Musique du jour : "All I see" de Marker Starling, composée pour la série d'animation "Carole & Tuesday" (2019).


Chapitre 18 :

All I see

- Tu dors mieux depuis l'autre nuit ?

Sherlock est reconnaissant envers William, qui ne prend pas quatre chemins pour poser ses questions, tout en restant subtil. C'est le seul adulte qui s'inquiète réellement pour lui, si on ne compte pas Madame Hudson. Mais la directrice s'inquiète pour tous ses pensionnaires, comme s'ils étaient tous ses enfants. Pas étonnant que les plus petits l'appellent Maman.

- Je n'ai pas beaucoup dormi, mais je n'ai pas refais de cauchemar.

- C'est bien. Tu rêves d'autres choses ?

Sherlock se sent rougir, à moitié allongé sur le divan de la salle du psychologue. Le coussin sur lequel il appuie sa tête est toujours aussi moelleux et confortable depuis des années, à croire que l'homme garde un stock d'oreillers pour chaque personne qui vient le voir. Cela n'étonnerait pas Sherlock. Toujours est-il qu'à cet instant, après cette question au départ anodine, une douce chaleur naît dans le ventre du garçon. Il se souvient en détail du dernier songe qu'il a fait, c'était il y a quatre heures.

- Je...J'ai rêvé de John.

- Et qu'est-ce qu'il se passait ?

- On parlait, ou plutôt on...on…s'échangeait des compliments. Je lui disais qu'il avait de beaux yeux bleus. Je ne comprends pas trop, je ne lui ai jamais dit ce genre de choses en vrai.

- Mais tu le pensais, et il comprenait.

- Oui, de ce côté-là, il est très réceptif.

- Et que t'a t-i dit en retour ?

Durant l'échange, Sherlock contrôle assez bien son traître de corps, que ce soit son cœur qui a tendance à battre la chamade, ou ses joues qui prennent une teinte plus prononcée, mais avec cette question, il ne peut se contenir, et il est persuadé d'être aussi rouge que les pommes déposées dans la corbeille du bureau de William.

- "J'aime tes pommettes."

- Il te disait ça en vrai ? demande le psychologue, après un bref sourire amusé, mais aucunement moqueur.

- Il me l'a dit une fois, en ajoutant que...ça me donne un air de statue. C'était pendant qu'il me dessinait alors que je lisais.

- Je n'ai pas vu ses croquis, il dessine bien ?

Sherlock hoche aussitôt la tête, visualisant très bien chaque page de son cahier, toute plus splendide les unes que les autres, que ce soit des portraits de lui, de Capucine, ou des dessins d'animaux, de fleurs, et pleins d'autres choses. De son côté, William parcourt le dossier de Sherlock, le classeur étant bien plus fourni que la plupart des autres pensionnaires de l'orphelinat. Depuis ses débuts avec le psychologue, le garçon a toujours plusieurs choses qui demeurent dans son univers. Ce qui domine ses pensées est sans nul doute John, mais mis à part son ami, il y a d'une part le violon, le brun jouant depuis ses cinq ans, Barberousse, le chien en peluche ayant toujours une place dans le cœur de l'adolescent, même s'il préfère ne pas trop en parler à William, mais aussi la science, la criminologie et les mystères. En listant ça, William repense aux évènements d'hier. Il faut qu'il pose la question au plus concerné.

- Dis-moi, j'ai vu les journaux à propos de cette histoire du vol d'une perle. Qu'est-ce que ça fait d'avoir réussi à la retrouver en moins d'une heure ?

- Ça m'a prit quarante huit minutes, précisément. Et pour être honnête, je suis plutôt...satisfait. Ce n'était pas très compliqué. Pourtant, le directeur n'arrêtait pas de sautiller de joie en me remerciant.

- Tu l'as sauvé d'une certaine façon. C'était à ce qu'il paraît une pièce très importante.

