Bonjour ! Ici Storiesmania !
Aujourd'hui je vous présente second OS de mon calendrier, mais avant, petites précisions.
Cet OS comme le précédent, n'a pas eus de bêta. Il se pourrait donc que vous trouviez quelques petites étourderies. Elles ne devraient cependant pas gêner votre lecture.
Et n'oubliez pas, ce sont tous des UA ne suivant pas vraiment la trame originelle.
Je vous laisse maintenant avec le résumé et le texte
Bonne lecture
OS n°2 : Bourreau du coeur pour Noël
Bourreau au grand coeur malgré les apparences, Macnair amoureux d'Arthur, parvient enfin à lui parler, grâce à un Niffleur, et au coup de pouce de son ami Lucius. Noël aura un parfum particulier pour lui.
Ships : Arthur/Macnair
Warning : Yaoi, No lemon
Bourreau du coeur pour Noël.
Il l'observait assit à son bureau, concentré, une de ses mains agrippée à une plume courant le long du parchemin de façon fluide et élégante, alors que de l'autre il jouait avec ses cheveux roux. Il se fit la réflexion qu'ils avaient l'air bien doux et fut prit d'une envie de passer ses doigts parmi ses mèches de feu qui lui allaient si bien. Il soupira, sachant que l'homme avait été marié à une dame, il pensait que jamais il ne s'intéresserait à un type comme lui, surtout qu'il avait choisit le mauvais camp durant le règne de terreur du Seigneur des Ténèbres. Il détacha son regard de celui qui le tourmentait sans le savoir, pour regagner son propre service.
Il n'avait après tout rien à faire du côté de l'artisanat moldu comme il bossait pour la commission d'examen des créatures dangereuses. Il avait prit ce poste par dépit, personne d'autres ne le voulait et il ignorait quoi faire de sa vie. Il n'était pas vraiment le meilleur quand il était à l'école et savait que les autres voies lui serraient sûrement fermées à cause de ce maudit tatouage sur son bras. Plus il y pensait, plus il se disait qu'il avait fait une connerie de suivre Voldemort avec le reste de ses anciens camarades de maison. Il ne voulait plus être pointé du doigt comme un monstre de foire, il avait envie de changer de vie, en commençant si possible par ne plus être célibataire.
Ceci, était loin d'être aisé pour lui, surtout qu'il n'était pas ce qu'on pouvait appeler un bel homme, contrairement à Arthur Weasley pour qui il avait le béguin depuis quelques temps. Il se sentait tellement idiot d'espérer qu'il pourrait un jour le remarquer et se laissa tomber sur son fauteuil en regardant le plafond, dépité. Il n'avait rien d'autre à faire après tout, en ce moment les créatures dangereuses se tenaient tranquilles, bien qu'il y en avait une des plus redoutables dans le Ministère. Il sentait d'ailleurs son parfum et voyait au loin arriver ses fanfreluches roses.
Il se leva alors et fit mine de fouiller dans ses dossiers quand elle passa la porte avec son habituel toussotement pour attirer l'attention d'autrui. Il tourna son regard sombre vers elle et lui demanda courtoisement :
- Quel bon vent vous amène ici Mademoiselle Ombrage ?
- Je suis venue concernant une bête affreuse que j'ai découvert chez moi. Ou du moins, des traces.
- De quel genre ma chère ? demanda-t-il intrigué en sortant de quoi noter.
- Des excréments dans mes tiroirs, des marques de griffes sur mes meubles, et cette saleté a également volé des bijoux ayant appartenu à ma famille. Je veux que vous alliez attraper et éliminer cette vermine, cela me paraît être dans vos cordes.
- Votre description me fait penser à un Niffleur. Il ne devrait pas être compliqué à faire sortir de chez vous Dolores. Qui plus est, c'est loin d'être une créature dangereuse lorsque l'on sait si prendre. Je vais passer chez vous pour voir…
- Vous venez tout de suite. Sinon j'en informerais votre supérieur hiérarchique.
- Très bien, dit-il tout en pensant : « Saleté de bonne femme, c'est elle que l'on devrait éliminer, pas un de ces adorables bestiaux... »
Il se leva de sa place et accompagna la dame au hall du Ministère avant d'emprunter une cheminée pour se rendre chez elle. Elle lui montra les lieux du crime et il s'installa dans un coin avant de conjurer une petite broche argentée qu'il mit devant l'un des trous dans le mur.
