Bonjour à tous ^^

Ici Storiesmania en direct de son ordi lol

Voici encore un nouvel OS dans un univers Alternatif avec des couples plus ou moins classiques, dont un a été tiré au sort.

Réponse Review:

OceaneHP: Ce n'est pas le genre de couple que je fais d'habitude, j'ai un peu peiné. Mais je suis contente que tu l'ais trouvé adorable. Je ne voulais pas que ce pauvre Remus soit tout seul pour Noël, le loup me paraissait un bon animal pour Severus.

Voilà je vous souhaites une bonne lecture !


OS n°17 : Amour venu du Nord

En visite à Poudlard pour voir son ami Albus, marié à Minerva McGonagall, Gellert découvre dans la cours extérieure une jeune fille rousse en pleurs. Il décide de la réconforter et devient son confident, ce qui découle sur une relation plus forte au fil du temps.

Ships : Gellert/Lily, Albus/Minerva


Amour venu du Nord

Il se trouvait à Poudlard, rendant comme souvent visite à son meilleur ami Albus. Il sortait d'ailleurs du bureau de celui-ci, après avoir longtemps conversé en sa compagnie et celle de son épouse Minerva. Il parcourait les couloirs du château quand il entendit des sanglots. Il suivit donc ce son qui le guida à la cours. Il trouva, masquée derrière un grand buisson, une jeune fille rousse, habillée aux couleurs de la maison Gryffondor, en train de pleurer.

- Mademoiselle ? Est-ce que… Je peux vous aider ?

- Qui… Qui êtes vous ? demanda-t-elle, sursautant.

- Gellert Grindelwald. Un ami du directeur. Excusez-moi de vous avoir effrayée… Je voulais juste savoir ce qui vous mettait dans cet état.

- Ce n'est pas votre faute. Je ne vous ais pas entendu arriver… dit-elle en essuyant son visage d'un revers de la manche.

Ce geste manquant d'élégance pour une si jolie demoiselle, troubla un peu l'homme qui lui tendit un mouchoir. Elle le prit en le remerciant puis le détailla du regard, se demandant pourquoi elle arrivait à parler avec lui aussi calmement alors qu'i peine quelques secondes, elle était une véritable boule de nerfs.

- Voilà qui est mieux, dit-il en souriant. Maintenant… Si vous voulez bien vous confier à un inconnu… Accepteriez vous de parler de la source de votre chagrin ?

- Eh bien… Comme vous êtes le seul à sembler vous soucier de ce qui m'arrive… Je peux bien vous le dire… Mon meilleur ami, que je connais depuis mes 7 ans, et avec qui j'ai découvert que j'étais sorcière, m'a traitée de… Sang-de-bourbe…

- Pour vous traiter ainsi, il doit être bien stupide. Ou ne pas avoir connaissance de la signification de ce qu'il a dit.

- Oh si ! Il le sait très bien. Ses camarades de Slytherin lui ont sans doute expliqué. Il file mauvais coton depuis qu'il traîne avec certains d'entre eux…

- Je vois. Sachez qu'un véritable ami viendra sans doute s'excuser auprès de vous. S'il ne le fait pas…. Je sais que ce que je vais vous dire vous paraîtra dur mais la vie est ainsi parfois… Laissez le tomber. Il ne mérite pas une brillante jeune sorcière telle que vous s'il n'admet pas être en tord.

- Plus facile à dire qu'à faire… soupira-t-elle.

- J'en suis conscient. Mais parfois, prendre du recul par rapport à certaines choses peut aider à découvrir de nouvelles perspectives. Ne vous fermez pas à cause d'un garçon manquant de bon sens. Observez le monde qui vous entoure, forgez de nouvelles amitiés. Vous verrez, cela vaudra la peine. Vous avez beaucoup de temps devant vous.

- Vous êtes quelqu'un de très sage Monsieur Grindelwald. Je vous remercie pour vos conseils.

- Ce fut un plaisir Miss ?

- Evans. Lily Evans, dit-elle, ses yeux vert brillant d'une lueur nouvelle.

- Enchanté de vous avoir rencontré et aidée Miss Evans, dit-il avec son doux accent nordique. A bientôt peut-être.

- Au revoir, dit-elle avant de rejoindre les autres élèves.

- Ah les enfants, toujours si débordant d'énergie, se murmura-t-il à lui même avant de quitter le domaine, retournant chez lui dans sa chère Russie.

A sa visite suivante, il la vit, rayonnante, jouant avec un jeune Gryffondor aux cheveux bruns et une blonde de la maison Ravenclaw. Il sourit, c'était le mois de Décembre, ils s'amusaient avec la neige. Il les observa longuement avant de saluer la rouquine, dont la longue chevelure était bien voyante dans les flocons tombant sur le sol. Elle se tourna vers lui et dit :

- Bonjour Monsieur Grindelwald ! Comment allez-vous ?

- Très bien. Je vois que vous profitez des joies de l'hiver.

- Oui. Nous faisions un bonhomme de neige. Vous n'auriez pas un sort pour que ça aille plus vite ?

- Et enlever cette part du jeu qui est la plus amusante ? Non je ne crois pas. Par contre, je peux vous aider. Là où j'habite, je suis un expert, dit-il, amusé.

