Coucou la compagnie !
Joyeuse Saint Nicolas à toutes et tous :D
Aujourd'hui je poste le 6e OS de mon Calendrier de l'avant.
Je tiens avant à rappeler que tous les couples ont été tirés au dé et ne sont pas ceux que je traite habituellement, à l'exception de certains d'entre eux.
Ensuite, ce sont des UA, donc Univers Alternatif, ils ne suivent pas la trame d'origine.
Enfin, je vais répondre à la review du précédent chapitre.
Christine: Je suis ravie que tu apprécie autant mes histoire. Je continuerais j'espère de te régaler au fil du mois de Décembre. Quant à comment je fais... Parfois, je ne le sais pas moi-même. Il suffit d'une idée, d'un couple, et d'imagination pour que cela plaise au maximum de personnes. A la prochaine peut-être ^^
Voilà, je vous laisse avec le texte
OS n°6 : Kidnappé pour les fêtes
Une mission simple en apparence se complique suite à la découverte d'un lien. Cela pousse Fenrir à changer d'approche, et l'adoucit, poussant l'autre à se mettre en danger, pour le meilleur.
Ships : Fenrir/Cornélius
Warning : No lemon, Yaoi
Kidnappé pour les fêtes.
Il était assoupit dans son canapé ayant un gros mal de crâne à cause de Dolores Ombrage, comme d'habitude. Il avait bossé dur toute la journée, et elle trouvait encore des choses à redire quant à sa façon de travailler. Cette femme allait finir par le rendre complètement dingue. Heureusement, dans quelques jours, il allait avoir des vacances. Il était impatient de partir, pour échapper au climat tendu régnant en Angleterre depuis la résurrection de Voldemort le 24 juin 1995. Il voulait fêter Noël qui approchait dans un pays plus calme, loin de la guerre qui menaçait de leur tomber dessus à nouveau. Il avait juste envie d'être tranquille en ce dixième jour du dernier mois de l'année.
Mais soudain, alors qu'il entendait à peine les mouches voler, un grand fracas le réveilla en sursaut. Il eut juste le temps de sortir sa baguette qu'il était déjà par terre. La dernière chose qu'il vit avant de succomber à la douleur due au sortilège fut le regard bleu ambré de Fenrir Greyback, le terrible loup-garou, travaillant à ses heures perdues pour le Seigneur des Ténèbres. Lorsqu'il rouvrit les yeux après il ne savait combien de temps, il se trouvait dans une chambre, un poignet attaché à la tête de lit. Il fronça les sourcils, étonné d'être encore en vie et de ne pas se trouver en plus mauvais état que cela.
Il se demandait ce que son kidnappeur avait eut comme ordre de son maître pour agir ainsi. Il observait son environnement quand il vit la porte s'ouvrir sur son « hôte » qui s'approcha de lui avec un sourire sauvage mais pourtant pas agressif, ce qui le surprenait. Il continua de le regarder un long moment avant de lui poser la question qui tournait dans sa tête depuis qu'il avait reprit connaissance :
- Pourquoi m'avoir emmené ici et me garder vivant ?
- Le Lord noir m'a ordonné de vous amener et de vous changer en l'un des miens.
- Quoi ?! Moi ? Devenir une bête comme vous ?! Pas question !
- Vous n'aurez pas le choix Monsieur le Ministre. Mais rassurez-vous, je ne blesse jamais les membres de ma meute, sauf s'ils m'y obligent.
- Non ! Je ne veux pas être un loup ! Laissez-moi tranquille ! dit-il en se débattant alors que Fenrir s'approchait de plus en plus de lui.
- Laissez-vous faire, ce sera moins douloureux, répliqua ce dernier en attrapant son bras libre alors que le sorcier allait le frapper au visage.
Quelques secondes plus tard, Cornélius se retrouva bloqué sous la masse de muscles de l'alpha qui avait ses crocs tout près de sa gorge. Étrangement la terreur du sorcier ne le grisait pas comme cela lui arrivait d'ordinaire avec ses victimes. Il se sentait mal à l'idée de le contraindre, son loup intérieur essayait de lui dire quelque chose, mais il ne comprenait pas son message. C'était bien la première fois qu'il réagissait ainsi. Il y eut comme un choc électrique qui le poussa loin du sorcier, le laissant partiellement sonné. Le Ministre soupira de soulagement en voyant son agresseur comme ça, bien qu'il savait que ce n'était qu'un répit avant que sa vie ne bascule totalement.