- Bon, maintenant, vous retourner au travail, je vais surveiller la bête.
- N'oubliez pas de la tuer qu…
- Je connais mon métier Dolores. Sortez, il ne se montrera pas si vous êtes là.
Elle acquiesça bien qu'elle était vexée puis retourna à son bureau. Il soupira alors de soulagement et repris sa surveillance. Après quelques instants à observer sous un sortilège pour se dissimuler, il aperçu le museau du petit voleur malicieux. Il s'approcha alors, tout doucement, puis fit apparaître un second objet brillant pour l'attirer à lui et parvint ainsi à l'attraper avant de se révéler. Le petit animal émit un bruit de terreur mais le bourreau, contrairement à ce qu'on pouvait croire, aimait les bêtes. Il tendis doucement une main vers le Niffleur dans ses bras et lui parla sur un ton rassurant.
La petite créature finit par se laisser faire et il put récupérer les objets volés, ensuite, il le plaça dans une cage et le dissimula sous son manteau avant de gagner son service avec les bijoux retrouvés. Il allait avoir de la paperasse à remplir et s'y attela sans plus penser à son insupportable collègue. Celle-ci entra quelques instants plus tard furibonde, s'étant rendue compte qu'il était rentré sans venir lui faire de rapport quant à son travail chez elle. Il se contenta de lui remettre ses affaires puis continua de remplir ses formulaires.
- Et pour la créature ? Vous vous en êtes occupé ?
- Elle ne reviendra plus. Il vous reste simplement à faire venir quelqu'un pour réparer les dégâts chez vous ma chère.
- Si vous êtes sûr de vous, tant mieux, dit-elle avant de le laisser finir sa tâche.
« Magia merci elle est enfin partie » pensa-t-il en se concentrant sur ses papiers. Quelques minutes plus tard, sa porte s'ouvrit à nouveau, il ne leva pas les yeux et dit sur un ton ronchon :
- Dolores je vous ais déjà dis que je m'en chargeais.
- Walden, si ça venait de quelqu'un d'autres je serais très vexé, mais j'imagine que tu es encore perdu dans tes pensées, fit la voix de Lucius.
- Oh ! C'est toi. Excuse-moi. Elle était là toute à l'heure et tu sais à quel point elle rend tout le monde chèvre, dit-il en terminant sa phrase et fermant son dossier.
- Elle t'a demandé quoi ?
- Elle avait un Niffleur chez elle, je suis allé le capturer.
- Tu en as fais quoi ? Il est mort ?
- Non. Je penses que je vais le faire transférer dans une réserve. Ou alors le confier à Hagrid le garde chasse de Poudlard. Il devrait s'en sortir sans trop de problèmes.
- Tu… Je croyais que tu détestais les bêtes ?
- Pas vraiment. J'ai juste prit ce travail parce que tous les autres me claquaient la porte au nez.
- Je vois… Je penses que tu as besoin de te changer les idées. Tu accepterais de venir dîner à la maison ce soir ? Je ne penses pas que Narcissa y verra d'inconvénients. Et tu pourras voir Drago.
- Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée… Je vais plutôt rentrer à la maison avec mon nouveau pensionnaire et écrire au demi-géant.
- Comme tu voudras. Si tu changes d'avis, tu peux toujours m'envoyer un message.
- D'accord, merci Lucius, dit-il avant de ranger ses affaires.
L'aristocrate blond sorti de la pièce, et Macnair parti à son tour un peu après. En chemin pour sortir, il croisa Arthur qui avait les mains chargées d'objets moldus animés.
- Vous voulez un coup de main Weasley ? Vous m'avez l'air bien empêtré.
- Ce ne serait pas de refus Macnair. Merci, dit-il alors que le bourreau récupère quelques objets, les emportant au bureau du rouquin.
- Votre collègue n'est pas là aujourd'hui ?
- Non il est malade et les autres étaient pris. Du coup je suis repartis pour faire de longues heures supplémentaires, encore une fois.
- N'est-ce pas embêtant avec vos cinq enfants ?
- Les Lovegood ont eut la gentillesse d'accepter de les garder ce soir, je leur ais déjà envoyé un message. Je vais travailler de nuit au lieu d'aller leur chercher des cadeaux de Noël, comme l'an passé… Je crois que cette année, il ne va pas y avoir de paquets sous le sapin…
- Mais non, ne dites pas ça. Je vais vous aider ça ira plus vite. Vous avez juste à me dire ce que je peux faire.
- Vous êtes sûr de vous ?
