Bonjour à tous !

En ce 22 décembre, à l'approche des fêtes de Noël, je vous sort encore un énième couple impliquant l'un des fondateurs de Poudlard.

Ship encore du au hasard dans un monde où Orion Black n'est pas mort.

Réponse review:

Christine: Ravie que tu ais trouvé le dernier couple, mignon. Je l'ais bien aimé aussi. Par contre concernant Kreattur... Je dois avouer que je n'ais pas spécialement d'idées à son sujet. Surtout que c'est pas un personnage très sympathique. Mais peut-être que j'essayerais si je trouvais une idée. En tout cas, je suis toujours ravie de lire tes commentaires. J'espère que le prochain couple te plairas.

Voilà, bonne lecture à tous !


OS n°22 : Sauvé des flots

Il se sentait être tiré vers le fond du lac quand soudain un puissant rayon détruisit les Inféris et le sorti de l'eau. Il vit alors une magnifique dame rousse penchée sur lui avant de s'évanouir. A son réveil il sera de retour chez lui avec son père et croira à un rêve, jusqu'à ce qu'il la revoit un soir de Noël.

Ships : Regulus/Helga


Sauvé des flots

Il se sentait tiré vers le fond de l'eau. Il pensa alors à plein de choses. A son frère avec qui il voulait se réconcilier. A son père qu'il aimait tant. A sa mère à qui il avait tellement de vérité à lui balancer à la figure. A sa solitude. Et surtout, à son elfe de maison qui criait son nom. Il sentit ses yeux se fermer doucement, l'air commençant à lui manquer, puis, d'un seul coup, il vit une lumière. Un puissant rayon frappa les Inféris l'entraînant vers les profondeurs du lac, les réduisant à néant. Un second vint le toucher avec douceur et le souleva hors de la surface aqueuse, le portant sur la berge. Il vit alors une magnifique dame rousse penchée sur lui avant de s'évanouir.

Il ne sut pas combien de temps s'était écoulé entre cette vision et son réveil, mais il avait l'impression que ce fut d'une extrême longueur. Il remarqua tout de suite qu'il était chez lui au Square Grimaud, la présence de son père ne laissait pas la possibilité au doute.

- Regulus ! s'exclama-t-il. Tu es vivant ! Oh merci Magia !

- Papa… J'ai crus que je ne te reverrais plus… dit-il, pleurant soudain de soulagement, toute la peur qu'il avait ressenti en coulant s'évacuant ainsi.

- Tout va bien Regulus. Ne t'inquiète pas va. Tu es en sécurité mon grand, murmura son paternel en l'enlaçant tendrement, caressant ses cheveux.

- Comment je suis rentré ? Je me souviens juste de la femme qui m'a sorti de l'eau…

- Kreattur est allé te chercher. Il n'a vu personne.

- Hum… Peut-être que j'ai rêvé alors… Elle avait l'air d'un ange…

- Tu es sûr que tu ne t'es pas assommé en tombant dans ce lac ?

- Je sais pas trop… Il y avait tellement de choses dans cette grotte… Je me rappelle pas bien.

- Sans doute le choc. La mémoire te reviendra avec le temps mon fils.

- Sûrement. Dis… Sirius est venu ?

- Oui, je lui ais envoyé un Patronus quand Kreattur t'a ramené. Il est passé plusieurs fois. Son amie Lily est venue souvent avec son formateur pour s'occuper de toi.

- Je suis resté combien de temps inconscient ?

- Un mois entier. Je… J'ai pensé… Que… Que je t'avais perdus…

- Pleure pas Papa, sinon je vais m'y remettre, dit-il avec humour, pour le rassurer un peu. Je vais bien maintenant.

- Ne me refais plus jamais une frousse pareille. Tu es trop jeune pour mourir.

- Je suis bien d'accord avec toi. Sinon… Mère est dans le coin ?

- Non, elle est sortie. Tu veux la voir ?

- Je préfère pas, je risquerais de cracher mon venin.

- Tu en as beaucoup à lui lancer dessus ?

- Pas mal ouais, notamment en rapport à Sirius.

- Et pour ça, tu vas faire quoi ? demanda-t-il en désignant la marque des ténèbres sur son bras.

- Je trouverais une solution, ne te fais pas de soucis. J'ai déjà un début d'idée.

- Rien de dangereux j'espère ?

- Je ne crois pas, vu que ce serons les gobelins qui s'en occuperons, ce ne sera pas trop risqué. A moins que je leur manque de respect. Mais tu sais que ce n'est pas mon genre.

- D'accord. Tant que tu ne retourne pas chez ces tarés par la suite, tout va bien.

