Bonjour chers lecteurs.

Aujourd'hui 4e OS de mon calendrier.

Cette histoire est là encore un UA. Les personnages sont OOC, à part peut-être Harry.

Bon, je vais vous laisser avec le texte ^^


OS n°4 : Héritier de Slytherin

Tout commence avec une lettre en rapport avec les évènements du Cimetière en 1995. Je suis devenu le fils de Voldemort via adoption par le sang. Ceci est mon histoire et celle de mon étrange famille. Elle vaut mieux que les Dursley.

Ships : Gellert/Harry

Warning : Texte à la première personne ! POV Harry. No lemon. Yaoi


Héritier de Slytherin.

Figé. C'était comme ça que j'étais après avoir lu cette lettre. Elle portait le blason de Gringotts, jusque-là, tout était normal. Mais à l'ouverture tout s'était gâté. Ils m'annonçaient que lors de la nuit du 24 juin, dans ce cimetière maudit, j'étais devenu le fils de mon pire ennemi, celui que j'étais destiné à tuer d'après une prophétie énoncée lorsque je n'étais qu'un bébé. J'allais devoir le mettre au courant de ce qu'il se passait, mais d'abord, je devais tout expliquer à ma tante qui me dévisageait depuis au moins une bonne dizaine de minutes. Je me suis alors tourné vers elle puis j'ai déclaré, sur un ton grave et un peu affolé :

- Tu vas être contente. Je vais bientôt quitter cette maison et avec un peu de chance, peut-être que je survivrais. Ou pas. Cela reste à déterminer.

- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

Je lui ais tendu la lettre sans rien ajouter puis je suis parti préparer mes valises, et puis il fallait que je contacte quelqu'un qui pourrait venir me chercher pour m'amener à la banque. De préférence une personne de son camp qui serait apte par la suite, à le convaincre que je ne mentais pas. Je me suis installé à mon bureau dès que mes bagages furent finies puis j'ai entendu ma tante monter. Elle avait avec elle les dernières choses qui restaient dans le placard ainsi que la lettre.

- Bonne chance avec le meurtrier, dit-elle un peu sèche, mais sa voix tremblant légèrement. N'oublie pas tes dernières étrangetés. Gardes les bien dans ta chambre si tu ne veux pas que ton oncle les jettent.

- Merci, ais-je dis après une brève hésitation, puis quand elle fut partie, j'ai contacté mon ami elfe.

- Harry Potter a appelé Dobby ?

- Oui. Je suis dans la grosse mouise. Pourrais-tu donner ceci à Lucius Malfoy et le prier de convaincre son maître de me rejoindre à Gringotts sans m'assassiner ?

- Dobby n'aime pas aller voir son ancien Lord. Mais il le fera pour son ami Harry, dit-il en prenant l'enveloppe où j'avais mis la lettre des gobelins ainsi qu'un mot de ma main.

Mon ami revint quelques minutes plus tard, tout tremblant avec une réponse de la main de l'aristocrate qui disait ceci :

« Potter, bien que l'idée d'être votre père n'enchante guère le Seigneur des Ténèbres, il accepte de se rendre à Gringotts. Nous vous rejoindrons là-bas à 15h en petit comité. Débrouillez-vous pour être à l'heure, il a toujours détesté les retardataires. »

- Génial… ais-je alors soupiré. Dobby, peux-tu m'emmener avec mes affaires au chemin de traverse s'il te plais ?

- Bien sûr. Dobby peut faire beaucoup de choses.

- Alors vas-y, je suis prêt, ais-je dis une fois que j'avais vérifié que je n'avais rien oublié.

Il a alors transplané avec moi puis m'a accompagné jusqu'à devant la banque. Je l'ai ensuite invité à retourner à Poudlard puis je suis entré. Je n'ais eus aucun mal à reconnaître Gripsec parmi les différentes créatures présentes aux guichets. Je me rappelais parfaitement ma première rencontre avec lui en compagnie d'Hagrid. Je l'ais salué courtoisement puis lui dit :

- C'est au sujet de la lettre que j'ai reçus aujourd'hui… Hum… L'autre personne concernée va venir à 15h. Pourrions-nous les attendre dans un endroit plus discret ? Je pourrais vous en parler un peu plus en détails…

- Suivez moi monsieur Potter, dit-il avant de m'emmener de l'autre côté des guichet, dans un bureau plutôt sobre.

Quand je fus installé, il prononça :

- Bien, maintenant que nous sommes en tête à tête, dites moi tout.

- Mon nouveau père… Il s'agit de Voldemort. Il va venir dans un peu moins d'une heure avec quelques Mangemorts sans doute. Avez-vous ici une salle neutre par hasard ?

- Ah… C'est certains que cela ne va pas être une mince affaire. Je vais devoir contacter le gérant de compte de sa famille pour bien faire. Et oui, nous avons des endroits adaptés à ce type d'entrevue. Cependant, vous êtes venu seul je me trompes ?

- C'est un ami, un elfe de maison qui m'a déposé.

- Vous n'avez contacté personne d'autre ?

- Je ne savais pas vraiment quoi leur dire… Et puis ils seraient tombés dans les pommes…

- Je vois. Il va cependant falloir que je joignes quelqu'un puisque vous êtes mineur. Choisissez la personne que vous préférez.

- Hum… Serait-ce possible de prévenir le professeur McGonagall ? Je penses qu'elle sera plus à même de rester sérieuse dans tout ce bourbier…

- Très bien. Je m'en occupe, dit-il avant d'envoyer deux messages via sa magie.

Je me suis alors assit pour attendre, puis quelques instant plus tard, elle a débarqué dans la pièce avec son habituelle attitude fière et droite.

- Mr Potter. Décidément vous ne faites rien comme tout le monde.

- Je sais professeur… Mais ce n'est pas de ma faute…

- J'en suis consciente, dit-elle doucement tandis qu'un second gobelin faisait son entrée.

Il se présenta comme étant le gérant des voûtes rattachées à la fortune de la famille Slytherin et j'ai alors pleinement réalisé ce que signifiait mon adoption par le sang. J'étais devenu cette nuit là, l'héritier de l'un des quatre fondateurs de Poudlard, et pas des moindres.

- Merde… Dites moi s'il vous plaît que Salazar en personne ne va pas venir à ce meeting… Sinon je vais vraiment avoir besoin de plus de soutiens de Gryffondor, ais-je dis à mi voix.