- Oui. Allez laissez-moi faire, dit-il en posant les objets enchantés sur le bureau.
- Très bien, faites ce que je dis, déclara-t-il.
Il indiqua à son collègue les manœuvre à faire sans se rendre compte que Walden avait le coeur battant plus fort à chaque fois qu'il passait près de lui. A eux deux, il ne leur fallut qu'une heure et demie pour faire un travail qui d'ordinaire prenait trois fois plus de temps au rouquin. Celui-ci le remercia alors qu'il terminait de remplir ses différents dossiers.
- Aucun problèmes Weasley. Ce fut un plaisir.
- Vous savez, vous pourriez m'appeler Arthur, depuis le temps qu'on se connaît.
- Hum, je ne crois pas non. Nous ne sommes pas ce que l'on pourraient appeler des amis.
- Certes, admit le père de famille en soupirant doucement, pensant : « C'est bien dommage qu'on ne le soit pas… J'aurais bien aimé. »
- Bien, maintenant que c'est fait, vous devriez rentrer. Et moi aussi.
- Merci encore pour votre aide, dit Arthur en le voyant partir.
- De rien répondit-il.
Une fois chez lui il sorti la cage du Niffleur et la déposa sur sa table de cuisine. Il prépara son dîner puis donna quelque chose à manger à son petit pensionnaire qui le regardait de ses adorables yeux noisette. Il se surprit à lui parler de ce qu'il ressentait suite à son moment avec le roux :
- J'ai pus enfin rester en sa compagnie sans qu'il y ait quelqu'un d'autre. Cela m'a fait un drôle d'effet. J'avais envie de l'embrasser, de le serrer dans mes bras, à chaque fois qu'il passait près de moi. Je me sentais tellement chaud… J'ai crus que j'allais m'évanouir avant qu'on ait fini. Et bientôt ça va être les fêtes avec aussi le bal du Ministère. Comme d'habitude je serais tout seul… Je n'ai pas le courage de lui dire… Je n'ai jamais été courageux… Je ne sais même pas pourquoi je te raconte ça. Ce n'est pas comme si tu pouvais me répondre…
La petite bête émit un doux grognement en observant le sorcier qui le grattouilla.
- Ne t'inquiète pas, je finirais bien par trouver quelque chose. Maintenant, réglons ton problème hum. Je vais te dénicher une bonne maison, tu verras, tu seras content.
Le Niffleur eut l'air enthousiaste à cette idée et Macnair lui sourit en terminant son repas avant de faire la vaisselle puis de se rendre à son bureau avec la cage. Il écrivit à Hagrid pour savoir s'il pouvait récupérer l'animal et étant sujet aux insomnies, resta à attendre la réponse en lisant un livre. Le lendemain sans surprise, le demi-géant se présenta chez lui.
- Bonjour Msieur Macnair.
- Rubeus. Entrez, attention la tête, dit-il en lui ouvrant la porte.
- Merci, vous êtes sympathique pour un ancien Mangemort.
- Nous sommes des humains avant tout. La plupart d'entre nous avaient encore du coeur en rentrant à son service, surtout les plus manipulés. Mais là n'est pas la question aujourd'hui.
Il alla chercher la cage avec le Niffleur et l'apporta à Hagrid.
- Oh ! Comme il est adorable. Je suis sûr que le professeur de soins aux créatures magiques sera ravi de l'avoir pour ses cours.
- Je suis certains qu'il sera mieux à Poudlard que chez Ombrage.
- Tout le monde est plus en sécurité loin d'elle. Merci de m'avoir contacté.
- Pas de soucis. Vous pouvez emprunter ma cheminée si vous le voulez Rubeus.
- Je vous remercie, ça ira plus vite, dit-il en allant dans l'âtre du manoir, disparaissant avec le Niffleur après quelques secondes.
- Voilà une bonne chose de faite, murmura Macnair avant de se préparer pour aller au travail.
Quand il fut au Ministère, il se dirigea à sa salle par automatisme et trouva sous sa porte une lettre de la main d'Arthur. Il sentit son coeur louper un battement et s'installa sur son siège pour la lire :
« Cher Mr Macnair,
Je voulais encore vous remercier pour votre aide hier. J'y ais beaucoup pensé, et je crois que nous pourrions devenir amis si vous en avez envie. J'aimerais vous inviter à prendre un verre ce soir. Faites moi part de votre réponse par une note dans l'après-midi. Bonne journée.
