Pour ce dernier chapitre, quoi de mieux que de choisir la musique préférée de tout mon être, que j'écoute depuis des années? Il s'agit de "Spanish sahara" de Foals, issue de l'album "Total life forever" (2010).
Chapitre 24:
Spanish sahara
Le calme qui demeure chaque jour dans le laboratoire est une des raisons qui fait que Sherlock passe beaucoup de temps dans cette pièce, en dehors du fait qu'il peut faire presque toutes les expériences et analyses qu'il souhaite sans risquer d'avoir de représailles de la part de qui que ce soit. L'homme qui s'y rend le plus souvent est habitué depuis plusieurs années à la présence du détective, aillant parvenu malgré lui à avoir un semblant de complicité avec ce dernier. Il s'appelle Mike Stamford, et est fidèle à sa réputation ainsi qu'au point de vue de Sherlock, c'est-à-dire, être une personne joviale, très sociable, et qui voit toujours le bon côté des choses. Sherlock ne cache jamais son petit rictus chaque fois que quelqu'un fait une remarque quant au poids de Mike et que ce dernier répond par toutes sortes de petites blagues.
Le détective ne le dit jamais de vive voix, mais il est reconnaissant envers Stamford de l'accepter tel qu'il est, qui plus est sans se forcer. Le médecin apprécie naturellement Sherlock, ce qui rassure le brun, ayant parfois des questions existentielles sur sa propre personne. Bien sûr, il a dans son entourage d'autres individus, mais il ne ressent pour le moment pas de véritable alchimie, que ce soit avec le policier devenu au fil du temps collègue régulier à Scotland Yard, Graham Lestrade, ou quelque chose comme ça , son équipe de bras cassés dont il n'a guère envie de réciter les noms, mais aussi la légiste Molly Hooper. Parfois, quand Sherlock est moins concentré que d'habitude sur une enquête, il observe quelques secondes la jeune femme, se demandant où est-ce qu'il a bien pu la voir autrefois, étant persuadé de l'avoir déjà rencontré. Il préfère ne pas poser la question, étant donné que Hooper essaye toujours de trouver un prétexte pour rester avec lui, ignorant souvent qu'elle le retarde dans son travail. Mais elle est gentille, et surtout, elle lui donne accès à la morgue à toute heure, donc Sherlock l'apprécie bien.
Il y a quelques années, le cadet Holmes n'aurait jamais pensé avoir de nouveau une situation stable. Que ce soit le fait de posséder un appartement, certes spacieux et calme, mais malheureusement situé dans un quartier de bourges, et Sherlock doit se farcir cette bande de limaces égocentriques. Mais aussi d'avoir un travail aussi passionnant. Il peut enquêter sur de vraies scènes de crime, trouver de vrais criminels, étudier la véritable science, déduire à la hauteur de ses capacités. Et ce n'est pas les remarques quotidiennes désobligeantes qu'il reçoit de la part des policiers du Yard qui l'arrête, bien au contraire. Voir ces idiots être remis à leur place d'incompétents est tellement exaltant. Sherlock est conscient de sa supériorité, et il ne s'en cache pas.
Avec le temps, le détective a fini par assimiler son intelligence et sa désormais capacité à demeurer le plus neutre possible dans un maximum de situations. Bien sûr, il y a des éclats de joie, que ce soit à la résolution d'une enquête, la trouvaille d'un minuscule indice ô combien essentiel, ou quand une expérience particulièrement complexe se déroule comme il le souhaite. De même que la colère le prend par moment, le plus souvent sur le terrain, quand le QI de son entourage devient dangereusement bas pour son intégrité physique. Mais les colères qu'il a le plus souvent piqué ces dernières années restent les fois où il s'est entretenu avec son frère.
Depuis qu'ils se sont retrouvés, l'aîné ne semble ne plus lui lâcher la grappe, le contactant chaque jour de toutes les modes possibles, que ce soit via cette femme scotchée à son portable, les appels téléphoniques, les messages quand il a mal aux dents, ou encore tout le système de vidéosurveillance de la capitale. Mycroft a un grand contrôle de la sécurité de la ville, et du pays en général, et il ne s'en cache pas, au contraire.