- Ce n'est pas prévus normalement, répondit le gobelin, ce qui était loin de me rassurer. Nous devrions cependant bouger dès maintenant. Ils vont arriver d'ici un peu plus d'un quart d'heure.

Je l'ais suivis avec mon enseignante de Métamorphose, je n'avais pas trop le choix après tout. Nous nous sommes alors rendus dans une grande salle aux murs gris délavés avec une grande table noire et des chaise en noyer. Nous avons prit place d'un côté de la table avec Gripsec, et le second gobelin s'est assit de l'autre côté, il s'appelait Regnek d'ailleurs. L'attente m'a parue interminable, jusqu'à ce que Lucius fasse son entrée suivi de Voldemort, le professeur Rogue, Bellatrix, ainsi que Greyback, le loup-garou qui avait mordu Remus. Je me sentais clairement en infériorité numérique puis la voix des Gobelins résonna :

- Nous rappelons pour tous les règles de cette salle. Les baguettes doivent restées dans les poches de leurs propriétaires ou bien elles serons confisquées pour la durée de la séance afin que tout se passe bien. Les agressions verbales, physiques et mentales sont également défendues.

Tout le monde a acquiescé, y comprit face de serpent, ce qui m'étonnait.

- Bien, nous sommes ici, parce que vous, Tom Elvis Jedusort, Héritier de Salazar Slytherin, avez adopté par le sang Harry James Potter ici présent la nuit du 24 juin 1995. Ce fait, comme cela est dicté dans la loi magique, l'oblige à quitter ses relatifs actuels et que vous le preniez en charge tant qu'il sera mineur.

- Un lion parmi les serpents, j'aurais tout vu, soupira Voldemort.

- Hey ! Je vous signale que j'aurais pus aller dans votre maison si le choixpeau ne m'avait pas écouté. Je suis choixpeau flou. Et je rappelle que je suis Fourchelang par votre faute ! Tout le monde m'a regardé de travers en 2e année à cause de ça !

- Vraiment ? Voilà qui est intéressant. Dans ce cas, tu devrais comprendre Nagini, répliqua le Lord noir en laissant sortir son familier de sous son manteau.

- Bonjour Harry Potter.

- Quel déplaisir de te revoir Nagini, ais-je alors sifflé.

- Eh bien voilà qui est troublant… Je me demande bien ce qui a causé cela.

- Je crois avoir ma petite idée sur la question, dit Salazar qui venait d'arriver depuis un coin sombre, avant d'attraper son descendant par le col de sa chemise.

- Sa… Salazar ?! Vous n'êtes pas mort ?!

- Oh que non. Mais toi tu le seras bientôt si tu ne me laisse pas réparer tes conneries. Tu n'es qu'un petit connard chauve et prétentieux ! Tu as osé créer des Horcruxes ! Regarde dans quel état ça t'a mit ! Mais qui m'a foutu un descendant pareil ?!

Je n'osais pas le regarder ni bouger ni parler, puis sa voix devint plus douce et il dit :

- Harry, je suis heureux de faire ta connaissance. Depuis le temps que les autres me parlent de toi, il me tardait de te rencontrer. Bienvenu dans la famille. Toi au moins tu as la tête sur les épaules.

- Euh… Excusez moi… ais-je bégayé. Mais… Je… Loin de moi l'idée de vous manquer de respect mais je… On ne peut pas dire que je sois ravi… Surtout après avoir eut à affronter votre serpent géant dans votre chambre cachée sous le château…

- Je suis vraiment désolé pour ça… Et Magia qu'est-ce que j'ai souffert quand tu l'as tuée… Ma pauvre basilic… Elle n'avait rien demandé à personne… Je l'avais placée là pour garder mes recherches c'est tout… C'était mon familier… Elle était en stase jusqu'à ce que cet abruti la réveille et lui fasse tuer cette pauvre petite Ravenclaw !

Il fusillait désormais Voldemort du regard et son aura se fit menaçante alors qu'il semblait sur le point de lui sauter à la gorge, cependant ma professeur le détourna de mon nouveau père en disant :

- Vous ne voudriez pas nous faire part de votre idée concernant le don de Fourchelang de Harry plutôt que de faire des remontrances à votre descendant ?

- Ah… Oui ! Vous faites bien de me le rappeler. Alors… Voilà ma théorie. Quand Tom a voulu tuer Harry cette nuit-là, le sort a ricoché, venant le détruire. Mais, il n'a pas fait que réduire en cendres l'enveloppe corporelle de Tom, cela a eut pour effet de détacher un bout de son âme, créant ainsi un Horcruxe supplémentaire. Et comme le dit la fameuse prophétie, il l'a marqué comme son égal en faisant de lui un Fourchelang par la présence de son bout d'âme dans son esprit. C'est aussi à mon humble avis ce qui fait que Tom ne peut pas mourir tant que Harry survis, puisque le garçon est un Horcruxe lui-même.

Cela me laissa sans voix et visiblement c'était pareil pour le reste des personnes présentes autour de nous. J'avais envie de prendre la fuite, mais ça n'aurait pas été très Gryffondor de ma part. Il fallut un long moment pour que chacun puisse se remettre de ses émotions puis Lucius demanda :

- Dans ce cas… Que devons-nous faire maintenant concernant la guerre ?

- Elle n'a, selon moi, plus lieu d'être, déclara Salazar. Je ne permettrais pas à mes descendants de s'entre-tuer. Qui plus est, la folie de Tom a assez fait couler le sang. Je compte bien réparer l'esprit de mon descendant pour qu'il ait la chance de devenir un homme meilleur.

- Si on ne m'avait pas laissé dans ce maudit orphelinat je ne serais pas devenu ainsi, déclara Tom en caressant son serpent adoré.

- Ah oui… L'orphelinat… Si seulement j'avais pus faire quelque chose. Hélas, je ne le pouvais pas. D'autres que ta mère avaient besoin de moi parmi mes descendants. J'ai crus avoir le temps de tout faire… Mais quand tu es arrivé à Poudlard, c'était trop tard, tu étais déjà trop sombre. J'ai essayé de te ramener du bon côté plusieurs fois, mais tu étais si obnubilé par ton désir de pouvoir que tu ne me voyais même pas. Alors, au bout d'un moment, j'ai abandonné et puis… Quand te voir sombrer me fit trop mal, j'ai quitté Poudlard et l'Angleterre, partant vivre en reclus. C'était plus que je ne pouvais le supporter… Je n'ai rien pus faire pour toi à l'époque, mais maintenant je compte bien réparer cette erreur que tu as faite. Et le plus tôt sera le mieux. L'inconvénient des Horcruxes, c'est que lorsque tu en fais trop, la séparation de l'âme a pour conséquence de tuer à petit feu. Comme nous sommes en présence de deux d'entre eux, il va falloir faire un peu de place.