- Les gens en font des caisses pour pas grand-chose, répond Sherlock en haussant les épaules. Mais en tout cas, on peut dire que c'est ma première enquête résolue.

- Tu as eu une récompense ?

- Oui. Mais apparemment, je ne pourrai utiliser cet argent que dès mes seize ans. Pourquoi ? Ça vous intéresse ? demande Sherlock avec un air faussement méfiant. Avec William, il sait qu'il peut se permettre des expressions faciales que l'homme sait décrypter sur-le-champ.

- Pas du tout. Je dis juste que tu en mérites une. Retrouver un voleur grâce à une histoire de lacets, j'avoue que c'est assez surprenant.

- Ça sautait aux yeux, pourtant.

En guise de réponse, William rit, et Sherlock sourit à ce son. Les seules personnes qu'il arrive, ou plutôt arrivait à faire rire étaient Capucine et John. En pensant à eux, le rictus du garçon retombe aussitôt. Quand le calme revient dans la salle, Sherlock dit quelque chose avant même qu'il ne puisse ne serait-ce penser à la garder.

- Pour l'autre nuit, je tenais à vous remercier.

- Ne t'en fais pas, je n'en parlerai à personne, si c'est ce qui t'inquiète. Ce n'est pas mon genre.

- Je sais. Non...Ce que je voulais dire, c'est que… depuis que John n'est plus là, et Capucine aussi en fait, je me sens...vide, je m'ennuie, et mes cauchemars sont redevenus plus...effrayants. J'en faisais toujours quand j'étais avec John, mais c'était bien moins perturbant. Maintenant, je n'ai plus que vous...Ça me fait bizarre de dire ça.

- Parce que je suis un adulte ? demande d'un ton doux William.

- Parce que je ne me rends compte que maintenant à quel point vous êtes avenant avec moi. Je sais que c'est votre métier, mais tous les autres de l'orphelinat ne parlent pas de vous comme ça. Ils disent que vous êtes gentils et qu'ils se sentent mieux après. Mais j'ai l'impression... je me trompe peut-être, hein, mais j'ai l'impression que vous êtes plus qu'un simple psychologue à mes yeux. Que vous êtes...comme un membre de ma famille. Comme un aîné qui s'inquiète pour son cadet, ou un parent qui écoute attentivement tous les tracas de son enfant… Vous...Vous n'avez jamais pensé à…Non. Laissez tomber, je-

- Sherlock. Je comprends ce que tu ressens. Mais je ne peux pas.

Le garçon regarde William qui a désormais une intense expression de douleur dans les yeux, presque humides. L'adulte pousse un soupir, et pose sur le côté son carnet où il note Dieu sait quoi. Sherlock se sent presque mal à avoir sous entendu un désir aussi naïf. C'est une histoire de règlement ? Ou un truc dans le genre ? Le brun se sent responsable du malaise qui plane dans la pièce. Mais le psychologue coupe ses pensées en reprenant la parole d'une voix plus sombre que d'habitude, déformée par une forme de culpabilité.

- Si je devais être honnête moi aussi, c'est que j'ai songé à...t'adopter avant même que tu y penses, j'en suis sûr. Depuis le début, tu m'intrigues, et tu me touches par tout ce que tu me racontes. C'est comme si tu venais de découvrir le monde il y a cinq minutes. Je ne dis pas que tu es ignorant, ou naïf, mais à chaque nouvel entretien, j'ai l'impression de voir un oiseau qui ne veut pas quitter son nid. C'est normal à ton âge de s'interroger sur le monde, sur l'avenir, mais à chaque fois que tu t'exprimes, c'est comme si tu croyais que tu étais une anomalie. Des fois, tu me parles de Capucine ou de John comme si tu ne les méritais pas, ou qu'ils étaient fous de s'intéresser à toi. Mais tu te trompes ! Je...Je sais à quel point tu es un garçon incroyable, et je suis certain que tu le sais aussi, mais pas pour les bonnes raisons.