Quand l'homme se releva, il sortit de la pièce sans s'approcher du prisonnier. Il avait besoin de réponses à son problème, et décida d'aller voir le sage de sa meute. Il entra chez lui après y avoir été invité et s'installa près de lui, expliquant ce qu'il venait de se passer.
- Eh bien Alpha, il n'y a pas 36 explications. Il est sans doute ton âme sœur.
- Merde ! Il n'acceptera jamais d'être lié avec moi…
- C'est sûr que vu que tu le séquestre cela ne risque pas de bien se passer.
- Qu'est-ce que je peux faire ? Si je le laisse partir le chauve le tueras et si je le garde ici, il ne se laissera pas approcher…
- Il faut que tu sois plus doux, cela aidera.
- Vous savez que la douceur et moi ça fait deux… Je n'y arriverais jamais…
- Mais non ne dites pas ça. Je suis sûr que vous pouvez le faire. Commencez déjà par lui présenter des excuses pour votre comportement. Et surtout, laissez-le explorer le village. De toute façon, il ne pourra pas en sortir.
- Je… J'imagine que je n'ais pas d'autres possibilités…
- Non, à moins que tu ne veuilles provoquer votre mort à tous les deux.
- Génial… Merci pour les conseils. Cela me remonte tellement le moral…
- Tout le plaisir est pour moi. Maintenant file, et rappelle-toi, tu ne dois pas lui faire de mal.
- Oui, je sais, dit-il avant de quitter les lieux.
Il retourna là où il avait laissé le Ministre de la magie et le trouva endormi, sur la défensive, dans son inconfortable position, un bras en l'air et les genoux ramenés contre son torse. Il lui fit de la peine comme ça et il détacha donc sa main avant de masser légèrement son poignet pour refaire circuler le sang. Il s'étonna qu'il ne soit pas sorti des bras de Morphée en sentant son touché mais n'osa rien dire. Il se contenta de s'asseoir sur un fauteuil à côté de lui et le détailla. Il devait admettre que pour son âge Fudge n'était pas trop mal avec ses cheveux châtains et son léger embonpoint qui laissait cependant entrevoir une musculature plutôt raisonnable pour un humain. Concernant les yeux en revanche, il n'avait pas vraiment prit le temps de le regarder et là il ne voulait pas le déranger dans son repos.
Il le laissa alors seul pour aller voir comment s'en sortaient les membres de la meute chargés de préparer le repas du soir. Quand il revint, son prisonnier avait quitté la chambre et s'était enfermé dans la salle de bain attenante. Remarquant ceci, il se dirigea vers la porte et l'ouvrit d'un Alohomora, il découvrit le plus vieux recroquevillé dans un coin de la pièce, tremblant de frayeur.
- Monsieur Fudge… Venez par ici. Je ne vous ferais pas de mal. Sortez de là.
- Ce n'est pas ce que vous disiez tout à l'heure… Donnez-moi une seule bonne raison de vous faire confiance maintenant.
- Je ne peux pas vous blesser, sinon je souffrirais aussi. Nous sommes âmes sœurs, même si je trouve que Magia n'a pas bien choisi dans notre cas.
- Prouvez-le.
Son geôlier grogna avant de lui entailler la main avec un couteau et serra les dents de douleur en même temps. Le sorcier le regarda avec des yeux ronds pendant qu'il le soignait et fini par lui emboîter le pas pour aller dîner. Il fut donc présenté aux membres de la meute qui l'accueillirent chaleureusement comme s'il était un invité, plutôt qu'une personne présente contre sa volonté. Ils lui donnèrent également quelques habits pour qu'il puisse se changer durant son séjour parmi eux, puis les louveteaux insistèrent pour le guider dans le village.