Il utilisa alors sa magie plus ancienne encore que celle des gobelins et d'un coup Nagini fut séparée de son maître et placée dans un cercle de Runes, tout comme moi alors que Voldemort ne pouvait plus bouger un muscle.

- Bien, maintenant, il faut que j'appelle tes autres créations. S'il vous plaît, tout ceux qui peuvent bouger, mettez vous à l'autre bout de la pièce. Et surtout, pas un mot une fois que j'aurais commencé. C'est un rituel compliqué que je vais mener, il me faut un silence le plus parfait possible. Mais le plus important, vous ne devez en aucun cas toucher vos baguettes. C'est clair ?

Ils avaient tous acquiescé sans un bruit avant de se mettre à la place désigné par le sorcier du Moyen-Âge, tandis que je les observaient depuis mon cercle. Je ne savais pas vraiment comment allait se passer la suite des événements, mais je sentais que cela allait changé nos vies à tous de façon radicale. J'avais hâte de découvrir ce dont étaient capables les sorciers du millénaire précédent et je me doutais que je ne serais pas déçus du spectacle. Il inspira profondément, paume contre paume et commence à incanter en Fourchelang :

« J'en appelle à la magie de ma famille dispersée en ce bas monde par le passé. Viens à moi quelque soit ta forme afin que la pire des erreurs soit supprimée. Reviens pour que le dernier retrouve sa santé. Que les sorts maléfiques soient défaits, que la magie noire redevienne innocente et qu'enfin se termine la tourmente d'un esprit trop de fois brisé. »

J'ai alors ressentis un puissant mal de crâne et je suis tombé à genoux dans mon cercle, sans pouvoir retenir un hurlement de douleur alors qu'un fragment noir sortait de ma tête pour venir doucement tourner autour de Salazar. De la tête du serpent sorti la même chose puis des objets firent leur apparition sur la table. Il y eu d'abord un médaillon avec les armoiries de Slytherin dessus, puis une chevalière, une coupe d'or avec un blaireau gravé, et enfin, un coffret en verre contenant un diadème en argent à l'allure d'aigle. Les mêmes étranges fragments émergèrent d'eux, puis rejoignirent ceux qui tournaient et le fondateur grogna.

- Hum… Il en manque un. En remplacement il va me falloir retirer toutes ces marques posées sur tes partisans. Attention ça va piquer.

Il incanta donc une deuxième fois, mais là je ne comprenais rien de ce qu'il racontait, et les autres non plus visiblement. J'ai soudain vu les manches de Bellatrix, Rogue et Malfoy se retrousser, révélant leurs marques des Ténèbres en train de disparaître doucement. Cela se transforma en serpents de fumée noire et il en venait de tous les côtés par dizaines, se rassemblant avec les fragments qui commencèrent à blanchir sous la litanie du sorcier qui quelques minutes plus tard envoya la sphère blanche dans la tête du Lord noir qui se tordit de douleur avant de s'effondrer, inconscient.

- C'est fini… dit Salazar fatigué. Il ne reste plus qu'à attendre qu'il se réveille.

- Combien de temps cela va durer ? ais-je demandé.

- Cela varie entre quelques heures et plusieurs semaine en fonction de la gravité des dégâts sur l'esprit. Pour lui je dirais qu'il y en a jusqu'à fin septembre.

- On fait quoi en attendant ?

- Eh bien, je t'emmène avec lui et Nagini dans mon manoir. Je vais veiller sur vous comme j'aurais du le faire dès le début. En ce qui concerne les Mangemorts, je laisse le soin au Ministère de s'en charger. Mon descendant a bien assez payé pour ses erreurs à mon avis. Allez, en route Harry.

- Hum… D'a… D'accord… ais-je répondus un peu anxieux.

- Ne vous inquiétez pas Monsieur Potter, me chuchota ma directrice de maison. Vous n'avez rien à craindre, tout ira bien. Nous nous verrons à la rentrée.

- Merci d'être venue Professeur. Vous pourrez expliquer la situation à Dumbledore ?

- Je le ferais, et je préviendrais vos amis.

- Je vous remercie, ais-je dis avant que Salazar ne m'entraîne hors de la pièce après avoir rempli quelques papiers.

Il a ensuite transplané avec moi, Voldemort et son familier puis je me suis retrouvé dans un immense manoir loin d'être aussi sinistre que je ne me l'imaginais. Mon nouvel ancêtre m'a demandé de l'aide pour transporter mon « père » dans une chambre puis il m'a montré la mienne. Il s'est alors encore excusé pour tout ce qui m'était arrivé par sa faute et en le voyant si abattu je n'ai pas put lui en garder rancune bien longtemps. J'ai ensuite vidé ma valise pour tout ranger dans ma chambre et j'ai laissé Hedwige se dégourdir les ailes avant de partir explorer la maison.

Quelques jours plus tard, j'ai reçus des lettres de mes amis qui me demandaient comment ça se passait puis d'un seul coup j'ai senti mon corps changer. Je me demandais quand ça allait arriver, je ne comprenais d'ailleurs pas pourquoi cela avait tant tardé. C'était assez désagréable comme sensation alors je me suis laissé tombé sur mon lit en attendant que ce soit terminé. Quand je me suis relevé, je me suis rendu dans ma salle de bain avec appréhension, espérant ne pas avoir de traits commun avec mon paternel dans son état actuel.

Après plusieurs secondes d'hésitation j'ai enfin regardé dans le miroir. Ce qui m'a le plus choqué c'était mes yeux, dans le vert originel se mêlait du rouge et dans les contours de mon iris, du noisette. Cela me donnait un regard plutôt mystérieux. Mes traits c'étaient également affinés et je me suis rendu compte que ma vision n'était plus floue alors que je n'avais pas mes lunettes sur le nez, ma cicatrice aussi n'était plus qu'un lointain souvenir. J'avais également les épaules plus larges et des centimètres supplémentaire ce qui faisait que j'avais les chevilles à l'air et que ma chemise me serrait.