- Co...Comment ça ? demande Sherlock, qui a le vertige face à ce discours.

- Je ne sais pas. J'ai beau avoir vu et parlé avec de nombreux enfants et ados, et même quelques jeunes adultes, tu restes une énigme pour moi. Je serai incapable de dire ce qui fait que tu es...fantastique.

Sherlock rougit tout en baissant les yeux. La seule autre personne qui lui a dit ça, c'est John. Pourtant, il ne comprend pas. Il n'y a rien de fantastique à déduire des choses évidentes ou à étudier les sciences, si ? Ça lui échappe complètement. Cependant, face à ce torrent de compliment qui lui donne mal à la tête, Sherlock n'oublie pas un des aveux de William.

- Pourquoi vous ne m'adoptez pas, si je suis si incroyable ? questionne t-il maintenant d'un ton froid sans s'en rendre compte.

- Je sais que je ne pourrai pas te garder… Dans le sens où tu finirais par te lasser de moi.

Sherlock ne comprend pas, et il n'aime pas ça.

- Avant d'être psychologue dans cet orphelinat, je travaillais dans un hôpital, au service pédiatrique. Et je profitais du fait d'avoir une bonne endurance et une résistance à la fatigue pour prendre soin de chaque patient. Mais je passais tellement de temps à m'occuper de gosses qui n'étaient pas les miens que mon propre fils n'en pouvait plus. Il est parti du jour au lendemain, avec ses affaires et son argent, et je ne l'ai plus revu. Et je ne veux pas revivre ça, et surtout, faire vivre ça à une personne. Car je sais que le temps que je passe aujourd'hui à l'orphelinat détériorai n'importe quelle relation.

- Vous êtes trop obnubilé par votre travail, répond Sherlock d'une voix redevenue plus douce.

- Je sais. Et je n'arrive pas à changer, c'est plus fort que moi. Je ne sais plus quand ça m'a prit, mais ça fait maintenant des années et des années que je veux aider les autres, et plus précisément la jeune génération. Le monde est tellement instable que je dois au moins en préparer une poignée à le comprendre et à l'affronter.

- Comment s'appelle votre fils ? demande soudainement le brun après un silence de plusieurs secondes.

- Hank.

- Je suis sûr qu'il pense toujours à vous.

- Je n'en ai aucune idée. Tout ce que je veux, c'est qu'il soit heureux, répond William avec un faible sourire.



Lorsqu'il sort de la pièce, Sherlock est suivi par William, qui prend toujours le temps de raccompagner ses patients. Le garçon se tourne vers le psychologue, conscient qu'ils ont tous les deux le cœur allégé de certaines choses, et alourdi par des nouvelles. Ils s'échangent un sourire délicat, compatissant.

- Je ne pensais pas dire ça à un ado, mais merci beaucoup de m'avoir écouté, dit William une main sur la poitrine. Je me sens mieux.

- Il n'y a pas de quoi. Mais si je puis vous donner le même conseil, ménagez-vous aussi, et trouvez quelqu'un avec qui parler.

- J'espère que tu le feras en premier, Sherlock.

Le garçon sourit. Plus facile à dire qu'à faire, surtout après quelqu'un comme John. Le psychologue lui a bien expliqué comme quoi se faire d'autres amis après John ne va pas le trahir, bien au contraire. Il sera heureux d'apprendre que tu continues de t'épanouir, a justifié William. Si Sherlock essaye de s'en persuader, il n'est pas très convaincu au fond de lui. Contrairement à John, il ne peut pas venir voir quelqu'un au hasard et taper une causette tout en restant naturel. Surtout que depuis le départ de son copain, Sherlock n'a pas vraiment parlé à qui que ce soit à l'orphelinat. Ah si, il y a bien cette fille qu'il a croisé à la bibliothèque, mais la seule chose dont il se souvient d'elle, c'est à quel point elle avait l'air timide, et qu'elle aime les chatons. Ce n'est clairement pas ce genre de personne avec qui il pourrait nouer des liens.

