moi ? Simplement régler un problème avec un accroc aux confiseries, répliqua-t-il sèchement.
- Et que me reprochez-vous ? interrogea Albus.
- Ce que je vous… Vous n'allez pas me faire croire que vous l'ignorez ? C'est pourtant évident. VOUS AVEZ DONNE A HARRY UNE ENFANCE PLUS DOULOUREUSE ENCORE QUE CELLE DE SEVERUS ! Vous n'avez pas de coeur Dumbledore ! Comment avez-vous pu laisser ce pauvre petit chez les Dursley ?! Vous êtes vous au moins donné la peine d'aller voir s'il était bien traité là-bas ? Cela m'étonnerait vu ce que j'ai vus ! A cause de vous ce pauvre garçon est passé pas loin de devenir un Obscurus nom d'un chien ! Je m'en suis rendus compte en faisant certains tests magiques à Gringotts. Et c'est intolérable ! Cela n'aurait jamais du arriver ! Vous devriez avoir honte de votre négligence vis à vis de lui ! Vous auriez vu sa « chambre » ! Il dormait dans un placard ! Jusqu'à ses 11 ans ! Et il a été l'elfe de maison de sa famille ! C'est pas une enfance qu'il a eut en vérité c'est un calvaire ! Fleamont et Euphémia auraient été scandalisés s'ils étaient encore en vie ! Le portrait d'eux que j'ai chez moi le sera sûrement d'ailleurs. Et je sais que vous n'avez même pas prit la peine de lire les dernières volontés de Lily et James ! Vous n'êtes qu'un vieux fou irresponsable ! J'ai faillis perdre mon seul et unique petit-fils avec vos conneries ! Entre cette foutue prophétie qui a causé la mort de mon fils et votre décision de le mettre là-bas, vous avez vraiment dégringolé dans mon estime !
- Vo… Votre… Petit-fils ? fit Minerva, choquée.
- Oui, mon petit-fils. Harry Potter qui aura bientôt le Yaxley rajouté à la suite. J'étais le compagnon d'Euphémia et Fleamont, le second père de James. La folie de la marque des Ténèbres m'a empêché de sauver mon enfant, mais j'ai pus récupérer son fils. Je ne tolérerais pas que vous l'utilisiez à nouveau tel un pion. Le Seigneur des Ténèbres est mort. N'approchez plus mon petit-fils, sinon Albus vous aurez à faire à moi et cela ne vous plaira pas, déclara-t-il en approchant dangereusement du vieil homme, un regard meurtrier braqué sur lui. Ais-je été assez clair ?
- O… Ou… Oui.. Co… Cor… Corban… bégaya le directeur.
- Tant mieux. Sûr ce, je vous laisse, on m'attend à la maison, dit-il alors que son elfe passe le récupérer le ramenant au Square.
Les professeurs le regardèrent disparaître et tournèrent la tête vers le directeur, blanc comme un linge suite au passage de l'ex Mangemort. Le temps passant, Harry renforça son lien avec son grand-père qui l'invitait régulièrement chez lui avant de finir par accepter d'être officiellement reconnu comme étant son petit-fils. Toutes les démarches furent faites au Ministère et James également avait gagné son second nom sur la tapisserie familiale. D'ailleurs, l'homme était de nouveau aux côtés de sa famille par le biais d'un tableau le représentant avec son épouse.
Corban avait insisté auprès des amis du couple pour avoir de quoi animer la toile ce qui fit grand plaisir au garçon quelques temps avant qu'il n'aille faire ses courses sur le chemin de traverse avec son parrain pour sa 6e rentrée au collège Poudlard. Ses amis eurent du mal à s'habituer au changement, surtout Ron évidemment qui retenait encore que le passé du Lord Yaxley plutôt que de vraiment voir l'homme tel qu'il était maintenant.
Cela avait le don d'exaspérer Hermione qui le supportait de moins en moins, tout comme c'était le cas de Ginny. La jeune rousse avait en effet changé de caractère face à Harry, le dévorant un peu des yeux, semblant plus voir les titres de son ami désormais que sa personnalité. Quand ils se rendirent à King's Cross le 1er Septembre, elle se comporta comme les groupies de Drago Malfoy qui lui couraient après, restant collée aux basques du jeune homme qui voulait juste dire au revoir à son grand-père tranquille.