- Avec plaisir ! Vous êtes d'accord les amis ? dit-elle, s'adressant aux deux autres élèves.

- Bien sûr Lily. Même les adultes ont le droit de s'amuser pendant cette saison, dit le garçon.

- Je suis d'accord, répondit la deuxième jeune fille.

- Vous m'en voyez enchanté jeunes gens, déclara l'homme, vêtu d'un épais manteau noir, avec des gants gris qu'il utilisa pour façonner le corps du bonhomme tandis que les enfants terminaient la tête. Vous avez déjà bien travaillé en tout cas.

- Oui Monsieur ! Frank, Alice et moi nous sommes dehors depuis près d'une demi-heure.

- Je vois, dit-il avec le sourire.

Il les aida à terminer leur construction puis invoqua d'un coup de baguette, de quoi habiller la création des enfants. Une écharpe en laine rouge, un vieux bonnet rapiécé, des moufles et une jolie carotte pour le nez.

- Eh bien, en voilà un joli bonhomme. Comment vous allez le nommer ?

- Ah bon faut lui donner un nom ? s'étonna Frank.

- Bien sûr. Cela fait partie de la magie de cette activité. C'est comme si vous lui donniez vie temporairement, expliqua-t-il.

- Hum… Et si on l'appelait Roger ? proposa Alice.

- Oui ! Bonne idée, s'enthousiasma Lily.

- Dans ce cas, le prénom est validé. Bienvenu Roger, dit Gellert avec un tendre sourire.

- Vous croyez qu'on pourrait l'animer ?

- Je penses que vous apprendrez des sorts de ce type plus tard dans votre scolarité. Vous n'êtes qu'en deuxième année non ?

- En effet, dit Frank. On a encore le temps.

- Certainement. Par contre, je crois que la météo tourne. Vous devriez vite rentrer.

- Et Roger ? demandèrent-ils.

- Ne vous inquiétez pas, il tiendra, dit-il avant de tapoter le dénommé Roger de sa baguette, lançant un sort informulé pour le protéger des éléments. Allez, à l'intérieur tout le monde.

Le trio n'osa pas protester, et, accompagnés du sorcier plus âgé, ils gagnèrent la Grande-Salle où ils se réchauffèrent en prenant un chocolat chaud alors que Gellert était allé s'installer à la table des enseignants. Albus lui serra la main et demanda :

- Tu arrive plus tard que d'ordinaire. Un soucis en route ?

- Non, simplement une fabrication de bonhomme de neige avec trois de tes charmants élèves.

- Cela ne devrait même pas m'étonner. Tu as toujours adoré ce genre de chose. Tu as pus les faire rentrer ? Je crois que le vent se lève.

- Ne te fais pas de soucis, ils sont là, comme tous les autres.

- Tant mieux. Café ? Thé ?

- Tu sais bien qu'en hivers je ne bois que du chocolat.

- Oui c'est vrai. Toujours avec des guimauves ?

- Évidemment, et du lait.

- Je m'occupes de ça, en attendant prend de quoi manger.

Gellert acquiesça tendrement avant de remplir son assiette de bonnes choses, c'était l'heure de déjeuner. Il observa tout en mangeant, les différentes tables et fini par remarquer un garçon aux cheveux noirs, dévisageant Lily.

- Dis moi Al, qui est ce garçon ?

- Severus Rogue, il était ami avec la jeune Evans. Mais il a fait une grosse bêtise et visiblement, elle lui a dit sa façon de penser.

- Alors elle a suivit mon conseil. C'est une bonne chose, il ne m'inspire pas spécialement confiance.

- Tu as toujours été plutôt bon pour juger les gens, je me fies à toi. Qui plus est, il est vrai que depuis qu'il est entouré de tous ces sangs-purs, il a un comportement des plus désagréable. Enfin, cela changera peut-être avec l'âge. Tu n'étais pas le meilleur des gamins toi non plus.

- Je l'avoue. Cependant, toi comme moi, nous savons que j'ai évolué avec de l'aide.

- Oui, et je t'apprécie tel que tu es mon ami.

- Encore heureux, dit-il amusé. Et sinon, que penses tu de cette Miss Evans ?

- Elle est pleine de ressources, très douée en sortilèges, potions et métamorphose. Elle a un grand cœur et aime aider les gens. Peu de personnes ici ont des problèmes avec elle.

- Je vois. Mais dis-moi, elle est née moldue ?

- Exact. Pourquoi cette question ?

- J'essaye juste de comprendre comment deux enfants amis depuis longtemps peuvent finir par être en conflit de la sorte. C'est troublant…

- Tout est une question d'influence mon ami. Ne te tracasses donc pas tant. Je suis sûr que tout se passera pour le mieux.

- J'espère bien mon cher. En tout cas, je garderais un œil sur elle à chaque visite.

- Elle t'intrigue à ce point ?

- Je perçois un tiraillement dans ma magie quand je suis non loin d'elle. Ce doit sans doute signifier quelque chose. J'attends de voir comment ça évoluera.

- Je veillerais sur elle pour toi si tu le souhaites.

- Je te remercies, dit-il avant de reporter son attention sur son repas.