- Je ne ferais pas la même erreur deux fois, promis.

Son père lui sourit, puis sursauta, quelqu'un ayant toqué à la porte. L'elfe de la maisonnée alla ouvrir puis une voix masculine se fit entendre.

- Papa ? Il est réveillé le frangin ?

- Oui Sirius. Viens. Je suis dans sa chambre.

Le brun aux cheveux ondulés entra un peu plus tard et enlaça son cadet.

- Doucement Siri… Tu vas m'étouffer…

- Désolé. J'étais tellement inquiet…

- Je sais, papa me l'a dit. C'est gentil d'avoir veillé sur moi, malgré ce que j'ai fais…

- Tout le monde peut prendre les mauvaises décisions, même toi. Je suis trop content que tu ailles bien pour t'en vouloir.

- T'es devenu émotif pendant ce mois grand-frère, se moqua gentiment le plus jeune.

- C'est ta faute, sale gamin.

Ce dernier rit, absolument pas perturbé par « l'insulte ». Il avait le coeur léger, se sentant totalement en sécurité sous le toit familial, du moins en l'absence de sa mère. Il ignorait ce que cela donnera à son retour et angoissait un peu.

Quoi qu'il en soit, les jours qui suivirent, il l'évita au mieux, tout en faisant les démarches auprès des Gobelins pour se débarrasser de cette foutue marque sur son bras. En quelques heures, elle ne fut plus qu'un lointain souvenir et il se sentit soudainement comme libéré d'un lourd poids alors qu'il repensait à ce qu'il s'était produit dans la grotte. Il avait également confié aux créatures le médaillon de Salazar qu'ils ont purifié avant de le remettre à son légitime propriétaire, le fondateur lui-même, qui s'était retiré du monde magique pour voyager. Il envoya par la suite un courrier à Regulus pour le remercier, et le féliciter.

Le jeune homme comprenait que ça avait un rapport avec l'aspect maléfique de l'objet, le fait qu'il fut un Horcruxe, mais il n'en savait pas plus. Il demanda des informations complémentaires au sorcier du Moyen-Âge qui lui répondit simplement :

« Tu sauras tout en temps voulu, comme le reste de la population. Moins tu es au courant, mieux ce sera pour toi petit serpent. »

Il n'avait donc pas insisté et compris ce qu'il voulait dire par là quand une annonce fut faite dans le journal. Voldemort avait été anéanti et les différents Mangemorts en fuite furent capturés et jugés. Lui-même fut épargné grâce à la parole de Salazar et du reste de sa famille, mais il pensait toujours à cette femme qui l'avait sauvé des eaux troubles de la cachette du seigneur des ténèbres.

Il avait beau la chercher partout, il n'arrivait pas à la retrouver. Il était obnubilé par ses traits angéliques et pensait à elle même durant ses heures de travail, consistant à préparer des ingrédients pour un maître des potions. Il se faisait d'ailleurs souvent réprimander par le sorcier car il perdait la notion du temps. Il ne fut donc pas étonné quand le renvois fut annoncé, il retourna donc auprès de son père. Il l'accueillis chaleureusement, sans poser de questions sur ce retour, il n'aimait pas se mêler des affaires de ses garçons, contrairement à son épouse. En effet, Walburga le harcela, mais Regulus n'eut jamais de réponses claires, haussant simplement les épaules ou l'ignorant.

Au fil des jours cette attitude le rendit complètement chèvre, et alors que son père préparait le repas avec Kreattur, il sorti en claquant violemment la porte. Il ne fit pas demi tour, même en entendant Sirius l'appeler alors qu'il arrivait dans la rue en compagnie de Remus, James et Lily. Il continua son chemin, serrant les poings de colère, s'éloignant de plus en plus, son coeur cognant fort dans sa poitrine. Il ne savait pas vraiment quand il allait s'arrêter en cette nuit de Noël, mais il s'en moquait. Il avançait, encore et encore, malgré la neige commençant à tomber dru.

Cependant, étant humain, il du faire une pause, et se laissa donc aller contre le tronc d'un arbre, finissant assit à son pieds, la tête dans ses mains. Alors, seul dans le froid, il fit sortir toute sa tristesse, sa rancœur et sa colère. Sa magie, en accord avec ses émotions, fit changer le temps, le vent se leva, glacé, mais il ne bougea pas pour autant. Il commença à trembler, se frottant pour se réchauffer, malgré le sort de chaleur, jusqu'à ce que le son d'un transplanage et une main sur son épaule lui fasse lever la tête. Il se retrouva nez à nez avec la dame hanta ses pensées et ses rêves.