Arthur Weasley »
Il rangea le courrier dans le tiroir de son bureau, pensif puis regarda les dossiers qui l'attendaient.
- Hum… Ce n'est pas aujourd'hui que j'aurais du temps pour vous… soupira-t-il avant de se mettre au boulot, un air dépité sur le visage.
Il perdit la notion des minutes qui filaient alors qu'il était concentré sur ses papiers et fini par s'endormir sur tout son tas de dossiers. C'est ainsi que Lucius, venant comme à chaque pause déjeuner le chercher pour le repas, le trouva, prononçant le nom d'Arthur avec un sourire comme ceux qu'il avait lui-même pour sa femme Narcissa.
- Tu n'as pas choisis le meilleur des partis mon ami, soupira-t-il, en comprenant ce qu'il se passait dans l'inconscient de Walden avant de le réveiller, décidé à lui donner un petit coup de pouce.
- Hum ? Quelle heure il est ? dit-il en baillant.
- Bientôt 13h. Viens, tu as besoin de manger mon ami.
- Désolé… Je ne pensais pas être si fatigué…
- Ce n'est pas grave, allez, debout, l'encouragea doucement Lucius.
L'ancien Mangemort fini par se redresser et suivit son ami pour aller déjeuner. Plus tard dans l'après-midi Lucius alla voir le sang-pur roux qui venait de terminer de désenvoûter une scie ensorcelée. Il l'accueilli un peu froidement, ce qui était compréhensible comme ils ne s'étaient jamais entendus et dit :
- Que me voulez-vous Malfoy ?
- C'est à propos d'un ami à moi. Vous le connaissez sans doute. Walden Macnair.
- En effet. Qu'est-ce qui lui arrive ? demanda-t-il, rougissant légèrement avec un air inquiet.
- J'ai vus quelque chose qui me laisse penser qu'il est attiré par vous. D'ailleurs, je me souviens qu'à l'école il a toujours aimé les roux.
- Vrai… Vraiment ? dit-il, rouge de gêne.
- Oui. Vous devriez l'inviter au bal du Ministère.
- Mais… Je croyais que vous ne m'appréciez pas du tout ? Pourquoi vous me dites ça ?
- Je le fais pour lui. Il a eut son lot de souffrance et si je ne vous apprécie pas forcément pour le moment, je dois admettre que vous êtes le genre de personne qui lui manque dans sa vie. Et avant que vous me le demandiez, non je ne le répéterais pas. Par contre, si vous lui faites du mal, je vous le ferais personnellement regretter.
- J'ai de la chance dans ce cas, parce que ce n'est absolument pas mon attention. Vous savez, je lui avais envoyé une invitation à boire un verre, j'imagine qu'il avait trop de travail pour répondre.
- Il me semble qu'il avait en effet pas mal de dossiers à boucler toute à l'heure. Mais je crois que vous feriez mieux de réitérer votre invitation en personne, conseilla Lucius avant de retourner à son propre poste.
Le rouquin réfléchit un instant puis décida de suivre cette recommandation et alla voir Walden.
- Oh Arthur ! J'allais justement répondre à votre message.
- Cela tombe bien, je voulais savoir ce que tu en pensais, dit-il, employant le tutoiement sans faire attention. Alors ?
- Je serais ravi de prendre un verre avec vous. Je finis dans un peu plus d'une heure. On se rejoint dans le hall pour 19h ?
- Ce sera parfait Walden. A tout à l'heure, dit-il doucement avant de retourner à son bureau avec un air joyeux et une démarche bondissante.
Le bourreau se laissa tomber dans son fauteuil, sous le choc après avoir vu l'enthousiasme qu'avait l'homme qui allait sortir avec lui. Cela ne lui était jamais arrivé avant, que ce soit avec les dames, ou les gens de son genre. Il s'en retrouvait fort troublé et il lui fallu un long moment avant de reprendre ses esprits pour terminer ses derniers trucs à faire avant de rejoindre le roux.
A l'heure fixée, ce dernier était assit non loin de la fontaine et lui fit signe puis se leva. Walden s'approcha, tenant son porte document dans sa main puis avec Arthur ils se rendirent au chaudron Baveur pour siroter un bon verre de whisky, tous les regards des clients braqués sur eux. Le père de famille un peu gêné ne savait pas quoi dire et centrait son attention sur son invité qui lui n'aimait vraiment pas le fait qu'il soit mal à l'aise. Il se tourna vers eux, les dévisageant avec un air mauvais et menaçant puis prononça de sa voix rauque :
- Si vous avez un problème avec nous dites le tout de suite que je puisse régler ça. A moins que vous soyez trop lâches pour vous adressez à nous ?