Jugeant qu'il ne risquait pas grand-chose avec des enfants, il accepta de les suivre avec joie. Une des petites filles lui attrapa la main et il ne pu pas résister à son petit sourire angélique la rendant encore plus adorable qu'elle l'était déjà. Elle l'emmena avec les autres jusqu'à la maison du sage puis ils montrèrent le terrain de jeu, le garde manger, les champs, la forêt bordant le village, tout en lui parlant des habitants qui se trouvaient là. En les écoutant, il comprit que pour eux Fenrir n'était pas un monstre comme il était dépeint dans le monde sorcier, mais plutôt un père protecteur un peu trop agressif quand quelqu'un leur faisait du mal. Il apprit également que la plupart des jeunes de la meute n'avaient plus de familles à cause de sorciers exterminateurs de loups-garous et cela l'attristait énormément. S'il pouvait retourner chez lui, il aurait sans doute fait passer une loi pour aider ces êtres qu'il comprenait déjà un peu mieux en à peine quelques heures entouré par eux. Il les craignaient malgré tout encore, surtout les adultes qui n'avaient pas vraiment le même caractère qu'eux.
En allant se coucher ce soir là, il avait beaucoup de choses sur lesquelles réfléchir et chaque jours il y repensait en boucle, essayant de faire des efforts et de donner sa chance à l'alpha de prouver qu'il était vraiment quelqu'un de bon. Celui-ci quant à lui, essayait d'être le plus agréable possible avec l'homme qu'il avait été contraint de kidnapper et qui commençait à se tailler une place dans sa meute en s'occupant des enfants, mais également au fond de son coeur. Il souriait plus souvent et se retenait parfois d'aller l'embrasser ou de le rejoindre dans sa chambre pour le câliner. Il se sentait prit de désir de le protéger et de le revendiquer comme son compagnon, mais il savait que Cornélius n'était pas prêt à accepter leur lien pour le moment. Et pourtant, Magia voyait à quel point ça le rendait fou de rester loin de lui.
Le soir il devait s'isoler pour se calmer et se défouler sans risquer de blesser quelqu'un durant l'une de ses crises de manque. Il n'osait pas en parler à celui qu'il aimait de peur de le mettre mal à l'aise ou pire, de l'effrayer. Il ne savait plus quoi faire pour que l'homme accepte une relation avec lui. Parfois certains membres de sa meute le surprenaient à pleurer dans un coin, alors que d'ordinaire il était très joyeux à cette période de l'année avec la neige qui tombait et Noël qui sera là dans 5 jours maintenant. Un des enfants, la petite fille qui avait tant marqué Cornélius, décida d'aller en parler à celui-ci. Elle se rendit à sa chambre et toqua doucement.
- Entrez, dit-il, le nez dans un bouquin que lui avait offert l'alpha.
- Bonsoir monsieur Fudge. Excusez-moi de vous déranger…
- Leya ? Que se passe-t-il ? demanda-t-il en voyant la fillette de 7 ans qui arborait un air inquiet.
- C'est Fenrir. Je crois qu'il ne va pas bien. Il n'est pas comme d'habitude. Normalement il joue dehors avec nous et on fait des bonhommes de neige. Mais là il a envie de rien et il pleure…
- Je vois… Cela fait longtemps qu'il fait ça ?
- Depuis le début du mois, dit-elle.
- Très bien, je vais voir ce que je peux faire pour lui ma petite. Merci de m'avoir prévenu.
- J'espère que vous pourrez l'aider Monsieur… répondit-elle en sortant.
Il rangea ce qu'il était en train de faire et se mit en quête de Fenrir qu'il finit par trouver dehors, le corps tremblant mais pas à cause du froid, du moins pas celui qui faisait normalement en hivers.
- Ce n'est pas bon signe… murmura-t-il.
- Toi aussi tu sais ce qui vient Cornélius ?
- Oui… Des détraqueur. Tu devrais rentrer. Les autres s'inquiètent beaucoup pour toi.
- Non, c'est toi qui doit aller les rejoindre. Il vient pour vérifier que tu a été mordu.
- Mais ce n'est pas fait. Et je ne veux pas qu'il te fasse de mal. En plus, tu as ma baguette.
- Je voulais te la rendre de toute façon, dit-il en la lui tendant. Pars maintenant.
- Pas question ! Tu crois que j'ai envie de partir en vous laissant tous sans défenses ?!
- Tu devrais penser à ta vie d'abord.
- Sans vous tous elle serait vide Fenrir. Donc non, je ne m'en irais pas, dit-il en prenant sa baguette avant de lancer un Patronus, en forme de loup.
- Un loup ? Depuis quand ?