Je me trouvais bien plus beau comme ça et je me disais que cela allait me poser des problèmes à la rentrée. J'ai alors poussé un profond soupir avant de partir à la recherche de Salazar. Je l'ai retrouvé dans son laboratoire de potions au sous-sol et il a faillis lâcher sa fiole quand il m'a vu avec cette allure.

- Nom d'un chien mon petit ! On peut dire que c'est un changement radical !

- Oui je sais… Mais ce que je comprends pas c'est pourquoi maintenant et pas avant ?

- Tu ne te rappelle pas quel jour on est ?

- Euh… J'ai pas fais spécialement attention…

- C'est ton anniversaire Harry. Nous sommes le 31 juillet. Tu as eus ton cadeau de Magia.

- Je vois… Et je vais avoir besoin d'autres choses euh… Sal… Tu veux bien m'emmener au chemin de traverse ? Mes uniformes sont sûrement trop juste maintenant…

- Aucun problèmes. Je dois juste terminer cette potion. Va dans ma chambre, tu fais ma taille maintenant, sers-toi dans mon armoire, tu ne vas pas te trimbaler avec des habits trop petits jusqu'à ce qu'on ait fait les courses.

- Merci, ais-je dis avant de me rendre dans la pièce en question.

J'ai fouillé son armoire jusqu'à trouver des vêtements à mon goût puis je suis allé prendre une douche avant d'enfiler une chemise noire, un pantalon blanc et une veste bordeaux ainsi que des chaussures noire, ma pointure ayant aussi changé. J'ai ensuite rejoins mon aïeul qui me félicita pour mon bon goût avant de m'emmener au chemin de traverse, confiant Voldemort à un de ses elfes de maison. Nous sommes d'abord allés chez madame Guipure qui s'exclama :

- Sacrée poussée de croissance que vous avez eut là Monsieur Potter. Je vais en avoir de nouveau du travail avec vous.

- En effet, mais ce n'est pas de ma faute vous savez, ais-je soupiré avant de la laisser me mesurer.

- Je sais bien. Vous avez l'âge pour ça, dit-elle avant de réunir les mesures dans un carnet. Allez faire un petit tour le temps que je prépare tout ce qu'il vous faut.

- Merci Madame, ais-je dis avant de sortir avec Salazar qui avait à acheter quelques ingrédients chez l'apothicaire.

Il en profita également pour me prendre mes fournitures pour ma 5e année, puis après une petite heure, nous sommes allés récupéré les vêtements chez la couturière avant de nous rendre côté moldu pour acheter des tenues un peu plus classiques. J'étais pas très à l'aise surtout que les vendeuses me regardaient avec insistance et Salazar jeta un sort pour qu'elles nous ignorent le temps que j'essaye mes tenues. C'est avec un grand soulagement que nous sommes tous les deux retournés à la maison quelques temps plus tard. Il confia mes nouveaux habits à un elfe pour qu'ils soient lavés et rangés puis nous avons fait un tour dans la chambre de Voldemort pour voir comment il allait mais surtout pour prendre soin de Nagini qui sans ça ce serait sans doute laissée dépérir.

J'avais de la peine pour elle et parfois, je la laissais s'enrouler autour de moi quand elle avait froid, et je la caressais en lui sifflant des mots rassurant. Je commençais à comprendre comment fonctionnait le lien entre un sorcier et un familier et je saisissais que ma présence était cruciale pour elle jusqu'à ce que son maître se réveille, car en temps que membre de la même famille, nous avions une magie proche, ce qui la faisait se sentir mieux. Elle savait cependant qu'elle ne pourra pas me suivre à Poudlard en Septembre, mais heureusement pour ce dernier mois, être avec Salazar lui suffira.

En attendant, j'avais bien envie de voir mes amis, mais mon ancêtre, pas très chaud de les faire venir, me fit comprendre que je ne pourrais exceptionnellement pas les voir cette année. Il craignait que leur magie ne perturbe celle instable de Voldemort et ne voulait pas risquer de le perdre encore une fois, ce que je comprenais maintenant que je connaissais toute l'histoire. Il m'avait également posé des questions sur les cours et était décidé à me donner des cours particuliers de potions pour que je puisse me défendre mieux face à Severus Rogue.

Il n'aimait pas le fait que cet enseignant s'en prenne à moi particulièrement parce que j'étais le fils de son ancien tourmenteur de l'école. Il me faisait donc travailler sur une potion différente tous les jours pendant l'après midi, même s'il me laissait aussi m'entraîner au Quidditch et me donnait des petites astuces pour progresser dans les autres matières. Avec le temps, je me faisais de plus en plus à l'idée d'être membre de sa famille, et si je n'étais pas à l'aise avec Voldemort, au moins je cernais mieux pourquoi il avait tourné ainsi. Je me demandais ce qu'allais donner notre relation quand il se réveillera mais je n'étais pas sûr que ça se passerait bien du moins au début. Quoi qu'il en soit, j'avais hâtes de retourner à Poudlard pour revoir mes amis.

Plus le temps passait, plus j'en apprenais sur les Slytherins et je me rendais compte au contact de Salazar que j'avais vraiment un mauvais jugement des gens de sa maison. Lorsque le 1er Septembre arriva, j'étais prêt à donner une nouvelle chance aux verts et argent pour faire plaisir à mon aïeul. Ce dernier m'a d'ailleurs emmené à King's cross, habillé d'une tenue moldue élégante comme la mienne et nous attirions tous les deux les regards sur nous, même une fois sur la voie 9 3/4. La première personne parmi mes amis à m'avoir remarqué ce jour-là fut Hermione qui s'exclama :

- Harry ! Enfin tu es là ! Qu'est-ce que tu as grandis et changé !

- Bonjour Mione. C'est l'effet de l'adoption, ais-je répondus avec un doux sourire.

- Cela te vas très bien. Tu es charmant, dit Luna qui arriva juste après.

- Merci Luna, toi aussi tu es ravissante, comme toujours.

- Flatteur va.

- C'est de famille je crois, dit Salazar avec un air amusé.

- Lord Slytherin, salua Luna.

- Voilà longtemps que je n'avais pas vus une jeune fille sensible à la magie comme vous, mademoiselle Lovegood, c'est un plaisir de vous rencontrer.

- De même, dit-elle avec un doux sourire alors que les autres approchaient pour me dire bonjour.