Personne n'osa répliquer en voyant son aura sombre l'envelopper et ils détournèrent le regard.
- Hum… Je préfère ça, dit-il avec un sourire doux à l'intention de son accompagnateur.
- On peut dire que tu sais te faire respecter.
- Il faut bien ça pour survivre dans notre monde de dingue, déclara-t-il avant de remarquer qu'il regardait l'horloge. Tu veux rentrer chez toi ?
- Je… Ce n'est pas que j'aime pas être là avec toi… Mais…
- Tu es inquiet pour tes enfants. Je comprends. Je vais te raccompagner, dit-il en terminant son verre puis laissa de quoi payer les deux boissons.
- C'était moi qui devait t'inviter, soupira le plus jeune.
- Pas assez rapide petit lion, dit-il amusé. Allez viens, on a un peu trop traîné.
Le roux acquiesça puis une fois dehors, il transplana avec son collègue et arriva devant chez lui.
- Merci pour ce soir.
- Je t'en prie. J'espère que ça ira avec tes petites terreurs.
- Ne t'inquiète pas pour ça. Tout se passera bien comme d'habitude, dit-il en déposant une bise sur sa joue avant de se sauver.
Il resta figé un long moment, peinant à se rendre compte de ce qu'il venait de se passer puis retourna dans sa demeure le coeur battant. Il ne savait pas vraiment ce que cela impliquait pour eux deux, mais il sentait que ça allait changer pas mal de choses. Le temps passant lui donna raison car de rendez-vous pour boire un verre, ils passèrent à petits dîners chez l'un ou l'autre, il fit également connaissance avec les enfants de son désormais petit-ami. Il s'occupait beaucoup des jumeaux, comme ils étaient les plus jeunes, ils n'avaient pas trop de mal à l'apprécier contrairement aux plus vieux qui n'accrochaient pas avec lui au début.
Par contre il n'avait pas de problèmes avec les parents d'Arthur ce qui le surpris. Il compris pourquoi en apprenant que Septimus et Cedrella n'avaient jamais apprécié Molly, allez savoir pour quelle raison. Mais de cela il s'en fichait, il était bien content d'être accepté par ses futurs beaux-parents, ceci avait effet de le rassurer. Il commença également à se préparer pour le bal de Noël du Ministère, programmé pour le 24 décembre. On était maintenant le 10 et il n'avait toujours pas demandé à son compagnon de venir avec lui. Il ne savait pas comment amener le sujet et se fut finalement Lucius qui l'aida à se lancer quand il demanda au déjeuner, alors qu'il était avec eux et Narcissa, s'ils allaient venir ensembles au bal.
- Hum… Walden ne m'a pas encore invité, mais j'imagine qu'on pourraient y aller si je trouvais quelque chose de convenable à me mettre, répondit Arthur.
- Tu veux dire que tu n'as vraiment rien qui sied à une fête ? demanda Lucius. Mais comment tu as fais pour ton mariage ?
- Je portais un costume de mon père… Je préfère ne plus repenser à ce problème qui est en partie la raison pour laquelle j'ai quitté Molly.
- Je… Pardonne moi Arthur. Je ne me doutais pas que…
- Ce n'est pas de ta faute Lucius. Personne ne savait qu'elle me volait… Jusqu'à ce que mes frères découvrent le pot aux roses… soupira-t-il.
- Je peux t'aider en matière de mode, proposa Narcissa. Je suis sûre que tu seras parfait.
- Ce sera avec joie Narcissa. Si Walden veut bien y aller évidemment.
- Je comptais justement te demander d'être mon cavalier. Lucius m'a devancé en abordant le sujet.
- Eh bien parfait alors. Tentés par une petite journée shopping ce week-end ? demanda Narcissa, enthousiasmée par cette idée.
- Avec grand plaisir, répondit le couple en lui souriant.
Ils se retrouvèrent donc au chemin de traverse tous les quatre un samedi pour faire quelques courses et la Lady Malfoy eut tôt fait de dénicher les bonnes tenues pour les deux amoureux. Ils allaient faire sensation pour leur premier évènement mondain à deux. Arthur c'était déjà arrangé avec ses parents pour qu'ils gardent les enfants ce soir là et c'est un peu nerveux qu'il enfila ses nouveaux habits avant d'aller rejoindre Walden avec qui il se rendit au Ministère.