Plus tard, le 25 pour être précis, il revint à nouveau. Il était habillé cette fois-ci, d'un manteau rouge qu'une amie lui avait offert, et qui donnait à l'homme une allure de père noël. Il n'avait cependant ni la barbe, ni les lunettes. Les rares enfants présents rirent en le voyant arriver ainsi, portant un sac marron sur son épaule. La neige glissa de celui quand il entra dans la Grande-Salle, et il marcha jusqu'à la table des Gryffondors. Il avait aperçu la jeune Evans, presque toute seule, un air triste sur son visage. Cela ne lui plaisait pas du tout, alors il fit :

- Oh oh oh ! Joyeux Noël !

Elle leva les yeux pour le regarder.

- Gellert ? C'est vous ?

- Eh oui ! Bonjour Lily. Qu'est-ce qui ne va pas ? Votre ami a encore fait des siennes ?

- Non. C'est juste que… J'ai eus des cadeaux de tout le monde sauf de ma famille… C'est jamais arrivé avant… Je comprends pas…

- Hum… Le colis est peut-être juste en retard. C'est capricieux la poste moldue dans notre monde. Je suis sûr qu'avec un peu de patience, il finira par arriver.

- Vous êtes gentil d'essayer de me remonter le moral…

- Peut-être que ce que je vous ais apporté vous redonnera le sourire Lily, dit-il avec douceur.

Il sorti de son sac un livre ancien, traitant des sortilèges les plus élégant existant de part le monde, ainsi que de la magie du soin, accompagné de quelques friandises.

- Oh ! Merci ! Il a l'air génial ce bouquin ! Comment vous saviez que c'était ma matière préférée ?

- Je me suis un peu renseigné j'avoue.

- C'est super ! dit-elle, sans arriver à se retenir de lui faire un câlin.

Ses yeux brillaient de joie alors qu'il caressait ses cheveux, puis il gagna la table des enseignants pour donner à ceux-ci, les cadeaux qu'il avait pour eux, comme chaque année.

Il continua d'ailleurs ses apparitions tout le reste de l'année scolaire, jusqu'à ce qu'il fut contacté, à la mi mai, par Albus. Ce dernier, lui demandait s'il pouvait remplacer son professeur d'Histoire de la Magie qui était mort de façon inexpliquée dans sa salle des profs et se baladait maintenant en fantôme dans les couloirs. Gellert ne put refuser cette opportunité de rester a proximité de ses amis, mais aussi pouvoir plus facilement voir sa grande-tante Bathilda que s'il restait à son travail en Russie. Il fit donc quelques petits arrangements et, au début de la 3e année de cours de Lily Evans, il prit donc son poste de professeur.

Cela le changeait de travailler dans une réserve, et il appréciait son nouveau lieu de vie. Il avait toujours adoré ses brefs passages dans le château, et maintenant qu'il y demeurait, il l'appréciait d'autant plus. Qui plus est, les enfants l'aimaient beaucoup, il avait une pédagogie qui manquait à son prédécesseur, qui aidait désormais la bibliothécaire à surveillé les lieux. Cela convenait parfaitement au nouveau spectre qui, il l'avait avoué, ne supportait plus de donner cours à des jeunes gens inattentifs. En plus, il était conscient que son cours se trouvait être le moins intéressant vu la manière dont il le faisait.

Cette situation était donc parfaite pour tout à chacun, bien que la jeune Lily avait du mal à s'habituer à appeler Gellert, professeur Grindelwald, après une année à le nommer par son prénom. Il l'encourageait au mieux et ne faisait pas spécialement de favoritisme, n'étant pas du style de son collègue de potion qui avait son groupe de chouchous. Il n'avait rien contre cet homme, mais trouvait cette méthode un peu étrange. Ceci dit, chacun de ses collègues avaient ses petites manies, même lui, alors il ne jugeait pas. Il veillait sur chacun des élèves comme il le pouvait, les aidant à mieux intégrer leur cours, réglant parfois quelques petits soucis impactant sur les notes des élèves. Un problème fut d'ailleurs bientôt remarqué par plusieurs enseignants chez la jeune rouquine.

Ses notes avaient chuté de façon drastique, et elle paraissait toujours triste, et apathique. Le directeur décida donc qu'il serait judicieux que l'un des professeurs aille voir les parents de la demoiselle pour comprendre ce qu'il se passait, vu que le trouble de l'enfant semblait venir d'en dehors de l'enceinte de Poudlard. Gellert se porta volontaire, ayant de toute façon moins d'heures de cours à donner que ces confrères. Il se rendit donc un après-midi à l'adresse des Evans, habillé d'une tenue moldue élégante, mais sans être trop chic non plus. Il toqua à la porte et fut accueillis par une dame brune aux yeux bleus qui demanda :

- C'est pour quoi Monsieur ?

- Bonjour. Madame Evans je présume ?

- En effet. Qui êtes-vous ?

- Gellert Grindelwald. Je suis un des enseignants de votre fille Lily. Pourrais-je entrer ? J'ai à vous parler de quelque chose d'important.

- Oh… Bien sûr entrez, dit-elle en lui laissant la place.

Il sourit puis quand il en eut la permission, s'installa dans le salon et expliqua la raison de sa venue.

- Eh bien… Dans ses lettres, ma fille n'a pas vraiment mentionné de gênes. Mais… Je sais qu'en ce moment c'est on ne peut plus tendu avec sa sœur. Plus que d'habitude.