- Au revoir, Sherlock, et profite bien de la fête !

Ah oui, c'est vrai que l'équipe à organiser un goûter spécial, suite à la résolution du vol de la perle. Cela laisse l'ado de marbre. Mais il remercie tout de même une dernière fois William avant de partir, réfléchissant vaguement à qui il pourrait bien faire connaissance. Il a le violon, et tout le reste, ça ne suffit pas ? Le seul problème, ce sont les cauchemars. Il n'y a qu'une façon de ne plus en faire. Obéir à Mike. Mais sa consigne inquiète Sherlock. S'il ne ressent plus rien, qu'est-ce qui pourrait compenser le reste ? Il se voit mal jouer du violon toute la journée ou étudier. Les enquêtes, oui, mais il est encore trop jeune. Et puis ça implique de travailler avec d'autres personnes, donc d'avoir des liens, non ? Si ?

Aaah, c'est compliqué, fulmine Sherlock dans sa tête, se retenant de tirer ses cheveux pour ne pas paraître fou au milieu du couloir vide.

En relevant la tête, il remarque que quelqu'un d'autre se trouve dans ledit couloir. Sherlock reconnaît Simon, ce dernier travaillant cette fois-ci en journée. Le jeune homme semble d'ailleurs ravi de croiser le brun.

- Bonjour, Sherlock ! Tu ne vas pas à la fête ?

- Bonjour. Je compte m'y rendre, oui.

- Bravo pour ton enquête !

- Merci.

Les deux compères se regardent durant ce petit échange, Simon ayant toujours un tendre sourire pour Sherlock.

- Je suis content d'être en forme pour aujourd'hui, cela m'aurait beaucoup embêté de ne pas pouvoir assister à la fête.

Sherlock ne sait pas quoi répondre. Simon est certes gentil, mais le garçon est incapable de s'intéresser à lui, ce qui ne semble pas être réciproque, au point qu'il se demande quelques fois pourquoi Simon est si agréable avec lui. Sherlock sursaute légèrement quand les mains du jeune homme remettent en place son col de chemise, les doigts se mouvant délicatement pour fermer un bouton, effleurant brièvement son cou. Sherlock lève alors le regard en direction de Simon, qui continue de sourire d'un air satisfait.

- Là, tu es plus présentable pour la fête. Amuse-toi bien !

Après quoi, le jeune homme s'en va d'un pas pressé, laissant l'adolescent planté au milieu du couloir, la mine dubitative.



- Félicitations au super détective !

Le cri enjoué de Matthew est aussitôt suivi par une ovation de tous les pensionnaires présents, ainsi que le son distinct du bouchon de liège qui saute de la bouteille de jus de pomme pétillant. Les enfants se bousculent presque pour être servi. Mais l'animateur les calme très vite, rappelant qu'il y en a pour tout le monde. Pour fêter la fin de l'enquête, bon nombre de gâteaux ont étés préparés par les cuisiniers, de même que des petites guirlandes sont accrochées çà et là dans la salle du réfectoire. Sherlock fait tout pour ne pas lever les yeux au ciel. Ils font beaucoup de bruit pour pas grand chose. Puis il se rappelle des conseils de William. Il faut que je sois heureux, social, je me sentirai sûrement mieux. Alors il imite son entourage, et espère que le sourire qu'il garde est crédible.

La fin d'après-midi passe tranquillement, et les boissons et gâteaux sont rapidement consommés par une horde d'enfants et d'adultes gourmands. Sherlock n'aurait jamais pensé que Maxine aime autant le gâteau au yaourt. Ou que les paquets de bonbons de réglisse se vident en quelques minutes. Il en a goûté une fois, ça lui a suffit.