Ainsi, les disputes qu'ont parfois eu les deux frères se centrent souvent sur les mêmes sujets. L'orphelinat, l'omniprésence de l'aîné dans la vie du cadet, certaines enquêtes étant dangereuses, ou plus particulièrement la drogue. Quand Sherlock a quitté l'hôpital suite aux retrouvailles, il a dû se rendre dans un centre de désintoxication. Dire que cela a été un immense défi serait le plus doux des euphémismes. Et aujourd'hui, le cadet n'en est pas à un seul séjour dans cet institut. Il y a eu des rechutes, parfois légères, si le terme peut être employé ainsi, et parfois plus violentes, le brun étant retrouvé dans des lieux malfamés, un cocktail de substances involontairement mortel ou non dans l'organisme. Le jour où Mycroft a retrouvé pour la troisième fois Sherlock dans un tel état, il lui a demandé d'une voix neutre quelque chose : Fais des listes quand tu t'injectes ces choses, que je sache ce que tu as pris quand je te retrouverai.
Sherlock est rarement d'accord avec son frère, mais pour ça, il suit à la lettre sa consigne. Littéralement. Ainsi, la raison de pourquoi il transportait toujours sur lui pendant un moment un petit bloc notes et un stylo n'était connu que des deux Holmes.
Cependant, si le plus vieux est persuadé de la raison du plus jeune à utiliser la drogue, il n'a qu'en partie raison. Oui, la drogue, et surtout la cocaïne, aide Sherlock à réfléchir, à oublier la moindre chose qui pourrait le déconcentrer pendant une enquête. Mais ce que Mycroft ignore toujours, c'est ce que Sherlock fait oublier à son cerveau à chaque replongée.
Malgré la consigne de l'aîné quant à suivre ou non son credo qu'est ne s'attacher à le moins de choses possibles, le cadet a choisi de l'appliquer à un certain degré. Si Mycroft continue de vivre ainsi sans trop réfléchir aux conséquences, il est plus dubitatif quant à son frère. Parfois, cela lui est diablement bénéfique, parvenant à résoudre des enquêtes de prime abord impossibles, mais aussi semblable à une grosse épine dans le pied. En ayant vécu dans un orphelinat et côtoyer quotidiennement bon nombre de personnes, Mycroft sait que Sherlock est bien plus habitué à la sociabilité, mais ce dernier semble au fil du temps s'en détacher de plus en plus, comme si être addict à la cocaïne est plus sain que d'être lié à une quelconque relation.
Cependant, Sherlock le sait, la cocaïne ne pourra jamais pallier l'absence de quiconque, et encore moins de-
- Oups!
Le détective est brusquement sorti de ses pensées quand quelqu'un se cogne à son épaule dans la rue. C'est vrai qu'il a tendance à marcher en ville tout en étant absorber par ses réflexions, ayant manqué plus d'une fois de se faire renverser. Là, il vient simplement de se percuter à une vieille dame, faisant tomber son lourd sac de provisions. À en juger la corpulence de la dame, Sherlock a presque pitié d'elle quand il voit la taille de son sac de courses. Par automatisme, il s'agenouille avec elle pour commencer à ramasser les divers achats, tout en marmonnant de vagues excuses. Et puis à un moment donné, la main de la dame se fige. Qu'est-ce qui lui prend ? Elle fait un arrêt cérébral ? Sherlock sursaute légèrement quand ladite main se pose maintenant sur sa joue.
- Sherlock ? C'est toi ?
Le brun relève le visage, sentant soudainement ses entrailles faire un looping. Il reconnaît maintenant la personne qui le regarde comme si elle venait de retrouver un fantôme.
- Madame Hudson ?
Mince, voilà que sa voix trahit ses émotions. Peu importe, il ne se sent nullement mal à l'aise quand sa vieille dame préférée le serre dans ses bras au milieu du trottoir, sous le regard intrigué de nombreux passants. Il a au moins retrouvé quelqu'un, c'est déjà ça.
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Suite à ça, certaines choses ont changé en peu de temps. Quand Sherlock a expliqué à son frère la raison de quitter son luxueux appartement pour aller vivre dans un bien plus petit, modeste et vieillot dans une rue passante, il a trouvé naturel de justifier ce choix de part le fait que la propriétaire est l'ancienne directrice de l'orphelinat fermé depuis maintenant des années. D'ailleurs, Hudson a tout de suite fait le choix de faire un prix d'ami, enlevant plus du tiers au prix initial. Ah, et Sherlock a oublié à quel point la dame est douée pour préparer le thé, le sien étant sans hésitation le meilleur au monde.