Ils étaient tous plutôt gênés et perturbés par le changement mais je savais qu'ils finiraient par s'y faire. Les seuls qui m'inquiétaient en réalité, c'était Ron et Ginny qui me regardaient avec des yeux ronds. Je n'osais rien dire et caressais simplement ma chouette, perchée sur mon chariot à bagage.

- Hum… Les amis… Vous avez donné votre langue à Pattenrond ou quoi ? ais-je demandé quelques minutes plus tard. Je suis toujours la même personne vous savez…

- Non. Tu es très différent. Tu es élevé par un serpent ! dit Ginny.

- Et alors ? Salazar a bien plus de coeur que les Dursley ! Je t'interdis de dire ce genre de choses sans le connaître ! Tu n'as pas le droit de le juger alors que tu viens à peine de le voir pour la première fois. Il n'est pas celui que l'on dépeint dans les livres d'histoire.

Mon aïeul, la regardait, et dans ses yeux d'argent, j'ai lus une colère sourde qu'il contenait à grand peine. Je l'ai alors serré dans mes bras, ne voulant pas qu'il s'attire d'ennuis puis j'ai murmuré :

- Ne t'occupes pas d'elle, elle a toujours était trop prompte à juger les gens.

- Elle est surtout attirée par toi mon grand, ça ne lui plais pas que tu sois différent.

- Tant pis pour elle alors. Tu devrais rentrer à la maison, il va être l'heure de partir.

- Tu es sûr que ça ira sans moi ?

- Oui, ne t'inquiète pas, je ne suis plus un premier année.

- Hum… C'est vrai. Cependant si tu as un soucis, n'hésite pas à demander de l'aide à Poudlard. Il reconnaîtra en toi le sang des fondateurs.

- Merci grand-père, ais-je dis avec un grand sourire avant de mettre mes affaires dans le train puis de m'installer dans un wagon avec ma valise et mes amis.

C'était la première fois que je l'appelais comme ça et cela a du lui faire drôle car quand le train parti, en regardant par ma fenêtre, je l'ais vus pleurer. J'avais presque envie de le rejoindre pour le rassurer. Hermione remarqua mon regard et me dit :

- Ne t'inquiète pas pour lui. Il faut juste qu'il s'habitue. Il s'est occupé de toi pendant deux mois d'affilé, c'est normal qu'il soit un peu émotif.

- Tu as sûrement raison Mione. Comme toujours. Et pour Ginny ? Tu crois qu'elle va être fâchée longtemps contre moi ?

- Je ne sais pas Harry. Et concernant Ron ? Tu ne t'inquiète pas ?

- Je penses qu'il me donnera son avis ce soir. Il doit être en train d'y réfléchir.

- J'espère qu'il sera pas trop brusque. Sinon… Comment il va Vol… Euh… Ton père.

- Toujours inconscient, mais Sal dit que son état est stable. Il devrait se réveiller vers la fin du mois. Il m'enverra une lettre pour me prévenir. Je m'inquiète plus pour son serpent. Elle s'est beaucoup

attachée à moi. Elle était très protectrice vis-à-vis de ma personne. Nagini m'assimile sans doute à un petit serpenteau à protéger.

- C'est possible. Tu devrais lui poser la question. Après tout c'est toi qui parle aux serpents.

- En ce moment elle ne parle pas beaucoup. Elle est trop inquiète. Parfois je l'entendais pleurer, cachée sous le lit du Lord…

- Je vois… Il doit lui manquer.

- C'est le cas en général avec les familiers ayant un lien aussi fort qu'eux deux. C'est un peu comme le directeur et son phénix. Enfin… J'espère que tout se passera bien en mon absence.

- Il n'y a pas de raison qu'il arrive quoi que ce soit, ne te fais pas de mourrons, dit Neville qui avait suivit la conversation sans rien dire jusque-là.

- Je le souhaite. Mais et toi Neville, tu en penses quoi de tout ça ?

- Franchement, moi je trouve que ta nouvelle apparence te va à merveille. Tu ne devrais pas t'inquiéter pour les autres. Les vrais amis t'accepterons toujours tel que tu es même si tu changes.

- Merci, j'avais besoin d'entendre ça.

- Je t'en prie, dit-il avant de se replonger dans son livre de botanique.

Le voyage s'est ensuite poursuivit dans un silence plus ou moins reposant jusqu'à notre arrivée à la gare de Pré-au-lard. Nous sommes montés en deux groupes dans les calèches tirées par les Sombrals, puis en arrivant au château nous avons découvert notre nouvelle enseignante de DCFM, Dolores Ombrage, envoyée par le remplaçant du Ministre Fudge, Archibald je sais plus trop quoi. Fudge était apparemment malade depuis quelques semaines et avait du être remplacé en urgence, et visiblement la sorcière devant nous en était fort aise.

Elle ne m'inspirait pas confiance et je me demandais ce qui était passé par la tête de Dumbledore pour qu'il accepte de l'engager. Elle nous fit un discours qui ne me rassurait absolument pas et après le dîner en rentrant à la tour, je sentais que nous allions tous passer la pire de nos années à partir de maintenant. Je me suis arrêté un instant dans mon avancé pour réajuster mes cheveux, plus domptables depuis mon adoption, mais également légèrement ondulés, quand on m'interpella.

- Hey Potter ! Classe ta nouvelle apparence.

- Malfoy ? Qu'est-ce que tu fais là ? Ce n'est pas le chemin des cachots.

- Je suis préfet. Je fais ma ronde c'est tout. Tu ne devrais pas rester dans le coin.

- J'imagine que ton père est ravi de ta nouvelle place.

- Oui. Je ne demanderais pas pour le tiens, ce serait déplacé.

- C'est ton père qui t'en a parlé ?

- Oui, il a bien fallu qu'il explique pourquoi il n'était plus marqué. Tu remerciera Salazar pour moi. Grâce à lui, ma famille est moins folle, surtout ma tante.

- Je suis sûr que grand-père sera ravi.

- Tu l'appelles comme ça maintenant ?

- Je vais quand même pas dire à chaque fois aïeul quand je le vois. Quoi qu'il en soit… Je voulais te dire… Je suis désolé.

- Pour quelle raison ? demanda-t-il perplexe.

- Ne pas avoir accepté ta poignée de main en première année, et tout ce qui s'est ensuivit…

- Je… Vraiment ? Mais… Pourquoi ? Je n'ais jamais compris…

- Je ne savais rien sur qui j'étais, enfin presque. Mais en tout cas, le peu que j'avais appris sur ta famille n'était que du négatif. Je n'ai compris qu'il y a peu, grâce à Salazar, que j'avais eus un jugement trop précipité.

