Disclaimer : Game of Thrones est l'oeuvre de George R.R Martin, de DB Weiss et de David Benioff, cet écrit est un écrit de fan, je ne gagne rien, sinon des reviews et les reviews ne permettent pas d'acheter des spaghettis.

Résumé : Vingt-quatre fois Noël. Vingt-quatre fois Lancel. [Calendrier de l'Avent 2020]

Note de l'auteur : Ce calendrier de l'Avent est mon premier du genre et les mots donnés ont été soumis par Almayen, Starck29 et Mana2702.

Jour 18: Calme

Les Noëls de Lancel

Pax Aeterna

Le matin se lève et l'aurore traverse les vitraux colorés du septuaire de Vaelor. Il fait frais et pourtant, malgré ses genoux sur le marbre froid, malgré sa simple robe de bure, Lancel n'éprouve aucune gêne. Au contraire, il ne s'est jamais senti aussi bien, aussi apaisé. Il s'est réveillé avant ses frères et sœurs de la foi, alors il profite du silence du lieu de culte avant qu'il ne s'anime sous les services pour la fête de la Mère dans quelques heures. Il n'y a que lui, les Dieux et le silence. Les bruits de la capitale sont étouffés par les murs épais de l'édifice. Il ne prie pas, il est simplement là, à écouter le calme, le repos, observant plus à son aise les détails de l'architecture, des statues. Il remarque que certaines feuilles d'or s'écaillent, qu'une statue s'effrite. C'était déjà ainsi quand il était écuyer. Les rois se fichent des dieux jusqu'à ce qu'ils doivent les rencontrer. C'est bien triste. D'autres moineaux pensent que le septuaire est trop riche. Avoir un lieu pour les Sept est normal mais cette opulence est ostentatoire. Lancel les comprend mais il n'approuve pas. Peut-être parce qu'il est né noble, pour lui, en soi, l'or n'est pas mauvais. Il ne l'est que si on l'utilise pour faire du mal. Il peut aussi faire le bien, comme les aumônes que distribue régulièrement sa mère. Et l'or, l'argent, le bronze, le cuivre, le marbre, les pierres précieuses, ce sont des créations des dieux. Comment mieux les en remercier qu'en les utilisant pour faire un endroit à leur gloire ?

Lancel entend des pas discrets derrière lui. Il ne se retourne pas pour autant.

- Pardon, j'ignorais que tu priais. Je te laisse.

C'est seulement là qu'il tourne la tête, souriant doucement à son père.

- Je ne prie pas. J'écoute. Joignez-vous à moi.

Le Grand Moineau les trouve quelques instants plus tard, côte à côte, à profiter de la paix silencieuse du septuaire. Il s'éclipse sans un bruit.

Ser Kevan ne les comprend peut-être pas complètement et oui, à ses yeux, ils sont des fanatiques. Le vieil homme le conçoit très bien. Tout comme il sait que Kevan respecte la foi sincère des gens. Mais par dessus tout, il est le père de Lancel et il aime profondément son fils. Les dieux les ont réunis en ce matin de la Fête de la Mère et qui est-il pour envisager de déranger ce moment de calme partagé entre un parent et son enfant qui s'aiment et se respectent malgré leurs vies diamétralement opposées ?

FIN