- Sa sœur aînée Pétunia c'est cela ?

- Oui. Lily vous a parlé de nous j'imagine.

- Un peu oui. Cependant, je me posais une question. Est-ce que votre aînée lui envoie des lettres ?

- Il me semble qu'elle l'a fait une fois. Vous pensez que c'est elle qui trouble Lily ?

- Eh bien… Il n'y a pas 36 solutions pour le savoir. Puis-je jeter un œil dans la chambre de Pétunia ?

- Puisque c'est pour le bien de la scolarité de la petite, suivez-moi professeur Grindelwald, dit-elle en montant à l'étage.

Il lui emboîta le pas et elle l'observa pendant qu'il farfouillait dans le bureau de son aînée. Il trouva au bout de quelques minutes, un brouillon de lettre. Il le lut rapidement avant de serrer le papier avec une colère contenue avant de la montrer à la mère de famille.

- Mon dieu… Je savais qu'elle était en colère contre Lily, mais je n'imaginais pas qu'elle la déteste à ce point… Un monstre ma petite fille… Quelle horreur…

- Dans les familles moldues, cela arrive parfois… Hélas. Il faut espérer qu'un sermon lui mettra un peu de plomb dans la tête, soupira-t-il.

La dame acquiesça puis retourna au salon avec lui. Au retour de Pétunia, celle-ci eut donc droit à un e longue remontrance des adultes et du promettre de ne plus recommencer.

- Si cela devait arriver à nouveau, sachez, que je me montrerais bien moins indulgent. Je ne me contenterais pas d'un discours, prononça Gellert sur un ton glacial avant de s'en aller.

Par la suite, cela sembla suffire, ce qui réjouit le professeur, mais d'autres ennuis n'allaient pas tarder à tomber sur Lily. En effet, alors que la 4e année se démarrait paisiblement, la jeune fille, ayant gagné en grâce et en beauté, attirait les convoitises des garçons, ainsi que la jalousie de certaines filles. Mais ce n'étaient pas celles-ci les plus embêtante. Oh que non. La principale épine dans le pied de la rouquine, s'appelait James Potter. Il lui tournait autour depuis la rentrée et essayait de l'impressionner, notamment avec ses talents en Quidditch, ainsi que attentions plus ou moins charmantes.

La plupart des demoiselles étaient dingues de lui, ou bien de son meilleur ami Sirius, mais il n'était pas du genre de la cadette Evans. Elle le fuyait comme la peste, se planquant généralement dans la bibliothèque, ou alors, allait parler avec ses amis, voir certains professeurs. Comme elle avait souvent des questions pour approfondir ses connaissances sur les différentes matières, c'était un bon prétexte. Mais plus elle s'éloignait du sang-pur brun, plus il devenait lourd, lui envoyant des petits mots même durant les cours. Ceci irritait les enseignants à un tel point qu'il se retrouvait souvent en colle suite à l'interception de ses petits papiers.

Ses parents en furent notifiés, et il du donc se calmer, cela ne fonctionna qu'un certain temps. Le sermon qu'il avait reçu l'avait d'autant plus énervé. Il tenta cependant des approches un peu plus discrètes, jusqu'à ce que un jour, en pleine grande salle, la jeune fille ait une réaction on ne peut plus claire.

- James Potter ! Quand est-ce que tu vas ENFIN me lâcher les baskets ?! J'ai essayé d'ignorer, de te repousser gentiment, mais tu n'as pas l'air de comprendre. Alors je vais être très claire. Tout le monde ici m'en soit témoin. TU NE M'INTÉRESSE PAS ! Je ne sortirais jamais avec toi ! C'est compris maintenant ?! Vas te chercher quelqu'un d'autre qui sera intéressé par ta vantardise et tes manières lourdingues ! Moi je peux plus le supporter.

Le silence se fit total dans pièce, alors qu'elle terminait son assiette, puis sortait avec ses affaires, suivie de ses inséparables amis, Frank et Alice. Le duo la conduisit dans le parc, et ils discutèrent d'autre chose pour lui changer les idées, sachant bien que dans le cas contraire, elle prendrait du temps à se calmer.

- Merci vous deux, dit-elle, quand l'heure vint d'aller en cours.

- Nous serons toujours là pour toi Lily. Ne t'inquiète pas. Si j'étais pas en couple avec Frank, je suis sûre qu'il serait venu me casser les pieds aussi.

- J'espère qu'un jour je trouverais quelqu'un avec qui je m'entendrais aussi bien que vous.

- C'est certains Lys, tu ne dois pas te faire de soucis pour ça. Tu es une chic fille, déclara Frank.

- Et toi tu sais me rassurer, dit-elle en déposant un baiser sur sa joue.

Il lui sourit puis ils durent retourner dans le château, tous les 3 bras dessus, bras dessous. Alice du se séparer d'eux pour aller en classe de Botanique, tandis que eux, gagnaient les cachots pour les potions, en commun avec les Slytherins. Par sécurité, sentant qu'un coup foireux pourrait potentiellement arriver, le jeune Londubat resta avec son amie, s'installant à côté d'elle pour préparer la potion indiquée par le directeur des vert et argent.

