Bonsoir !

En raison des fêtes, je n'ais pas pus poster ce matin comme prévus. J'espère que ça vous conviendra quand même.

Voici donc le dernier OS de mon calendrier.

Réponse review:

Christine : C'était écrit pour en être un ^^ Je souhaites que tu ais aussi passé un bon Noël

OceaneHP : Je suis contente que cette histoire t'ais plu. Sache que le lien d'âme soeur n'est pas qu'une justification comme tu semble le penser. C'est quelque chose qui revient souvent dans mes textes. Si cela ne te conviens pas, tu es libre d'aller lire le travail de quelqu'un d'autre. Il y en a d'ailleurs dans ce dernier OS. Bonne soirée.

Voilà, je vous laisse avec le texte !


OS n°25 : Le secret de la toile

Il observait cette toile comme chaque fois qu'il venait à Poudlard. Le personnage représenté dessus avait quelque chose de captivant et pas uniquement à cause de son glorieux passé. Pourtant, il semblait toujours ailleurs quand il venait, comme si ce tableau menait quelque part d'autre. Où ? Il ne le sut qu'un soir de Noël, emporté dans ce qui était plus qu'une toile, un pont entre deux temps.

Ships : Gellert/Merlin ; Harry/Salazar


Le secret de la toile

Il était en visite à Poudlard. C'était le cas assez souvent. Chaque fois qu'il avait le temps en fait. Il adorait le château. Son ambiance chaleureuse toujours des plus plaisante, avec une cuisine à tomber par terre, quelques amis, ainsi que des découvertes à faire. Et puis, dans tout ça, il se trouvait aussi ce portrait. Il se situait au second étage. Merlin, l'enchanteur, le prince des démons, et conseiller d'Arthur, était représenté dessus. Il restait longtemps à l'observer, la plupart du temps le personnage semblait ailleurs. Il ne regardait pas vers les couloirs, mais plutôt l'intérieur de son cadre. Il ne l'a d'ailleurs jamais vu passer à un autre portrait du château, ce qu'il trouvait très curieux. Il interrogea Albus à ce sujet, mais le directeur ne savait pas plus de choses que lui sur ce tableau qui était là depuis des siècles.

Beaucoup de sorciers ont tenté au fil du temps de percer son secret, mais aucun ne sont parvenus à avoir un résultat, même pas une réponse du célèbre mage. Pourtant, il sentait parfois son regard sur lui, le faisant frissonner. Il en rêvait la nuit et une nuit, il resta debout devant non stop, sans bouger, ni clore les paupières dans l'espoir de voir quelque chose sortant de l'ordinaire. Un soir, il fini par attirer l'attention de l'homme peint qui lui demanda :

- Pourquoi ce portrait vous fascine-t-il tant ?

- Ma magie me guide toujours à vous quand je viens. J'ai beau essayer de m'en empêcher, c'est plus fort que moi, répondit-il, une fois remis de sa surprise.

- Quel est votre nom ?

- Gellert Grindelwald. Enchanté.

- De même.

- Vous ne parlez pas d'habitude, alors, pour quelle raison vous adresser à moi maintenant ?

- Je dois avouer que votre obstination a fini par m'intriguer. Mais que cherchez vous au juste ?

- Des réponses… Pour comprendre les sentiments qui m'animent. Je sais que cette toile n'est pas ordinaire. Et vous non plus.

- Quels sentiments ?

- Je… commença-t-il en rougissant.

- Vous ? demanda-t-il, de plus en plus troublé par ce blond à l'accent nordique.

- Cela serait plus facile à dire si vous n'étiez pas qu'une peinture… Vous allez me prendre pour un fou, soupira-t-il.

- Dites toujours mon cher.

- Je ressens… de l'amour… dit-il, tête baissée, fixant le sol.

- Oh… C'est… Inattendu.

- Je sais… Je comprends pas non plus ce qu'il se passe chez moi…

- Eh bien parfois, il faut éviter de réfléchir et juste suivre son instinct. Soyez là le 24 Décembre au soir, et peut-être que vous trouverez ce que vous cherchez.

- Je serais-là, vous pouvez compter sur moi, dit-il avec un sourire étincelant avant de finalement aller se coucher, ce qui l'empêcha de remarquer le rougissement de Merlin.

Il avait perçu la sincérité dans la voix de son interlocuteur et cela lui faisait tout drôle. Il attendait donc la date énoncée avec impatience car celle-ci signera sans doute, la fin de sa solitude. Il espérait qu'il ne sera pas déçu, autant pour lui même que pour l'autre homme. Il resta un long moment pensif à fixer le couloir du château avant de disparaître dans l'un des recoins de la toile. Lorsque le jour tant attendu arriva enfin, Gellert croisa des dizaines d'élèves dans le domaine une fois les grilles franchies, tous en train de s'amuser dans la neige.