- Il a changé quand j'ai commencé à t'aimer Fen… C'est pour ça que je vais rester.
- Vraiment ? Qu'est-ce qui t'a convaincu ?
- Un peu tout, mais on en discutera plus tard, nous devons rejoindre les autres.
Le loup-garou ne répondit pas, se contentant de suivre le Ministre à la maison du sage qui en sentant le temps se gâter avait fait venir tout le monde chez lui.
- Le seigneur des ténèbres arrive avec ses sbires. Restez ici, on va s'en occuper, dit Cornélius.
- Vous ferez attention hein ? demandèrent les enfants.
- Ne vous inquiétez pas, tout ira bien, répondit cette fois Fenrir.
Il sorti ensuite avec son âme sœur et prononça :
- Tu serais prêt à me laisser te mordre à la pleine lune ?
- Le mois prochain c'est ça ?
- Peut-être. Si on s'en sort.
- Cette réponse va m'aider, dit-il en souriant.
- Si tu le dis mon cher, répondit le Ministre en envoyant son patronus chasser les détraqueur avec celui de l'alpha, puis d'un seul coup, le maître des Mangemorts apparu.
- Fenrir, je vois qu'il est toujours debout, et… humain, prononça-t-il.
- En effet. Mais il y a tout un rituel a faire avant. Il sera prêt à la prochaine pleine lune.
- N'essaye pas de me prendre pour un idiot, je sais comment tu procède, tu pourrais le changer dès maintenant si tu le voulais. Endo…
- Expelliarmus ! s'exclama Cornélius juste assez rapidement pour empêcher l'ennemi de faire du mal à Fenrir. Vous ne toucherez aucun d'eux. Votre place n'est pas ici.
- Ah oui ? Et où est-elle dans ce cas ?
- Dans les limbes. Ce qui me rappelle qu'à cette période avec le solstice c'est le moment parfait, dit-il avant de stupéfixer le Lord. Fenrir, aide moi.
- Mais qu'est-ce que tu fais ?
- Un pentagramme autour de lui vite, dit-il avant de se mettre au travail.
Le loup préféra ne pas poser davantage de questions et suivit les indications de son âme sœur qui termina son rituel, quel qu'il soit par une incantation ancienne qui enferma Voldemort dans les Limbes, un endroit pire que l'enfer, et même les fragments de son âme ne purent y échapper car le rituel avait pour effet d'attirer même les esprits éparpillés. Lorsque se fut fait, épuisé, Cornélius tomba à genoux, inconscient.
Son compagnon maugréa quelque chose sur son côté trop Gryffondor avant de le ramener chez lui, dans sa propre chambre. Pour la première fois, il dormit contre le sorcier, ne voulant pas le lâcher afin d'être sûr qu'il serait le premier à le voir à son réveil. Il reprit connaissance au matin de Noël, et, trop heureux de le revoir, Fenrir l'embrassa passionnément en le serrant fort contre lui.
- Dou… Doucement mon loup… Tu vas m'étouffer.
- Désolé, dit-il penaud. Je suis juste tellement content que tu ailles bien. Ne me refais plus de frayeurs pareilles.
- J'essayerais c'est tout ce que je peux te promettre, répondit-il.
- C'est déjà mieux que rien. Tu te sens comment ?
- Bien. Surtout que nous n'avons plus la menace d'un fou psychopathe sur nos têtes.
- Grâce à toi. Mais il reste encore des choses à régler.
- On y pensera en temps venus, allons plutôt rejoindre les autres.
L'alpha lui sourit et ils se changèrent avant d'aller rejoindre le reste de la meute. Ils célébrèrent ensembles les fêtes puis Cornélius dut retourner du côté des sorciers afin que les Mangemorts soient jugés, il fit ensuite le ménages des lois contre les créatures magiques puis se retira pour de bon de la scène politique. Il préférait de loin la vie de meute et un an après son kidnapping qui avait été pour lui une grande source de terreur, il devint un membre de la troupe en prenant officiellement le rôle de compagnon de l'alpha après avoir été mordu. Il s'en portait très bien et se sentait plus à l'aise dans son nouveau corps, plus svelte et musclé. Il était également devenu le père de Leya, qu'il avait adopté avec Fenrir et il était le plus heureux des loups désormais.