Il garda un œil sur James qui était assit derrière eux avec Peter, l'un des plus nul en potion de toute leur promotion. Il dut cependant se lever pour aller récupérer un ingrédient, ce qui l'empêcha d'intervenir quand un projectile atterrit dans le chaudron de Lily, ce qui éclaboussa la jeune fille dans les yeux. Le mélange irritant la fit pleurer et attira l'attention du professeur.

- Miss Evans ? Que se passe-t-il ?

- Monsieur… ça pique… J'y vois plus rien…

- Ne vous inquiétez pas, Poppy va arranger ça. Venez, nous allons aller à l'infirmerie.

Elle acquiesça et se laissa escorter alors que son meilleur ami récupérait ses affaires, en lançant un regard noir à Potter qui pouffait dans un coin de la salle.

- Toi. Je te jures, t'es dans la merde. Cette fois, compte pas sur tes parents pour te sauver les fesses, déclara-t-il.

- Ah oui ? Et qu'est-ce que tu vas faire Londubat ? Me défier en duel ?

- Non. Juste dire ce que j'ai vus. Allez tchao, j'ai autre chose à faire que parler à un connard.

Sur ce, il prit son sac avec celui de Lily et gagna l'infirmerie, en chemin, il croisa le professeur Grindelwald qui lui demanda ce qu'il s'était passé. Il expliqua cela rapidement avant de continuer son chemin, voulant s'assurer qu'elle allait bien. Gellert était furieux contre James et sa stupidité et espérait que la blessure de la jeune fille ne soit pas aussi grave qu'il l'imaginait. Heureusement, la prompte réaction de Slughorn avait permis des séquelles moindre.

Malgré tout, le Gryffondor responsable fut renvoyé définitivement de l'école, il avait franchit les limites de la tolérance de sa directrice de maison. Il allait donc devoir terminer ses études dans une autre école, pour la plus grande déception de ses parents. Quant à sa victime, elle du rester aux bons soins de l'infirmière durant plus de 2 semaines afin d'être sûr que ses yeux n'aient pas de problèmes par la suite. Elle fut par la suite bien plus méfiante vis-à-vis des garçons, à l'exception de Frank ainsi que Remus, qui bien qu'il était ami avec James, était un garçon très gentil. Elle n'approchait cependant pas Sirius, ni Peter, à qui elle reprochait leur inactivité de ce jour-là.

Cependant, le reste de ses études, se déroula sans trop de perturbations, si ce n'est qu'à compter de sa 6e année, elle commença à ressentir un certain attachement à l'encontre de son professeur d'Histoire de la Magie. Elle ne se rendit pas tout de suite compte de cela. Ce n'est que quand Alice lui fit la remarque qu'elle regardait l'homme différemment, qu'elle comprit. Elle savait que ce n'était pas un amour permis, de un du point de vue de l'âge, et de deux, à cause de son poste d'enseignant. Elle ne voulait pas lui causer des ennuis, alors elle garda tout cela pour elle. C'était difficile parce qu'elle le voyait souvent. Et de son côté, le blond avait aussi changé d'attitude. Le directeur, qui le connaissait le mieux dans toute l'équipe professorale, en parla avec lui un soir qu'ils buvaient un thé dans son bureau.

- Tu es amoureux d'elle Gil. N'est-ce pas ? demanda-t-il simplement.

- Hein ? De qui ? dit-il, rougissant.

- N'essaye pas de nier. Tu n'as jamais su me mentir. Et puis, tu es toujours si protecteur avec elle, c'est flagrant.

- Mais euh… Non… C'est pas vrai…

- Tu verrais ta tête mon vieux. Admet-le. Depuis votre 1ère rencontre tu n'as eus de cesse de veiller à son bien-être.

- Hum… Peut-être…

- De quoi tu as peur hum ? Ton tiraillement dans ta magie devrait te rassurer.

- Je… Elle… Un vieux comme moi… C'est pas possible…

- Arrête, tu n'es pas si vieux ! Tu fais la moitié de ton âge physiquement ! Tant que tu attends qu'elle soit majeure, tout ira bien.

- Cela ne marchera jamais…

- Tu verras, j'ai très souvent raison pour ce genre de choses. Ne soit pas si pessimiste.

- Tu es trop observateur pour ton bien Albus… soupira-t-il.

- Ne t'inquiète pas va, quand elle aura fini ses études, je suis sûr qu'elle viendra vers toi si tu n'en as pas le courage.

- Si tu le dis Al…

- Ou même avant. Quand elle sera majeure.

- J'imagine qu'on le saura tantôt, admit-il, pensant à la date d'anniversaire de la jeune demoiselle, qui approchait.

En effet, à la fin du mois de janvier 1977, Lily fêta avec ses amis, dans une salle de classe, son anniversaire. Elle était contente, être majeure chez les sorciers lui enlevait un certains poids des épaules, et puis cette fois, elle avait bien reçus son cadeau venant de ses parents. Tout le monde était là, même ses professeurs préférés, d'ailleurs, l'un d'eux, Horace, était celui qui les avaient autorisé à emprunter cette salle. Les boissons étaient cependant sans alcool, le sorcier ayant insisté sur ce point, vu qu'il y avait des mineurs aussi parmi les invités et qu'il ne voulait pas avoir à gérer un accident.