- Donc… Je me suis vraiment comporté comme un imbécile c'est ça ?

- On va dire oui. Mais… Je veux bien te donner une seconde chance. J'ai promis à grand-père que je ferais un efforts avec les élèves de Slytherin et ça commence par toi.

- Tu es sûr que tu ne reviendras pas sur ton choix ?

- Certains, ais-je dis en lui tendant la main.

- On est plus des gosses après tout, dit-il en acceptant de la serrer.

- Tu ne le regrettera pas Drago.

- Allez, file à ta salle commune Potter, avant que tu te fasse chopper par un autre préfet.

- Cela devrait aller. A demain, ais-je répondu avant de gagner la tour des Gryffondors.

En passant la Grosse Dame, je me suis retrouvé devant Ron qui m'attendait.

- Tu faisais quoi dans les couloirs Harry ?

- Je discutais avec Drago. On a enterré la hache de guerre, enfin, on commence.

- Tu sais ma sœur a raison. Tu as changé mon pote.

- Et ? Tu crois aussi que Salazar est un monstre ? Que je suis devenu mauvais ?

- Non, tu es différent. Mais tu reste mon ami qui se fourre dans des ennuis pas possible sans le faire exprès. Il y a qu'à toi que ça aurait put arriver d'être adopté par Voldemort.

- Oui, je sais Ron. Mais crois moi, tout vaut mieux que ma tante et mon oncle.

- Je te crois sur parole. Fais pas attention à ma sœur, elle finira par se calmer.

- Elle a intérêt, sinon je te jures je vais devoir demander un service à Nagini.

- Tu n'auras pas besoin. Allez viens, allons nous coucher.

Je l'ais suivis avec le sourire, rassuré qu'il m'accepte comme j'étais puis, par la suite, les cours commencèrent avec toujours les mêmes profs, sauf celle en rose évidemment. En plus on l'avait dès le début le lendemain, je pensais qu'on étaient maudits durant mes premières années, je me disais maintenant que c'était sûrement encore d'actualité. Nous étions à peine rentrés en classe qu'elle montrait à quel point elle était une mauvaise prof en nous donnant un livre 100 % théorique, vraiment pas le genre de manuel qui pourrait nous aider contre des mages noirs. Quelques minutes après le début du cours, je n'en pouvais plus de lire son tas de feuilles pourries et j'ai levé ma main.

- Oui monsieur Potter ? a-t-elle dit.

- Professeur Ombrage, comment nous sommes sensés nous défendre une fois sortis de l'école si vous ne nous apprenez que la théorie ?

- Il n'y a rien de dangereux dehors jeune homme. Le Ministère y veille.

- Ah oui ? Et si on se retrouvait prit dans un duel ou attaqué par un Mage noir ? On ne pourrait rien faire, surtout que le Ministère ne réagit pas au quart de tour.

- Vous rendez-vous compte de ce que vous dites ? Vous discréditez la plus grande instance du monde magique Anglais.

- Non, je ne dis que la vérité. Ceci est un fait, tout comme je déclare qu'il y a des dangers partout.

- Vous n'êtes qu'un élève arrogant, taisez-vous, dit-elle avant de me jeter un sort avec sa baguette. Ce soir vous serez en retenue avec moi à 20h après le dîner. Et ce sera 20 points en moins pour Gryffondor. Quelqu'un a autre chose à ajouter ?

Personne d'autres n'osa répliquer alors que moi j'étais muet, je n'eus pas d'autres choix que de rester ainsi jusqu'à la fin de l'heure. Une fois sorti et à plusieurs mètres de la salle de classe, Hermione me jeta le contre sort et me traita de tête brûlée.

- Je suis au courant Mione. Mais je n'ai fais que dire ce que tout le monde pensait.

- Tu ferais mieux de faire attention à ce que tu dis avec elle ici Potter, déclara Malfoy qui ne se trouvait pas très loin.

- Ah et pourquoi ?

- Cette femme, c'est la plus raciste des sorcières de tout le Ministère. Son but est de monter le plus vite possible dans les échelons du Ministère. Elle était la sous secrétaire d'état de Fudge avant qu'il ne se retrouve à Sainte-Mangouste.

- Tu crois qu'elle a quelque chose à voir avec ça ?

- Peut-être. Elle en serait capable, c'est une ancienne Slytherin, dans le genre retors elle est pas mal.

- Elle ne connaît pas encore mon grand-père, ais-je répondus avant que la journée ne se poursuive sans d'autres ennuis à déplorer.

Cependant je sentais que ma retenue ne serait pas du tout plaisante, je regardais donc le temps défiler avec appréhension. Après dîner je suis monté au bureau de ma prof et elle m'a fait copier des lignes, jusque-là tout allait bien, sauf que sa plume, elle était bizarre et les mots sont apparus sur ma main. J'avais si mal en sortant de la salle que j'en pleurais presque, mais cela, le crapaud ne s'en rendit heureusement pas compte. Je me suis ensuite précipité à mon dortoir et j'ai passé la toile de la Grosse dame en me tenant la main gauche qui saignait encore. Mes amis en me voyant arriver ainsi me regardèrent de travers alors que je montais à l'étage. Avec ma main valide j'ai écris un mot à l'intention de mon grand-père puis j'ai envoyé Hedwige en urgence avant de me mettre sur mon

lit, plaçant ma blessure contre mon torse en gémissant de douleur. Neville qui était à côté sur son matelas, à demi endormi se réveilla en m'entendant et s'approcha de moi.

- Hey Harry, ça va pas ? Tu veux aller à l'infirmerie ?

- T'inquiète… ça va passer.

- Mais bien sûr. Fais voir. Je suis pas Madame Pomfresh mais je peux sûrement t'aider comme je me blesse souvent…

- Bon d'accord… ais-je soupiré.

Il écarquilla les yeux en découvrant ma plaie et prit sa baguette pour lancer un accio. Il attira à lui une trousse de soins et quelques minutes plus tard, je me retrouvais la main dans un bol remplis d'essence de dictame, Neville s'occupant de moi tel un infirmier.

- Je ne savais pas que tu étais si doué pour traiter les blessures.

- Peu de gens le savent. Ma grand-mère aussi me prend pour un incapable. Elle ne sait pas que j'aide Poppy à l'infirmerie dès que je le peux. C'est mon petit secret.

- Tu te rebiffes un peu contre elle on dirait.