- Allons, ne vous laissez pas aller ainsi Regulus Arcturus Black. Je préfère vous voir sourire aux côtés de votre frère, fit sa voix douce, mélodieuse.

- Qui êtes-vous ? interrogea-t-il, se demandant si sa vue lui jouait des tours.

- Je m'appelle Helga Hufflepuff petit serpent, dit-elle avec un sourire tendre.

- Pourquoi vous m'avez sauvé ? Dans la grotte… Et pourquoi revenir maintenant ?

- Je suis là pour vous aider. Je n'ai pas pus rester la première fois, mais, maintenant je peux. Seulement si vous vous levez.

- J'ai peur que vous ne partiez si je venais à bouger…

- Oh non, je suis décidée à rester. Prenez ma main. Il faut que vous rentriez avant d'attraper la mort.

Lentement, il tendis la main pour prendre la sienne, espérant que ce ne soit pas un cruel mirage créé par son esprit embrumé. Il sentit alors sa main chaude prendre la sienne, et fut envahit d'une énergie chaleureuse, positive, qui l'enveloppa tout entier. Il ne perçu même pas la sensation désagréable du transplanage et réapparu dans le salon de ses parents.

- Ah ! Enfin te voilà ! Qui est cette intruse ?! cracha Walburga. Une sang-de-bourbe comme l'autre rousse ?

- Non. Elle est celle qui m'a sauvé la vie ! Sans elle je ne serais plus là. Et je t'interdis d'insulter Lily ! J'en ais plus que marre de ta haine déplacée ! Tu n'as toujours été que ça ! Une boule de haine ! Jamais je n'ais eus le droit à la tendresse d'une mère comme d'autres camarades. Je n'ai eus que celle de Papa. Et puis il y a eut Sirius. Maintenant j'ai mes amis, et Lily fait partie de ce groupe restreint. Alors, soit tu te fais une raison, soit tu peux dégager d'ici. Personne ne veut de ton sale caractère pendant les fêtes de fin d'année !

Il avait déclamé ça, haut et fort, sans la quitter des yeux. Il guettait sa réaction alors que le reste des personnes présente le dévisageait, le choc bien visible sur le visage.

- Tu n'as aucun droit de me mettre dehors. Je suis ta mère !

- Tu as perdus ce titre à mes yeux il y a des années ! dit-il, serrant les poings pour contenir sa magie sur le point de faire des ravages.

- Regulus. Cela ne sert à rien de s'énerver ainsi. Les personnes comme elles ne changent jamais, hélas, prononça Helga en l'enlaçant doucement.

Sirius remarqua alors que son frère c'était détendu à ce simple touché, et il se rassit sous une simple pression de la femme étrange, sur lui. Il ne posa pas de questions ceci dit, il ne voulait pas déranger le duo qui visiblement se comprenait sans mots. Il n'avait jamais vu son cadet agir ainsi avec quelqu'un et progressivement, ils prirent le repas comme si de rien était, alors que Walburga s'était retirée dans sa chambre. Kreattur en prépara une pour l'invitée de son plus jeune maître.

Cela prit du temps à tous de se faire à l'idée qu'ils avaient avec eux la fondatrice de la maison des jaunes et noirs, mais sa présence étant bénéfique, aucun commentaire ne fut fait. Noël fut donc plus doux cette année là au Square Grimaud et dans les jours qui suivirent, Regulus se prit un appartement et dénicha un job de serveur dans un restaurant de Londres. Cela lui suffisait amplement pour le moment, bien que sa mère critiquait ce choix, comme tous ceux qu'il a prit avant. Il commença également à fréquenter Helga.

Il ressentait à son égard de très forts sentiments qui augmentèrent au fur et à mesure qu'il apprenait à la connaître. Il aimait tout chez elle, sa bonté, sa douceur, ce don qu'elle avait pour interagir avec la nature, les gens et les animaux. Elle était pour lui la plus merveilleuse femme au monde et son coeur loupait souvent des battements quand ils se touchaient. Il n'arrivait pas à en croire sa chance jusqu'au jour où ils échangèrent leur premier baiser autour d'un dîner romantique pour célébrer leur première rencontre. Il se sentit fondre dans ses bras et enveloppé de son puissant amour, il se sentait bien. Il savait que son avenir la comptera toujours et il s'en réjouissait.

Son père sauta d'ailleurs au plafond en apprenant qu'ils étaient maintenant officiellement un couple, comme le reste de la famille. Il avait gagné un fils plus heureux que jamais et une future belle-fille des plus rayonnantes. C'était parfait. Il n'avait plus besoin de s'inquiéter et continua de veiller sur eux comme à son habitude.