Quant à Gellert, il se trouvait dans un coin, observant les jeux et danses des ados, restant silencieux, ne sachant pas vraiment quoi dire. Ce n'est qu'au moment de l'ouverture des cadeaux qu'il bougea pour se rapprocher de la reine du jour. Il n'avait pas vraiment discuter avec les élèves présent, à part Alice, et encore, que brièvement. Il sourit en voyant Lily déballer ses paquets avec enthousiasme, puis s'étant perdu un instant dans ses pensées, il ne remarqua qu'il était le dernier à ne pas lui avoir donner le sien.

D'un mouvement de baguette, il fit apparaître un paquet blanc, entouré d'un ruban bleu, sur la table. Elle le prit délicatement puis l'ouvrit, révélant un écrin long de couleur noire, contenant un collier en argent avec un pendentif en forme de lys blanc. Il semblait imprégné de magie protectrice que l'homme avait placé dessus afin d'offrir à la jeune femme un bouclier on ne peu plus élégant et discret.

- Merci beaucoup professeur Grindelwald ! Il est très joli.

- Je vous en prie.

- Vous pouvez m'aider à le mettre ?

- Bien sûr, dit-il en prenant délicatement le collier entre ses doigts après avoir doucement décalé les cheveux de la demoiselle pour dégager son cou.

Il le ferma après quelques secondes, frissonnant en effleurant la peau de la Gryffondor puis il remit ses cheveux en place.

- Il vous va bien, dit-il, un doux sourire illuminant son visage.

- Je trouve aussi, répondit-elle après s'être regardée dans une glace.

La fête s'éternisa ensuite encore un peu, avec le gâteau et les dernières boisson, puis petit à petit les lieux se vidèrent. Cela laissa bientôt seuls, les deux professeurs, aidant les elfes à nettoyer, ainsi que Lily. Quand tout fut rangé, elle attendit dans un coin discret que Slughorn soit parti lui aussi pour s'approcher de Gellert qui venait de terminer de laver la dernière table restante.

- Vous êtes encore là je vois Miss Evans, dit-il doucement.

- En effet. Je voulais vous souhaiter une bonne nuit et… Vous dire quelque chose…

- Je vous écoute, dit-il, le coeur battant.

- Je… Je suis… amoureuse de vous… murmura-t-elle.

- Oh… Je… Je vois…

- Et vous ? demanda-t-elle avec espoir.

- A votre avis ?

- Je ne sais pas… Je ne lis pas les pensées.

Elle s'approcha cependant, creusant le peu de distance les séparant et déposa ses lèvres sur les siennes avec tendresse. Il se figea un instant à ce contact, hésitant quant à quelle réaction avoir, après tout, il était encore son professeur pour un an. Il lui répondit cependant n'approfondissant que légèrement le baiser avant de le rompre quelques secondes après.

- Je suis… désolé… On ne peut pas vous le savez, souffla-t-il.

- J'en suis consciente… Mais je voulais vous le dire quand même.

- Je comprends. Ne vous en faite pas, dit-il en caressant sa joue. Quand vous aurez quitté Poudlard, peut-être. Qui sait ?

- D'accord… Merci encore pour tout.

- Aucun problèmes, dit-il avant de la regarder partir.

Il aurait voulu pouvoir lui dire oui, mais ce n'était pas possible, cela leur aurait causé trop d'ennuis à eux deux. Il ne put que veiller sur elle ensuite, jusqu'à ce que la remise des diplômes soit enfin passée.

A ce moment-là, il apprit que la demoiselle se dirigeait comme prévu vers sa formation de médicomage et il décida de veiller sur elle de loin. Il n'osait pas trop aller la voir, pourtant, Magia savait à quel point il en avait envie. Ce n'est que lorsqu'un week-end elle lui rendit visite au château, qu'il accepta de la courtiser, comme il l'aurait fait de son temps. Il lui donna de jolis cadeaux, l'invita pour diverses sorties, toujours dans des endroits discrets du monde magique. Il n'osait pas trop aller côté moldu à cause de la différence d'âge. Celle-ci posait bien moins de problèmes côté sorcier, car ils s'étaient découvert un lien d'âmes-sœurs, révélé au 19e anniversaire de la jeune femme, suite à un petit rituel de vérification à Gringotts. Il trouvait tout cela tellement bizarre et pourtant si naturel en même temps.

Il n'était malgré tout pas prêt à aller voir les Evans, Lily ne leur avait même pas parlé de leur relation. Elle ne savait pas comment ils accueillerons la nouvelle. Mais, du côté de Gellert, tout état plus simple. Bathilda Tourdesac adorait la jeune femme, et elle était ravie que son petit-neveu ait enfin trouvé quelqu'un. Cela ne lui posait aucun problème cet écart d'âge. C'était quelque chose qui arrivait souvent dans le monde magique. Le soucis par contre, c'était que Pétunia se ventait être mariée, et disait que sa sœur ne trouvera jamais quelqu'un comme son cher Vernon. Cet homme rendait le Russe malade. Il ne supportait pas son caractère, bien qu'il ne l'avait que peu vu. Il ne voulait pas que sa belle fréquente un type pareil, même s'il faisait partie de la famille désormais. Ils durent cependant répondre à une invitation pour Noël.

- Je suis tellement stressé Lys… avoua le blond à sa compagne le 23 Décembre 1979.

- Je sais mon coeur. Mais ne t'inquiète pas, ça se passera bien.