Malheureusement, elle non plus n'a aucune idée de la situation de John, si bien qu'elle n'était même pas au courant de son départ à l'armée. L'idée qu'il soit mort sur le terrain effraie Sherlock. Peut-être que John est dans une caserne quelconque, ou bien qu'il combat à l'autre bout du monde. Avant de retrouver Hudson, il avait à plusieurs reprises essayé de recontacter son ami, sans succès. Même son père est désormais injoignable. Il faut croire que John s'est tellement fondu dans la masse et qu'il est devenu invisible. Pourtant, Sherlock sait parfaitement à quel point cet homme est à part de la société, de par sa générosité et son caractère. Même pour ça, Sherlock se demande si John est le même. En bientôt quinze ans depuis son départ de l'orphelinat, c'est normal de changer, mais à chaque fois que le détective essaye d'imaginer John aujourd'hui, il en est incapable. L'idée que ce dernier l'ai oublié revient régulièrement le perturber. Parfois, il en pleure.
Dans ces cas-là, il ne se drogue pas, s'étant promis depuis plusieurs mois de ne pas y retoucher, mais se contente à la place d'un paquet entier de cigarette, ou de plusieurs patchs de nicotine.
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Même avec le prix réduit, Sherlock doit bien admettre au bout d'un moment que le loyer de l'appartement demeure conséquent. Et pour régler ce soucis, il n'y voit que deux solutions. Ou trouver un travail plus stable pour toucher un salaire régulier, mais ce serait terriblement ennuyeux, ou bien la colocation, mais trouver quelqu'un qui le supporterait au quotidien est très peu probable.
Un jour, il en parle d'un ton plus ou moins fatigué à Mike Stamford. Ce dernier, peu importe le sujet qu'aborde son ami détective, l'écoute attentivement, ayant son sempiternel petit sourire figé sur le visage. Et quand Sherlock lui parle d'un sujet aussi commun qu'une colocation, et non d'une enquête farfelue, une expérience tordue ou bien ses râleries à propos de telle ou telle personne, Mike tend davantage l'oreille.
- Il est hors de question que je reprenne un appartement payé par Mycroft, explique le brun d'un ton hautain, mais celui où j'habite coûte cher. Je ne peux pas quand même pas demander à ma logeuse de baisser encore le prix, non ?
- Je ne pense pas, répond Mike. Elle t'a déjà fait une jolie réduction, petit veinard. Tu ne trouves personne pour partager le loyer ?
Sherlock pense un instant proposer la colocation à Stamford, puis se rappelle aussitôt que ce dernier vit dans sa propre maison, un petit pavillon dans un quartier paisible quelque peu à part du centre ville.
- Regarde-moi, dit le brun la mine dédaigneuse, qui voudrait de moi comme colocataire ?
- J'en parlerai à mon entourage, réplique Mike.
- C'est ça, bonne chance. Ce n'est pas toi qu'on appelle Cupidon ?
- Je t'en prie, tu ne vas pas t'y mettre aussi ?
Mike fait mine d'être offusqué, mais au fond, il est content. C'est rare que Sherlock s'adonne aux plaisanteries. Le médecin est aujourd'hui toujours célibataire, mais a depuis longtemps ce surnom qui l'amuse à la fois tout comme il l'agace légèrement. S'il a la réputation de se faire rencontrer des personnes qui deviennent plus tard amis, ou plus, lui n'a toujours pas trouvé quelqu'un qui s'intéresse à lui du côté sentimental.
- Bon, je sors, à tout à l'heure !
Sherlock ne répond rien quand son ami part, mais il demeure sur ses lèvres un minuscule rictus. À défaut de réfléchir pour cette histoire de loyer, le détective se concentre sur une nouvelle expérience, et le matériel du laboratoire est bien plus pratique que celui à l'appartement. Le brun ne compte plus le nombre de fois où madame Hudson s'est exaspérée en voyant le bazar dans la cuisine dû aux béchers, tubes à essais et autre microscope qui traînent sur la table.
Dans cet appartement, les autres pièces subissent aussi l'habitude de leur occupant à ne rien ranger. Que ce soit la chambre qui sert plus de débarras que de lieu de repos, ou le salon où demeurent des piles de livres, cartons et autres bagages. La seule chose qui reste à part est le violon. L'instrument est presque choyé. Sherlock s'est lui-même surprit le jour où il a reçu l'instrument de la part de Mycroft après un séjour au centre de désintox, et qu'il est parvenu à jouer sans faute un morceau, malgré les années séparant sa dernière mélodie .