Il sourit en les voyant si insouciant alors qu'un potentiel retour de Voldemort pouvait se produire durant l'année. Il soupira rien qu'en y pensant mais alla malgré tout saluer Albus à son bureau. Ils firent tous les deux une partie d'échecs avant l'heure du déjeuner durant lequel il prit le temps d'examiner les élèves rassemblés. Son regard s'attarda évidemment sur la table des Gryffondors où Harry Potter, se trouvait assit avec son ami Ron Weasley.

Il se demandait pourquoi les Anglais mettaient tous leurs espoirs sur les épaules d'un jeune garçon alors qu'avec de bonnes recherches, des sorciers bien plus expérimentés pourraient trouver la faiblesse du seigneur des Ténèbres et lui régler son compte. Il trouvait cela aberrant, surtout que le garçon était chétif pour son âge. Cela ne lui plaisait pas du tout et son ami Albus ne voulait rien entendre à ce sujet. Il était du genre têtu et soutenait que tout irait bien pour le garçon. Gellert n'était pas le moins du monde d'accord avec lui et se nota de discuter ce soir avec Merlin au sujet de cette histoire de prophétie. Il attendait de le voir avec impatience, et quand les couloirs furent enfin désertés de toute présence étudiante, il se plaça devant le tableau.

- Bonsoir Mr Grindelwald. Pile à l'heure, dit le mage.

- Bonsoir. Vous pouvez me dire comment ça va se passer ?

- C'est très simple, à minuit sonnante, vous vous retrouverez à mes côtés.

- Cela me paraît pas si facile que ça. Mais bon… Si vous le dites.

- Patientez encore un peu et vous verrez, dit-il doucement avec un sourire malicieux.

- D'accord, soupira le blond, s'installant au sol, non loin du cadre.

Il attendit alors, sans quitter Merlin des yeux, puis quand sonna le 12e coup de minuit, il fut enveloppé d'une bulle de magie qui le souleva du sol, lui faisant ensuite traverser la toile. Un peu désorienté au début, il peina à tenir debout et sentit deux bras passer autour de sa taille pour le maintenir. Il tourna la tête vers la personne en question et se perdit dans les deux magnifiques orbes bleu océan de l'enchanteur. Son coeur loupa un battement et il rougit adorablement.

- On vous a jamais dit que vous étiez très mignon dans votre genre Gellert ? souffla-t-il à son oreille sur un ton charmeur.

- Euh… Non… Vous… Vous êtes le premier… prononça-t-il, tout gêné.

- Eh bien, les gens de votre époque sont aveugles dans ce cas. Venez, je vais vous faire visiter.

- On… On est où au juste ? Enfin… Je veux dire… Quand ?

- Nous sommes ici aux origines Poudlard mon cher. Le château a été inauguré il y a une dizaine d'années, par les 4 garnements que je gères, dont mon fils.

- Qui est-ce ?

- Salazar Slytherin, évidemment.

- Hum… C'est… Étrange. Je l'aurais pas cru.

- Je sais, il tient beaucoup de sa mère, dit-il avec amusement. Hélas, elle nous a quitté il y a longtemps déjà.

- Je suis navré.

- Ne vous en faites pas. Nous le vivons plutôt bien. Nous avons put tourner la page tous les deux. Cependant, Sal est un peu sous pression en ce moment. Il cherche son âme sœur sans succès et cela lui fait pas du bien.

- Peut-être qu'il ou elle n'est pas encore né dans votre temps. Si cela se trouve, c'est quelqu'un du miens. Il n'a jamais essayé de venir avec vous ici ?

- Il est très pris avec ses classes, mais je pourrais le lui proposer. C'est une idée intéressante.

- Allons le voir dans ce cas.

- D'abord, tu vas surtout changer de vêtements, parce que là, ça va pas du tout, dit-il, l'entraînant chez lui pour lui faire essayer diverses robes de sorciers moyenâgeuses.

Il fini par opter pour une couleur bleu nuit puis se laissa guider jusqu'à une salle de classe dans les cachots, où un cours se terminait.

- Ah père ! Je vois que tu as un invité aujourd'hui, salua l'enseignant.

- En effet Salazar. Le pont a fonctionné. Et si mes calculs sont justes, j'ai peut-être enfin trouvé la bonne personne pour moi.

- Oh ! Splendide ! En tout cas, cette tenue lui sied bien.

- Merci, dit le blond malgré son trouble alors que les élèves rangent leurs affaires.

Quand tous les enfants furent sortis, Salazar invita son père ainsi que Gellert, à le rejoindre dans ses appartements et ils parlèrent tous les trois ensembles. Cela lui faisait drôle de se trouver là, mais il se sentait à l'aise pour la première fois de sa vie et essaya de ne pas trop dévoiler de choses sur le futur. Ceci dit, quand il rentra chez lui, il remarqua quand même des choses différentes. Notamment sur le portrait qu'il venait de quitter, figurait maintenant Salazar, assit sur un fauteuil aux côtés de Merlin.