- Je l'espère… J'appréhende surtout la réaction de ta sœur…

- Ne te fais donc pas des cheveux blancs. Cela se passera à merveille.

- Tu es bien sûre de toi…

- Oui et toi trop hésitant mon Gellert, dit-elle en lui offrant une étreinte tendre, rassurante.

- C'est l'âge qui m'a rendu comme ça sans doute, ma belle.

- Bon, aller. Nous sommes attendus dans une heure. Tu es prêt ?

- Je crois… Il faut bien qu'on leur dise à un moment donné…

- Courage mon coeur. Je reste avec toi de toute façon. Et on pourra toujours aller chez Albus si ça ne va pas comme on veut.

- D'accord chérie… Allons-y alors, dit-il après avoir miniaturisé les cadeaux à emporter. Tu nous transplane ? Ou bien on utilise le Portoloin ?

- La 2e option est mieux Gellert.

- Comme tu voudras ma Lily, dit-il avec un sourire tendre.

Il activa donc le moyen de transport magique qui les déposa à quelques mètres de la demeure de Evans, puis ils allèrent toquer à la porte.

- Bonsoir. Vous voilà enfin. Pétunia est arrivée depuis une heure déjà, dit Mr Evans qui leur ouvrit.

- Maman nous avait dit 19h, il est précisément cette heure là papa, prononça Lily en lui faisant la bise. On peut entrer ?

- Bien sûr ma puce, dit-il avant de s'écarter de la porte.

Ils purent ainsi mettre les pieds dans la demeure et Gellert accrocha son manteau, gardant cependant sa baguette à portée, on ne sait jamais. Il aida ensuite sa compagne à enlever le sien, puis ils rejoignirent les autres dans le salon.

- Mr Grindelwald, ravi de vous revoir, dit Mme Evans en se levant pour les accueillir.

- Tout le plaisir est pour moi. Mais je vous ais déjà dis de m'appeler Gellert, ma chère.

- Oh oui en effet. Cependant, vous ne m'appelez pas Rose pour autant.

- Je comptais bien le faire Rose, dit-il en souriant, avant de saluer Pétunia et Vernon, qui ne répondirent que d'un bref signe de tête.

- Alors hum… Les nouvelles générations ne vous posent pas trop de soucis Gellert ? demanda Rose après une petite minute de réflexion.

- Non. Honnêtement, je penses que j'ai eus les pires en même temps que j'ai enseigné à Lily. Du moins, pour le moment. James et ses amis étaient de sacrés phénomènes. Heureusement qu'une partie d'entre eux se sont assagis.

- Vous n'avez pas eut trop de mal à venir avec la neige ? Je n'ais pas entendu de voiture, dit alors le père de Lily.

- Eh bien… Nous n'en utilisons pas dans notre monde vous savez. Ou très peu. Qui plus est, j'ai toujours préféré me servir de mes jambes que d'engins motorisés, déclara Gellert.

- Je vois. Au moins la météo ne vous pose pas de soucis.

- Rarement en effet, dit-il en s'asseyant à côté de sa chère rousse. Tout dépend des moyen de transport ceci dit. Nous n'avons pas les mêmes problèmes si nous prenons le balais ou la poudre de cheminette. Même si j'admets que certaines inventions de chez vous sont très pratiques. Le téléphone et la télévision par exemple. Très ingénieux.

- J'imagine qu'il y a aussi énormément de belles choses de votre côté.

- Comme partout. Mais je ne vais pas toujours parler de chez nous. Quelles sont les nouvelles de votre côté ?

- Eh bien Pétunia nous a annoncé il y a peu qu'elle était enceinte, déclara Rose ravie.

- Mes félicitations dans ce cas, dit-il à l'intention de la future mère alors que Lily avait posé sa tête sur son épaule et un bras autour de sa taille.

- Je vous remercie, dit-elle, courtoisement, bien que le fait que l'homme soit sorcier le rebute, sans oublier son écart d'âge avec sa sœur.

- Et vous alors ? interrogea Vernon. J'imagine que vous n'êtes pas prêts d'en avoir.

- Ce n'est pas parce que je suis bien plus vieux que Lily que je suis incapable de fonder une famille Monsieur Dursley, dit-il sur un ton glacé.

- Je suis sûr que vous utilisez votre bizarrerie pour aider, dit le moldu avec un air mauvais.

- Certainement pas ! Cela vient quand cela veut. J'attendrais aussi longtemps qu'il faudra. Je suis du genre patient, répliqua-t-il, sa mauvaise humeur augmentant.

- Mais bien sûr.

- Vernon ! Cela suffit chéri ! C'est certes un sorcier, mais j'en sais assez sur lui pour savoir qu'il ne forcerait pas les choses. Il est de ces sorciers respectant énormément le cycle de la vie, tant pour les végétaux que pour les autres être vivants.

- Pétunia… commença-t-il.

- Non. J'ai dis, laisse. Ne lui manque pas de respect. Dans son pays, tout est différent d'ici, déjà que les sorciers anglais sont étranges par rapport à nous, ceux de Russie sont d'autant plus… méconnus, et particuliers, je dirais.

- Puisque tu insistes… soupira son mari alors que Gellert lançait à la blonde un regard reconnaissant et étonné également, car elle a conservé un minimum de courtoisie.