D'ailleurs, le désordre de l'habitat rebute certains clients qui viennent le voir pour demander de l'aide, certainement dû au bouche à oreille lié à la police ou d'anciens témoins. Mais Sherlock aime son bazar, il retrouve paradoxalement avec plus de facilité ce qu'il cherche.
Il hoche la tête, pourquoi faut-il qu'un simple appartement le perturbe autant ? Il cligne plusieurs fois d'affilée les yeux, et parvient enfin à se concentrer pour de bon sur son expérience. Le laboratoire se retrouve ainsi plongé dans un calme olympien, seulement perturbé par moment par les petits sons que font les divers outils que manipule Sherlock.
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Un peu plus tard, le détective entend des pas au loin, dans le couloir adjacent au laboratoire. Son expérience avance à petits pas. Pour l'accélérer, et aussi pour ménager ses nerfs, il s'est rendu à la morgue, muni de sa fidèle cravache utilisée pour les cadavres, sous le regard impressionné de Hooper. Quand cette dernière lui propose poliment un café, il accepte volontiers. La caféine va sûrement l'aider à maintenir sa concentration sur son expérience.
Penché sur la boîte de pétri où il fait tomber une goutte d'eau iodée, il tend à peine une oreille aux sons qui l'entoure, à savoir Mike qui ouvre la porte à une personne à la jambe boiteuse. Cependant, son ouïe est bien plus mise en alerte quand il entend la voix de cette personne.
- C'est plus moderne ici.
En regardant l'homme qui vient de parler, Sherlock manque de renverser son expérience. De même que son vis à vis qui manque aussi de faire tomber sa canne.
Mike, de son côté, hésite à parler, se demandant ce qu'il se passe. Son ami John qu'il a connu à l'université de Liverpool regarde Sherlock d'un air indescriptible. Alors il demande d'une petite voix:
- Vous vous connaissez ?
Pendant quelques secondes, un ange passe, sans que les deux concernés ne répondent. Puis John parle avec un sourire, contrastant avec sa mine fatiguée de tout à l'heure.
- Oui.
Aussitôt, Sherlock s'approche et le prend fermement dans ses bras, enfouissant son visage dans son épaule. John laisse finalement tomber sa canne pour répondre à la puissante étreinte de Sherlock, ses épaules tremblant sans qu'il puisse se contrôler. Sans un mot, Mike s'éclipse, fermant tout doucement la porte.
Au bout d'un moment, Sherlock se rend compte qu'il pleure. Des larmes de joie. Ce n'est donc pas une légende. John semble être dans le même cas. Ce dernier s'écarte légèrement de son compère, et essuie quelques larmes de son pouce. Et sans savoir qui amorce le geste en premier, ils s'embrassent.
Sherlock se sent soudainement bien plus léger, comme si un objet lourd en plomb venait de quitter son corps. Il avait oublié à quel point la peau et les lèvres de John sont si chaudes, si douces, si agréables à toucher, à embrasser, à caresser… Leurs bouches semblent n'en plus finir d'échanger bécot sur bécot.
Quand le baiser s'arrête (maudite respiration à reprendre), Sherlock prend plus le temps d'observer le visage de John. Il a tant de choses à découvrir, et redécouvrir. Cette simple pensée le fait rire d'une telle manière qui galvanise les oreilles de John. Le blond a d'ailleurs une question à lui poser. Il entoure le visage de son amant de ses paumes, ses pouces n'en finissant plus de caresser ses pommettes toujours aussi prononcées.
- Dis-moi, tu as trouvé un nom ? chuchote t-il, ses lèvres à quelques centimètres de leurs consœurs.
- Sherlock Holmes.
- John Watson.
- Watson ? demande le détective, la mine curieuse. Je croyais que tu t'appelais-
- Je préfère Watson. C'est avec ce nom que je t'ai rencontré.
Sherlock sent une chaleur intense se répandre doucement dans tout son corps. John est toujours aussi doué pour l'étourdir avec de belles paroles. L'idée de pouvoir entendre à nouveau tous les jours cette voix lui donne le tournis.
- Hé, c'est toi qui cherche une colocation ? demande John, le regard plein d'espoir.
- Oui. L'adresse est 221B Baker Street.
- J'ai hâte de m'y installer.
Sherlock rit à nouveau, tandis que les lèvres de son amant ne sont plus qu'à quelques millimètres des siennes.