L'atmosphère du château était également plus légère et plus il avançait dans son exploration du château, il remarqua que les fantômes de Ravenclaw et Slytherin n'étaient plus les même, ainsi que diverses autres détails. Personnellement, il aimait bien cette nouveauté. Qui plus est, Albus le reconnaissait encore, donc il n'avait pas changé le cours du temps trop en profondeur. Il soupira de soulagement et durant ses visites suivantes se contenta de faire plus ample connaissance avec Salazar et Merlin qui se plaisaient à l'accueillir.

Quand les choses devinrent sombre de son côté du pont temporel, Gellert migra quelques jours dans le passé. Il était mal à l'aise chez lui, oppressé par la montée au pouvoir de Voldemort, revenu à la vie lors de l'année 1995. Il savait qu'il ne pouvait pas changer ce point là de la chronologie et se réfugia donc simplement dans les bras de son enchanteur, devenu son petit-ami. Ils n'en étaient encore qu'à l'échange de cadeaux, caresses et baisers pour le moment tandis que Salazar guettait toujours l'apparition de son âme sœur.

Un beau jour, alors qu'une horrible bonne femme avait investi le château, Gellert empêcha de justesse le déplacement du tableau, sachant que cela aurait brisé le pont. Il dut se débarrasser d'elle pour éviter une catastrophe et ce jour-là fut surpris par un des étudiants alors qu'il allait retourner auprès de l'être aimé. Le garçon, un jeune Gryffondor ne lui étant pas inconnu, lui demanda :

- Où est-ce que vous allez ?

- Ah… Monsieur Potter… C'est une longue histoire.

- Vous pouvez me la raconter ? Je… Je me sens pas capable de dormir de toute façon…

- Hum… Je vais plutôt te montrer. Cela te feras du bien de changer d'air mon petit gars. Donne ta main s'il te plais. Oh, rappelle toi surtout que l'Histoire est écrite par ceux qui l'ont entendu, pas ceux qui l'ont vécu.

- Je comprends pas…

- Tout sera plus clair tout à l'heure, dit-il en traversant avec lui.

Ils se retrouvèrent alors dans le petit salon de Merlin et celui-ci dévisagea son compagnon.

- Tu m'expliques Gellert ?

Le blond lui sourit puis expliqua rapidement la situation, c'est alors que Salazar fit son entrée dans la pièce et il se figea en voyant Harry. Son visage lui rappelait quelqu'un qu'il avait vu dans un rêve et il murmura :

- Es-tu… Harry Potter ?

- Co… Comment vous savez ?

- Magia m'a fait voir à quoi ressemblait mon âme sœur dans mes rêves dernièrement. C'est donc toi. Voilà pourquoi je ne te trouvais pas…

- Va falloir m'expliquer… Je suis tout perdu…

Avec l'aide de son père et de Gellert, le fondateur détailla donc l'histoire du jeune homme qui fut sous le choc de découvrir que son lié était soi disant l'ancêtre de Voldemort. Cela ne l'empêcha cependant pas d'apprécier Salazar qui décida, quand son lié fut majeur et enfin débarrassé de son ennemi, de passer le pont en compagnie de son père. Ils durent changer de look pour s'adapter à leur nouvelle époque et le pont se ferma à jamais derrière eux, mais ils étaient partis sans regrets après avoir arrangé toutes leurs affaires. Ainsi, ils aidèrent à la reconstruction du château avant de déménager en Russie, pays bien plus libre notamment concernant les êtres magiques comme Merlin et Salazar.

Ils s'installèrent dans une maison appartenant à la famille Grindelwald et furent ainsi à l'abri des préjugés stupides des anglais. Le blond put profiter librement de son aimé sans se faire dévisager dans la rue, il pouvait l'embrasser quand il le voulait, le câliner, lui susurrer des mots doux. Personne ne se permettait de commentaires, et, pour Noël, en 1999, ils organisèrent une grande fête.

Ils invitèrent les amis d'Harry, ainsi que les leurs, fait dans le pays, et s'amusèrent ensembles durant les fêtes. Ils étaient on ne peut mieux dans leur peau, les yeux emplis d'étoiles de bonheur qui ont pourtant été si rarement présentes dans ceux du plus jeune. Il était maintenant en sécurité dans son étrange famille et il fut demandé en mariage sous les étoiles par son Salazar qui rendait chaque jour sa vie plus douce. Il pleura de joie en l'enlaçant sous les airs attendris de tous ceux présents pour l'événement. Et, tout là haut dans le ciel, ses parents souriaient, heureux pour lui, pour eux tous, veillant à ce que tout aille bien.