Ils conversèrent ainsi donc, calmement, jusqu'à l'heure du dîner où Vernon posa sur le tapis la question du salaire, arguant que le travail de Gellert ne devait pas rapporter grand-chose.

- Vous vous trompez, je vis tout à fait correctement avec mon salaire d'enseignant à Poudlard. Je n'échangerais mon travail pour aucun autre. D'ailleurs, je ne le fais pas pour l'argent, mais pour assurer un avenir à chacun des enfants passant sa scolarité là-bas.

- Et vous fricotez souvent avec vos élèves ?

- Vernon ! Cela est assez ! Lâche-lui les basques à cet homme ! protesta sa femme.

- Ce n'est pas grave Pétunia. J'en ais assez supporté. Veuillez m'excuser. Je vais sortir un moment. Lys, ne t'inquiète pas, je vais juste faire un tour du quartier, dit-il.

- Sois prudent mon coeur.

- Promit, prononça-t-il avant de déposer un doux baiser sur ses lèvres, puis sortir, avec son manteau.

Elle entendit la porte claquer et dévisagea son beau-frère puis se rendit en cuisine, de toute façon, elle avait fini son assiette. Elle préférait s'occuper les mains avec la vaisselle de l'apéritif que risquer de balancer un sort à la salle tête de l'homme. Elle marmonna des insultes à son encontre jusqu'à ce que son compagnon la rejoigne finalement après sa balade, l'enlaçant par derrière.

- Tu n'as rien chéri ? demanda-t-elle, un peu inquiète.

- Je suis en pleine forme. Rassures-toi. Mais… Est-ce que tu tiens vraiment à rester ici ? Sinon… J'ai contacté Albus, il est prêt à nous envoyer un Portoloin pour nous amener au château.

- J'imagine que ce serait mieux pour toi… Au moins tu as fais l'effort de rester sympa avec lui malgré votre mésentente. Cela me fait juste de la peine pour Pétunia et mes parents…

- Je sais mon amour. Cependant… Je ne peux pas en supporter davantage.

- Je comprends… Allons leur dire. N'oublie pas de leur laisser les cadeaux hum.

- Je les aient déjà posés sous le sapin. Ils les aurons pour le 25.

Elle lui sourit légèrement puis ils allèrent parler à leurs hôtes et à la blonde avant de partir avec l'aide du meilleur ami de Gellert. Ils se sentirent plus à l'aise au château, bien que l'air triste de Lily n'échappa pas au directeur de l'école. Il n'osa cependant rien dire, posant simplement une main rassurante sur son épaule. Il les accompagna ensuite aux appartements du professeur ayant été un peu réaménagés par les elfes de maison puis alla se coucher, en souhaitant que le lendemain sera plus agréable pour la jeune femme. Le jour suivant se passa bien mieux en effet, quant au 25, ils célébrèrent les fêtes avec les enseignants et les quelques élèves restés durant les vacances.

La rousse préférait cette ambiance chaleureuse et bon enfant, avec les pochettes surprises de Dumbledore, que celle, pesante, qu'elle avait eut chez elle. Au moment de l'ouverture des paquets, elle eut même la bonne surprise de voir débarquer Frank, Alice, Remus, ainsi que Sirius, ce dernier s'étant assagit grâce à son compagnon. De la place leur fut donc faite et tout le monde remarqua que la jeune Evans semblait attendre quelque chose. On comprit quoi lorsqu'un hibou, portant, accrochée à sa patte, une lettre au sceau de sainte mangouste, se posa devant elle. Gellert fronça les sourcils en la voyant puis observa attentivement la réaction de Lily quand elle l'ouvrit.

- Oui ! J'avais raison ! dit-elle toute joyeuse.

- Sur quoi ? demanda son compagnon.

Elle lui tendit simplement le contenu de l'enveloppe, et, à la fin de sa lecture, il s'évanouit.

- Je le croyais plus résistant que ça, dit Frank. C'est quoi la nouvelle ?

- Je suis enceinte, dit-elle avec un doux sourire.

- Félicitation Lys ! Bienvenue au club, déclara Alice.

- Ah bon ? Toi aussi ?

- Eh oui ! J'espère qu'ils s'entendront comme nous.

- Sûrement, dit-elle avant de réveiller doucement son aimé.

- Tu… Vraiment ? bégaya-t-il en ouvrant les yeux.

- Oh que oui !

- C'est merveilleusement inattendu, dit-il des larmes coulant le long des joues.

- Moi aussi ça m'a surprise, mais je suis très contente quand même.

- Ma tante va tellement le gâter, dit-il avec amusement.

- Je n'en doutes pas une seconde, dit-elle en l'enlaçant amoureusement.

- Tu es merveilleuse ma Lys. Cette nouvelle, c'est le meilleur cadeau de Noël qu'on m'ait jamais fait de toute ma vie.

- Je t'en pries mon coeur, dit-elle, en lui offrant un tendre baiser.

Tous les enseignants les regardaient attendris, ce Noël ne risquait pas d'être oublié, et ils avaient tous hâte de savoir ce que donnera la suite de l'histoire de ce couple atypique. Mais ils allaient devoir être patient. Tout comme les futurs parents, rayonnant tous les deux de bonheur à l'idée d'avoir bientôt leur premier enfant.