Tous les regards se rivèrent sur eux, mais cette fois, admiratif et Narcissa était pas peu fière du résultat de son travail. En effet le père de famille portait un pantalon bleu pâle, une chemise blanche et une veste bleue nuit avec des motifs argentés. Son compagnon à son bras était vêtu quant à lui d'un pantalon noir, une chemise blanche et une veste argentée dans un tissu imitation cuir. Ils avaient un style absolument renversant et Molly, présente avec son nouveau partenaire fut extrêmement jalouse de leur duo. Arthur avait une posture différente de quand elle était avec lui, il ressemblait bien plus à un aristocrate, sans doute était-ce du au fait qu'il fréquentait maintenant la famille Malfoy. Elle aurait aimé qu'il soit davantage comme ça avec elle et d'un coup elle sentit le regard du roux sur elle.
- Walden, je crois qu'il y en a une qui est jalouse.
- Tu crois Arthur ? C'est pourtant elle qui l'a cherché votre séparation. Si j'étais son nouveau partenaire, je me méfierais de cette voleuse.
- Heureusement que tu n'es pas assez bête pour l'être mon cher, dit-il avant de déposer un baiser sur ses lèvres avec tendresse, surprenant quelques secondes Macnair qui lui répondit pourtant.
L'ancien Mangemort l'entraîna ensuite sur la piste de danse, décidé à l'inaugurer avec son amoureux à qui Narcissa avait du apprendre à danser sous les regards intrigués de Drago qui était assit sur les genoux de Lucius à chaque leçon.
- Tout le monde nous regarde, lui chuchota Arthur.
- Je sais, c'est le but. Laisse-toi aller, tout ira bien.
- D'accord. C'est toi le guide, répondit-il avant de se laisser emporter par la musique, suivant les mouvements fluides et élégant de son amoureux qui le faisait aisément virevolter.
Après quelques tours, ils s'arrêtèrent, récoltant des tonnerres d'applaudissements avant d'aller s'installer à table pour boire un peu. Le plus jeune posa sa tête sur l'épaule de son Slytherin adoré en sirotant tranquillement son jus de fruit, il n'avait pas envie d'alcool ce soir. Ce dernier souriait, ravi de son petit effet et observait la décoration, se disant que décidément tout le monde c'était surpassé en cette année 1985. Il profita de cette soirée à deux avec leurs amis venant leur parler de temps à autres puis songea au lendemain, sachant que Arthur voulait qu'il reste cette nuit au Terrier. Il n'aimait pas cette maison qui lui rappelait l'ex femme de son aimé. Il la détestait pour ce qu'elle lui avait fait subir et aurait préféré célébrer les fêtes dans son manoir, mais il comprenait que le père de famille ne voulait pas troubler ses petits garçons plus qu'ils ne l'étaient déjà.
Quand sonna l'heure de rentrer, il salua les Malfoy avec lui puis transplana à la maison. Les lieux étaient merveilleusement décorés par les soins des parents d'Arthur ainsi que ses deux frères plus vieux que lui, Bilius et Clément. Ceux-ci les saluèrent puis ils disposèrent les derniers cadeaux sous l'arbre avant d'aller se coucher. Par habitude Walden se dirigea vers une des chambres d'amis, celle qu'il occupait généralement quand il venait rendre visite à son homme mais celui-ci lui dit :
- Non. Pas ce soir. Viens dans ma chambre.
- Tu es sûr ?
- Oui, je ne veux pas que tu sois tout seul cette nuit, déclara-t-il en prenant doucement sa main.
- D'accord Arthur.
Il le suivit docilement puis ils se mirent en pyjama et se couchèrent ensembles dans le lit, blottis l'un contre l'autre, se câlinant jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Au matin, ils furent réveillés par les cris enthousiastes des enfants qui vinrent les tirer du lit. Ils allèrent donc dans le salon et pour la première fois de sa vie, Walden se senti totalement à sa place quelque part. Il aida les enfants à déballer leurs paquets et joua avec eux avant que ne soit prit une photo de famille qui allait être à la source de beaucoup d'autres à l'avenir. Il rayonnait de joie sur le cliché, dans les bras de son aimé, Fred assit sur ses genoux, et George accroché à ses jambes tandis que Percy feuilletait un livre, que Charlie jouait avec un dragon et que Bill demandait à sa grand-mère une histoire.