Au bout d'un moment, Sherlock s'éclipse, personne ne faisant attention à lui. Les fêtes, ce n'est définitivement pas pour lui. Sherlock réalise que son walkman est loin de lui, c'est-à-dire dans sa chambre. L'idée de repasser dans la foule, d'aller jusque dans sa chambre et bla bla… Pff, tant pis, il se contentera du chant des oiseaux, si les petits volatiles ne sont pas effrayés par le boucan provoqué par la « Fête en honneur au Super détective ».

Sherlock s'assoit par automatisme au pied du chêne, son point de repère dans la cour de l'orphelinat. Il ne sait pas combien de temps il y passe depuis la première fois, et il s'en moque. Cet arbre représente pleins de choses. Confortablement adossé au tronc, Sherlock savoure le vent qui souffle sur son visage, ainsi que la faible chaleur du soleil désormais timide en cette fin de saison. Le garçon se remémore certains moments passés avec John au pied de ce chêne. Les nombreuses fois où ils écoutaient la musique avec le walkman, quand son ami le dessinait, quand Sherlock l'aidait à réviser, quand ils faisaient la sieste, quand ils ne faisaient rien juste pour le plaisir de ne rien faire ensemble. Ou quand ils se câlinaient, et parfois s'embrassaient. Frémissant, Sherlock se souvient de certains roulages de pelles de jour comme de nuit, à l'abri des regards. C'est vulgaire dit ainsi, mais c'est tellement plaisant. Et c'est là aussi où John lui a annoncé son départ… Le garçon soupire. Il a l'impression que ça fait des mois que John est parti, pourquoi n'a t-il toujours pas reçu de lettres ou de coups de fil, comme il avait promis ?

Non, il ne peut pas mentir. Pourquoi il ferait ça ?

Mais parce qu'ils font tous ça. Loin des yeux, loin du cœur ne dit-on pas ?

Non. John n'est pas comme ça ! Je suis sûr qu'il a écrit quelque chose ! C'est juste que ça met du temps à arriver !

Tu dis ça pour te rassurer. Regarde la réalité en face.

Tais-toi, laisse-moi tranquille.

Comme tu voudras, mais il ne faudra pas venir te plaindre.

Casse-toi.

- Salut, super détective !

Sherlock manque de bondir sur place tant la voix l'a surprit. Il ne connaît pas cette voix manifestement masculine. Le propriétaire arrive au même moment, debout face à Sherlock qui demeure recroquevillé contre le chêne. Le garçon qui vient de parler tient un gobelet où une petite quantité de boisson de couleur sombre traîne au fond. Sherlock observe son vis à vis. Roux, assez grand et âgé, un sourire franc et naturel, ongles manifestement manucurés. Apparemment, il est passionné de photographie et de mode. Ah, et comment ignorer toutes ses tâches de rousseurs sur les joues et le cou ? Capucine a de la sérieuse concurrence. Sherlock n'a jamais eu l'occasion, et surtout la curiosité, d'observer le jeune homme. Les fois où il l'aperçoit, il est souvent en compagnie de plusieurs filles, riant de bon cœur avec.

- Je m'appelle Victor !

- Sherlock.

- Ouais, je sais. Ça colle bien pour un super détective.

- Je n'ai fais que trouver une perle à la noix.

- Pourtant, elle a l'air de coûter ! Tu n'as pas vu la tête du directeur quand elle a été récupérée, on aurait dit qu'on venait de sauver sa famille !

- Il n'en a pas. Il avait une épouse, mais elle l'a quitté suite à une histoire d'infidélité. Et sa fille unique vit au Japon et ne le contacte jamais.

- Ouah, comment tu te sais ça ?

- J'ai observé, et déduis. Comme le ferait un super détective, dit Sherlock d'un ton à moitié sarcastique.

- Cool. Je peux m'asseoir ?

La demande de ce Victor étonne Sherlock. Le roux a l'air d'avoir autant de franc parler que lui, et ça l'intrigue dans un sens.

- Oui, répond t-il au bout de quelques secondes.


À suivre...

Merci aux personnes qui commentent :)