- Faut croire que toi et les autres vous déteignez sur moi. Tu l'as montrée à quelqu'un d'autre ?

- Non, mais j'ai écris à Salazar. Pourquoi ?

- Ce que tu as là ce sont des effets d'une plume à sang. C'est un objet de torture interdit par le Ministère de la magie depuis des années.

- Je vois… Mon grand-père va lui faire payer. On aura bientôt un nouveau prof de DCFM.

- Tu veux dire que tu as eus ça pendant ta retenue ?

- Oui… Et je crains que la vengeance de Sal ne soit violente.

- Je plaindrais presque Ombrage, sachant comment il est.

- Moi pas du tout. Dit Neville, combien de temps je dois garder ma main là-dedans ?

- Encore une petite heure. Après je te conseille de faire un bandage, ce sera moins désagréable quand tu iras dormir.

- Merci beaucoup pour le coup de main.

- De rien, dit-il en rangeant son matériel avec soin.

Au matin, j'ai vérifié l'état de ma main en me préparant pour le petit-déjeuner et j'étais soulagé de voir que ça commençais déjà à cicatriser. Cependant, j'appréhendais un peu ce début de journée, me doutant que grand-père avait certainement déjà reçus mon mot. Je sentais les murs du château trembler doucement tandis que je marchais dans les couloirs avec mes amis. Cela empira quelques minutes plus tard et le temps s'assombrit comme le plafond magique.

- Que se passe-t-il encore ? demanda la femme en rose.

- Monsieur le directeur ! s'exclama le baron sanglant. Lord Slytherin est au portail !

- Quoi ?! Mais que vient-il faire ici ?

- Je l'ignore, mais Poudlard lui a ouvert.

- Je vois… a-t-il dit avant de poser son regard bleu sur moi. Mr Potter… Vous avez une explication je présumes ?

- Il saura vous le dire lui-même, ais-je déclaré alors que des pas précipités approchaient de la porte de la Grande Salle qui s'ouvrit toute seule devant le fondateur.

- Ah voilà longtemps que je n'étais pas passé te voir mon beau château, dit-il doucement en effleurant les murs. Bonjour à tous. Navré pour l'interruption mais j'ai un problème urgent à régler.

Il se dirigea ensuite vers moi et prit ma main bandée dans la sienne. Il ôta doucement ce qui enveloppait ma blessure puis je vis passer dans ses yeux une étincelle de magie et il balaya la salle du regard avant de prononcer :

- Hier c'était le premier jour de cours. Alors, comment se fait-il que près de la moitié des élèves de Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle de 5e année, aient sur la peau des marques de plumes à sang ?

Les professeurs le regardèrent avec un air scandalisé alors que le crapaud rose avait pâli. Il se leva alors et s'approcha d'elle, sa cape flottant derrière lui alors qu'il approchait de l'enseignante.

- J'espère que vous avez une bonne explication Dolores Jane Ombrage, dit-il sur un ton glaçant.

Elle n'arrivait pas à dire quoi que ce soit et il porta alors son attention sur Albus.

- Décidément, vous enchaînez les échecs avec vos enseignants pour cette matière. Je me charge de l'amener au Ministère puis je reviendrais et prendrais le relais pour ses cours le temps que vous trouviez quelqu'un de suffisamment fiable. Ais-je été assez clair Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore ? Ou dois-je me répéter ?

- Ce ne sera pas nécessaire.

- Bien, dit-il avant de prononcer une incantation qui soigna tous les élèves puis il disparu avec le crapaud pour le plus grand soulagement de tous.

Quand il revint, tout le monde l'applaudit, puis il ôta la malédiction sur son poste avant de faire du ménage dans le bureau. Il détestait visiblement le rose et redécora pour que ce soit un peu plus de son style. Dès lors, tous les élèves eurent droit à des cours de qualité, il avait certes des méthodes plutôt anciennes, mais il fallait avouer qu'il était très pédagogue. La plupart de mes camarades se demandaient si ce ne serait pas mieux qu'il reste. Mais je savais qu'il ne pouvait pas, il devait s'occuper de Voldemort et Nagini. Le soir il ne dîna donc pas au château, allant vérifier comment cela se passait chez lui. Il n'y avait pas de changement, ce qui commençait à l'inquiéter. Pourtant il n'en montra rien en assurant ses cours, jusqu'à ce que, le dernier jour de cours du mois de Septembre, un de ses elfes arriva en plein repas de midi.

- Lord Slytherin ! Le jeune Tom s'est réveillé ! Sa magie est incontrôlable !

- Oh mes aïeux… Je me doutais que ça pouvait arriver. Harry je vais avoir besoin de ton aide.

- D'accord Salazar, ais-je dis avant de me lever de mon banc et rejoindre l'elfe.

J'ai à peine eut le temps de saluer mes amis que nous avions déjà disparu avec la créature qui nous amena dans la chambre de Voldemort. Il était assit sur son lit, sa magie tourbillonnant autour de lui alors qu'il avait son visage dans ses mains et semblait beaucoup souffrir. Je ne savais pas quoi faire et j'ai alors tourné la tête vers Salazar qui me dit :

- Envoi doucement ta magie vers la sienne. Cela va le calmer. Regarde comment je fais et imite moi. Tu as compris ?

J'ai acquiescé puis je me suis assit en tailleur comme lui avant de prendre une profonde inspiration. Il m'a ensuite expliqué comment faire remonter ma magie de son noyau à mes doigts pour la guider vers Tom. Il m'a fallut plusieurs tentatives avant d'arriver à obtenir un fin filin émeraude et rouge. J'étais dépité par un aussi maigre résultat mais mon aïeul posa sa main sur mon épaule et murmura :

- Ne t'inquiète pas, ça viendra avec l'entraînement, continue comme ça c'est parfait.

J'ai alors sourit avant de poursuivre. Cela dura ainsi de longues minutes avant que la magie de Tom se stabilise enfin, rassurée par les nôtres et la présence de Nagini. Salazar le prit ensuite dans ses bras et j'ai alors remarqué qu'il n'avait plus son apparence reptilienne mais une autre, proche de celle que j'avais vue dans le journal bien qu'il était beaucoup plus vieux maintenant.

- Bon retour parmi les vivants Tom.