- J'ai tellement de choses à te raconter, murmure t-il en le regardant droit dans les yeux.
- Moi aussi, répond John avec un immense sourire.
Et sans plus un mot, il franchit la distance infime qui le sépare de Sherlock. Au milieu d'un laboratoire de l'hôpital St Barthelemy, deux hommes s'embrassent sous la lumière des néons, dans un profond baiser d'adulte.
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Il ne reste pas grand chose de l'orphelinat, mis à part quelques tas de pierres et de structures métalliques. Madame Hudson a expliqué qu'après sa retraite tardive, la personne qui devait prendre sa relève n'a pas pu garder longtemps l'établissement, la maladie l'ayant rattrapée. Et après cela, l'orphelinat a dû faire transférer tous ses pensionnaires, la mairie de la petite ville ne pouvant plus suffisamment le financer. Il n'en reste aujourd'hui que ces vagues ruines, le village ayant pour projet de remplacer le bâtiment par un simple terrain de sport, ou quelque chose comme ça. Heureusement, le grand chêne de la cour demeure intact, l'arbre n'ayant jamais cessé de grandir et de s'élargir.
C'est au pied de ce chêne que sont installés Sherlock et John, leurs épaules se touchant comme autrefois. Il ne manque plus que le walkman pour qu'ils s'imaginent être de nouveaux des enfants. Leurs mains délicatement liées, les deux compères observent d'un air apaisé le paysage désormais visible maintenant que les murs de la cour ne sont plus là.
Sherlock se sent étrange après toutes les choses que John lui a raconté. La mort de sa mère adoptive, les soucis financiers de son père, son départ à l'armée pour continuer à avoir des études, son service à l'Afghanistan, sa blessure par balle l'ayant obligé à revenir au Royaume uni...
John se sent d'ailleurs aussi noué quand Sherlock lui parle de ce qu'il a vécu à l'orphelinat après son départ, en particulier son entretien avec Joyce, ce soir terrible avec un veilleur, mais aussi ses échanges avec William. Puis de son départ des Hêtres Dorés, de ses premières années à l'université prises en charge par Madame Hudson que Sherlock s'est dépêché de rembourser, quitte à enchaîner cours et boulots de nuit, au détriment de sa santé. John ne réalise guère qu'il écrase à moitié la main de son amant lorsque ce dernier lui parle de sa vie de junkie, avant d'être retrouvé par Mycroft, et de les nombreuses révélations qui ont suivies.
Après toutes ces choses qu'ils ont racontés, Sherlock et John ont à la fois l'impression d'avoir le cœur allégé de tout ce poids enlevé, mais aussi serré par la simple pensée qu'ils ont vécus tout ça sans l'autre.
Sherlock frémit en sentant la deuxième main de John se poser sur la sienne.
- Rentrons à la maison, qu'en dis-tu ?
La voix de John murmure cette phrase, mais est promesse de tant de choses. Alors Sherlock répond avec son sourire le plus sincère et un mot :
- Oui.
Sur la route du retour à Londres, alors qu'il observe le ciel dégagé, sous le regard bienveillant de milliers de lucioles, Sherlock comprend avec joie que sa vie va enfin devenir comme il le souhaite depuis toujours.
Heureuse.
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• FIN •
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Petite postface pour d'abord remercier les personnes qui ont prit le temps de commenter cette histoire, en particulier Aliice-Klaine et Gargouilles qui ont laissés une review à chaque chapitre, j'attends vos derniers retours avec impatience :)
Cette histoire est terminée, j'espère qu'elle vous aura plu, n'hésitez pas à laisser un commentaire si vous ne l'avez pas encore fait, ça fait toujours plaisir !
Maintenant que cette publication est achevée, qu'est-ce qui va se passer ? Et bien pour être honnête, je ne sais pas. À part quelques os que j'ai commencé à traduire, je n'ai pas grand chose de prévu. Je suis plus lectrice qu'auteure ^^'' Cela dit, il y a quelques anciens os dans ma clé usb que je pense réécrire, ça dépendra de ma motivation. Comment ça ce n'est pas engageant ? Désolée x) En attendant, vous pouvez jeter un œil aux petits os que j'ai publié il y a quelques temps (oui, je fais de l'autopub).
Passez de bonnes fêtes, toujours avec prudence !
À (peut-être) bientôt !
Mundanchee et Mudomo.
PS : Oui, je suis pour la théorie de Timon quant à ces petits points brillants dans le ciel ^^