Arthur du donc punir Ginny devant tout le monde en lui flanquant de belles paires de claques en lui disant qu'elle avait intérêt de se tenir à carreaux par la suite car sinon il lui réserverait pire traitement. Cela eut le mérite d'être efficace et soulagea Harry d'un poids énorme. Il s'adressa alors à Corban :
- Papy… Je crois qu'il est temps d'y aller cette fois. Tu vas me manquer tu sais…
- Je sais mon grand. Mais je ne serais jamais bien loin. N'hésite pas à m'envoyer ta chouette si tu as besoin de moi. Et n'oublie pas de parler à Neville.
- Je te le promets, dit-il en lui faisant un câlin avant de monter finalement dans le train.
Le vieil homme regarda partir le Poudlard Express qui emportait loin de lui le dernier membre de sa famille encore vivant et il ne put s'empêcher de verser quelques larmes avant de rentrer, comme il avait démissionné du Ministère. Il espérait que tout se passerait bien pour les jeunes gens qui pour l'heure, faisaient connaissance avec leur nouvel enseignant de potions, Horace Slughorn, remplaçant Severus qui était définitivement parti peu après la visite de Corban au château.
Dumbledore avait également embauché un nouveau professeur de DCFM, qui n'était autre que Sirius Black, ce que les enfants découvrirent le soir au moment du discours habituel du directeur. Ils applaudirent tous avec enthousiasme et l'année commença. Elle s'annonçait plus paisible que toutes les autres sans un fou avec une face de serpent prêt à tuer Harry. Le Gryffondor prit d'ailleurs son courage à deux mains pour déclarer ses sentiments à Neville un soir qu'il était dans la salle commune de leur maison, seul avec lui.
- Tu… Tu es sérieux Ry ?
- Absolument ! Je ne plaisante pas sur les sujets comme celui-là.
- Je… Je croyais que jamais tu t'intéresserais à moi de cette façon…
- Pourquoi donc ? T'es un mec génial, et puis tu es mignon.
Ce commentaire fit rougir le jeune Londubat comme une pivoine et son ami vint délicatement l'embrasser pour le convaincre de la véracité de ses propos. Le coeur battant, il l'enlaça, répondant à son baiser jusqu'à ce qu'ils doivent tous les deux reprendre leur souffle. Décidément, pour eux deux l'année débutait merveilleusement et ils eurent leurs premiers rendez-vous à Pré-au-lard ensembles au mois de Novembre.
Harry fit part à son grand-père de la réaction de celui qu'il aimait et le vieil homme s'empressa de le raconter aux portraits avant de commencer les préparatifs pour les fêtes de Noël qui approchaient. Il avait envie de marquer les esprits cette année, il alla donc dans diverse boutiques acheter des décorations, des cadeaux, tandis que les elfes de maison se chargeaient du menu. Il demanda à son petit-fils de rentrer pour les vacances de Noël et pour la première fois de sa vie, l'adolescent put participer à la décoration du sapin.
Il était tout rayonnant de joie, ce qui réchauffa encore davantage le coeur de Corban que de le voir avec son petit-ami qui avait répondu présent comme la plupart de leurs amis communs. Chacun mit la main à la pâte pour que l'évènement soit le plus magnifique possible et le jour J, le manoir Yaxley était plus pimpant que jamais, extrêmement animé, ce qui changeait de d'habitude pour le maître des lieux qui n'avait plus connu ce genre d'ambiance depuis la mort de ses amants remontant à avant la naissance de son petit-fils.
Il était si heureux de voir tous ces jeunes dans sa demeure qu'il en pleura et Harry vint le réconforter avant de le tirer doucement au salon où ils prenaient l'apéritif avant le dîner du 24 décembre. Le Gryffondor était enchanté du bonheur de son grand-père qu'il avait trop souvent vu déprimé et il savait maintenant que celui-ci était totalement sorti de sa dépression. Le repas s'éternisa jusque tard puis tous allèrent se mettre au lit au signal du maître de maison.
Dans la nuit ils entendirent clochettes et traîneaux mais n'osèrent pas quitter leurs lits, alors que le père noël, vrai personnage dans le monde magique, plaçait sous le sapin ses cadeaux enchanteurs qu'ils déballèrent avec joie le matin venu. Toute cette joie de vivre rendait Corban presque euphorique et jamais il ne s'était sentit aussi bien de sa vie. Au final, l'ancien Mangemort avait eut ce qu'il a toujours rêvé d'avoir, une belle famille et une maison pleine de vie.