- Merci Salazar… Et… Potter…

Il avait l'air fatigué, je n'ai donc pas osé répliquer et j'ai simplement acquiescé avant de sortir de la pièce, laissant Salazar prendre le relais. Ce dernier m'a ensuite ramené au château, puis, avec le temps, chaque week-end, je venais au château, tentant de tisser du lien avec mon père. C'était pas facile au départ, mais heureusement grand-père était toujours là pour calmer le jeu et Tom a vite comprit que j'étais loin d'être un stupide Gryffondor. J'avais quelques caractéristiques de Slytherin, et j'ai supposé que ceci a beaucoup aidé notre entente à émerger. Mes amis se faisaient eux aussi à ces petits détails, bien que Ginny me fuyait toujours.

Cependant, cela ne m'impactait pas autant que je ne l'aurais cru, pourtant elle avait été la première fille à laquelle je m'étais intéressé. Je ne comprenais pas trop ce qu'il se passait dans ma tête et je me surprenais parfois à mâter Malfoy. Et puis d'autres garçons aussi, même parmi mes amis les plus proches. Je me sentais drôle, surtout quand je regardais des blonds, je me disais que j'étais peut-être malade. Ensuite, à l'approche de Noël, les rêves ont commencés. Je me retrouvais dans un coin sombre et humide et j'entendais quelqu'un m'appeler dans les ténèbres.

Souvent je me réveillais en criant, réveillant la moitié de mes camarades de dortoir qui se faisaient de plus en plus de soucis pour moi. On essayait de comprendre ce qu'il se passait, mais je n'osais pas parler de mes songes aux autres. La nuit, je ne fermais plus les yeux, de peur de me retrouver à nouveau dans cet endroit qui me faisait penser aux cachots. Cela ne se calmait pourtant pas et je me suis mit à entendre la voix même éveillé, cela me déconcentrait pendant les cours mais surtout pour les examens. J'avais des cernes immenses sous les yeux, je ressemblais à un mort vivant et j'avais beau tout essayer, je n'arrivais pas à passer de nuits tranquilles. Cela me rendait complètement dingue alors un samedi, j'ai décidé d'en toucher un mot à mon père qui me dit :

- Je crois que c'est ton âme sœur qui t'appelle. Tu as constaté des changements chez toi dernièrement ?

- Oui… Je suis attiré par les blonds… J'ai la peur et la faim au ventre même quand je suis en sécurité. Je… J'ai l'impression que ce ne sont pas mes ressentis… Et… C'est comme si ma magie filait vers quelqu'un d'autre à mon insu.

- Hum… Les signes correspondent. Est-ce que tu as déjà essayé de lui répondre ?

- Quoi ? Répondre à la voix ?

- Oui. Si c'est vraiment ton âme sœur, le fait que tu l'ignores doit lui faire du mal, déclara Salazar qui était jusque là resté silencieux.

- Qu'est-ce que je dois faire alors ?

- Commence déjà par te concentrer sur ce que tu ressens, ces sentiments qui ne t'appartiennent pas. Cela te permettra de te connecter à lui et il pourra alors sentir ta présence et t'entendre.

- D'accord… Je dois faire comme pour sortir ma magie ?

- C'est un peu le même principe sauf que tu dois te rappeler ce que lui t'a envoyé.

J'ai essayé durant plusieurs jours, avant de me coucher, et je suis finalement arrivé à le voir. Il semblait être très âgé et pourtant il avait l'air jeune, il était sûrement une créature magique. Je me suis approché et j'ai posé ma main sur son épaule.

- Qui es-tu ? ais-je demandé.

- Enfin… Tu es là… Si jeune… Je comprends mieux pourquoi tu fuyais…

- Je suis désolé… Je ne voulais pas vous faire du mal… Je ne savais pas…

- Ne t'inquiète pas. Tu es venu à temps. Je ne peux pas mourir. Pas tout de suite. Pas ici.

- Qui êtes-vous ?

- Gellert… Grindelwald…

- Le mage noir le plus puissant avant mon père… Quelle veine…

- On ne choisit pas sa famille ni son âme sœur Harry. Je t'en prie… Viens me chercher… J'ai besoin de toi… Sors moi d'ici…

- Maintenant que je sais qui tu es, ne crains rien, je vais t'aider. N'ais pas peur Gellert. Je viendrais.

- Hâtes-toi. Je n'ais pas beaucoup de temps.

La connexion s'est alors rompus, Ron m'avait réveillé en me voyant pâle comme un linge dans mon lit. Il m'a donné un verre d'eau puis m'a demandé :

- Tout va bien mon vieux ?

- Cela ira dès que je l'aurais mis en sécurité.

- Tu parle de qui ?

- Longue histoire. Mais il faut que j'y ailles.

Je me suis alors levé de mon lit et habillé précipitamment puis avec mes affaires j'ai foncé aux appartements de mon grand-père qui a été réveillé par le château.

- Tu l'as trouvé ? me demanda-t-il.

- Oui, il s'appelle Gellert Grindelwald.

Mon ancêtre manqua de s'étouffer et se servit un verre de Whisky avant de m'emmener à Nurmengard pour le récupérer. Il nous fallut un moment pour le sortir de là et le soigner, mais, le jour de Noël, il était là, bien vivant, dans le salon de notre manoir familial. Mon père lui posait des questions sur ce qui avait à trait à la magie noire, ce qui ne m'étonnait pas vraiment. Et mes amis quant à eux le regardaient intrigués. Je les empêchaient de venir l'embêter sachant qu'il avait encore besoin de repos. Cela me faisait drôle d'avoir un âme sœur aussi vieux que lui, mais il était quelqu'un de patient, pour le moment on apprenaient à se connaître en discutant.

Ce fut son premier Noël en famille, tout comme pour mon père. Ils s'entendaient très bien en partie à cause de ça, bien qu'au début Tom ne voulait absolument pas fêter un évènement moldu. J'ai réussis à le convaincre en faisant venir Severus pour qui il avait le béguin même lorsqu'il était Seigneur des Ténèbres, cela avait achevé ses résistances. Maintenant nous étions tous en train de manger la dinde de Noël en riant et s'échangeant des cadeaux. Nous n'étions pas comme les autres familles, mais nous étions si bien, surtout ce jour-là. J'étais heureux comme jamais auparavant, et eux aussi.

Dire que nous avions commencé sur un si mauvais pied, cela me faisait bien rire en y repensant. Il ne nous restait plus qu'à profiter de la vie tous ensembles désormais, et qui sait, dans quelques années, peut-être que d'autres merveilleuses choses nous arriverons sans que l'on s'y attende.